Description
Référence : 32129
DOZE Marcel – Le général MAZILLIER (1862-1937)
1939, format : 135×205, 220 pages, 6 grav. ht. illustration[s].demi-reliure, quelques marques de crayon en marge, bon état
PRÉFACE
• Vous avez bien voulu, mon cher Doze, me demander de préfacer votre nouveau livre retraçant la vie du Général Mazillier, parce que vous savez que, comme lui, le meilleur de moi-même appartient à nos troupes Coloniales. Toutefois, là où il fut un maître, je ne suis qu’un modeste artisan. Il s’apparente encore aux conquistadors alors que, venu après lui, je ne peux plus être qu’un simple organisateur.
• Ecrire l’histoire du Général Mazillier, c’est écrire celle de nos Troupes Coloniales et de leurs chefs, au cours de la fin du siècle dernier et des vingt premières années du XXe siècle. Cette période est glorieuse entre toutes, puisqu’elle voit la pacification de terres à peine conquises comme l’Afrique Noire et le Tonkin, l’établissement définitif de la France à Madagascar et au Maroc, et, enfin, la victoire de 1918 et le retour à la Patrie, des terres qui en étaient séparées depuis 1870.
• C’est ainsi que le nom de Mazillier restera à jamais illustre, parce qu’il sauva par « sa vaillante attitude » Fez, le 25 mai 1912 et Reims six années plus tard.
• En lisant ce livre, je revivais les heures que j’ai passées moi-même à Madagascar, en Afrique Noire, en Indochine et je voyais le bon ouvrier Mazillier, celui qui fui plus tard mon chef direct, besogner d’admirable manière. Je le retrouvais, lui et ceux de sa génération, ces grands soldats qui, après avoir tant travaillé pour la Patrie, disparurent un jour modestement, dignement, presque inconnus des jeunes hommes. Je revoyais ces humbles garçons, les Barnavaux,qui les accompagnaient tranquillement dans la conquête militaire d’abord, dans celle, plus belle encore, des cœurs de nos populations noires ou jaunes, ensuite. Je revoyais ces sous-officiers pleins d’entrain et d’intelligence qui m’apprirent, jeune officier sortant de l’Ecole, parfois même plus tard, les secrets de la construction, de l’administration et ceux, plus délicats, de la connaissance des hommes.
• Pour tous ceux-là, pour ces conquérants obscurs de l’Empire qui constitue aujourd’hui la vraie force de notre Patrie, on ne saurait avoir trop de reconnaissance et vous vous honorez, mon cher Doze, en faisant connaître ce que fut ce chef admirable : le Général Mazillier, sauveur de Fez et de Reims.
• Je viens de dire quelle fut la modestie de ces chefs Coloniaux qui ont tant peiné sur la vaste terre et enfin au cours de la Grande Guerre, avant de finir leur carrière déjà si remplie. Mazillier fut peut-être le plus modeste de tous. Il avait horreur de toute publicité, de quelque nature qu’elle fut, il n’aimait ni se montrer ni se mettre en avant, même lorsque son grade l’y obligeait et bien que sa haute et vive intelligence le mit en première place. Son allure bourrue masquait un homme d’une rare bonté et d’une bienveillance exquise. Nul mieux que lui ne connaissait notre soldat colonial, avec scs qualités si belles et aussi ses défauts. Il veillait à son bien-être, savait lui, le Taciturne, comme vous l’appelez, se faire comprendre et aimer de ces hommes simples, qui ne demandent qu’à se dévouer pour ceux qui savent les commander.
• Quoi d’élonnant, alors, de le voir calme en toutes circonstances, que ce soit devant les assauts des Sakalaves, des Marocains, ou des Allemands. Il savait qu’il pouvait compter, jusqu’à Vultime sacrifice, sur les soldais blancs et de couleur qui, tous, connaissaient la valeur de leur chef.
• Je n’oublierai jamais les enseignements que je lirais en écoutant le Général au cours des inspections où je l accompagnais après la guerre, en particulier dans les Pays Rhénans, leçons de bon sens, qui dénotaient une parfaite compréhension de la situation. Certes, alors, il ne méritait pas le nom de taciturne, car il aimait à se confier et ses conversations étaient, pour moi, … •
TABLE DES MATIÈRES
• Préface • Avant-propos • Jeunesse •
RECONSTRUCTION DE L’EMPIRE
• Apprentissage.
