Description
Référence : 32097
ROSTAND Jean – L’Homme
Introductin à l’étude de la biologie humaine
1942, format : 130×200, 198 pages, 2 grav. ht. illustration[s].demi-reliure, légère usure des nerfs sur la tranche de dos de la reliure (voir image) bon état intérieur
INTRODUCTION
• La biologie est devenue une science indispensable à la discussion de tous les problèmes humains. Qu’ils relèvent de l’ordre social, moral ou philosophique, aucun ne se peut aborder sans l’aide des connaissances positives qu’elle nous apporte. Elle nous permet de situer dans le règne vivant notre arrogante espèce, qui ne pencherait que trop à s’attribuer un royaume privilégié. Elle nous montre comment l’Homme se rattache au reste de l’univers, et nous laisse entrevoir par quels processus la nature a abouti à cet objet singulier en qui, tout ensemble, elle se surpasse et se désavoue. Elle nous renseigne aussi sur F Homme- individu. A quelles causes attribuer la diversité, l’inégalité que nous constatons parmi les humains ? Quelle part déterminante revient à l’hérédité dans la genèse de la personnalité individuelle, et quelle part aux circonstances du milieu ? Quel retentissement l’état de civilisation a-t-il sur l’animal humain ? Voilà quelques-unes des questions traitées dans cet ouvrage, et dont il est superflu de marquer l’importance. • De la biologie peut-on tirer des conséquences sociales ou politiques ? Pas directement, en ce sens qu’elle ne saurait imposer ni même suggérer aucune doctrine. Elle nous enseignera, par exemple, que les Hommes diffèrent à l’origine par l’hérédité ; mais elle n’a rien à nous dire sur le sort qui doit être fait à cette inégalité naturelle. Pour des raisons psychologiques ou sociologiques, on pourra accepter une société inégalitaire comme la nôtre, qui fait sa place à des inégalités artificielles, ou bien souhaiter une société inégalitaire qui ne tienne compte que de l’inégalité naturelle, ou encore souhaiter une société égalitaire qui néglige cette inégalité. Bref, on pourra se conformer à la nature, ou s’y opposer ; dans les deux cas, il importe de la connaître, afin d’agir en toute clarté d’esprit. Si J.-J. Rousseau récrivait aujourd’hui son Discours sur l’origine de l’Inégalité, il ne pourrait faire abstraction des données de la génétique. • Sans doute un biologiste est-il un homme comme les autres, et qui a ses tendances ses préférences, ses idéaux. Mais tout cela il tâchera de l’oublier pour ne tenir compte que de ce qui est. Il dira le fait, il en marquera les conséquences. A d’autres de fonder là-dessus. •
J. R. • •
TABLE DES MATIÈRES
• Introduction • I. — L’Homme dans le règne animal. . • II. — Le Cycle vital de l’Homme III. — L’Hérédité Humaine IV. — Les Lois de l’Hérédité • V. — La Diversité Humaine VI. — La Sexualité Humaine VII. — La Variation Humaine VIII. — L’Origine de l’Homme • IX. — L’Homme et la Civilisation…. • X. — La Sélection Humanité XL — L’Homme et la Biologie XII. — L’Homme et le Supranormal… XIII. — L’Homme dans l’Univers ‘. • Bibliographie
• La biologie est devenue une science indispensable à la discussion de tous les problèmes humains. Qu’ils relèvent de l’ordre social, moral ou philosophique, aucun ne se peut aborder sans l’aide des connaissances positives qu’elle nous apporte. Elle nous permet de situer dans le règne vivant notre arrogante espèce, qui ne pencherait que trop à s’attribuer un royaume privilégié. Elle nous montre comment l’Homme se rattache au reste de l’univers, et nous laisse entrevoir par quels processus la nature a abouti à cet objet singulier en qui, tout ensemble, elle se surpasse et se désavoue. Elle nous renseigne aussi sur F Homme- individu. A quelles causes attribuer la diversité, l’inégalité que nous constatons parmi les humains ? Quelle part déterminante revient à l’hérédité dans la genèse de la personnalité individuelle, et quelle part aux circonstances du milieu ? Quel retentissement l’état de civilisation a-t-il sur l’animal humain ? Voilà quelques-unes des questions traitées dans cet ouvrage, et dont il est superflu de marquer l’importance. • De la biologie peut-on tirer des conséquences sociales ou politiques ? Pas directement, en ce sens qu’elle ne saurait imposer ni même suggérer aucune doctrine. Elle nous enseignera, par exemple, que les Hommes diffèrent à l’origine par l’hérédité ; mais elle n’a rien à nous dire sur le sort qui doit être fait à cette inégalité naturelle. Pour des raisons psychologiques ou sociologiques, on pourra accepter une société inégalitaire comme la nôtre, qui fait sa place à des inégalités artificielles, ou bien souhaiter une société inégalitaire qui ne tienne compte que de l’inégalité naturelle, ou encore souhaiter une société égalitaire qui néglige cette inégalité. Bref, on pourra se conformer à la nature, ou s’y opposer ; dans les deux cas, il importe de la connaître, afin d’agir en toute clarté d’esprit. Si J.-J. Rousseau récrivait aujourd’hui son Discours sur l’origine de l’Inégalité, il ne pourrait faire abstraction des données de la génétique. • Sans doute un biologiste est-il un homme comme les autres, et qui a ses tendances ses préférences, ses idéaux. Mais tout cela il tâchera de l’oublier pour ne tenir compte que de ce qui est. Il dira le fait, il en marquera les conséquences. A d’autres de fonder là-dessus. •
J. R. • •
TABLE DES MATIÈRES
• Introduction • I. — L’Homme dans le règne animal. . • II. — Le Cycle vital de l’Homme III. — L’Hérédité Humaine IV. — Les Lois de l’Hérédité • V. — La Diversité Humaine VI. — La Sexualité Humaine VII. — La Variation Humaine VIII. — L’Origine de l’Homme • IX. — L’Homme et la Civilisation…. • X. — La Sélection Humanité XL — L’Homme et la Biologie XII. — L’Homme et le Supranormal… XIII. — L’Homme dans l’Univers ‘. • Bibliographie



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