Description
Référence : 32152
NEUDIN Joëlle & Gérard – 1978 – Cartes Postales de collection –
Argus international des Cartes Postales
1978, format : 155×220, 256 pages, très nb. illustration[s].broché, légère pliure couv. (voir image) bon état
CARTES POSTALES DE COLLECTION
Joëlle Neudin, professeur de lettres et Gérard Neudin, ancien élève de l’École Polytechnique
EDITORIAL
Chers amis cartophiles,
le chemin parcouru par la carte postale en moins de quatre années est réellement considerable. Et chaque • saison semble vouloir surenchérir sur la précédente dans le domaine des progrès et des découvertes.
L’année 1976-1977 n’a pas échappé à cette règle et puisque ce catalogue se veut aussi une sorte d’éphéméride, voici très brièvement qu’elles en furent les caractéristiques essentielles .
1. La cartophilie est devenue la seconde collection populaire dans de nombreux pays au premier rang desquels la Belgique, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis. Les clubs se sont multiplies au même titre que les revues strictement cartophiles et les chroniques régulières dans les journaux philatéliques ou d’antiquités. Les expositions se succèdent sans discontinuer. La radio, la télévision évoquent a leur tour cette passion. Des montages audio-visuels et des films sont réalisés. Deux ou trois livres illustrés à l’aide de cartes postales ou consacrés à la cartophilie voient le jour chaque semaine.
2. La Carte Postale affirme son identité esthétique et la spécificité de son message. Des thèses sont maintenant écrites sur la Carte Postale aussi bien à Vienne (Wiener Werkstaette) qu’à Grenoble (critères de choix). Des chercheurs, des spécialistes du langage populaire et des modes d’information découvrent la richesse d’un domaine encore mal exploré. Les responsables des fonds publics (Bibliothèques, Musées, archives) reconsidèrent dans un sens favorable la conservation, le classement et finalement la présentation des Cartes Postales. Et un musée spécifique va sans doute voir le jour à Chalon-sur-Saône, patrie de Nicephore Niepce, aux côtés de celui consacré à la photographie.
3. La Carte Postale fait maintenant l’objet d’un marché important Des centaines de négociants y trouvent l’aliment d’une partie de leur excédent commercial. Les ventes aux enchères spécialisées se succèdent à un rythme quasi insoutenable (2 par semaine à l’Hôtel Drouot de Paris). Les cotes ne cessent de grimper en dépit de tous les conseils de prudence. Les foires, les bourses, les salons (comme celui du George-V) consacrent à la Carte Postale une place chaque fois plus grande. Il semble que le chiffre d’affaires purement commercial ait atteint, en France, environ 15 millions de francs en 1976-1977 contre moins de 5 millions l’année précédente.
4. Des indices paraissent augurer d’une réunification de toute la cartophilie. La carte postale est à la fois support (souvent à valeur documentaire) et message. Qu’elle ait été émise en 1900 ou en 1950. Les querelles qui opposaient jusqu’alors les « anciens » et les « modernes » s’estompent au fur et à mesure que se multiplient les productions de qualité. Bientôt, il n’y aura plus qu’une cartophilie, comme on ne connaît qu’une philatélie et qu’une numismatique. Les cartes anciennes vaudront toujours, en moyenne, davantage, mais on se penchera avec plus d’intérêt sur les émissions modernes. Des indices nombreux (élargissement de l’âge d’Or, vente de cartes de la dernière guerre, recherche de documents politiques, parution de séries de prestige) sont apparus cette saison, qui nous semblent riches d’espérance.
5. Votre catalogue a connu une réussite étonnante. Ses trois premières éditions sont épuisées (3 000, puis 6 000, puis 8 000 ex.) et recherchées par les bibliophiles. Le gain en tirage a pu permettre une réelle augmentation du volume (près de la moitié en plus cette année) sans majoration de prix (50 F d’aujourd’hui équivalent, à peu près, à 45 F de l’an dernier). Les renseignements d’ordre général, le carnet d’adresses; les publicités sont de véritables outils de travail pour beaucoup d’entre vous. Ceux qui se défient des prix de boutique peuvent y consulter les résultats des ventes aux enchères. Et les négociants y trouvent de nombreux repères pour leurs cotations (avec d’indispensables fourchettes tant les types diffèrent quelquefois en qualité). L’inventaire du régionalisme progresse, les illustrateurs sont reproduits en couleurs, le classement alphabétique (incapable de susciter des idées de présentation de collections) est renvoyé à sa véritable place, c’est-à-dire en index, pour céder le pas aux deux critères principaux que sont le lieu et le thème (ou la signature). Écrit rapidement, ce livre doit toutefois « se contenter de la modestie de l’éphémère » mais il se réjouit des dizaines de milliers de lettres reçues et des remerciements de ceux qui estiment avoir en partie, grâce à lui, acquis en cartophilie une connaissance largement supérieure à celle dont pouvaient se prévaloir, voici seulement quatre ans, les meilleurs spécialistes. Mais le chemin à parcourir reste long et difficile. Nous ne souhaitons que l’accomplir encore un peu en votre compagnie.
