Description
Référence : 32412
BASILY N. de – La Russie sous les Soviets
Vingt ans d’expérience bolchévique
1938, format : 140×220, 520 pages, illustration[s] : une carte dépliante, broché, couv. et dos usés, quelques pages cornées, mais bon état intérieur
LA RUSSIE SOUS LES SOVIETS
VINGT ANS D’EXPÉRIENCE BOLCHEVIQUE
Avec une carte hors texte
NOUVELLE ÉDITION REVUE ET AUGMENTÉE
AVANT-PROPOS DE LA NOUVELLE ÉDITION
Depuis la publication de la première édition de cet ouvrage, certaines données nouvelles ont été produites, certains événements ont eu lieu, qui viennent compléter le tableau de l’U. R. S. S. L’auteur a cru devoir profiter de la réimpression du volume pour les consigner dans l’Appendice I. Les lecteurs qui désireront se pénétrer davantage de l’atmosphère où se déroula la révolution russe, trouveront dans l’appendice II un résumé de l’évolution de la pensée politique et des partis en Russie avant 1917 ainsi que quelques détails au sujet de la répression de l’activité révolutionnaire sous l’ancien régime. Enfin, un nombre de retouches et d’additions ont été apportées dans le corps même du texte.
N. de B. Paris, mars 1938.
AVANT-PROPOS
Les circonstances ont mis l’auteur du présent volume à même d’étudier de très près les rouages administratifs et la montée régulière, économique et sociale, de son pays, avant l’instauration du bolchévisme. Des premières années de ce siècle aux dernières minutes de l’ancien régime russe et sous le gouvernement provisoire de 1917, il est resté en contact suivi avec les milieux politiques tant du gouvernement que de l’opposition. Dans la tristesse de l’exil, guidé par l’ardent amour de son pays, soutenu par une inébranlable confiance dans les destinées de son peuple, il s’est efforcé de pénétrer et de comprendre le sens profond de la douloureuse phase que vit présentement la Russie, afin d’essayer de discerner les préludes et l’orientation de l’inévitable renouveau. Il s’est astreint à le faire « sans haine et sans crainte » dans un sincère souci d’impartialité. On ne peut guère envisager un retour en arrière aussi impossible qu’irrationnel. Le devoir est de sonder, dans l’étude objective des faits actuels et à la lumière du passé, les voies de la vie inextinguible vers les formes saines de l’avenir.
Conçu dans cet esprit, le présent ouvrage — dont l’édition russe aura précédé la française — puise sa documentation principalement dans les publications soviétiques et surtout dans les statistiques officielles de l’U. R. S. S. L’auteur ne se leurre pas sur la valeur intrinsèque de ces sources et croit devoir avertir les lecteurs qu’elles contiennent de nombreuses inexactitudes, dictées par le désir de présenter sous un jour exagérément favorable le déroulement des événements dans le pays des soviets. Il est d’autant plus édifiant de constater que, même basées sur de pareilles données, les déductions qui s’imposent sont, sur bien des points, peu favorables au régime soviétique. Les contours essentiels de la réalité actuelle surgissent avec une grande précision de l’océan de documents, en notable partie tendancieux, contradictoires, voire erronés, qui proviennent de l’U. R. S. S.
Le problème moral est celui auquel l’auteur a le moins touché. H est indéniable que T Union Soviétique est, avant tout, le royaume de la peur. Mais seule une profonde connaissance personnelle de la vie quotidienne, fruit d’un long séjour dans le pays, peut donner une idée complète du degré d’oppression morale qui y règne.
La politique soviétique reste nécessairement liée, en une certaine partie, à l’évolution sociale et politique de la Russie d’avant la révolution. Par contre, l’édification hâtive d’un socialisme imposé par la contrainte — but officiel et primordial des soviets — est une rupture décisive avec tout le passé du pays. L’époque bolchévique est ainsi vouée à d’inéluctables contradictions intérieures, et le pouvoir soviétique se trouve fatalement condamné à se livrer sans cesse à de nouvelles expériences. Le système bolchévique connaît un passé et un avenir, mais il n’a pour ainsi dire pas de présent, tant tout y est sujet à un continuel changement.
Pour faciliter la lecture de cet ouvrage, toutes les dates, même celles se rapportant à des événements antérieurs à la prise du pouvoir par les bolchéviks, sont ramenées au calendrier grégorien, qui n’a, cependant, été introduit en Russie qu’au début de 1918.Pour la même raison, les titres des journaux, des périodiques et, d’une façon générale, de tous les ouvrages russes cités dans le présent volume et qui sont d’une transcription et d’une prononciation malaisées, ont été traduits en français. ( Pour l’Industrialisation », par exemple, au lieu de Za Indoustrializatsiou, etc…) Cependant, la Pravda et les Izvestia y gardent leur appellation originelle, devenue familière à tous.
