Description
Référence : 32086
NORDHOFF Ch. – NORMAN HALL J. – L’Île de Pitcairn
Roman
1939, format : 145×205, 286 pages, sans illustration[s].demi-reliure, usure sur nerfs et tranche de dos, bon état intérieur
NOTE DE L’AUTEUR
• Les mutinés du Bounty s’établirent dans l’île de Pitcairn en 1790. En 1808, le capitaine Mayhew Folger, du voilier américain Topaze découvrit leur refuge et le rendit public.
• De nombreux et différents récits ont été conservés au sujet des événements qui se sont déroulés au cours des dix-huit années placées entre ces deux dates. Tous, directement ou indirectement, ont un seul et même auteur : Alexandre Smith (ou John Adams comme il se fit appeler plus tard), unique survivant des mutinés au moment où Folger débarqua dans l’île. Smith raconte l’histoire, d’abord à Folger, puis aux capitaines Staines et Pipón, en 1814, ensuite au capitaine Beechey, en 1825, et finalement en 1829 à J. A. Moeren- hout, l’auteur des Voyages aux îles du Grand Océan. D’autres récits postérieurs furent rapportés par Walter Brodie, qui écrivit en 1850, sous la dictée d’Arthur, le fils de Matthew Quintal. Rosalind Young, dans son Histoire de Vile de Pitcairn donne certains détails fort tristes, racontés de mémoire par Eliza, la fille de John Mills, laquelle atteignit l’âge respectable de quatre-vingt-treize ans.
• Tous ces récits sont remarquables, sinon par autre chose, du moins par ce qu’ils diffèrent les uns d’avec les autres, et tous contiennent de telles incongruités et invraisemblances quant au comportement humain qu’ils sont parfaitement incompatibles avec les faits. C’est pourquoi les auteurs, après une étude approfondie de chaque récit, ont adopté une chronologie et choisi une série d’événements qui leur semblaient rendre d’une manière plus plausible le mécanisme des causes et effets. Certains détails, par exemple, qui n’auraient rien ajouté à l’intérêt du récit, mais qui paraissaient trop audacieux pour être imprimés, ont été supprimés.
• L’histoire de ces premières années passées dans Pitcairn fut tragique ; peut-être, aussi, était-ce inévitable. Quinze hommes et douze femmes, appartenant à deux races absolument différentes se trouvèrent jetés sur une petite île, parmi les plus lointaines du monde. Au bout d’une décade, et bien que de nombreux enfants fussent nés, un seul homme et dix femmes restaient ; sur seize morts, quinze avaient trouvé une fin violente. Ce sont là des faits sur lesquels tous les récits concordent. Si parfois, dans l’histoire qui va suivre le sang coule trop abondamment et si une horreur vient s’ajouter à une autre horreur, c’est simplement parce que les choses se passèrent ainsi dans l’île de Pitcairn.
• Mais la conclusion d’une telle aventure ne fut pas moins extraordinaire que les fils du destin qui conduisit ces hommes à venir s’établir clans cette île. Tous ceux qui eurent l’occasion de visiter la colonie de Pitcairn, pendant le premier quart du dix-neuvième siècle, sont d’accord pour déclarer qu’elle offrait véritablement une représentation de l’Age d’Or.
• Les mutinés du Bounty s’établirent dans l’île de Pitcairn en 1790. En 1808, le capitaine Mayhew Folger, du voilier américain Topaze découvrit leur refuge et le rendit public.
• De nombreux et différents récits ont été conservés au sujet des événements qui se sont déroulés au cours des dix-huit années placées entre ces deux dates. Tous, directement ou indirectement, ont un seul et même auteur : Alexandre Smith (ou John Adams comme il se fit appeler plus tard), unique survivant des mutinés au moment où Folger débarqua dans l’île. Smith raconte l’histoire, d’abord à Folger, puis aux capitaines Staines et Pipón, en 1814, ensuite au capitaine Beechey, en 1825, et finalement en 1829 à J. A. Moeren- hout, l’auteur des Voyages aux îles du Grand Océan. D’autres récits postérieurs furent rapportés par Walter Brodie, qui écrivit en 1850, sous la dictée d’Arthur, le fils de Matthew Quintal. Rosalind Young, dans son Histoire de Vile de Pitcairn donne certains détails fort tristes, racontés de mémoire par Eliza, la fille de John Mills, laquelle atteignit l’âge respectable de quatre-vingt-treize ans.
• Tous ces récits sont remarquables, sinon par autre chose, du moins par ce qu’ils diffèrent les uns d’avec les autres, et tous contiennent de telles incongruités et invraisemblances quant au comportement humain qu’ils sont parfaitement incompatibles avec les faits. C’est pourquoi les auteurs, après une étude approfondie de chaque récit, ont adopté une chronologie et choisi une série d’événements qui leur semblaient rendre d’une manière plus plausible le mécanisme des causes et effets. Certains détails, par exemple, qui n’auraient rien ajouté à l’intérêt du récit, mais qui paraissaient trop audacieux pour être imprimés, ont été supprimés.
• L’histoire de ces premières années passées dans Pitcairn fut tragique ; peut-être, aussi, était-ce inévitable. Quinze hommes et douze femmes, appartenant à deux races absolument différentes se trouvèrent jetés sur une petite île, parmi les plus lointaines du monde. Au bout d’une décade, et bien que de nombreux enfants fussent nés, un seul homme et dix femmes restaient ; sur seize morts, quinze avaient trouvé une fin violente. Ce sont là des faits sur lesquels tous les récits concordent. Si parfois, dans l’histoire qui va suivre le sang coule trop abondamment et si une horreur vient s’ajouter à une autre horreur, c’est simplement parce que les choses se passèrent ainsi dans l’île de Pitcairn.
• Mais la conclusion d’une telle aventure ne fut pas moins extraordinaire que les fils du destin qui conduisit ces hommes à venir s’établir clans cette île. Tous ceux qui eurent l’occasion de visiter la colonie de Pitcairn, pendant le premier quart du dix-neuvième siècle, sont d’accord pour déclarer qu’elle offrait véritablement une représentation de l’Age d’Or.



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