Description
Référence : 32082
AUSCHER Léon – DUBOIS Marc – Le Pays de Chartreuse
1925, format : 150×200, 136 pages, 111 héliogravures illustration[s].demi-reliure, Un manque et humidité dos de reliure, ainsi que première et dernière pages intérieures, sinon bon état intérieur
PRÉFACE
• La triple collaboration des auteurs et de l’éditeur est pour ce nouvel ouvrage un gage certain de succès. A l’heure où Grenoble est le siège d’une exposition qui consacre l’œuvre du tourisme français, il est juste de compter au nombre des bons ozivriers de la grande cazise nationale, l’éditeur J. Rey qui contribua, par ses belles publications dont la tradition se poursuit, à révéler azix étrangers la splendeur des Alpes françaises. Parmi tous les pays divers dont l’exacte et vivante image éveille la curiosité ou ressuscite le souvenir, le massif de la Chartreuse ne pouvait être oublié. C’est au village de Saint-Pierre, bien digne d’être placé sous l’invocation du saint qui tient les clefs dzi Paradis, c’est dans ce vallon • enchanteur que naquit, il y a vingt ans, le premier centre ioca risme réceptif.
• M. Léon Auscher en a été le créateur. S’il a suivi un égal et d’un zèle toujours fervent les débuts généraux du tourisme en toutes les provinces de France, c’est en Chartreuse, assurément qu il a son jardin secret. De ce paradis terrestre il est le moderne Saint I ierre ; Non seulement il le connaît en ses plus intimes replis, pour l’avoir explore longtemps et parcouru en tous sens, mais son âme y communie avec l âme même des choses, avec la grande symphonie qui mêle le grondement des eaux, le bruissement de la foret, la cloche sonore des alpages et l éboulis des pierrailles le long des pentes désolées. En lui la précision du géographe n’exclut pas l’inspiration du poète.
• Son livre est une description et surtout une initiation. Pour la rendre plus complète il a fait appel au concours de M. Marc Dubois. Le savant archéologue a retrouvé sur les pierres rongées par le temps et oubliées par les hommes les antiques annales des Chartreux.
• Jamais la géographie n’a mieux tracé par avance les grandes lignes de l’histoire. Le Massif de la Chartreuse, nous disent ses biographes, constitue « une île en terre ferme ». Définition juste et totale. Les contours en sont arrêtés, les limites nettement tracées par les vallées qui le bordent. Bastion avancé des Alpes dont il est l’observatoire, il se présente aux vents d‘ouest,et de grandes pluies le revêtent d’une épaisse toison de forêts. L’arbre escalade la falaise; le pâturage et ses haberts couronnent de leur vert liseré l’éclatante blancheur des cimes. La nature a construit un fort et préparé un refuge; le désert de la Chartreuse était un asile ouvert aux âmes lassées du siècle et avides de solitude.
• Ce temple de la prière n’est pourtant pas demeuré sourd au bruit des luttes humaines. La vie du dehors pénétrait parmi ces hommes voués à méditer sur la mort. La colonisation monastique organisa un Etat au cœur même de la montagne. On retrouve encore les bornes qui en traçaient les limites; elles portent la croix et le globe oil s’incrit l’altière devise : stat crux dum volvitur orbis ; le monde tourne, la croix demeure. Dans ce royaume du silence les frères donnés et convers assuraient par leur labeur l’exploitation des forêts, cultivaient la terre et les eaux. Les fermes de Chartrousette, les étangs poissonneux du Mas de l’Espinasse témoignaient de leur eßort. Une route longeait le Guiers traversée Par Plusieurs ponts dont M. Marc Dubois a étudié tous les restes. Des industrie •
TABLE DES MATIÈRES
• Préface • I. — Un pays de charme et de beauté • II. — Le Grand Monastère de Saint-Bruno. (Histoire du Couvent. Origines. Etat ancien et état actuel . • III. — Les vieux ponts. Les vieux oratoires. Les vieilles pierres • IV. — La splendeur des voies d’accès • L’Organisation Touristique u massif 2e la Cbarlretue Synõicals ‘Inilialive el Cbalels-re/ages de la Chartreuse.
