Description
Référence : 32153
NEUDIN Joëlle & Gérard – 1979 – Cartes Postales de collection –
Argus international des Cartes Postales
1979, format : 155×220, 344 pages, très nb. illustration[s].broché, bon état
CARTES POSTALES DE COLLECTION
Joëlle Neudin, professeur de lettres et Gérard Neudin, ancien élève de l’École Polytechnique
EDITORIAL
Chers amis cartophiles,
depuis octobre 1974, date de la parution de notre premier annuaire mondial pour la cotation des cartes postales, la cartophilie n’a cessé de se développer à pas de géants. Et la saison qui vient de s écouler a non seulement consolidé mais encore poursuivi les progrès enregistrés au cours des années précédentes. Pour reprendre les quatre directions d’analyse évoquées dans le dernier éditorial on doit constater que :
1. La cartophilie s’affirme définitivement comme la seconde collection populaire de nombreux pays. Si l’on considère comme significatif du nombre des amateurs français acharnés les effectifs du principal cercle (le CFCCP) jusqu’en 1974 puis le tirage du plus fort catalogue jusqu’à 1978 on observe les jalonnements suivants : 60 en 1966, 300 en 1970, 750 en 1974. 3150 en 1975. 5600 en 1976. 7800 en 1977 et 10600 en 1978. Les spécialistes multiplient ces nombres par dix pour obtenir une estimation de l’effectif des «gens intéressés par une collection». On aboutirait ainsi à une centaine de milliers de cartophiles occasionnels. Les clubs, les revues, les articles, les salons, les expositions, les bourses, les catalogues de vente, les vacations d’enchères, les émissions, les livres illustrés par des cartes postales sont chaque jour plus nombreux, mieux documentés. Si l’on a craint un instant que renchérissement des documents anciens ne vienne tempérer ce développement, les cartes modernes gratuites (de propagande) ou à bas prix ont rapidement apporté un sang neuf, une nouvelle génération de collectionneurs.
2. les plus sceptiques reconnaissent maintenant l’identité esthétique et la spécificité du message populaire de la carte postale. De nouvelles études se poursuivent en faculté ou dans des cercles de recherche. Le musée s’installe à Chalon-sur-Saône. Les artistes et les photographes redécouvrent ce moyen d’expression. Les partis politiques et les mouvements marginaux l’utilisent à nouveau. Les bibliothèques classent avec soin leurs trésors.
3. le marché se fortifie chaque jour. On estime son chiffre d’affaires à 25 millions de francs environ auxquels on doit ajouter 10 millions de francs d’accessoires de documentation. Il suscite des échanges internationaux car la cotation commence à s’uniformiser. Si peu d’investisseurs se sont encore penchés sur cette forme de placement, on voit néanmoins poindre les signes avant coureurs de l’intérêt des spéculateurs.
4. Toute la cartophilie est réunifiée. On ne s’arrête plus aux seuls témoignages d’avant la grande guerre. Les documents plus récents comme les cartes modernes ont leurs cotes et leurs amateurs. Des rééditions de qualité viennent compenser les manques des collectionneurs qui ne souhaitent pas immobiliser de trop grosses sommes, tandis que les créations originales se succèdent à haut rythme. Il est réconfortant de constater que les cartophiles écartent d’eux mêmes les documents par trop spéculatifs, et que le classement thématique mis au point dans ce catalogue n’exige pas l’acquisition de toutes les pièces mais seulement des plus significatives, entraînant ainsi une limitation des dépenses.
Quelques mots sur votre catalogue qui poursuit tranquillement son travail de débroussaillage, de classement et d’inventaire, en même temps qu’il sert de point de repère lors des transactions. Son volume a été augmenté d’un tiers pour répondre, encore imparfaitement, aux souhaits du plus grand nombre. Il reste le moins cher et de loin le plus complet des ouvrages analogues. Ayant atteint un prix annuel maximum, il devra céder le pas à des catalogues spécialisés que nous ferons paraître à partir de l’an prochain : illustrateurs, Paris, Régions de France, cartes d’avant 1900, cartes récentes, etc… Tous les chapitres ont été améliorés mais nous devons remercier M. Bertrand Sinais d’avoir bien voulu réussir la gageure de présenter les oblitérations civiles sur une vingtaine de pages ! Les cartes étrangères sont mieux étudiées, de même que les régions de France. Le nombre des rubriques cotées a été doublé : 22000 contre 12000 environ de manière à couvrir un maximum de cartes. Nous souhaitons que ces améliorations compensent plus que largement l’augmentation inéluctable du prix. En espérant toujours vous satisfaire.
