Description
Référence : 32131
MERIC Victor – La Guerre qui revient : Fraîche et Gazeuse
1932, format : 130×190, 255 pages, sans illustration[s].demi-reliure, bon état
QUELQUES MOTS D’AVERTISSEMENT
• Ce livre n est autre chose qu’un simple recueil d’études et d’articles semés un peu partout, là où j’ai pu m’assurer une tribune. Qu’il me soit permis de remercier, aujourd’hui, les rares publications grâce auxquelles il m’a été possible de poursuivre une campagne ardente contre la guerre qu’on nous prépare.
• Cette campagne, je l’ai menée inlassablement durant des années. Jouant délibérément les Cas s andre, je me suis efforcé d’alerter l’opinion, de montrer au peuple de France quels dangers effroyables le menacent et menacent la Civilisation. Mais les papiers quotidiens, comme les paroles, s’envolent. Des amis m’ont pressé de réunir en un volume tous ces écrits épars. Soit.
• J’ai tâté quelques éditeurs. Ces marchands de papier noirci ont fait la grimace. Il parait que la guerre ne rend plus. La guerre n est plus article de vente. Alors j’ai décidé de m’éditer directement. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.
• Je tiens à prévenir le lecteur qu’il découvrira, dans ces pages, pas mal de répétitions. J’aurais pu, certes, revoir ces feuillets, les corriger, les mettre au point. A quoi bon? Tels qu’ils sont, ils sentent encore la bataille, demeurent vivants. Et puis, je me suis acharné à taper furieusement sur un clou qu’il fallait absolument faire entrer dans les boîtes crâniennes.
• Je tire quelque orgueil de cette croisade pour la paix. Pendant trente-cinq années, j’ai aspergé de ma prose de multiples gazettes avec une abondance qui me stupéfie aujourd’hui. J’ai publié nombre de bouquins. J’ai traversé plusieurs groupements politiques plus extrémistes les uns que les autres.
Parvenu au soir de la vie, comme disait ce vieux farceur de Clemenceau, je me contemple dans mon armoire à glace. J’ai vieilli, parbleu! Je n’ai pas abouti à grand’chose, pas même à conquérir la sécurité pour les miens et à m’épargner le souci lancinant du lendemain. N’importe. J’ai tenu. J’ai constamment lutté contre la guerre, avant la guerre, pendant la guerre (qu’on m’a obligé de ¡aíre), après la guerre, à la veille de l’autre guerre. Une marotte, si vous voulez. Mais je tiens à ce qu’on me rende justice sur ce point. J’y tiens très sérieusement. Le reste n’a pas d’importance.
• Puisse ce faible bouquin être de quelque utilité aux jeunes énergies. Puisse-t-il aider à L’édification de ce qu’on appelle le peuple et concourir efficacement à l’indispensable besogne de propagande pacifiste. Nous sommes à la merci des plus sombres catastrophes. Sur ce globe périmé, tout coule, tout fout le camp, ainsi que le dit à peu près le lugubre Heraclite. Tout s’efface, tout se délie, comme répète Hugo. Mais il y a ceux qui poussent et qui nous poussent. Avant de démissionner de ce monde absurde et de réintégrer le néant qui nous a vomis, nous voudrions bien acquérir la certitude qu’ils seront moins stupides et moins malfaisants que leurs aînés et leurs pères.
• Le sage ne saurait quémander d’autres satisfactions. V. M.
• Ce livre n est autre chose qu’un simple recueil d’études et d’articles semés un peu partout, là où j’ai pu m’assurer une tribune. Qu’il me soit permis de remercier, aujourd’hui, les rares publications grâce auxquelles il m’a été possible de poursuivre une campagne ardente contre la guerre qu’on nous prépare.
• Cette campagne, je l’ai menée inlassablement durant des années. Jouant délibérément les Cas s andre, je me suis efforcé d’alerter l’opinion, de montrer au peuple de France quels dangers effroyables le menacent et menacent la Civilisation. Mais les papiers quotidiens, comme les paroles, s’envolent. Des amis m’ont pressé de réunir en un volume tous ces écrits épars. Soit.
• J’ai tâté quelques éditeurs. Ces marchands de papier noirci ont fait la grimace. Il parait que la guerre ne rend plus. La guerre n est plus article de vente. Alors j’ai décidé de m’éditer directement. On n’est jamais aussi bien servi que par soi-même.
• Je tiens à prévenir le lecteur qu’il découvrira, dans ces pages, pas mal de répétitions. J’aurais pu, certes, revoir ces feuillets, les corriger, les mettre au point. A quoi bon? Tels qu’ils sont, ils sentent encore la bataille, demeurent vivants. Et puis, je me suis acharné à taper furieusement sur un clou qu’il fallait absolument faire entrer dans les boîtes crâniennes.
• Je tire quelque orgueil de cette croisade pour la paix. Pendant trente-cinq années, j’ai aspergé de ma prose de multiples gazettes avec une abondance qui me stupéfie aujourd’hui. J’ai publié nombre de bouquins. J’ai traversé plusieurs groupements politiques plus extrémistes les uns que les autres.
Parvenu au soir de la vie, comme disait ce vieux farceur de Clemenceau, je me contemple dans mon armoire à glace. J’ai vieilli, parbleu! Je n’ai pas abouti à grand’chose, pas même à conquérir la sécurité pour les miens et à m’épargner le souci lancinant du lendemain. N’importe. J’ai tenu. J’ai constamment lutté contre la guerre, avant la guerre, pendant la guerre (qu’on m’a obligé de ¡aíre), après la guerre, à la veille de l’autre guerre. Une marotte, si vous voulez. Mais je tiens à ce qu’on me rende justice sur ce point. J’y tiens très sérieusement. Le reste n’a pas d’importance.
• Puisse ce faible bouquin être de quelque utilité aux jeunes énergies. Puisse-t-il aider à L’édification de ce qu’on appelle le peuple et concourir efficacement à l’indispensable besogne de propagande pacifiste. Nous sommes à la merci des plus sombres catastrophes. Sur ce globe périmé, tout coule, tout fout le camp, ainsi que le dit à peu près le lugubre Heraclite. Tout s’efface, tout se délie, comme répète Hugo. Mais il y a ceux qui poussent et qui nous poussent. Avant de démissionner de ce monde absurde et de réintégrer le néant qui nous a vomis, nous voudrions bien acquérir la certitude qu’ils seront moins stupides et moins malfaisants que leurs aînés et leurs pères.
• Le sage ne saurait quémander d’autres satisfactions. V. M.




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