Description
Référence : 32370
Société dHistoire et d’Archeologie de Brie-Comte-Robert – N°05 & 06 Bulletin Sté Brie-Cte-Robert
Brie-Comte-Robert – Mormant – Tournan – La Vallée de l’Yerres
1933, format : 255×330, 28 pages, 10 gravures + un plan illustration[s].Folio, bon état
A travers la campagne briarde : le ru des Hauldres (origine Lissy),
La fête civique de Brunoy sous la Terreur
Compte rendu à la Convention Nationale
Archéologie de Seine-et-Marne, mère de toutes les autres, a, le premier, parlé en maître de son histoire dans son livre toujours consulté « Les Forêts de la Gaule et de l’ancienne France, paru en 1867.
Plus près de nous, M. Camille .Tullían, l’éminent historien de la Gaule, s’est suffisamment expliqué là-dessus dans son Histoire de la Gaule (1908-1926).
Pour comprendre comment le massif sylvestre de Sénart n’était qu’une partie d’un tout, immense, il ne faut pas oublier, en ce qui concerne l’état des sylves de ces époques lointaines du début de l’histoire, que, géologiquement et géographiquement parlant, un fleuve, ou un -cours d’eau, loin de faire une séparation entre deux forêts, ne fait que traverser cette masse de verdure à l’instar d’une route et, pas plus que celle-ci, ne rompt l’unité de l’ensemble.
Par conséquent, pour le Sud-Ouest, la Forêt de Bière (ou de Fontainebleau), remontait par Etampes vers le Nord et rejoignait l’ancienne Forêt d’Yveline (aujourd’hui Forêt de Rambouillet.
De même, pour le Sud-Est, la Seine ne sépare pas les Bois de Valence, à l’Est, de la Grande Forêt de Fontainebleau, à l’Ouest.
Le Bois Chapuis, indiqué encore sur la Carte de Cassini, près Machault (canton du Châtelet), était pareillement un reste de la Forêt de Bière.
Cette Forêt de Bière, dans sa partie méridionale, franchissait de même le Loing et allait jusqu’à l’Yonne. Les Comptes de saint Louis nous parlent de la Forêt de Dian ou Dians. Ce fut probablement le nom général de tout ce massif allant de Pithiviers à Joigny. Ce mot n’est pas une altération de Diane, mais visiblement une corruption du mot Dean, den « forêt » que l’on retrouve dans le nom de l’Ardenne (den la forêt, ardd élevée). Il remonte à l’époque gauloise.
Entre Melun et Corbeil, divers noms de lieu, Boissise- la-Bertrand, Boissise le-Roi, Boissettes, montrent que la Forêt de Rougeau ou des Rougeaux) sise sur la rive droite de la Seine, avait, antérieurement au xna siècle, une extension beaucoup plus grande qu’au XVIII siècle. Cette forêt de Rougeau n’est qu’un prolongement de la Forêt de Sénart.
De même, pour en revenirà notre sujet, la Forêt de Sénart, comprise entre la Seine et l’Yerres, allait rejoindre, loin vers le Nord-Est, la Forêt d’Armainvilliers et, plus loin encore, la Forêt de Crécy, — cette jonction se faisant, du reste, par des intermédiaires tels que la Forêt d’Yerres, la Forêt de Villecresnes, le Bois-Notre-Dame, au Nord de Lésigny.
Par ailleurs, au IX® siècle encore, la Forêt de Sénart rejoignait, au Sud, la Forêt de Bière ou de Fontainebleau, mais vers le Nord-Est, elle se rattachait aux forêts avoisinant Paris, savoir : Vincennes, Livry et Bondy, c’est-à-dire un groupe sylvestre compris entre la Seine et la Marne, alors que la série ArmainvilTiers et Crécy se trouvait au Sud de cette dernière rivière.
La fête civique de Brunoy sous la Terreur
Compte rendu à la Convention Nationale
Archéologie de Seine-et-Marne, mère de toutes les autres, a, le premier, parlé en maître de son histoire dans son livre toujours consulté « Les Forêts de la Gaule et de l’ancienne France, paru en 1867.
Plus près de nous, M. Camille .Tullían, l’éminent historien de la Gaule, s’est suffisamment expliqué là-dessus dans son Histoire de la Gaule (1908-1926).
Pour comprendre comment le massif sylvestre de Sénart n’était qu’une partie d’un tout, immense, il ne faut pas oublier, en ce qui concerne l’état des sylves de ces époques lointaines du début de l’histoire, que, géologiquement et géographiquement parlant, un fleuve, ou un -cours d’eau, loin de faire une séparation entre deux forêts, ne fait que traverser cette masse de verdure à l’instar d’une route et, pas plus que celle-ci, ne rompt l’unité de l’ensemble.
Par conséquent, pour le Sud-Ouest, la Forêt de Bière (ou de Fontainebleau), remontait par Etampes vers le Nord et rejoignait l’ancienne Forêt d’Yveline (aujourd’hui Forêt de Rambouillet.
De même, pour le Sud-Est, la Seine ne sépare pas les Bois de Valence, à l’Est, de la Grande Forêt de Fontainebleau, à l’Ouest.
Le Bois Chapuis, indiqué encore sur la Carte de Cassini, près Machault (canton du Châtelet), était pareillement un reste de la Forêt de Bière.
Cette Forêt de Bière, dans sa partie méridionale, franchissait de même le Loing et allait jusqu’à l’Yonne. Les Comptes de saint Louis nous parlent de la Forêt de Dian ou Dians. Ce fut probablement le nom général de tout ce massif allant de Pithiviers à Joigny. Ce mot n’est pas une altération de Diane, mais visiblement une corruption du mot Dean, den « forêt » que l’on retrouve dans le nom de l’Ardenne (den la forêt, ardd élevée). Il remonte à l’époque gauloise.
Entre Melun et Corbeil, divers noms de lieu, Boissise- la-Bertrand, Boissise le-Roi, Boissettes, montrent que la Forêt de Rougeau ou des Rougeaux) sise sur la rive droite de la Seine, avait, antérieurement au xna siècle, une extension beaucoup plus grande qu’au XVIII siècle. Cette forêt de Rougeau n’est qu’un prolongement de la Forêt de Sénart.
De même, pour en revenirà notre sujet, la Forêt de Sénart, comprise entre la Seine et l’Yerres, allait rejoindre, loin vers le Nord-Est, la Forêt d’Armainvilliers et, plus loin encore, la Forêt de Crécy, — cette jonction se faisant, du reste, par des intermédiaires tels que la Forêt d’Yerres, la Forêt de Villecresnes, le Bois-Notre-Dame, au Nord de Lésigny.
Par ailleurs, au IX® siècle encore, la Forêt de Sénart rejoignait, au Sud, la Forêt de Bière ou de Fontainebleau, mais vers le Nord-Est, elle se rattachait aux forêts avoisinant Paris, savoir : Vincennes, Livry et Bondy, c’est-à-dire un groupe sylvestre compris entre la Seine et la Marne, alors que la série ArmainvilTiers et Crécy se trouvait au Sud de cette dernière rivière.



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