Description
Référence : 32305
Chaintreau Jean – Le chemin de fer à Montargis et dans le Gâtinais
1987, format : 170×240, 300 pages, très nombreuses n&b illustration[s].demi-reliure dos nerfs, bon état
Lorsque dans les années 1840 on hésitait encore à savoir si le Chemin de fer de Paris à Lyon passerait par la Bourgogne ou par le Bourbonnais, notre bonne ville de Montargis se mit d’emblée en devoir de former des comités de propagande en faveur du tracé qui la desservirait, c’est-à-dire celui du Bourbonnais.
Hélas le train fila par la Bourgogne ; on en fut désolé mais l’espoir demeurait. Pourquoi ne pas construire également la ligne du Bourbonnais en établissant dans un premier temps une voie de Paris à Nevers…
Ainsi en fut-il décidé. Montargis eut donc son chemin de fer tant convoité mais ce fut l’occasion d’une belle et longue bagarre d’intérêt, lorsqu’il s’agit d’en établir le tracé.
Les uns voulaient que la nouvelle ligne se raccordât à la grande artère Paris-Lyon du côté de Fontainebleau ou de Moret. Les autres voulaient la faire partir de Corbeil et remonter la vallée de l’Essonne. Finalement on eut Seine-et-Marne>77 Sud>Canton Montereau-fault-Yonne>Montereau-fault-Yonneles deux lignes pour la plus grande joie de tous.
Quand une compagnie décida de construire une ligne reliant Orléans à Châlons-sur-Marne, Montargis sut à nouveau faire entendre sa voix. « L’étoile » ferroviaire reçut peu à peu ses branches. S’il est certain que la position géographique de notre cité a joué en sa faveur, il est aussi vrai que sa volonté fut un atout déterminant.
C’est cette naissance du rail dans le Gâtinais, sa maturité et malheureusement aussi son déclin que nous allons essayer de retracer.
Il n’est pas exagéré de dire que Montargis fut un centre ferroviaire assez important et actif. Certes, la ligne du Bourbonnais n’a jamais connu le faste et l’aura de la « Ligne Impériale » mais elle eut cependant son heure de gloire à l’époque où il était de bon ton d’aller « prendre les Eaux » à Vichy.
A mi-chemin entre Paris et Nevers, trop près de 1 une ou de l’autre, notre dépôt n’a pas eu la chance de posséder les machines de prestige que se partageaient ces deux grands centres, sinon lorsque leur âge ou les performances de leurs descendantes les condamnaient à des tâches moins sophistiquées mais tout aussi nobles. On vit à Montargis, davantage de machines mixtes, aptes à toutes les besognes qu’on leur demandait et qui servirent le rail sans défaillir jusqu’à leur dernier souffle.
Le déclin du trafic ferroviaire sur les lignes modestes et l’électrification de l’artère Paris-Lyon allèrent bouleverser la situation.
Au fil des pages qui vont suivre le lecteur d’âge mûr retrouvera des souvenirs, le lecteur plus jeune sera sans doute surpris. Cet ouvrage que nous vous proposons n’est pas le fruit d’une recherche uniquement personnelle. Au détour de plusieurs chapitres, nous avons cherché à regrouper ce qui avait déjà été écrit sur le sujet bien mieux que nous n’aurions pu le faire, nous avons voulu donner une place de choix à l’image, témoin juste, précis et souvent émouvant de l’univers humain et technique du chemin de fer des années passées. L’âge respectable de certains documents ou la modestie des appareils photographiques de l’époque, aideront, nous l’espérons à excuser certaines imperfections.
Il convient de remercier chaleureusement toutes les personnes qui nous ont apporté leur aide et sans lesquelles rien n’aurait été possible (recherche de documents, traitement de paragraphes, évocation de souvenir ou autorisations de publication).
Je citerai principalement M. Bailly, M. Bazin, M. Beulin, M. et Mme Chollet, M. Denis, M. Floquet, M. Gorce, M. Maillet, M. Menigault, Mme Pasquet, M. Perceau, M. Pilfert, M. l’Abbé Verdier, Président de la Société d’Emulation de Montargis, M. Vitry, M. Wursmer, la Fédération des Amis des Chemins de Fer secondaire (F.A.C.S.), heb domadaire La Vie du Rail, la revue Voies Ferrées, la revue M.T.V.S. responsables de la Bibliothèque et des Archives de la ville de Montargis.
Et bien sûr, notre éditeur et son équipe.
TABLE DES MATIERES
Introduction
Historique des lignes principales.
Les lignes de Paris à Montargis et Nevers :• par Moret-sur-Loing.—par Malesherbes.
Le projet de chemin de fer de Montargis à Collanges-sur- Yonne.• les branches adjacentes aux grandes lignes.
La gare de Montargis• Présentation schématique des installations à leur apogée— Evolution des installations au fil des ans— Evolution d’ensemble des bâtiments• La gare des marchandises• Les grandes étapes d’implantation des voies principales, de garage ou de triage• La vie du dépôt• Le personnel —Evolution des effectifs• Les grandes dates de la gare
Le matériel roulant• Matériel moteur—d’origine P.L.M.• d’origine P.O.—d’origine S.N.C.F.• Les dernières années de la vapeur dans le Gâtinais• Matériel remorqué— d’origine P.L.M.—d’origine S.N.C.F.