L’auteur croit devoir d’autre part attirer l’attention des lecteurs sur un point très important pour la compréhension du régime intérieur de l’U. R. S. S. et qui prête facilement à confusion. Les mêmes hommes participent aux fonctions de l’État soviétique et à celles du parti communiste qui détient en fait le contrôle absolu de toutes les affaires publiques. Aucun autre parti ne peut avoir dans le pays une existence légale. Mais l’appareil de l’Etat soviétique s’est toujours présenté comme distinct des organisations communistes.
Aussi ne faut-il pas perdre de vue que les soviets, pour communistes qu’ils puissent être ou avoir été en raison de leur mode d’élection, ont toujours été des organes de l’administration publique et non des formations du parti. Il faut également se garder de confondre les « comités exécutifs » et le « comité exécutif central », émanations des soviets, avec les « comités » et le « comité central », organes du parti communiste. On n’oubliera pas, non plus, que la Pravda est l’organe entrai du parti communiste, tandis que les Izvestia sont le journal officiel du gouvernement (1).
Enfin, lorsque l’auteur a eu à parler de francs français, il a été question soit de « francs Poincaré », soit de « francs Auriol » (2).Avant d’aborder la matière très vaste et très variée de son étude, l’auteur a considéré comme un devoir de faire appel à la compétence des personnes particulièrement versées dans les questions du passé de la Russie et dans celles de son présent. Il a eu de fréquents entretiens à ce sujet avec le professeur D. M. Odinetz. Le professeur S. N. Prokopo- vitch, l’économiste bien connu, a également beaucoup contribué, par ses conseils et par ses précisions, à la rédaction du présent volume. D’autre part, l’auteur doit beaucoup au prince V. A. Obolensky. Les cadres d’un avant-propos ne permettent pas, malheureusement, de préciser la part personnelle appartenant à chacun de ceux qui ont apporté leur concours aux efforts de l’auteur. Il regrette donc de ne pouvoir qu’exprimer sa sincère reconnaissance à : A. M. Baiikov, M. V. Bernatsky, O. P. Fédotov, N. N. Golovine, E. O. Lenskaia, V. A. Miakotine (+), A. A. Michelson (f), P. N. Milioukov, B. I. Nikolaevsky, T. S. Polner{\ A. N. Potressov-Starovère (t), A. V. Rou- manoff, P. B. Struvé, G. P. Struvé, N. S. Timacheff, J. J. Tkhor- jevsky et à tant d’autres dont il s’excuse de ne pas citer les noms.
Enfin, l’auteur ne saurait omettre ici ses excellents collaborateurs techniques Denis Roche et Victor Mayer, qui ont contribué à la présentation de l’édition française de cet ouvrage.N. de EASILY. Paris, décembre 1937.
1. Nous rappelons que le mot russe « soviet » équivaut au français « conseil » et que Saint-Pétersbourg, qui fut la capitale depuis Pierre le Grand, a reçu (le 26 janvier 1924) le nom de Léningrad.
2. Le lecteur se souviendra qu’à la suite de la réforme monétaire de M. Poincaré du 25 juin 1928 la teneur or du franc a été fixée à 65,5 milligramme d’or au titre 0,900, soit 58,95 milligramme d’or fin. La dévaluation réalisée par M. Auriol le 1er octobre 1936 a ramené le franc à un poids pouvant se mouvoir entre 43 et 49 milligramme, d’or au titre 0,900, soit entre 38,7 et 44,1 milligramme d’or fin ; en fait le « franc Auriol » a été maintenu au cours d’environ 21 francs pour un dollar ou d’environ 105 francs pour une livre sterling et, comme l’or cotait à cette époque à Londres environ 140 shillings pour une once, la teneur or du « franc Auriol » ressortissait à environ 42 milligrammes d’or fin. La nouvelle dévaluation du 1er juillet 1937 mit fin au « franc Auriol » pour le remplacer par le « franc Bonnet » qui n’a pas servi dans notre exposé.
TABLE DES MATIÈRES
CHAPITRE PREMIER – LA RUSSIE AVANT LA RÉVOLUTION DE 1917
État retardataire de la Russie. 1. Le progrès matériel et intellectuel de la Russie à la veille de la guerre de 1914. 2. Évolution du pouvoir souverain. 5. La bureaucratie. 7. La justice. 7. Les autonomies locales. 7, L’ancienne armature basée sur les « états » se désagrège et la vie russe se démocratise. 8. L’opinion publique. 12. Les anachronismes de l’ancien régime russe. 13. Régime particulier fait à la classe paysanne. 14. Régime communautaire des terres et notion du droit dans l’esprit des paysans. 17. Soif de la terre chez les paysans. 17. La foi du paysan dans le tsar s’effondre. 18. Réforme paysanne de Stolypine. 19. Les ouvriers. 20. Liens entre les paysans et les ouvriers. 21. Seules les couches supérieures de la population avaient assimilé la culture occidentale. 22. Les intellectuels. 23. Écart entre l’élite et le peuple. 25. Infiltration des idées socialistes dans les masses populaires. 26. La politique de russification des derniers règnes. 26. Le pouvoir impérial à la veille de la révolution de 1917. 27. Le régime constitutionnel russe. 27. Perspectives d’une évolution pacifique. 29. La mystique du pouvoir impérial. 29. L’impératrice Alexandra et son influence sur le tsar. 30. Lutte au sein du gouvernement à propos de la Constitution. 31. Influence de Raspoutine. 32. Organisation défectueuse de l’armée. 32. Décomposition définitive du pouvoir. 33. Efforts pour empêcher la révolution.