Joëlle et Gérard Neudin
Joëlle Neudin, professeur de lettres et Gérard Neudin, ancien élève de l’École Polytechnique
EDITORIAL
Chers amis cartophiles,
le chemin parcouru par la carte postale en moins de quatre années est réellement considerable. Et chaque • saison semble vouloir surenchérir sur la précédente dans le domaine des progrès et des découvertes.
L’année 1976-1977 n’a pas échappé à cette règle et puisque ce catalogue se veut aussi une sorte d’éphéméride, voici très brièvement qu’elles en furent les caractéristiques essentielles .
1. La cartophilie est devenue la seconde collection populaire dans de nombreux pays au premier rang desquels la Belgique, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis. Les clubs se sont multiplies au même titre que les revues strictement cartophiles et les chroniques régulières dans les journaux philatéliques ou d’antiquités. Les expositions se succèdent sans discontinuer. La radio, la télévision évoquent a leur tour cette passion. Des montages audio-visuels et des films sont réalisés. Deux ou trois livres illustrés à l’aide de cartes postales ou consacrés à la cartophilie voient le jour chaque semaine.
2. La Carte Postale affirme son identité esthétique et la spécificité de son message. Des thèses sont maintenant écrites sur la Carte Postale aussi bien à Vienne (Wiener Werkstaette) qu’à Grenoble (critères de choix). Des chercheurs, des spécialistes du langage populaire et des modes d’information découvrent la richesse d’un domaine encore mal exploré. Les responsables des fonds publics (Bibliothèques, Musées, archives) reconsidèrent dans un sens favorable la conservation, le classement et finalement la présentation des Cartes Postales. Et un musée spécifique va sans doute voir le jour à Chalon-sur-Saône, patrie de Nicephore Niepce, aux côtés de celui consacré à la photographie.
3. La Carte Postale fait maintenant l’objet d’un marché important Des centaines de négociants y trouvent l’aliment d’une partie de leur excédent commercial. Les ventes aux enchères spécialisées se succèdent à un rythme quasi insoutenable (2 par semaine à l’Hôtel Drouot de Paris). Les cotes ne cessent de grimper en dépit de tous les conseils de prudence. Les foires, les bourses, les salons (comme celui du George-V) consacrent à la Carte Postale une place chaque fois plus grande. Il semble que le chiffre d’affaires purement commercial ait atteint, en France, environ 15 millions de francs en 1976-1977 contre moins de 5 millions l’année précédente.
4. Des indices paraissent augurer d’une réunification de toute la cartophilie. La carte postale est à la fois support (souvent à valeur documentaire) et message. Qu’elle ait été émise en 1900 ou en 1950. Les querelles qui opposaient jusqu’alors les « anciens » et les « modernes » s’estompent au fur et à mesure que se multiplient les productions de qualité. Bientôt, il n’y aura plus qu’une cartophilie, comme on ne connaît qu’une philatélie et qu’une numismatique. Les cartes anciennes vaudront toujours, en moyenne, davantage, mais on se penchera avec plus d’intérêt sur les émissions modernes. Des indices nombreux (élargissement de l’âge d’Or, vente de cartes de la dernière guerre, recherche de documents politiques, parution de séries de prestige) sont apparus cette saison, qui nous semblent riches d’espérance.
5. Votre catalogue a connu une réussite étonnante. Ses trois premières éditions sont épuisées (3 000, puis 6 000, puis 8 000 ex.) et recherchées par les bibliophiles. Le gain en tirage a pu permettre une réelle augmentation du volume (près de la moitié en plus cette année) sans majoration de prix (50 F d’aujourd’hui équivalent, à peu près, à 45 F de l’an dernier). Les renseignements d’ordre général, le carnet d’adresses; les publicités sont de véritables outils de travail pour beaucoup d’entre vous. Ceux qui se défient des prix de boutique peuvent y consulter les résultats des ventes aux enchères. Et les négociants y trouvent de nombreux repères pour leurs cotations (avec d’indispensables fourchettes tant les types diffèrent quelquefois en qualité). L’inventaire du régionalisme progresse, les illustrateurs sont reproduits en couleurs, le classement alphabétique (incapable de susciter des idées de présentation de collections) est renvoyé à sa véritable place, c’est-à-dire en index, pour céder le pas aux deux critères principaux que sont le lieu et le thème (ou la signature). Écrit rapidement, ce livre doit toutefois « se contenter de la modestie de l’éphémère » mais il se réjouit des dizaines de milliers de lettres reçues et des remerciements de ceux qui estiment avoir en partie, grâce à lui, acquis en cartophilie une connaissance largement supérieure à celle dont pouvaient se prévaloir, voici seulement quatre ans, les meilleurs spécialistes. Mais le chemin à parcourir reste long et difficile. Nous ne souhaitons que l’accomplir encore un peu en votre compagnie.
Joëlle et Gérard Neudin



Avis
Il n’y a pas encore d’avis.