• La triple collaboration des auteurs et de l’éditeur est pour ce nouvel ouvrage un gage certain de succès. A l’heure où Grenoble est le siège d’une exposition qui consacre l’œuvre du tourisme français, il est juste de compter au nombre des bons ozivriers de la grande cazise nationale, l’éditeur J. Rey qui contribua, par ses belles publications dont la tradition se poursuit, à révéler azix étrangers la splendeur des Alpes françaises. Parmi tous les pays divers dont l’exacte et vivante image éveille la curiosité ou ressuscite le souvenir, le massif de la Chartreuse ne pouvait être oublié. C’est au village de Saint-Pierre, bien digne d’être placé sous l’invocation du saint qui tient les clefs dzi Paradis, c’est dans ce vallon • enchanteur que naquit, il y a vingt ans, le premier centre ioca risme réceptif.
• M. Léon Auscher en a été le créateur. S’il a suivi un égal et d’un zèle toujours fervent les débuts généraux du tourisme en toutes les provinces de France, c’est en Chartreuse, assurément qu il a son jardin secret. De ce paradis terrestre il est le moderne Saint I ierre ; Non seulement il le connaît en ses plus intimes replis, pour l’avoir explore longtemps et parcouru en tous sens, mais son âme y communie avec l âme même des choses, avec la grande symphonie qui mêle le grondement des eaux, le bruissement de la foret, la cloche sonore des alpages et l éboulis des pierrailles le long des pentes désolées. En lui la précision du géographe n’exclut pas l’inspiration du poète.
• Son livre est une description et surtout une initiation. Pour la rendre plus complète il a fait appel au concours de M. Marc Dubois. Le savant archéologue a retrouvé sur les pierres rongées par le temps et oubliées par les hommes les antiques annales des Chartreux.
• Jamais la géographie n’a mieux tracé par avance les grandes lignes de l’histoire. Le Massif de la Chartreuse, nous disent ses biographes, constitue « une île en terre ferme ». Définition juste et totale. Les contours en sont arrêtés, les limites nettement tracées par les vallées qui le bordent. Bastion avancé des Alpes dont il est l’observatoire, il se présente aux vents d‘ouest,et de grandes pluies le revêtent d’une épaisse toison de forêts. L’arbre escalade la falaise; le pâturage et ses haberts couronnent de leur vert liseré l’éclatante blancheur des cimes. La nature a construit un fort et préparé un refuge; le désert de la Chartreuse était un asile ouvert aux âmes lassées du siècle et avides de solitude.
• Ce temple de la prière n’est pourtant pas demeuré sourd au bruit des luttes humaines. La vie du dehors pénétrait parmi ces hommes voués à méditer sur la mort. La colonisation monastique organisa un Etat au cœur même de la montagne. On retrouve encore les bornes qui en traçaient les limites; elles portent la croix et le globe oil s’incrit l’altière devise : stat crux dum volvitur orbis ; le monde tourne, la croix demeure. Dans ce royaume du silence les frères donnés et convers assuraient par leur labeur l’exploitation des forêts, cultivaient la terre et les eaux. Les fermes de Chartrousette, les étangs poissonneux du Mas de l’Espinasse témoignaient de leur eßort. Une route longeait le Guiers traversée Par Plusieurs ponts dont M. Marc Dubois a étudié tous les restes. Des industrie •
TABLE DES MATIÈRES
• Préface • I. — Un pays de charme et de beauté • II. — Le Grand Monastère de Saint-Bruno. (Histoire du Couvent. Origines. Etat ancien et état actuel . • III. — Les vieux ponts. Les vieux oratoires. Les vieilles pierres • IV. — La splendeur des voies d’accès • L’Organisation Touristique u massif 2e la Cbarlretue Synõicals ‘Inilialive el Cbalels-re/ages de la Chartreuse.



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