Description
Référence : 32154
NEUDIN Joëlle & Gérard – 1980 – Cartes Postales de collection –
Argus international des Cartes Postales
1980, format : 155×210220, 494 pages, très nb. illustration[s].broché, bon état
CARTES POSTALES DE COLLECTION
Joëlle Neudin, professeur de lettres et Gérard Neudin, ancien élève de l’École Polytechnique
EDITORIAL
Chers amis cartophiles,
Voici votre sixième annuaire qui compte maintenant environ 500 pages sans majoration de prix (en francs constants). Il contient ainsi six fois plus d’informations que le pionnier de 1975. Il peut aussi espérer une diffusion six fois plus large. • Nous avions projeté de l’appuyer sur des fascicules spécialisés mais ni les devis ni les perspectives de vente ne nous ont encore permis de tenter l’aventure. Ce n’est que partie remise, car l’annuaire ne saurait grossir davantage et devra se limiter, dans l’avenir, à son rôle d’organe central de la Cartophilie, orientant les amateurs vers les cercles, les négociants, les publications ou les cartoguides spécialisés susceptibles de répondre aux questions les plus précises.
Jusqu’ici nos éditoriaux soulignaient en premier lieu les progrès de la Carte Postale. Nous voudrions cette fois, de façon ironiquement immodeste, vous parler un peu de nous-mêmes.
En 1974, c’était hier, le grand public dénigrait la carte postale.
Ses amoureux et ses collectionneurs, peut-être honteux de s’attacher à de si petites choses, demeuraient fort discrets. Passionnés à notre tour, nous avons décidé de nous dépenser pour que l’on reconnaisse la valeur émotionnelle, artistique, documentaire ou sociologique de ce mode d’expression populaire. Une demi-douzaine d’éditeurs refusèrent le manuscrit du premier annuaire qu’il fallut imprimer avec nos économies d’alors. Les diffuseurs contactés se récusèrent ensuite et, pour vider une cave pleine de fascicules oranges aujourd’hui recherchés, nous dûmes affronter nous-mêmes, paquets sous le bras, les sarcasmes ou les refus polis d’antiquaires, de libraires, de philatélistes. La presse déclina nos articles et les deux revues cartophiles spécialisées préférèrent tenir silence sur une entreprise de vulgarisation étrangère à leur sérail. Ceux qui possèdent l’argus 1975 pourront vérifier que nous leur rendions pourtant de vibrants hommages.
Mais après une prospection catastrophique parmi les cartophiles inscrits au cercle de Paris (moins de 50 commandes en deux mois…) nous reçûmes nos premiers appuis parmi lesquels ceux de George Petit, aujourd’hui disparu, et d’André Gontier. Chacun de nos annuaires continuera de remercier ceux qui nous soutiennent avec enthousiasme car rien ne serait accompli sans eux. Chaque liste publiée rappellera les noms de ceux, qui, les premiers, auront permis de la constituer. La cartophilie doit à l’éparpillement constructif de ses passionnés la diffusion aussi rapide de nos idées communes.
Nous avons ensuite encouragé toutes les initiatives : le salon du George-V, la création d’une centaine de cercles, le lancement des revues spécialisées, les manifestations, les installations de points de vente, les créations contemporaines, l’organisation d’un Musée, etc. Amis de la première heure auxquels se sont joints des milliers d’autres, les cartophiles sont montés sur tous les créneaux, ont essayé toutes les sorties, ont engagé tous les combats. Maintenant, le grand public non seulement ne dénigre plus la carte postale, mais n’hésite plus à l’évoquer comme référence.
C’est confortés par la gentillesse de milliers de lecteurs qui nous pardonnent nos fantaisies épistolaires (le courrier s’accumule quelquefois de longues semaines) que nous avons poursuivi notre lourd travail d’organisation et d’inventaire. Les excédents annuels (volontairement limités pour maintenir un prix de vente démocratique) ne suffisent jamais à financer l’expansion de l’annuaire et nous ressemblons à ces joueurs de Poker qui doivent chaque fois surenchérir sur le total de leurs mises antérieures. En dépit du chemin parcouru, il reste beaucoup de travail à accomplir car la collection, jeune, désordonnée, entre dans une phase moins attrayante pour beaucoup parce que moins rémunératrice à court terme. Mais les signes qui s’accumulent nous permettent d’espérer : l’organisation des collectionneurs parait solide (en dépit de l’absence étonnante d’une revue nationale à bon tirage) et les bonnes volontés ne font pas défaut pour créer des cercles, tenir des expositions, écrire des livres, éditer des cartes-documents, susciter des recherches. La Carte Postale tire sa grande force de la liberté qui préside à sa création, à sa distribution, à sa conservation. Nous essayons dans cet annuaire, en dépit des contraintes indicatives que sont les cotes, de respecter au maximum cette qualité irremplaçable. La cartophilie doit consolider sa position de seconde collection populaire, après la philatélie, imposer plus profondément son identité esthétique et émotionnelle, maîtriser davantage les lignes directrices qui président à son marché. Bien des amateurs y trouveront encore matière pour leur épanouissement personnel (affiches, livres, recherches, expositions) et nous espérons, en dépit d’un labeur qui dévore nos loisirs, les conserver longtemps comme amis,
Joëlle et Gérard NEUDIN
Joëlle Neudin, professeur de lettres et Gérard Neudin, ancien élève de l’École Polytechnique
EDITORIAL
Chers amis cartophiles,
Voici votre sixième annuaire qui compte maintenant environ 500 pages sans majoration de prix (en francs constants). Il contient ainsi six fois plus d’informations que le pionnier de 1975. Il peut aussi espérer une diffusion six fois plus large. • Nous avions projeté de l’appuyer sur des fascicules spécialisés mais ni les devis ni les perspectives de vente ne nous ont encore permis de tenter l’aventure. Ce n’est que partie remise, car l’annuaire ne saurait grossir davantage et devra se limiter, dans l’avenir, à son rôle d’organe central de la Cartophilie, orientant les amateurs vers les cercles, les négociants, les publications ou les cartoguides spécialisés susceptibles de répondre aux questions les plus précises.
