Description
Référence : 32325
– VILLEPARISIS en cartes postales anciennes
1982, format : 210×150, 122 pages, très nb. illustration[s].relié toile, bon état
PRÉFACE
Ce recueil de cartes postales anciennes se propose de faire revivre Villeparisis pendant la première moitié de ce siècle. La partie la plus ancienne de notre ville située aux alentours de l’église Saint-Martin et de l’ancienne Nationale 3, a un passé rural, où les vieilles maisons encore campagnardes témoignent de l’activité agricole des habitants. La partie la plus récente, édifiée depuis la halte de la gare, montre un visage plus pavillonnaire car elle a été constituée de petits jardins de retraités et de lotissements de Parisiens peu fortunés.
Les anciens retrouveront le Villeparisis de leur enfance et pourront évoquer, en revoyant des lieux disparus, leurs souvenirs de jeunesse. Les plus jeunes découvriront avec surprise que leur ville a un passé. Enfin, les nouveaux arrivants, à qui nous avons aussi pensé, pourront mieux s’intégrer à un tissu urbain plus vivant et plus familier.
Située à 20 km de Paris et 25 km de Meaux, notre ville s’est surtout développée depuis ces quarante dernières années. Pourtant l’occupation humaine est très ancienne dans notre région puisqu’on a retrouvé, lors de fouilles, des substructions d’époque gallo-romaine et que le nom d’origine franque de Villeparisis atteste de son existence dès le Ve siècle de notre ère. La première mention écrite du nom de Parisia date de 1096.
Le lieu, défriché par la tribu des Parish sur la grande forêt de Lognes, fut longtemps un petit bourg situé sur une voie gallo-romaine, elle-même héritière d’une route gauloise. Cette situation fut le moteur du développement ultérieur de la ville. La route d’Allemagne devient bientôt une grande voie de communication et Villeparisis une halte importante pour le roulage. On y comptera jusqu’à six auberges-relais au XVIIIe siècle. Ces auberges emploient les habitants dont l’agriculture n’a pas besoin et contribuent à développer l’activité des pailleux qui alimentent relais et marchés de la paille, locaux et parisiens.
Au XIXe siècle, Villeparisis est un village prospère peuplé de 600 habitants avec quelques grosses fermes comme celle du Vieux Château ou celle de Grosbois. 11 est divisé en lieux-dits dont les noms pittoresques subsistent encore : « le Clos des Auvergnats », « les Châtaigniers », « l’Arpent Tortu », « le Bois de Maulny », « la Mare aux Pois, « la Couronne »…etc. On y cultive du blé, du seigle, des pommes de terre et aussi des vignes sur les collines du sud de la ville.
A partir de 1850, la situation va se modifier. L’exploitation des carrières de gypse et du bois va marquer un début d’activités industrielles et l’ouverture de la ligne de chemin de fer Paris-Soissons en 1861, sera le facteur du rapprochement avec Paris et de l’accélération des échanges.
Enfin en 1920, la ville connaît un nouveau développement qui aboutira à lui donner son visage actuel. La guerre de 1914 a appauvri les propriétaires terriens qui vont se dessaisir des parties les moins riches de leurs domaines. Les ouvriers parisiens, à l’étroit dans des logements souvent insalubres rêvent de jardins et de grand air. Ainsi s’ouvre la période des lotissements : des sociétés immobilières achètent de grands terrains à 1 F le m2 et les revendent aux nouveaux arrivants, aspirant à devenir « tous propios », 5 F le m2. Malgré les noms enchanteurs des lotissements : « Bois de la Reneuse », « Val du Muguet », « lotissement des Bleuets », la réalité est bien autre. La voirie restera longtemps inexistante, boue, mares et ronces rendent la vie des habitants bien difficile. Pour preuve, le marchand de tabac qui se trouve près de la voie de chemin de fer, offre aux usagers de la gare, une armoire pour ranger les innombrables sabots qu’il faut chausser matin et soir pour faire le trajet de leur demeure à la gare. Mais le dimanche, les bals et les buvettes ne désemplissent pas car on sait aussi s’amuser. Enfin, la loi sur les « mal-lotis » apportera des améliorations : éclairage public en 1927 et voirie mieux adaptée.
