Description
Référence : 32307
CHERBULIEZ Victor – La Ferme du Choquard
1982, format : 140×215, 448 pages, sans illustration[s].broché, trace de scotch aux intérieurs de couv., bon état intérieur
Le roman de Victor Cherbuliez, de l’Académie française, publié en 1882, est un grand et vrai roman du terroir. L’action s’y déroule près de Combs-la-Ville, dans la vallée de l’Yerres, où l’écrivain passa les vingt dernières années de sa vie. Il peint avec beaucoup de finesse et de façon très colorée la plantureuse Brie de son époque.
Il s’agit également d’un roman d’aventures où il se passe d’innombrables événements comiques et tragiques. Un roman « à suspens » comme on dirait de nos jours. Il y a là tous les éléments de ce qu’on appellerait aujourd’hui un « roman populaire ».
Roman de la terre. Roman d’aventures, La ferme du Choquard est aussi le roman de l’extraordinaire : la passion, de bout en bout, y tient la première place. Aleth, l’héroïne, est une femme aussi belle que dangereuse, aussi ambitieuse que contradictoire, aussi perverse que touchante. De son ascension à sa chute, elle aura remué bien des coeurs. Après la disparition de ce météore inquiétant tout rentrera dans l’ordre…Christian de Bartillat, auteur de Un champ de bataille et de blé et d’une Petite histoire de la littérature en Seine-et-Marne publiée « en livraisons » dans les « Bulletins de la Société d’Histoire et d’Art de la Brie et du Pays de Meaux », nous parle dans sa préface de la vie de Cherbuliez et de son oeuvre.
PRÉFACE
de Victor Cherbuliez, un réaliste de l’extraordinaire
Avec La ferme du Choquard de Victor Cherbuliez, sorti en 1882, les Presses du Village publient leur premier roman. Ceci pour deux raisons essentielles. Tout d’abord, parce que notre auteur d’origine suisse, devenu académicien français, vécut les vingt dernières années de sa vie à Combs-la-Ville ; l’action du présent ouvrage se situe complètement dans ce pays et, plus précisément, dans la vallée de l’Yerres. Ensuite, parce que La ferme du Choquard est un excellent roman, destiné à un large public et qui, selon nous, mériterait d’être porté à l’écran. Du reste, l’œuvre de Cherbuliez vaudrait la peine d’être à nouveau reconnue.Victor Cherbuliez naquit à Genève en 1829, issu d’une ancienne famille protestante du Poitou. Son père, après avoir été Monsieur le Pasteur Cherbuliez « très érudit, orientaliste, hébraïsant, helléniste et latiniste » devint membre de l’Académie de Genève. Son fils, Victor, le suit à Berlin et à Paris, étudie le sanscrit et se plonge dans les grandes œuvres philosophiques, notamment de Hegel et d’Aristote. Il médite alors une grande publication hégélienne. En août 1859 un long voyage le mène en Orient, puis le conduit à Athènes où, selon Renan qui le reçoit à l’Académie, il « voit les restes d’un monde, d’une éclosion divine qui ne se renouvellera plus ». « Sur le bateau qui vous ramenait à Trieste, ajoute Renan, vous écrivez ce dialogue exquis où, à propos d’un cheval de Phidias, vous exprimez vos idées sur la transformation la plus profonde qui se soit produite dans l’humanité puisque le passage du paganisme au christianisme a été avant tout une révolution esthétique. »Mais bientôt Cherbuliez abandonne l’essai et la philosophie pour se consacrer presque exclusivement à son œuvre romanesque.
Le succès du Comte Kostia, un roman d’aventures en 1863, lui ouvre une carrière prestigieuse. Ce romancier, abandonnant le parisianisme, fait avec ses différents personnages un véritable tour d’Europe. Beaucoup l’appelaient à redevenir français, et pourtant l’auteur hésitait à se déraciner. Finalement, il profite de la loi réparatrice de 1790 qui rendait la pleine nationalité française à toute personne qui, née dans un pays étranger, descendait à quelque degré que ce soit d’un Français ou d’une Française expatriés pour cause de religion. Le désastre de 1870 le brisa. Il décida alors de réintégrer son ancienne patrie, désespéré. Il est naturalisé français en 1880 et entre finalement à l’Académie française le 15 mai 1882. Il fait l’éloge de Dufaure et Renan lui répond dans un discours d’une belle envolée.
