Description
Référence : 32393
RÉALE Michel – PROVINS, ville féodale et ses Environs
1986, format : 165×240, 144 pages, illustration[s] : nb en n&b., demi-reliure dos nerfs, bon état, dédicace nominative
L’AUTEUR : Michel Reale
Etudes classiques (latin-grec, philosophie-lettres, histoire). Saint-Cyrien, puis officier de la Légion Etrangère pendant la guerre d’Algérie.
Instituteur de campagne près de Provins, à Courtacon puis Grandpuits-Bailly-Carrois ; secrétaire de mairie. Participe pendant douze ans à l’instruction militaire des sous-officiers de réserve de l’arrondissement de Provins. Lieutenant-colonel, Chevalier de la Légion d’Honneur à titre militaire.
Auteur, sous le pseudonyme de Dominique Farale, de plusieurs ouvrages publiés par les Presses de la Cité et France-Empire ; édité en livre de poche. Prix Claude Farrère 1965. Membre de l’Association des Ecrivains combattants.
Directeur d’école.
Marié à vingt-deux ans avec une amie d’enfance qui l’a suivi pendant la guerre d’Algérie et participe à ses activités littéraires. Trois enfants dont un est décédé.
Les clichés de Provins et des environs on été faits par M. Pierre Reale, décédé en 1985 après avoir exercé pendant plus de cinquante ans le métier de photographe en France, en Afrique du Nord et dans le désert de Mauritanie.
M. Charles Weissenburger, beau-père et grand-père des auteurs, photographe à partir de 1925 de la basilique de Longpont-sur-Orge, de la Madeleine de Paris et de nombreuses églises de Paris et d’Ile-de-France, a contribué par ses conseils à la réalisation de ce livre.
Introduction
ROVINS est une petite sous-préfecture du département de Seine-et-Marne, à quatre-vingts kilomètres de Paris. Elle est: peuplée de dix mille habitants et le xixc siècle a complètement oublié de l’industrialiser.
Elle est traversée par deux petites rivières et par la route nationale 19, et desservie par une voie ferrée d’intérêt secondaire.
Beaucoup de Français l’ignorent. D’autres y passent par hasard et aperçoivent ainsi sa ville haute, dominée par une grande tour féodale et par une vaste église qu’entourent des remparts imposants.
Mais ils n’ont pas toujours l’idée de s’y arrêter, peut-être par crainte de perdre leur temps. Ou bien, s’y arrêtant, ils se contentent de monter sur la tour de César et d’entrer dans l’église Saint-Qpiriace. Certains croient connaître Provins parce qu’ils ont parcouru en voiture ses ruelles chargées d’histoire, ou traversé sans les voir ses nombreux vestiges d’un passé extraordinaire.
Se souvient-on encore de ce que fut Provins au Moyen Age ?
Provins, dont les trois foires duraient plusieurs mois chaque année et attiraient un grand nombre de marchands italiens, allemands, flamands et anglais.
Provins, berceau d’une rose renommée et chef-lieu d’une commanderie de Templiers.
Provins, qui possédait six hôpitaux, vingt églises, chapelles et couvents, un atelier de monnaie fondé par Charlemagne, et un palais des comtes de Champagne.
Provins, dont les remparts furent attaqués par le roi de France Louis VII, le comte Edmond de Lancastre, le roi d’Angleterre Edouard III, le roi de Navarre Charles le Mauvais, le duc de Berry, le duc de Bourgogne Jean-Sans-Peur, le commandeur de Malte Nicolas de Giresme, par les ligueurs du duc de Mayenne, et enfin par Henri IV (pour ne citer que les principaux).
Provins, dont tant d’enfants participèrent aux Croisades.
Provins, où le moine Abélard enseigna la philosophie, où deux papes vinrent au xne siècle, où le roi de France Philippe-Auguste tint le comte Thibault IV de Champagne sur les fonts baptismaux en l’église Saint-Quiriace, où le roi de France Charles IV le Bel épousa Marie de Luxembourg, où le roi Charles V présida les Etats de Champagne.