Jusqu’ici nos éditoriaux soulignaient en premier lieu les progrès de la Carte Postale. Nous voudrions cette fois, de façon ironiquement immodeste, vous parler un peu de nous-mêmes.
En 1974, c’était hier, le grand public dénigrait la carte postale.
Ses amoureux et ses collectionneurs, peut-être honteux de s’attacher à de si petites choses, demeuraient fort discrets. Passionnés à notre tour, nous avons décidé de nous dépenser pour que l’on reconnaisse la valeur émotionnelle, artistique, documentaire ou sociologique de ce mode d’expression populaire. Une demi-douzaine d’éditeurs refusèrent le manuscrit du premier annuaire qu’il fallut imprimer avec nos économies d’alors. Les diffuseurs contactés se récusèrent ensuite et, pour vider une cave pleine de fascicules oranges aujourd’hui recherchés, nous dûmes affronter nous-mêmes, paquets sous le bras, les sarcasmes ou les refus polis d’antiquaires, de libraires, de philatélistes. La presse déclina nos articles et les deux revues cartophiles spécialisées préférèrent tenir silence sur une entreprise de vulgarisation étrangère à leur sérail. Ceux qui possèdent l’argus 1975 pourront vérifier que nous leur rendions pourtant de vibrants hommages.
Mais après une prospection catastrophique parmi les cartophiles inscrits au cercle de Paris (moins de 50 commandes en deux mois…) nous reçûmes nos premiers appuis parmi lesquels ceux de George Petit, aujourd’hui disparu, et d’André Gontier. Chacun de nos annuaires continuera de remercier ceux qui nous soutiennent avec enthousiasme car rien ne serait accompli sans eux. Chaque liste publiée rappellera les noms de ceux, qui, les premiers, auront permis de la constituer. La cartophilie doit à l’éparpillement constructif de ses passionnés la diffusion aussi rapide de nos idées communes.
Nous avons ensuite encouragé toutes les initiatives : le salon du George-V, la création d’une centaine de cercles, le lancement des revues spécialisées, les manifestations, les installations de points de vente, les créations contemporaines, l’organisation d’un Musée, etc. Amis de la première heure auxquels se sont joints des milliers d’autres, les cartophiles sont montés sur tous les créneaux, ont essayé toutes les sorties, ont engagé tous les combats. Maintenant, le grand public non seulement ne dénigre plus la carte postale, mais n’hésite plus à l’évoquer comme référence.
C’est confortés par la gentillesse de milliers de lecteurs qui nous pardonnent nos fantaisies épistolaires (le courrier s’accumule quelquefois de longues semaines) que nous avons poursuivi notre lourd travail d’organisation et d’inventaire. Les excédents annuels (volontairement limités pour maintenir un prix de vente démocratique) ne suffisent jamais à financer l’expansion de l’annuaire et nous ressemblons à ces joueurs de Poker qui doivent chaque fois surenchérir sur le total de leurs mises antérieures. En dépit du chemin parcouru, il reste beaucoup de travail à accomplir car la collection, jeune, désordonnée, entre dans une phase moins attrayante pour beaucoup parce que moins rémunératrice à court terme. Mais les signes qui s’accumulent nous permettent d’espérer : l’organisation des collectionneurs parait solide (en dépit de l’absence étonnante d’une revue nationale à bon tirage) et les bonnes volontés ne font pas défaut pour créer des cercles, tenir des expositions, écrire des livres, éditer des cartes-documents, susciter des recherches. La Carte Postale tire sa grande force de la liberté qui préside à sa création, à sa distribution, à sa conservation. Nous essayons dans cet annuaire, en dépit des contraintes indicatives que sont les cotes, de respecter au maximum cette qualité irremplaçable. La cartophilie doit consolider sa position de seconde collection populaire, après la philatélie, imposer plus profondément son identité esthétique et émotionnelle, maîtriser davantage les lignes directrices qui président à son marché. Bien des amateurs y trouveront encore matière pour leur épanouissement personnel (affiches, livres, recherches, expositions) et nous espérons, en dépit d’un labeur qui dévore nos loisirs, les conserver longtemps comme amis,
Joëlle et Gérard NEUDIN




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