À partir de cette époque, il se fixe à Combs-la-Ville, au Pierreux, propriété à cheval sur Combs et Quincy, sa demeure ayant depuis disparu en raison de l’agrandissement du parc voisin. Aujourd’hui, la rue séparant les deux communes porte encore son nom….
Il s’agit également d’un roman d’aventures où il se passe d’innombrables événements comiques et tragiques. Un roman « à suspens » comme on dirait de nos jours. Il y a là tous les éléments de ce qu’on appellerait aujourd’hui un « roman populaire ».
Roman de la terre. Roman d’aventures, La ferme du Choquard est aussi le roman de l’extraordinaire : la passion, de bout en bout, y tient la première place. Aleth, l’héroïne, est une femme aussi belle que dangereuse, aussi ambitieuse que contradictoire, aussi perverse que touchante. De son ascension à sa chute, elle aura remué bien des coeurs. Après la disparition de ce météore inquiétant tout rentrera dans l’ordre…Christian de Bartillat, auteur de Un champ de bataille et de blé et d’une Petite histoire de la littérature en Seine-et-Marne publiée « en livraisons » dans les « Bulletins de la Société d’Histoire et d’Art de la Brie et du Pays de Meaux », nous parle dans sa préface de la vie de Cherbuliez et de son oeuvre.
PRÉFACE
de Victor Cherbuliez, un réaliste de l’extraordinaire
Avec La ferme du Choquard de Victor Cherbuliez, sorti en 1882, les Presses du Village publient leur premier roman. Ceci pour deux raisons essentielles. Tout d’abord, parce que notre auteur d’origine suisse, devenu académicien français, vécut les vingt dernières années de sa vie à Combs-la-Ville ; l’action du présent ouvrage se situe complètement dans ce pays et, plus précisément, dans la vallée de l’Yerres. Ensuite, parce que La ferme du Choquard est un excellent roman, destiné à un large public et qui, selon nous, mériterait d’être porté à l’écran. Du reste, l’œuvre de Cherbuliez vaudrait la peine d’être à nouveau reconnue.Victor Cherbuliez naquit à Genève en 1829, issu d’une ancienne famille protestante du Poitou. Son père, après avoir été Monsieur le Pasteur Cherbuliez « très érudit, orientaliste, hébraïsant, helléniste et latiniste » devint membre de l’Académie de Genève. Son fils, Victor, le suit à Berlin et à Paris, étudie le sanscrit et se plonge dans les grandes œuvres philosophiques, notamment de Hegel et d’Aristote. Il médite alors une grande publication hégélienne. En août 1859 un long voyage le mène en Orient, puis le conduit à Athènes où, selon Renan qui le reçoit à l’Académie, il « voit les restes d’un monde, d’une éclosion divine qui ne se renouvellera plus ». « Sur le bateau qui vous ramenait à Trieste, ajoute Renan, vous écrivez ce dialogue exquis où, à propos d’un cheval de Phidias, vous exprimez vos idées sur la transformation la plus profonde qui se soit produite dans l’humanité puisque le passage du paganisme au christianisme a été avant tout une révolution esthétique. »Mais bientôt Cherbuliez abandonne l’essai et la philosophie pour se consacrer presque exclusivement à son œuvre romanesque.
Le succès du Comte Kostia, un roman d’aventures en 1863, lui ouvre une carrière prestigieuse. Ce romancier, abandonnant le parisianisme, fait avec ses différents personnages un véritable tour d’Europe. Beaucoup l’appelaient à redevenir français, et pourtant l’auteur hésitait à se déraciner. Finalement, il profite de la loi réparatrice de 1790 qui rendait la pleine nationalité française à toute personne qui, née dans un pays étranger, descendait à quelque degré que ce soit d’un Français ou d’une Française expatriés pour cause de religion. Le désastre de 1870 le brisa. Il décida alors de réintégrer son ancienne patrie, désespéré. Il est naturalisé français en 1880 et entre finalement à l’Académie française le 15 mai 1882. Il fait l’éloge de Dufaure et Renan lui répond dans un discours d’une belle envolée.
À partir de cette époque, il se fixe à Combs-la-Ville, au Pierreux, propriété à cheval sur Combs et Quincy, sa demeure ayant depuis disparu en raison de l’agrandissement du parc voisin. Aujourd’hui, la rue séparant les deux communes porte encore son nom….


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