Description
Référence : 32136
PORCHAT J. J. – Le Fablier des Écoles
ou Choix de Fables des Fabulistes français
1884, format : 90×135, 136+140 pages, sans illustration[s].relié toile, bon état
AVERTISSEMENT SUR CE RECUEIL.
• Le titre de ce livre fait connaître la nature et l’objet de notre travail : nous avons voulu expliquer à l’enfance des écoles un poète fait pour elle, mais chez lequel se rencontrent plusieurs détails qui peuvent l’embarrasser. Avant de juger sévèrement l’essai que nous avons tenté, nous prions les maîtres de considérer combien il est difficile de répondre à tous les besoins dans un ouvrage de ce genre. L’enfant de la ville connaît beaucoup de mots et de choses qui sont ignorés de l’enfant de la campagne; celui-ci en connaît à son tour un grand nombre qui sont absolument inconnus à l’autre. Plus d’une note semblera peut-être superflue pour des élèves avancés; mais les instituteurs et les parents peuvent souhaiter de mettre La Fontaine dans les mains de jeunes enfants, et il nous a paru moins fâcheux de nous exposer à pécher par excès que par défaut. Quelques notes de plus n’augmentent pas sensiblement le volume , et leur absence aurait pu embarrasser plusieurs élèves.
• L’agrément des fables de La Fontaine est bien grand sans doute, mais c’est principalement comme ouvrage utile à l’éducation que nous publions ce choix fait parmi les plus simples. % Les réflexions dont elles sont accompagnées ont presque toutes la morale pour objet. On ne trouvera de notes littéraires que celles qui étaient rigoureusement nécessaires. Heureusement les enfants n’ont guère besoin qu’on les avertisse de sentir et d’admirer ; le plus souvent le commentateur ne ferait que refroidir par ses explications l’impression que produisent sur le premier âge les naïves beautés du fabuliste.
• Il était plus nécessaire de s’attacher à tirer, avec quelque détail, de chaque apologue les leçons morales qu’il peut fournir directement ou indirectement. L’enfant a besoin de guides dans ce travail moins attrayant, où le premier coup d’œil ne suffit pas. Nous sommes loin, sans doute, d’avoir dit tout ce qu’il fallait dire; mais nous espérons que les parents et les maîtres voudront bien suppléer, par le fonds de leur expérience, à ce qui peut manquer à notre livre.
• Les notes de détail et les réflexions générales qui suivent chaque fable sont destinées à se compléter les unes les autres. Il eût été quelquefois désirable de faire passer les réflexions avant les notes, mais nous avons cru devoir observer dans l’impression un ordre uniforme, afin de satisfaire le coup d’œil. D’ailleurs, nous nous en remettons aussi à cet égard à MM. les Instituteurs, qui régleront comme ils le jugeront convenable , et d’après les besoins et les usages de leur école, la marche à suivre dans l’emploi de ce recueil.
• Un ouvrage comme celui-ci peut servir de texte à des conversations , à des analyses auxquelles les élèves prendront d’autant plus d’intérêt qu’ils y déploieront plus d’activité. Il serait à désirer que ces apologues et les réflexions auxquelles ils auront donné lieu fussent rappelés, quand l’occasion s’en présenterait, et appliqués par le maître ou les écoliers aux circonstances du moment. C’est ainsi que l’instruction morale, pénétrant dans la pratique de la vie, serait vraiment efficace. C’est peu de raisonner d’une manière générale sur le devoir ; il faut savoir le reconnaître et le suivre dans le cas particulier. Le concret a beaucoup plus de pouvoir que Y abstrait sur l’esprit des hommes et surtout des enfants. • Il ne serait pas à propos d’expliquer ici avec détail pourquoi nous avons omis telle ou telle fable, que l’on s’attendait peut-être à y trouver; les amis de l’enfance reconnaîtront, nous osons l’espérer, que notre choix a été fait avec l’intelligence de ses besoins. Il ne fallait pas seulement laisser de côté ce qui était au-dessus de sa portée, il convenait aussi de sacrifier ce qui pouvait être mal interprété, ou ce qui n’aurait pas offert de véritable avantagea l’ordre de lecteurs auquel nous nous sommes adressé. Mais les sacrifices ont été peu importants, car, suivant un grand maître en fait d’éducation, le P. Grégoire Girard: « Les fables de La Fontaine renferment un merveilleux qui ne peut pas fausser le jugement de l’enfance, et qui est propre à former agréablement son cœur
• Si nos efforts paraissaient dignes de quelques encouragements, nous compterions parmi les plus précieux les avis qui pourraient nous être donnés, afin de rendre ce travail moins imparfait.