Ce recueil de cartes postales anciennes se propose de faire revivre Villeparisis pendant la première moitié de ce siècle. La partie la plus ancienne de notre ville située aux alentours de l’église Saint-Martin et de l’ancienne Nationale 3, a un passé rural, où les vieilles maisons encore campagnardes témoignent de l’activité agricole des habitants. La partie la plus récente, édifiée depuis la halte de la gare, montre un visage plus pavillonnaire car elle a été constituée de petits jardins de retraités et de lotissements de Parisiens peu fortunés.
Les anciens retrouveront le Villeparisis de leur enfance et pourront évoquer, en revoyant des lieux disparus, leurs souvenirs de jeunesse. Les plus jeunes découvriront avec surprise que leur ville a un passé. Enfin, les nouveaux arrivants, à qui nous avons aussi pensé, pourront mieux s’intégrer à un tissu urbain plus vivant et plus familier.
Située à 20 km de Paris et 25 km de Meaux, notre ville s’est surtout développée depuis ces quarante dernières années. Pourtant l’occupation humaine est très ancienne dans notre région puisqu’on a retrouvé, lors de fouilles, des substructions d’époque gallo-romaine et que le nom d’origine franque de Villeparisis atteste de son existence dès le Ve siècle de notre ère. La première mention écrite du nom de Parisia date de 1096.
Le lieu, défriché par la tribu des Parish sur la grande forêt de Lognes, fut longtemps un petit bourg situé sur une voie gallo-romaine, elle-même héritière d’une route gauloise. Cette situation fut le moteur du développement ultérieur de la ville. La route d’Allemagne devient bientôt une grande voie de communication et Villeparisis une halte importante pour le roulage. On y comptera jusqu’à six auberges-relais au XVIIIe siècle. Ces auberges emploient les habitants dont l’agriculture n’a pas besoin et contribuent à développer l’activité des pailleux qui alimentent relais et marchés de la paille, locaux et parisiens.
Au XIXe siècle, Villeparisis est un village prospère peuplé de 600 habitants avec quelques grosses fermes comme celle du Vieux Château ou celle de Grosbois. 11 est divisé en lieux-dits dont les noms pittoresques subsistent encore : « le Clos des Auvergnats », « les Châtaigniers », « l’Arpent Tortu », « le Bois de Maulny », « la Mare aux Pois, « la Couronne »…etc. On y cultive du blé, du seigle, des pommes de terre et aussi des vignes sur les collines du sud de la ville.
A partir de 1850, la situation va se modifier. L’exploitation des carrières de gypse et du bois va marquer un début d’activités industrielles et l’ouverture de la ligne de chemin de fer Paris-Soissons en 1861, sera le facteur du rapprochement avec Paris et de l’accélération des échanges.
Enfin en 1920, la ville connaît un nouveau développement qui aboutira à lui donner son visage actuel. La guerre de 1914 a appauvri les propriétaires terriens qui vont se dessaisir des parties les moins riches de leurs domaines. Les ouvriers parisiens, à l’étroit dans des logements souvent insalubres rêvent de jardins et de grand air. Ainsi s’ouvre la période des lotissements : des sociétés immobilières achètent de grands terrains à 1 F le m2 et les revendent aux nouveaux arrivants, aspirant à devenir « tous propios », 5 F le m2. Malgré les noms enchanteurs des lotissements : « Bois de la Reneuse », « Val du Muguet », « lotissement des Bleuets », la réalité est bien autre. La voirie restera longtemps inexistante, boue, mares et ronces rendent la vie des habitants bien difficile. Pour preuve, le marchand de tabac qui se trouve près de la voie de chemin de fer, offre aux usagers de la gare, une armoire pour ranger les innombrables sabots qu’il faut chausser matin et soir pour faire le trajet de leur demeure à la gare. Mais le dimanche, les bals et les buvettes ne désemplissent pas car on sait aussi s’amuser. Enfin, la loi sur les « mal-lotis » apportera des améliorations : éclairage public en 1927 et voirie mieux adaptée.




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