Jöelle et Gérard NEUDIN
Joëlle Neudin, professeur de lettres et Gérard Neudin, ancien élève de l’École Polytechnique
EDITORIAL
Chers amis cartophiles,
depuis octobre 1974, date de la parution de notre premier annuaire mondial pour la cotation des cartes postales, la cartophilie n’a cessé de se développer à pas de géants. Et la saison qui vient de s écouler a non seulement consolidé mais encore poursuivi les progrès enregistrés au cours des années précédentes. Pour reprendre les quatre directions d’analyse évoquées dans le dernier éditorial on doit constater que :
1. La cartophilie s’affirme définitivement comme la seconde collection populaire de nombreux pays. Si l’on considère comme significatif du nombre des amateurs français acharnés les effectifs du principal cercle (le CFCCP) jusqu’en 1974 puis le tirage du plus fort catalogue jusqu’à 1978 on observe les jalonnements suivants : 60 en 1966, 300 en 1970, 750 en 1974. 3150 en 1975. 5600 en 1976. 7800 en 1977 et 10600 en 1978. Les spécialistes multiplient ces nombres par dix pour obtenir une estimation de l’effectif des «gens intéressés par une collection». On aboutirait ainsi à une centaine de milliers de cartophiles occasionnels. Les clubs, les revues, les articles, les salons, les expositions, les bourses, les catalogues de vente, les vacations d’enchères, les émissions, les livres illustrés par des cartes postales sont chaque jour plus nombreux, mieux documentés. Si l’on a craint un instant que renchérissement des documents anciens ne vienne tempérer ce développement, les cartes modernes gratuites (de propagande) ou à bas prix ont rapidement apporté un sang neuf, une nouvelle génération de collectionneurs.
2. les plus sceptiques reconnaissent maintenant l’identité esthétique et la spécificité du message populaire de la carte postale. De nouvelles études se poursuivent en faculté ou dans des cercles de recherche. Le musée s’installe à Chalon-sur-Saône. Les artistes et les photographes redécouvrent ce moyen d’expression. Les partis politiques et les mouvements marginaux l’utilisent à nouveau. Les bibliothèques classent avec soin leurs trésors.
3. le marché se fortifie chaque jour. On estime son chiffre d’affaires à 25 millions de francs environ auxquels on doit ajouter 10 millions de francs d’accessoires de documentation. Il suscite des échanges internationaux car la cotation commence à s’uniformiser. Si peu d’investisseurs se sont encore penchés sur cette forme de placement, on voit néanmoins poindre les signes avant coureurs de l’intérêt des spéculateurs.
4. Toute la cartophilie est réunifiée. On ne s’arrête plus aux seuls témoignages d’avant la grande guerre. Les documents plus récents comme les cartes modernes ont leurs cotes et leurs amateurs. Des rééditions de qualité viennent compenser les manques des collectionneurs qui ne souhaitent pas immobiliser de trop grosses sommes, tandis que les créations originales se succèdent à haut rythme. Il est réconfortant de constater que les cartophiles écartent d’eux mêmes les documents par trop spéculatifs, et que le classement thématique mis au point dans ce catalogue n’exige pas l’acquisition de toutes les pièces mais seulement des plus significatives, entraînant ainsi une limitation des dépenses.
Quelques mots sur votre catalogue qui poursuit tranquillement son travail de débroussaillage, de classement et d’inventaire, en même temps qu’il sert de point de repère lors des transactions. Son volume a été augmenté d’un tiers pour répondre, encore imparfaitement, aux souhaits du plus grand nombre. Il reste le moins cher et de loin le plus complet des ouvrages analogues. Ayant atteint un prix annuel maximum, il devra céder le pas à des catalogues spécialisés que nous ferons paraître à partir de l’an prochain : illustrateurs, Paris, Régions de France, cartes d’avant 1900, cartes récentes, etc… Tous les chapitres ont été améliorés mais nous devons remercier M. Bertrand Sinais d’avoir bien voulu réussir la gageure de présenter les oblitérations civiles sur une vingtaine de pages ! Les cartes étrangères sont mieux étudiées, de même que les régions de France. Le nombre des rubriques cotées a été doublé : 22000 contre 12000 environ de manière à couvrir un maximum de cartes. Nous souhaitons que ces améliorations compensent plus que largement l’augmentation inéluctable du prix. En espérant toujours vous satisfaire.
Jöelle et Gérard NEUDIN





Avis
Il n’y a pas encore d’avis.