• Le titre de ce livre fait connaître la nature et l’objet de notre travail : nous avons voulu expliquer à l’enfance des écoles un poète fait pour elle, mais chez lequel se rencontrent plusieurs détails qui peuvent l’embarrasser. Avant de juger sévèrement l’essai que nous avons tenté, nous prions les maîtres de considérer combien il est difficile de répondre à tous les besoins dans un ouvrage de ce genre. L’enfant de la ville connaît beaucoup de mots et de choses qui sont ignorés de l’enfant de la campagne; celui-ci en connaît à son tour un grand nombre qui sont absolument inconnus à l’autre. Plus d’une note semblera peut-être superflue pour des élèves avancés; mais les instituteurs et les parents peuvent souhaiter de mettre La Fontaine dans les mains de jeunes enfants, et il nous a paru moins fâcheux de nous exposer à pécher par excès que par défaut. Quelques notes de plus n’augmentent pas sensiblement le volume , et leur absence aurait pu embarrasser plusieurs élèves.
• L’agrément des fables de La Fontaine est bien grand sans doute, mais c’est principalement comme ouvrage utile à l’éducation que nous publions ce choix fait parmi les plus simples. % Les réflexions dont elles sont accompagnées ont presque toutes la morale pour objet. On ne trouvera de notes littéraires que celles qui étaient rigoureusement nécessaires. Heureusement les enfants n’ont guère besoin qu’on les avertisse de sentir et d’admirer ; le plus souvent le commentateur ne ferait que refroidir par ses explications l’impression que produisent sur le premier âge les naïves beautés du fabuliste.
• Il était plus nécessaire de s’attacher à tirer, avec quelque détail, de chaque apologue les leçons morales qu’il peut fournir directement ou indirectement. L’enfant a besoin de guides dans ce travail moins attrayant, où le premier coup d’œil ne suffit pas. Nous sommes loin, sans doute, d’avoir dit tout ce qu’il fallait dire; mais nous espérons que les parents et les maîtres voudront bien suppléer, par le fonds de leur expérience, à ce qui peut manquer à notre livre.
• Les notes de détail et les réflexions générales qui suivent chaque fable sont destinées à se compléter les unes les autres. Il eût été quelquefois désirable de faire passer les réflexions avant les notes, mais nous avons cru devoir observer dans l’impression un ordre uniforme, afin de satisfaire le coup d’œil. D’ailleurs, nous nous en remettons aussi à cet égard à MM. les Instituteurs, qui régleront comme ils le jugeront convenable , et d’après les besoins et les usages de leur école, la marche à suivre dans l’emploi de ce recueil.
• Un ouvrage comme celui-ci peut servir de texte à des conversations , à des analyses auxquelles les élèves prendront d’autant plus d’intérêt qu’ils y déploieront plus d’activité. Il serait à désirer que ces apologues et les réflexions auxquelles ils auront donné lieu fussent rappelés, quand l’occasion s’en présenterait, et appliqués par le maître ou les écoliers aux circonstances du moment. C’est ainsi que l’instruction morale, pénétrant dans la pratique de la vie, serait vraiment efficace. C’est peu de raisonner d’une manière générale sur le devoir ; il faut savoir le reconnaître et le suivre dans le cas particulier. Le concret a beaucoup plus de pouvoir que Y abstrait sur l’esprit des hommes et surtout des enfants. • Il ne serait pas à propos d’expliquer ici avec détail pourquoi nous avons omis telle ou telle fable, que l’on s’attendait peut-être à y trouver; les amis de l’enfance reconnaîtront, nous osons l’espérer, que notre choix a été fait avec l’intelligence de ses besoins. Il ne fallait pas seulement laisser de côté ce qui était au-dessus de sa portée, il convenait aussi de sacrifier ce qui pouvait être mal interprété, ou ce qui n’aurait pas offert de véritable avantagea l’ordre de lecteurs auquel nous nous sommes adressé. Mais les sacrifices ont été peu importants, car, suivant un grand maître en fait d’éducation, le P. Grégoire Girard: « Les fables de La Fontaine renferment un merveilleux qui ne peut pas fausser le jugement de l’enfance, et qui est propre à former agréablement son cœur
• Si nos efforts paraissaient dignes de quelques encouragements, nous compterions parmi les plus précieux les avis qui pourraient nous être donnés, afin de rendre ce travail moins imparfait.






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