Description
Référence : 32149
NEUDIN Joëlle & Gérard – 1975 – Cartes Postales de collection –
Premier catalogue français
1975, format : 145×210, 80 pages, très nb. illustration[s].broché, Premières pages tachées (voir image) par le scotch de la couv. deux pages avec texte abîmé
Dédicace de l’auteur de ce premier catalogue
LE FORMIDABLE ESSOR DE LA CARTOPHILIE
Depuis plusieurs années le développement de la cartophilie s’effectue à un rythme prodigieux. Les collectionneurs qui n’étaient guère plus de deux mille en 1966 sont aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers. Le Cercle Français, à lui seul, recense environ 1.300 adhérents. D’autres groupements moins importants se sont créés dans son sillage, non seulement à Paris (Librairie Cartophilique) mais aussi en province (Toulouse, Caen, etc.). Or, chacun sait que la majorité des collectionneurs, solitaires impénitents, hésitent à s’inscrire dans les associations. En philatélie, les enquêtes d’opinion ont montré qu’il existe environ dix fois plus d’amateurs que de membres de cercles. Avec un tel coefficient multiplicatif, on aboutirait maintenant à 25.000 cartophiles français.
Sans être grand clerc en science économique, on comprend aisément que l’accroissement du nombre des collectionneurs et la stagnation en quantité de la matière recherchée entraînent irrémédiablement une flambée des cours ! Car les émissions nouvelles qui viennent alimenter régulièrement le marché philatélique n’existent pas, bien entendu, pour les cartes postales anciennes. Il faut se contenter — ne souriez pas — des quelques 2 milliards de documents mis en circulation à la période héroïque, c’est-à-dire entre 1895 et 1920. Une estimation personnelle nous conduit à penser que sur ces monceaux de cartes postales envoyées ou stockées chez les éditeurs, il n’en reste guère plus de 200 millions en France. Dès lors, une division toute bête évalue la collection moyenne potentielle à environ 8.000 cartes. Si l’on considère maintenant que la très grande majorité des cartes postales ne présentent qu’un intérêt médiocre et que seules certaines, disons une sur dix, méritent vraiment de figurer dans un album, on cerne mieux la rareté de ces pièces exceptionnelles et on en comprend mieux aussi la valeur. 800 documents par amateur, voila de quoi encourager toutes les spéculations ! Et si le nombre des cartophiles continue d’augmenter au même rythme pendant 5 ans, il atteindra 100.000 (les philatélistes sont 600.000 en incluant les simples « ramasse-timbres »). Chaque collectionneur ne pourra prétendre alors qu’à 200 documents de valeur. A peine de quoi remplir un album ! Cet état de pénurie se rencontre déjà dans certaines villes de province ou de la banlieue parisienne qui ont l’infortune de connaître une douzaine d’amateurs acharnés. Les très belles pièces n’existant quelquefois qu’en peu d’exemplaires, voire même de façon unique, chacun ne peut espérer réunir la totalité des cartes intéressantes émises sur sa ville.
Ceux qui commencèrent de collectionner les cartes postales avant 1966 peuvent se féliciter aujourd’hui de leur intuition. Ils ont amassé, en effet, à peu de frais, des petites fortunes. Plusieurs d’entre eux possèdent des centaines de milliers de documents. Si l’on répugne à aborder les questions d’argent — mais n’est-ce pas précisément l’objet de tout catalogue ? — on peut simplement constater que les trésors ainsi constitués seraient pratiquement hors de portée aujourd’hui car les pièces qui les composent ne pourraient plus être regroupées, certaines n’étant pas près de se retrouver sur le marché. Par contre, à l’inverse, les cartophiles de vocation récente doivent payer au prix fort les objets de leur passion. Tel scène de « Paris Vécu » qui se négociait deux ou trois francs voici 5 ans est aujourd’hui pratiquement introuvable !
Le plus grand danger que court la cartophilie n’est pas celui d’une trop faible demande, d’un trop petit nombre de collectionneurs. Non. C’est bien plutôt celui d’un manque d’offre, d’un trop petit volume de cartes mises sur le marché. Même en ces mois difficiles, les cartophiles ne parviennent pas à trouver aisément matière à leur collection. Et beaucoup sont pourtant disposés à payer le prix maximum. Dans cette spirale croissante, il faut craindre que les amateurs les plus modestes ne puissent pas se maintenir, à moins de pratiquer systématiquement l’échange.
POURQUOI UN CATALOGUE?