• Cochinchine • Diégo-Suarez • Kayes
• Ambiky
• Lettres à M. Desserée •
Asie •
Tombouctou
• Fez
• l.ettres à Madame Mazillier •
VICTOIRE DE 1918 •
Départ • Saint-Vincent • La Main de Massiges • La percée de la Somme • Ala tête du 20e Corps • Intermède • Sur le Chemin des Dames • Le môle de Reims • Dernières batailles • Roses des cimes
• Vous avez bien voulu, mon cher Doze, me demander de préfacer votre nouveau livre retraçant la vie du Général Mazillier, parce que vous savez que, comme lui, le meilleur de moi-même appartient à nos troupes Coloniales. Toutefois, là où il fut un maître, je ne suis qu’un modeste artisan. Il s’apparente encore aux conquistadors alors que, venu après lui, je ne peux plus être qu’un simple organisateur.
• Ecrire l’histoire du Général Mazillier, c’est écrire celle de nos Troupes Coloniales et de leurs chefs, au cours de la fin du siècle dernier et des vingt premières années du XXe siècle. Cette période est glorieuse entre toutes, puisqu’elle voit la pacification de terres à peine conquises comme l’Afrique Noire et le Tonkin, l’établissement définitif de la France à Madagascar et au Maroc, et, enfin, la victoire de 1918 et le retour à la Patrie, des terres qui en étaient séparées depuis 1870.
• C’est ainsi que le nom de Mazillier restera à jamais illustre, parce qu’il sauva par « sa vaillante attitude » Fez, le 25 mai 1912 et Reims six années plus tard.
• En lisant ce livre, je revivais les heures que j’ai passées moi-même à Madagascar, en Afrique Noire, en Indochine et je voyais le bon ouvrier Mazillier, celui qui fui plus tard mon chef direct, besogner d’admirable manière. Je le retrouvais, lui et ceux de sa génération, ces grands soldats qui, après avoir tant travaillé pour la Patrie, disparurent un jour modestement, dignement, presque inconnus des jeunes hommes. Je revoyais ces humbles garçons, les Barnavaux,qui les accompagnaient tranquillement dans la conquête militaire d’abord, dans celle, plus belle encore, des cœurs de nos populations noires ou jaunes, ensuite. Je revoyais ces sous-officiers pleins d’entrain et d’intelligence qui m’apprirent, jeune officier sortant de l’Ecole, parfois même plus tard, les secrets de la construction, de l’administration et ceux, plus délicats, de la connaissance des hommes.
• Pour tous ceux-là, pour ces conquérants obscurs de l’Empire qui constitue aujourd’hui la vraie force de notre Patrie, on ne saurait avoir trop de reconnaissance et vous vous honorez, mon cher Doze, en faisant connaître ce que fut ce chef admirable : le Général Mazillier, sauveur de Fez et de Reims.
• Je viens de dire quelle fut la modestie de ces chefs Coloniaux qui ont tant peiné sur la vaste terre et enfin au cours de la Grande Guerre, avant de finir leur carrière déjà si remplie. Mazillier fut peut-être le plus modeste de tous. Il avait horreur de toute publicité, de quelque nature qu’elle fut, il n’aimait ni se montrer ni se mettre en avant, même lorsque son grade l’y obligeait et bien que sa haute et vive intelligence le mit en première place. Son allure bourrue masquait un homme d’une rare bonté et d’une bienveillance exquise. Nul mieux que lui ne connaissait notre soldat colonial, avec scs qualités si belles et aussi ses défauts. Il veillait à son bien-être, savait lui, le Taciturne, comme vous l’appelez, se faire comprendre et aimer de ces hommes simples, qui ne demandent qu’à se dévouer pour ceux qui savent les commander.
• Quoi d’élonnant, alors, de le voir calme en toutes circonstances, que ce soit devant les assauts des Sakalaves, des Marocains, ou des Allemands. Il savait qu’il pouvait compter, jusqu’à Vultime sacrifice, sur les soldais blancs et de couleur qui, tous, connaissaient la valeur de leur chef.
• Je n’oublierai jamais les enseignements que je lirais en écoutant le Général au cours des inspections où je l accompagnais après la guerre, en particulier dans les Pays Rhénans, leçons de bon sens, qui dénotaient une parfaite compréhension de la situation. Certes, alors, il ne méritait pas le nom de taciturne, car il aimait à se confier et ses conversations étaient, pour moi, … •
TABLE DES MATIÈRES
• Préface • Avant-propos • Jeunesse •
RECONSTRUCTION DE L’EMPIRE
• Apprentissage.
• Cochinchine • Diégo-Suarez • Kayes
• Ambiky
• Lettres à M. Desserée •
Asie •
Tombouctou
• Fez
• l.ettres à Madame Mazillier •
VICTOIRE DE 1918 •
Départ • Saint-Vincent • La Main de Massiges • La percée de la Somme • Ala tête du 20e Corps • Intermède • Sur le Chemin des Dames • Le môle de Reims • Dernières batailles • Roses des cimes




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