La Signalisation sur les lignes P.L.M. et P.O. du Gâtinais
Le Trafic des Marchandises
Le Trafic des Voyageurs
Le projet de Chemin de fer sur route de Montargis à Bleneau
Le tramway de Montargis
Le tramway de Nogent-sur-Vernisson à Châtillon-Coligny
Les lignes d’intérêt secondaire de Montereau à Château-Landon etde Sens à Egreville
Le chemin de fer et les années de guerre
L’influence du chemin de fer sur la ville et la région
Conclusion
Bibliographie
Hélas le train fila par la Bourgogne ; on en fut désolé mais l’espoir demeurait. Pourquoi ne pas construire également la ligne du Bourbonnais en établissant dans un premier temps une voie de Paris à Nevers…
Ainsi en fut-il décidé. Montargis eut donc son chemin de fer tant convoité mais ce fut l’occasion d’une belle et longue bagarre d’intérêt, lorsqu’il s’agit d’en établir le tracé.
Les uns voulaient que la nouvelle ligne se raccordât à la grande artère Paris-Lyon du côté de Fontainebleau ou de Moret. Les autres voulaient la faire partir de Corbeil et remonter la vallée de l’Essonne. Finalement on eut Seine-et-Marne>77 Sud>Canton Montereau-fault-Yonne>Montereau-fault-Yonneles deux lignes pour la plus grande joie de tous.
Quand une compagnie décida de construire une ligne reliant Orléans à Châlons-sur-Marne, Montargis sut à nouveau faire entendre sa voix. « L’étoile » ferroviaire reçut peu à peu ses branches. S’il est certain que la position géographique de notre cité a joué en sa faveur, il est aussi vrai que sa volonté fut un atout déterminant.
C’est cette naissance du rail dans le Gâtinais, sa maturité et malheureusement aussi son déclin que nous allons essayer de retracer.
Il n’est pas exagéré de dire que Montargis fut un centre ferroviaire assez important et actif. Certes, la ligne du Bourbonnais n’a jamais connu le faste et l’aura de la « Ligne Impériale » mais elle eut cependant son heure de gloire à l’époque où il était de bon ton d’aller « prendre les Eaux » à Vichy.
A mi-chemin entre Paris et Nevers, trop près de 1 une ou de l’autre, notre dépôt n’a pas eu la chance de posséder les machines de prestige que se partageaient ces deux grands centres, sinon lorsque leur âge ou les performances de leurs descendantes les condamnaient à des tâches moins sophistiquées mais tout aussi nobles. On vit à Montargis, davantage de machines mixtes, aptes à toutes les besognes qu’on leur demandait et qui servirent le rail sans défaillir jusqu’à leur dernier souffle.
Le déclin du trafic ferroviaire sur les lignes modestes et l’électrification de l’artère Paris-Lyon allèrent bouleverser la situation.
Au fil des pages qui vont suivre le lecteur d’âge mûr retrouvera des souvenirs, le lecteur plus jeune sera sans doute surpris. Cet ouvrage que nous vous proposons n’est pas le fruit d’une recherche uniquement personnelle. Au détour de plusieurs chapitres, nous avons cherché à regrouper ce qui avait déjà été écrit sur le sujet bien mieux que nous n’aurions pu le faire, nous avons voulu donner une place de choix à l’image, témoin juste, précis et souvent émouvant de l’univers humain et technique du chemin de fer des années passées. L’âge respectable de certains documents ou la modestie des appareils photographiques de l’époque, aideront, nous l’espérons à excuser certaines imperfections.
Il convient de remercier chaleureusement toutes les personnes qui nous ont apporté leur aide et sans lesquelles rien n’aurait été possible (recherche de documents, traitement de paragraphes, évocation de souvenir ou autorisations de publication).
Je citerai principalement M. Bailly, M. Bazin, M. Beulin, M. et Mme Chollet, M. Denis, M. Floquet, M. Gorce, M. Maillet, M. Menigault, Mme Pasquet, M. Perceau, M. Pilfert, M. l’Abbé Verdier, Président de la Société d’Emulation de Montargis, M. Vitry, M. Wursmer, la Fédération des Amis des Chemins de Fer secondaire (F.A.C.S.), heb domadaire La Vie du Rail, la revue Voies Ferrées, la revue M.T.V.S. responsables de la Bibliothèque et des Archives de la ville de Montargis.
Et bien sûr, notre éditeur et son équipe.
TABLE DES MATIERES
Introduction
Historique des lignes principales.
Les lignes de Paris à Montargis et Nevers :• par Moret-sur-Loing.—par Malesherbes.
Le projet de chemin de fer de Montargis à Collanges-sur- Yonne.• les branches adjacentes aux grandes lignes.
La gare de Montargis• Présentation schématique des installations à leur apogée— Evolution des installations au fil des ans— Evolution d’ensemble des bâtiments• La gare des marchandises• Les grandes étapes d’implantation des voies principales, de garage ou de triage• La vie du dépôt• Le personnel —Evolution des effectifs• Les grandes dates de la gare
Le matériel roulant• Matériel moteur—d’origine P.L.M.• d’origine P.O.—d’origine S.N.C.F.• Les dernières années de la vapeur dans le Gâtinais• Matériel remorqué— d’origine P.L.M.—d’origine S.N.C.F.
La Signalisation sur les lignes P.L.M. et P.O. du Gâtinais
Le Trafic des Marchandises
Le Trafic des Voyageurs
Le projet de Chemin de fer sur route de Montargis à Bleneau
Le tramway de Montargis
Le tramway de Nogent-sur-Vernisson à Châtillon-Coligny
Les lignes d’intérêt secondaire de Montereau à Château-Landon etde Sens à Egreville
Le chemin de fer et les années de guerre
L’influence du chemin de fer sur la ville et la région
Conclusion
Bibliographie





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