La carte postale de collection est sur le point de trouver ce que les économistes appellent sa courbe d’équilibre. Il ne faut pas croire que cette expression signifie que les cours vont stagner. Nous venons de voir qu’il fallait plutôt envisager allègrement le contraire. Elle indique seulement que le marché devient chaque jour plus fluide et avisé, de sorte que se raréfient les transactions exceptionnelles dans lesquelles un collectionneur peu scrupuleux extorque à un prix dérisoire les cartes postales d’un propriétaire ignorant. De même, on voit de moins en moins de vieux albums prendre directement le chemin des poubelles ou traîner à tous les vents dans la remise de quelque brocanteur nécessiteux. La carte postale a acquis ses titres de noblesse et on la respecte dans la mesure même où la passion que lui portent les cartophiles se traduit prosaïquement par une solide valeur marchande !
Toutes les grandes collections possèdent un ou plusieurs catalogues. Ces catalogues prennent une forme adaptée aux objets qu’ils recensent. Pour les timbres, dont le demi-million de types est individuellement connu, on peut dresser des listes thématiques ou chronologiques par pays d’émission. Pour les pièces de monnaies, il est aisé de procéder de manière analogue. Pour les faïences, on évoque tour à tour chacune des fabriques. Pour les meubles, on passe en revue les siècles, les styles et les types, etc. Pour les cartes postales nous ne pouvons pas espérer effectuer la liste exhaustive de toutes les parutions, même limitées à une période de trente ans. Des dizaines de volumes n’y suffiraient pas ! Nous avons donc choisi d’opérer à la manière des négociants, c’est-à-dire à partir d’un classement thématique. Bien entendu, un tel critère entraîne quelquefois des affectations un peu arbitraires. C’est pourquoi un lexique situé en fin d’ouvrage permettra aux hésitants de trouver rapidement le chapitre concernant la carte ou la rubrique qui les intéresse.
Pour les cotes, nous avons procédé avec le maximum d’objectivité. Avec cette objectivité que seuls des amateurs non négociants peuvent avoir, car ils ne sont pas directement intéressés à la hausse des cours. Les prix que nous fournissons sont des prix moyens au 1er janvier 1975. Pour de plus amples informations le lecteur se reportera aux paragraphes suivants.
Nous voulions éviter l’écueil des estimations trop généreuses qui faussent rapidement tout un marché. Les philatélistes en savent quelque chose auxquels on offre quelquefois moins du quart de la cote quand ils désirent vendre leur collection. Rien à craindre, du moins pour l’instant, avec les cartes postales. Seules les pièces sans intérêt photographique, historique, documentaire ou de fantaisie ne trouvent pas rapidement acquéreur.
Nous avons donc choisi d’observer les prix pratiqués à Paris et en province. Nous avons relevé les « étiquettes » des marchands comme font les calculateurs des indices des prix. Nous avons discuté avec le maximum d’intermédiaires et d’amateurs. A ce sujet, il faut remarquer que le plus grand nombre de négociants possèdent leur collection personnelle, preuve qu’ils font confiance à la marchandise qu’ils offrent… tous les objets de collections ne possèdent pas le même attrait !
Sur la forme du catalogue il nous faut dire deux mots. Les cartophiles français sont, avec raison, des amateurs exigeants. Ils disposent déjà de deux très bonnes revues éditées par le Cercle et par la Librairie Cartophilique. Ils sont habitués à y trouver des illustrations abondantes et des cartolistes (appelées aussi cartophilies) reprenant l’essentiel de la production sur un thème.
Pour ne point les décevoir, nous avons laissé une large place aux illustrations et fourni certaines cartolistes importantes ou inédites. Dans l’avenir, si la chance prête vie à ce petit catalogue, nous nous proposons de renouveler les reproductions et les cartolistes de manière que le lecteur puisse se constituer une collection de référence. C’est égale- ment dans cette optique d’ouvrage de consultation que nous avons tenu à préciser chaque fois le numéro de la carte reproduite ainsi que le nom du photographe ou de l’éditeur.
LES THEMES
Les thèmes ont été réunis selon un certain nombre de principes qu’il serait trop long d’énumérer et qui. d’ailleurs, peuvent encore être remaniés légèrement pour les éditions suivantes de manière à assurer la définition d’un cadre rigide propre à faciliter les recherches. C’est ainsi que les travaux agricoles figurent à Agriculture, que les métiers de l’artisanat et de l’industrie sont au chapitre Industrie, que ceux du spectacle et du cirque se retrouvent à Spectacle, que d’autres encore, les plus nombreux, sont réunis sous le titre Métiers, etc.
