Description
Référence : 32090
GHEUSI P-.B; – Le roman de Gambetta
1938, format : 125×190, 240 pages, 12 gravures ht. illustration[s].demi-reliure, bon état
AVANT-PROPOS
• Ce livre nest pas un roman, tout au moins dans le sens habituel du mot. Il emprunte ses épisodes et la presque totalité de ses récits à des traditions orales de famille, de jeunesse ou à des précisions posthumes. Elles m’ont permis, en trente années et plus d’investigations et de recoupements, de dévoiler enfin ce que furent la vie intime, les sentiments secrets, le cœur de Gambetta.
• Comme beaucoup de Latins, dont l’existence fut dévorée d’éclatantes fièvres et consumée d’histoire en tumulte, Gambetta cachait à ses wnis eux-mêmes le culte le plus fervent de ses sentiments d’homme privé. Bien des femmes partagèrent, en sa jeunesse turbulente et mobile, ses loisirs d’étudiant, d’avocat, de stagiaire politique. Une seule — la plus mystérieuse, la plus inconnue — fut la compagne élue, la « femme » unique de sa vie, abandonnée enfin entre ses bras.
• C’est à elle, surtout, que j’ai voulu restituer ici sa physionomie délicate et tendre, les souffrances de sa passion fidèle, l’honneur et le mérite exceptionnel de son sacrifice total à la gloire du tribun qui a, véritablement, fondé la République et assuré son avenir. Bien des légendes s’effondreront d’elles-mêmes au cours de cette relation exacte et mieux que déférente. La figure de notre héros en sortira grandie de toute son ardente humanité.
• Mes preuves? — Elles sont disséminées, d’abord en ma mémoire de petit parent, respectueuse par-dessus tout de sa tâche obstinée, armée de scrupules stricts et inspirée de première main. Car cette relation, forcément abrégée, est née des confidences de nos collatéraux toulousains et des longs entretiens que j’ai eus avec Léris à Ludion, d’après Fieuzal, Péphau,’ Arnaud, Spuller, etc. — et d’autres camarades d’enfance du chef disparu si vite. Il faut y joindre les aveux interminables et colorés de sa sœur Benedetta, dont la mémoire, à quatre-vingt- dix ans, était encore surprenante; les précisions concordantes d’Etienne et du général Jouinot- Gambetta; les lettres du tribun, sauvées du stupide bûcher de Pallain; les Mémoires de Juliette
TABLE DES MATIERES
• Avant-Propos • I. . — L’Œil blessé • II. — Au Quartier Latin • III. — Gambetta avocat • IV. — Le Procès Baudin • V. — Le Quatre Septembre • VI. — Léonie Leon • VII. — Chez Madame Adam • VIII. — Chez l’Ennemi • IX. — Le Cœur de Gambetta • X. — Le Pistolet fatal • XL — La Mort de Gambetta • Table
• Ce livre nest pas un roman, tout au moins dans le sens habituel du mot. Il emprunte ses épisodes et la presque totalité de ses récits à des traditions orales de famille, de jeunesse ou à des précisions posthumes. Elles m’ont permis, en trente années et plus d’investigations et de recoupements, de dévoiler enfin ce que furent la vie intime, les sentiments secrets, le cœur de Gambetta.
• Comme beaucoup de Latins, dont l’existence fut dévorée d’éclatantes fièvres et consumée d’histoire en tumulte, Gambetta cachait à ses wnis eux-mêmes le culte le plus fervent de ses sentiments d’homme privé. Bien des femmes partagèrent, en sa jeunesse turbulente et mobile, ses loisirs d’étudiant, d’avocat, de stagiaire politique. Une seule — la plus mystérieuse, la plus inconnue — fut la compagne élue, la « femme » unique de sa vie, abandonnée enfin entre ses bras.
• C’est à elle, surtout, que j’ai voulu restituer ici sa physionomie délicate et tendre, les souffrances de sa passion fidèle, l’honneur et le mérite exceptionnel de son sacrifice total à la gloire du tribun qui a, véritablement, fondé la République et assuré son avenir. Bien des légendes s’effondreront d’elles-mêmes au cours de cette relation exacte et mieux que déférente. La figure de notre héros en sortira grandie de toute son ardente humanité.
• Mes preuves? — Elles sont disséminées, d’abord en ma mémoire de petit parent, respectueuse par-dessus tout de sa tâche obstinée, armée de scrupules stricts et inspirée de première main. Car cette relation, forcément abrégée, est née des confidences de nos collatéraux toulousains et des longs entretiens que j’ai eus avec Léris à Ludion, d’après Fieuzal, Péphau,’ Arnaud, Spuller, etc. — et d’autres camarades d’enfance du chef disparu si vite. Il faut y joindre les aveux interminables et colorés de sa sœur Benedetta, dont la mémoire, à quatre-vingt- dix ans, était encore surprenante; les précisions concordantes d’Etienne et du général Jouinot- Gambetta; les lettres du tribun, sauvées du stupide bûcher de Pallain; les Mémoires de Juliette
TABLE DES MATIERES
• Avant-Propos • I. . — L’Œil blessé • II. — Au Quartier Latin • III. — Gambetta avocat • IV. — Le Procès Baudin • V. — Le Quatre Septembre • VI. — Léonie Leon • VII. — Chez Madame Adam • VIII. — Chez l’Ennemi • IX. — Le Cœur de Gambetta • X. — Le Pistolet fatal • XL — La Mort de Gambetta • Table



Avis
Il n’y a pas encore d’avis.