Provins, où la reine Isabeau de Bavière se réfugia plusieurs mois auprès de Jean-Sans-Peur, où Charles VII et Jeanne d Arc s’arrêtèrent à leur retour du sacre de Reims pour entendre la messe à Saint-Quiriace.
Sait-on que Provins a conservé presque tout son patrimoine
médiéval ?
Sa ville haute comprend vingt-quatre hectares de quartiers moyenâgeux, deux kilomètres de remparts énormes, des ruelles pittoresques, de nombreux et précieux vestiges de sa splendeur d’autrefois. Sa ville basse, quoique plus moderne, possède des églises, des monuments, des vieilles ruelles, des chemins verdoyants, des ruisseaux, des lavoirs. Elle a gardé les kilomètres de fossés qui l’entouraient autrefois, des hôtelleries médiévales et de magnifiques roseraies ou se perpétue la rose palestinienne qui fit sa renommée.
Se souvient-on encore de ces remarquables comtes de Champagne auxquels Provins dut sa splendeur et dont on retrouve le souvenir à chaque pas lorsqu’on visite la ville ?
Thibault Ier, qui lui apporta la paix, l’ordre, et la prospérité.
Etienne-Henri, qui épousa la fille du roi d’Angleterre Guillaume le Conquérant et mourut en croisade.
Hugues, qui mena quatre expéditions en Palestine et mourut lors de la quatrième.
Thibault II le Grand, qui tint le royaume de France en échec, et refusa la couronne d’Angleterre.
Henri le Libéral, gendre de la duchesse Eléonore d Aquitaine, beau-frère du roi de France Louis VII et de Richard Cœur de Lion, oncle maternel du roi Philippe-Auguste, beau-père du comte Baudouin de Flandre, qui prit part à deux croisades, fut capturé par le sultan d’Egypte Saladin, et mourut peu après avoir racheté sa liberté.
Henri le Jeune, qui prit part à la troisième croisade, épousa Isabelle de Montferrat, devint roi de Jérusalem et mourut à Saint-Jean d’Acre.
Thibault III, qui épousa la sœur du roi de Navarre et organisa la quatrième croisade.
Thibault IV le Chansonnier, un des plus grands poètes de son temps, filleul de Philippe-Auguste, amoureux de la reine Blanche de Castille, qui mena une croisade en Palestine et en ramena la rose dont Provins s’enorgueillit.
Thibault V, qui épousa la fille du roi de France Saint-Louis, prit part à la huitième croisade et mourut en revenant de Tunis.
Jeanne, dernière descendante de cette grande lignée de comtes, qui épousa Philippe le Bel, unissant ainsi la Champagne à la France.
Se souvient-on encore de leur orgueilleuse devise « Passe avant le Meillor », qu’ils eurent à cœur de mettre en pratique lors des croisades ?
Provins est une leçon vivante d’histoire féodale. Une histoire écrite sur des pierres au lieu de l’être sur du papier.
Pour la visiter utilement, il est nécessaire de savoir ce qu’elle fut au Moyen Age et comment elle périclita. Car à quoi sert-il de regarder des pierres quand elles n’évoquent rien ?
C’est à cela que nous nous attacherons tout d’abord.
Connaissant le passé de Provins, nous pourrons alors parcourir ensemble tout ce qui en reste.
La seconde partie de cet ouvrage a pour objet de guider ses lecteurs dans leur exploration.
Les cinquante-cinq photographies qui illustrent ce livre donneront à ses lecteurs une idée de ce qu’est le vieux Provins et leur permettront de déterminer par eux-mêmes si cela vaut réellement la peine d’être vu. Mais le vieux Provins ne peut pas tenir dans cinquante-cinq photographies, ni même dans beaucoup plus. Ces illustrations sont une invitation à une visite.