Deux index de consultation :
• le premier reprend la liste des caries postales ayant servi à illustrer ce catalogue. Il précise les noms des éditeurs et des photographes ainsi que la série à laquelle le document appartient, s’il y a lieu ;
• le second fournit la liste alphabétique de tous les sujets traités dans le catalogue avec renvoi au chapitre correspondant. Le lecteur pourra ainsi, nous l’espérons, retrouver facilement la cote d’une carte déterminée. Dans l’avenir, cet index sera complété de manière à couvrir l’ensemble des sujets édités.
Encore un mot sur les cotes :
Il s’agit d’observations moyennes effectuées à Paris et en Province dans le dernier trimestre de 1974. Des fluctuations explicables peuvent se produire en 1975. D’une façon générale, les acheteurs aimeraient voir publier des cotes systématiquement plus basses et les vendeurs au contraire des estimations plus hautes. Nous nous sommes placés à mi-chemin de ces exigences, en observateurs désintéressés. Les critiques ne manqueront pas de jaillir d’un bord et de l’autre. Nous pensons, en agissant ainsi, nous situer dans la ligne la plus objective, et maintenir aux cotes des cartes postales une valeur indicative plus réaliste que celles d’autres objets de collection. De toute façon nous pouvons, sans prendre trop de risques prévoir une hausse supérieure à celle du coût de la vie pour l’année à venir. Des bonnes cartes (Mucha, Kirchner, scènes animées de Paris, etc.) devraient encore faire davantage.
Pour notre collection personnelle, conformément aux indications de la page 8, nous sommes acheteurs à 75 % de leur cote, des cartes marquées plus de 15 F dans ce catalogue. Spécialement : Paris Vécu, Mucha, Kirchner, Steinlen.
Nous remercions vivement tous ceux qui nous ont aidés dans la réalisation de ce petit guide pratique. Si les collectionneurs lui témoignent leur confiance, nous envisageons de le perfectionner et le mettre à jour chaque année, changeant chaque fois les textes et les illustrations d’accompagnement. Nous indiquerons de même les éditions modernes qui méritent d’être signalées.
Ce catalogue a été diffusé de manière restreinte en raison du faible tirage initial retenu et des risques pris par les auteurs. C’est pourquoi il n‘a peut-être pas touché l’ensemble des cartophiles.
•
LE FORMIDABLE ESSOR DE LA CARTOPHILIE
Depuis plusieurs années le développement de la cartophilie s’effectue à un rythme prodigieux. Les collectionneurs qui n’étaient guère plus de deux mille en 1966 sont aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers. Le Cercle Français, à lui seul, recense environ 1.300 adhérents. D’autres groupements moins importants se sont créés dans son sillage, non seulement à Paris (Librairie Cartophilique) mais aussi en province (Toulouse, Caen, etc.). Or, chacun sait que la majorité des collectionneurs, solitaires impénitents, hésitent à s’inscrire dans les associations. En philatélie, les enquêtes d’opinion ont montré qu’il existe environ dix fois plus d’amateurs que de membres de cercles. Avec un tel coefficient multiplicatif, on aboutirait maintenant à 25.000 cartophiles français.
Sans être grand clerc en science économique, on comprend aisément que l’accroissement du nombre des collectionneurs et la stagnation en quantité de la matière recherchée entraînent irrémédiablement une flambée des cours ! Car les émissions nouvelles qui viennent alimenter régulièrement le marché philatélique n’existent pas, bien entendu, pour les cartes postales anciennes. Il faut se contenter — ne souriez pas — des quelques 2 milliards de documents mis en circulation à la période héroïque, c’est-à-dire entre 1895 et 1920. Une estimation personnelle nous conduit à penser que sur ces monceaux de cartes postales envoyées ou stockées chez les éditeurs, il n’en reste guère plus de 200 millions en France. Dès lors, une division toute bête évalue la collection moyenne potentielle à environ 8.000 cartes. Si l’on considère maintenant que la très grande majorité des cartes postales ne présentent qu’un intérêt médiocre et que seules certaines, disons une sur dix, méritent vraiment de figurer dans un album, on cerne mieux la rareté de ces pièces exceptionnelles et on en comprend mieux aussi la valeur. 800 documents par amateur, voila de quoi encourager toutes les spéculations ! Et si le nombre des cartophiles continue d’augmenter au même rythme pendant 5 ans, il atteindra 100.000 (les philatélistes sont 600.000 en incluant les simples « ramasse-timbres »). Chaque collectionneur ne pourra prétendre alors qu’à 200 documents de valeur. A peine de quoi remplir un album ! Cet état de pénurie se rencontre déjà dans certaines villes de province ou de la banlieue parisienne qui ont l’infortune de connaître une douzaine d’amateurs acharnés. Les très belles pièces n’existant quelquefois qu’en peu d’exemplaires, voire même de façon unique, chacun ne peut espérer réunir la totalité des cartes intéressantes émises sur sa ville.
