Description
Référence : 32281
Rolland H. – Glanum – Notice Archéologique
1954, format : 140×185, 60 pages, un plan dépliant (60x19cm) nb n&b. illustration[s].broché, pliure sur couv., bon état intérieur
CLANUM – NOTICE ARCHÉOLOGIQUE (IIe siècle av. J. C. au IIIe siècle de notre ère)
Saint-Rémy-de-Provence
La nécessité d’assurer à leur commerce des débouchés vers l’intérieur de la Gaule avait, de bonne heure, poussé les Phocéens, établis à Marseille depuis 600 avant J. C., à occuper le territoire longeant le Rhône depuis son embouchure jusqu’à son confluent avec la Durance. Dès le VT siècle, leurs marchandises arrivaient jusqu’aux Alpilles pour se répandre dans les habitats indigènes; Tun d’eux, situé au N. de la chaîne et groupé autour d’un sanctuaire (fig. 1 ), trouvant dans le contact avec les négociants marseillais une source de prospérité, se développa plus particulièrement sous le nom grec de Glanon, et le IIe siècle avant notre ère y vit s’élever, avec un temple de style classique (fig. 2, 3), des habitations semblables à celles des grandes villes hellénistiques. De cette époque date vraisemblablement l’apport d’un beau relief de style grec (fig. 4), ainsi que l’émission de monnaies d’argent, finementgravées, frappées au nom des Claniques; population composée en majorité de gaulois hellénisés dont les tombes, alignées le long des grands chemins, étaient signalées à la dévotion des passants par de hautes stèles portant des inscriptions gauloises écrites en caractères grecs.
Telle est l’origine de Clanum, station gallo-romaine sur la voie antique d’Espagne en Italie, universellement connu par ses Antiques: l’Arc et le Monument des Jules. Depuis 1921, le service des « Monuments Historiques » poursuit le dégagement des ruines de l’ancienne ville; les fouilles méthodiques ont donné des résultats de haute valeur scientifique, en mettant au jour les vestiges des trois périodes qui s’y sont succédé: la première, antérieure à la conquête romaine, avec son temple et ses maisons hellénistiques; la seconde attestant les progrès rapides de la Romanisation, conséquence de l’occupation du pays par les légions de Marius à qui Rome avait confié la défense de l’Italie (102 av. J. C.) ; la troisième, postérieure à la prise de Marseille par César (49 av. J. C.), commençant avec la réorganisation de la Procincia, à la fin de la République romaine ou au commencement de l’Empire, et se poursuivant jusqu’à la destruction de Clanum, lors de l’invasion germanique qui désola la Gaule vers 270 de notre ère.
Ces trois périodes sont définies par la superposition des constructions, demeurée nettement visible dans un certain nombre d’édifices; leur âge est déterminé par l’étude des monnaies et des tessons de vases recueillis dans les différentes couches du terrain, enfin par la découverte, dans une maison du niveau intermédiaire, d’une inscription datée. ..
Saint-Rémy-de-Provence
La nécessité d’assurer à leur commerce des débouchés vers l’intérieur de la Gaule avait, de bonne heure, poussé les Phocéens, établis à Marseille depuis 600 avant J. C., à occuper le territoire longeant le Rhône depuis son embouchure jusqu’à son confluent avec la Durance. Dès le VT siècle, leurs marchandises arrivaient jusqu’aux Alpilles pour se répandre dans les habitats indigènes; Tun d’eux, situé au N. de la chaîne et groupé autour d’un sanctuaire (fig. 1 ), trouvant dans le contact avec les négociants marseillais une source de prospérité, se développa plus particulièrement sous le nom grec de Glanon, et le IIe siècle avant notre ère y vit s’élever, avec un temple de style classique (fig. 2, 3), des habitations semblables à celles des grandes villes hellénistiques. De cette époque date vraisemblablement l’apport d’un beau relief de style grec (fig. 4), ainsi que l’émission de monnaies d’argent, finementgravées, frappées au nom des Claniques; population composée en majorité de gaulois hellénisés dont les tombes, alignées le long des grands chemins, étaient signalées à la dévotion des passants par de hautes stèles portant des inscriptions gauloises écrites en caractères grecs.
Telle est l’origine de Clanum, station gallo-romaine sur la voie antique d’Espagne en Italie, universellement connu par ses Antiques: l’Arc et le Monument des Jules. Depuis 1921, le service des « Monuments Historiques » poursuit le dégagement des ruines de l’ancienne ville; les fouilles méthodiques ont donné des résultats de haute valeur scientifique, en mettant au jour les vestiges des trois périodes qui s’y sont succédé: la première, antérieure à la conquête romaine, avec son temple et ses maisons hellénistiques; la seconde attestant les progrès rapides de la Romanisation, conséquence de l’occupation du pays par les légions de Marius à qui Rome avait confié la défense de l’Italie (102 av. J. C.) ; la troisième, postérieure à la prise de Marseille par César (49 av. J. C.), commençant avec la réorganisation de la Procincia, à la fin de la République romaine ou au commencement de l’Empire, et se poursuivant jusqu’à la destruction de Clanum, lors de l’invasion germanique qui désola la Gaule vers 270 de notre ère.
Ces trois périodes sont définies par la superposition des constructions, demeurée nettement visible dans un certain nombre d’édifices; leur âge est déterminé par l’étude des monnaies et des tessons de vases recueillis dans les différentes couches du terrain, enfin par la découverte, dans une maison du niveau intermédiaire, d’une inscription datée. ..



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