Table des Matières
Introduction
Première partie : L’HISTOIRE
I – La Croissance
II. – L’Apogée
III. – Le Déclin
IV. – Arts et Lettres
Seconde partie : LA VISITE
I – La Ville Haute
II. – La Ville Basse
III. – Les Environs
Conclusion
Bibliographie
Etudes classiques (latin-grec, philosophie-lettres, histoire). Saint-Cyrien, puis officier de la Légion Etrangère pendant la guerre d’Algérie.
Instituteur de campagne près de Provins, à Courtacon puis Grandpuits-Bailly-Carrois ; secrétaire de mairie. Participe pendant douze ans à l’instruction militaire des sous-officiers de réserve de l’arrondissement de Provins. Lieutenant-colonel, Chevalier de la Légion d’Honneur à titre militaire.
Auteur, sous le pseudonyme de Dominique Farale, de plusieurs ouvrages publiés par les Presses de la Cité et France-Empire ; édité en livre de poche. Prix Claude Farrère 1965. Membre de l’Association des Ecrivains combattants.
Directeur d’école.
Marié à vingt-deux ans avec une amie d’enfance qui l’a suivi pendant la guerre d’Algérie et participe à ses activités littéraires. Trois enfants dont un est décédé.
Les clichés de Provins et des environs on été faits par M. Pierre Reale, décédé en 1985 après avoir exercé pendant plus de cinquante ans le métier de photographe en France, en Afrique du Nord et dans le désert de Mauritanie.
M. Charles Weissenburger, beau-père et grand-père des auteurs, photographe à partir de 1925 de la basilique de Longpont-sur-Orge, de la Madeleine de Paris et de nombreuses églises de Paris et d’Ile-de-France, a contribué par ses conseils à la réalisation de ce livre.
Introduction
ROVINS est une petite sous-préfecture du département de Seine-et-Marne, à quatre-vingts kilomètres de Paris. Elle est: peuplée de dix mille habitants et le xixc siècle a complètement oublié de l’industrialiser.
Elle est traversée par deux petites rivières et par la route nationale 19, et desservie par une voie ferrée d’intérêt secondaire.
Beaucoup de Français l’ignorent. D’autres y passent par hasard et aperçoivent ainsi sa ville haute, dominée par une grande tour féodale et par une vaste église qu’entourent des remparts imposants.
Mais ils n’ont pas toujours l’idée de s’y arrêter, peut-être par crainte de perdre leur temps. Ou bien, s’y arrêtant, ils se contentent de monter sur la tour de César et d’entrer dans l’église Saint-Qpiriace. Certains croient connaître Provins parce qu’ils ont parcouru en voiture ses ruelles chargées d’histoire, ou traversé sans les voir ses nombreux vestiges d’un passé extraordinaire.
Se souvient-on encore de ce que fut Provins au Moyen Age ?
Provins, dont les trois foires duraient plusieurs mois chaque année et attiraient un grand nombre de marchands italiens, allemands, flamands et anglais.
Provins, berceau d’une rose renommée et chef-lieu d’une commanderie de Templiers.
Provins, qui possédait six hôpitaux, vingt églises, chapelles et couvents, un atelier de monnaie fondé par Charlemagne, et un palais des comtes de Champagne.
Provins, dont les remparts furent attaqués par le roi de France Louis VII, le comte Edmond de Lancastre, le roi d’Angleterre Edouard III, le roi de Navarre Charles le Mauvais, le duc de Berry, le duc de Bourgogne Jean-Sans-Peur, le commandeur de Malte Nicolas de Giresme, par les ligueurs du duc de Mayenne, et enfin par Henri IV (pour ne citer que les principaux).
Provins, dont tant d’enfants participèrent aux Croisades.
Provins, où le moine Abélard enseigna la philosophie, où deux papes vinrent au xne siècle, où le roi de France Philippe-Auguste tint le comte Thibault IV de Champagne sur les fonts baptismaux en l’église Saint-Quiriace, où le roi de France Charles IV le Bel épousa Marie de Luxembourg, où le roi Charles V présida les Etats de Champagne.