Ceux qui commencèrent de collectionner les cartes postales avant 1966 peuvent se féliciter aujourd’hui de leur intuition. Ils ont amassé, en effet, à peu de frais, des petites fortunes. Plusieurs d’entre eux possèdent des centaines de milliers de documents. Si l’on répugne à aborder les questions d’argent — mais n’est-ce pas précisément l’objet de tout catalogue ? — on peut simplement constater que les trésors ainsi constitués seraient pratiquement hors de portée aujourd’hui car les pièces qui les composent ne pourraient plus être regroupées, certaines n’étant pas près de se retrouver sur le marché. Par contre, à l’inverse, les cartophiles de vocation récente doivent payer au prix fort les objets de leur passion. Tel scène de « Paris Vécu » qui se négociait deux ou trois francs voici 5 ans est aujourd’hui pratiquement introuvable !
Le plus grand danger que court la cartophilie n’est pas celui d’une trop faible demande, d’un trop petit nombre de collectionneurs. Non. C’est bien plutôt celui d’un manque d’offre, d’un trop petit volume de cartes mises sur le marché. Même en ces mois difficiles, les cartophiles ne parviennent pas à trouver aisément matière à leur collection. Et beaucoup sont pourtant disposés à payer le prix maximum. Dans cette spirale croissante, il faut craindre que les amateurs les plus modestes ne puissent pas se maintenir, à moins de pratiquer systématiquement l’échange.
POURQUOI UN CATALOGUE?
La carte postale de collection est sur le point de trouver ce que les économistes appellent sa courbe d’équilibre. Il ne faut pas croire que cette expression signifie que les cours vont stagner. Nous venons de voir qu’il fallait plutôt envisager allègrement le contraire. Elle indique seulement que le marché devient chaque jour plus fluide et avisé, de sorte que se raréfient les transactions exceptionnelles dans lesquelles un collectionneur peu scrupuleux extorque à un prix dérisoire les cartes postales d’un propriétaire ignorant. De même, on voit de moins en moins de vieux albums prendre directement le chemin des poubelles ou traîner à tous les vents dans la remise de quelque brocanteur nécessiteux. La carte postale a acquis ses titres de noblesse et on la respecte dans la mesure même où la passion que lui portent les cartophiles se traduit prosaïquement par une solide valeur marchande !
Toutes les grandes collections possèdent un ou plusieurs catalogues. Ces catalogues prennent une forme adaptée aux objets qu’ils recensent. Pour les timbres, dont le demi-million de types est individuellement connu, on peut dresser des listes thématiques ou chronologiques par pays d’émission. Pour les pièces de monnaies, il est aisé de procéder de manière analogue. Pour les faïences, on évoque tour à tour chacune des fabriques. Pour les meubles, on passe en revue les siècles, les styles et les types, etc. Pour les cartes postales nous ne pouvons pas espérer effectuer la liste exhaustive de toutes les parutions, même limitées à une période de trente ans. Des dizaines de volumes n’y suffiraient pas ! Nous avons donc choisi d’opérer à la manière des négociants, c’est-à-dire à partir d’un classement thématique. Bien entendu, un tel critère entraîne quelquefois des affectations un peu arbitraires. C’est pourquoi un lexique situé en fin d’ouvrage permettra aux hésitants de trouver rapidement le chapitre concernant la carte ou la rubrique qui les intéresse.
Pour les cotes, nous avons procédé avec le maximum d’objectivité. Avec cette objectivité que seuls des amateurs non négociants peuvent avoir, car ils ne sont pas directement intéressés à la hausse des cours. Les prix que nous fournissons sont des prix moyens au 1er janvier 1975. Pour de plus amples informations le lecteur se reportera aux paragraphes suivants.
Nous voulions éviter l’écueil des estimations trop généreuses qui faussent rapidement tout un marché. Les philatélistes en savent quelque chose auxquels on offre quelquefois moins du quart de la cote quand ils désirent vendre leur collection. Rien à craindre, du moins pour l’instant, avec les cartes postales. Seules les pièces sans intérêt photographique, historique, documentaire ou de fantaisie ne trouvent pas rapidement acquéreur.
Nous avons donc choisi d’observer les prix pratiqués à Paris et en province. Nous avons relevé les « étiquettes » des marchands comme font les calculateurs des indices des prix. Nous avons discuté avec le maximum d’intermédiaires et d’amateurs. A ce sujet, il faut remarquer que le plus grand nombre de négociants possèdent leur collection personnelle, preuve qu’ils font confiance à la marchandise qu’ils offrent… tous les objets de collections ne possèdent pas le même attrait !
Sur la forme du catalogue il nous faut dire deux mots. Les cartophiles français sont, avec raison, des amateurs exigeants. Ils disposent déjà de deux très bonnes revues éditées par le Cercle et par la Librairie Cartophilique. Ils sont habitués à y trouver des illustrations abondantes et des cartolistes (appelées aussi cartophilies) reprenant l’essentiel de la production sur un thème.
Pour ne point les décevoir, nous avons laissé une large place aux illustrations et fourni certaines cartolistes importantes ou inédites. Dans l’avenir, si la chance prête vie à ce petit catalogue, nous nous proposons de renouveler les reproductions et les cartolistes de manière que le lecteur puisse se constituer une collection de référence. C’est égale- ment dans cette optique d’ouvrage de consultation que nous avons tenu à préciser chaque fois le numéro de la carte reproduite ainsi que le nom du photographe ou de l’éditeur.
LES THEMES
Les thèmes ont été réunis selon un certain nombre de principes qu’il serait trop long d’énumérer et qui. d’ailleurs, peuvent encore être remaniés légèrement pour les éditions suivantes de manière à assurer la définition d’un cadre rigide propre à faciliter les recherches. C’est ainsi que les travaux agricoles figurent à Agriculture, que les métiers de l’artisanat et de l’industrie sont au chapitre Industrie, que ceux du spectacle et du cirque se retrouvent à Spectacle, que d’autres encore, les plus nombreux, sont réunis sous le titre Métiers, etc.
Deux index de consultation :
• le premier reprend la liste des caries postales ayant servi à illustrer ce catalogue. Il précise les noms des éditeurs et des photographes ainsi que la série à laquelle le document appartient, s’il y a lieu ;
• le second fournit la liste alphabétique de tous les sujets traités dans le catalogue avec renvoi au chapitre correspondant. Le lecteur pourra ainsi, nous l’espérons, retrouver facilement la cote d’une carte déterminée. Dans l’avenir, cet index sera complété de manière à couvrir l’ensemble des sujets édités.
Encore un mot sur les cotes :
Il s’agit d’observations moyennes effectuées à Paris et en Province dans le dernier trimestre de 1974. Des fluctuations explicables peuvent se produire en 1975. D’une façon générale, les acheteurs aimeraient voir publier des cotes systématiquement plus basses et les vendeurs au contraire des estimations plus hautes. Nous nous sommes placés à mi-chemin de ces exigences, en observateurs désintéressés. Les critiques ne manqueront pas de jaillir d’un bord et de l’autre. Nous pensons, en agissant ainsi, nous situer dans la ligne la plus objective, et maintenir aux cotes des cartes postales une valeur indicative plus réaliste que celles d’autres objets de collection. De toute façon nous pouvons, sans prendre trop de risques prévoir une hausse supérieure à celle du coût de la vie pour l’année à venir. Des bonnes cartes (Mucha, Kirchner, scènes animées de Paris, etc.) devraient encore faire davantage.
Pour notre collection personnelle, conformément aux indications de la page 8, nous sommes acheteurs à 75 % de leur cote, des cartes marquées plus de 15 F dans ce catalogue. Spécialement : Paris Vécu, Mucha, Kirchner, Steinlen.
Nous remercions vivement tous ceux qui nous ont aidés dans la réalisation de ce petit guide pratique. Si les collectionneurs lui témoignent leur confiance, nous envisageons de le perfectionner et le mettre à jour chaque année, changeant chaque fois les textes et les illustrations d’accompagnement. Nous indiquerons de même les éditions modernes qui méritent d’être signalées.
Ce catalogue a été diffusé de manière restreinte en raison du faible tirage initial retenu et des risques pris par les auteurs. C’est pourquoi il n‘a peut-être pas touché l’ensemble des cartophiles.
•




Avis
Il n’y a pas encore d’avis.