Provins, où la reine Isabeau de Bavière se réfugia plusieurs mois auprès de Jean-Sans-Peur, où Charles VII et Jeanne d Arc s’arrêtèrent à leur retour du sacre de Reims pour entendre la messe à Saint-Quiriace.
Sait-on que Provins a conservé presque tout son patrimoine
médiéval ?
Sa ville haute comprend vingt-quatre hectares de quartiers moyenâgeux, deux kilomètres de remparts énormes, des ruelles pittoresques, de nombreux et précieux vestiges de sa splendeur d’autrefois. Sa ville basse, quoique plus moderne, possède des églises, des monuments, des vieilles ruelles, des chemins verdoyants, des ruisseaux, des lavoirs. Elle a gardé les kilomètres de fossés qui l’entouraient autrefois, des hôtelleries médiévales et de magnifiques roseraies ou se perpétue la rose palestinienne qui fit sa renommée.
Se souvient-on encore de ces remarquables comtes de Champagne auxquels Provins dut sa splendeur et dont on retrouve le souvenir à chaque pas lorsqu’on visite la ville ?
Thibault Ier, qui lui apporta la paix, l’ordre, et la prospérité.
Etienne-Henri, qui épousa la fille du roi d’Angleterre Guillaume le Conquérant et mourut en croisade.
Hugues, qui mena quatre expéditions en Palestine et mourut lors de la quatrième.
Thibault II le Grand, qui tint le royaume de France en échec, et refusa la couronne d’Angleterre.
Henri le Libéral, gendre de la duchesse Eléonore d Aquitaine, beau-frère du roi de France Louis VII et de Richard Cœur de Lion, oncle maternel du roi Philippe-Auguste, beau-père du comte Baudouin de Flandre, qui prit part à deux croisades, fut capturé par le sultan d’Egypte Saladin, et mourut peu après avoir racheté sa liberté.
Henri le Jeune, qui prit part à la troisième croisade, épousa Isabelle de Montferrat, devint roi de Jérusalem et mourut à Saint-Jean d’Acre.
Thibault III, qui épousa la sœur du roi de Navarre et organisa la quatrième croisade.
Thibault IV le Chansonnier, un des plus grands poètes de son temps, filleul de Philippe-Auguste, amoureux de la reine Blanche de Castille, qui mena une croisade en Palestine et en ramena la rose dont Provins s’enorgueillit.
Thibault V, qui épousa la fille du roi de France Saint-Louis, prit part à la huitième croisade et mourut en revenant de Tunis.
Jeanne, dernière descendante de cette grande lignée de comtes, qui épousa Philippe le Bel, unissant ainsi la Champagne à la France.
Se souvient-on encore de leur orgueilleuse devise « Passe avant le Meillor », qu’ils eurent à cœur de mettre en pratique lors des croisades ?
Provins est une leçon vivante d’histoire féodale. Une histoire écrite sur des pierres au lieu de l’être sur du papier.
Pour la visiter utilement, il est nécessaire de savoir ce qu’elle fut au Moyen Age et comment elle périclita. Car à quoi sert-il de regarder des pierres quand elles n’évoquent rien ?
C’est à cela que nous nous attacherons tout d’abord.
Connaissant le passé de Provins, nous pourrons alors parcourir ensemble tout ce qui en reste.
La seconde partie de cet ouvrage a pour objet de guider ses lecteurs dans leur exploration.
Les cinquante-cinq photographies qui illustrent ce livre donneront à ses lecteurs une idée de ce qu’est le vieux Provins et leur permettront de déterminer par eux-mêmes si cela vaut réellement la peine d’être vu. Mais le vieux Provins ne peut pas tenir dans cinquante-cinq photographies, ni même dans beaucoup plus. Ces illustrations sont une invitation à une visite.
Table des Matières
Introduction
Première partie : L’HISTOIRE
I – La Croissance
II. – L’Apogée
III. – Le Déclin
IV. – Arts et Lettres
Seconde partie : LA VISITE
I – La Ville Haute
II. – La Ville Basse
III. – Les Environs
Conclusion
Bibliographie




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