CHAPITRE II – LA RÉVOLUTION DE 1917
Soudaineté et élan de la révolution de 1917. 35. La tactique des bolchéviks pendant la période prérévolutionnaire. 38 Premiers jours de la révolution. 40. Le 12 mars 1917. 41. Constitution du Gouvernement provisoire. 43. Abdication de Nicolas IL 44 Monarchie ou république? 45. La république. 46. Le programme du Gouvernement provisoire. 46 L’enthousiasme des premières journées de la révolution. 47. Le Gouvernement et le Soviet. 47. La dualité du pouvoir. 48. Le Soviet, facteur révolutionnaire sans responsabilité. 49. Impuissance du Soviet devant les masses. 50. « L’ordre no 1». 50 Impuissance du Gouvernement provisoire. 51. Absence d’appareil de gouvernement. 52. Les revendications des masses et l’agitation des bolchéviks. 52. La révolution et la guerre. 55. Décomposition de l’armée. 56. Soif de la paix. 56. Les idées de Zimmerwald et de Kienthal. 56. En pleine désorganisation. 58. Le Gouvernement provisoire et le « pouvoir fort». 59. Scrupules et prudence excessifs du Gouvernement provisoire. 60. Tentatives du Gouvernement provisoire d’affermir son autorité. 63. Conflit entre le Gouvernement provisoire et le Soviet. 63. Premier ministère de coalition. 64. Crise du premier gouvernement de coalition. 65. Montée de la propagande bolchévique. 66. Tentative de Kérensky de ranimer la combativité de l’armée. 67. Dislocation du premier ministère de coalition. 68. La tentative d’insurrection armée à Pétersbourg. 68. Accroissement du prestige du Gouvernement provisoire. 70. Deuxième gouvernement de coalition. 71. L’action du général Kornilov. 71. Intensification des tendances bolchéviques. 72. Dernier gouvernement de coalition. 73. La préparation du coup d’État bolchévique. 73. Insurrection bolchévique du 7 novembre. 1917. 73. La tragédie de la révolution de mars. 74. Dissolution de l’Assemblée constituante. 75. Ruine des traditions du mouvement libérateur russe.
CHAPITRE III – LE CARACTÈRE PROPRE DU BOLCHEVISME
Le mouvement révolutionnaire russe de 1860 à 1880. 77. Les leçons de la vie. 78. La réaction politique. 79. Nouvelles questions. 79. Naissance du marxisme russe. 79. Conceptions de Plékhanov. 80. Le marxisme et les intellectuels russes. 82. Le marxisme légal. 82. Le parti social-démocrate. 83 Congrès social- démocrate de 1903. 84. La scission. 85. Bolchéviks et menchéviks. 85. Le matérialisme dialectique. 86. Les bolchéviks élèvent le matérialisme dialectique à la hauteur d’un dogme religieux. 88. Marxisme-Léninisme-Stalinisme. 88. Changements continuels dans le programme du parti communiste. 90. Lénine niait en 1905 la possibilité d’établir le socialisme en Russie. 91. 1915. La guerre impérialiste, préface de la révolution mondiale. 91. Avril 1917. Hésitations de Lénine sur le caractère de la révolution russe. 92. En été 1917 Lénine prend foi dans le caractère socialiste de la révolution russe. 93. Réformes « socialistes » de Lénine. 96. Illusions socialistes en 1918-1919. 96. Fin des illusions socialistes de Lénine. 97. Bilan du « communisme de guerre ». 98. Lénine ne croit plus au caractère socialiste de la révolution. 99. Recul de Lénine devant le capitalisme. 100. La nouvelle politique économique ou N. E. P. 100. Héritage idéologique de Lénine. 102. Une opposition se forme contre la N. E. P. 103. Staline contre la socialisation immédiate du pays. 104. Staline en faveur de la construction immédiate du socialisme. 104. Nouveaux à-coups de la politique de Staline. 105. Principe d’organisation du parti communiste. Dictature au sein du Parti. 106. Dictature au sein du Komintern. 107. Staline, chef unique du Komintern. 108. Les partis communistes étrangers sont des succursales de Moscou. 110. Dictature dans le Parti et dictature dans le pays. 110. Démocratisme initial de Lénine. 111. Abandon du principe démocratique. Dictature du chef. 112. La constitution « démocratique » de Staline. 113. Tactique du parti communiste. 114. Attitude envers l’insurrection armée. 114. Les révolutionnaires professionnels, d’après Lénine. 117. Ancêtres spirituels des bolchéviks. Leur principe tactique : « La fin justifie les moyens ». 118. Démagogie dans la tactique des bolchéviks. 125. Programme agraire à l’origine du Parti. 126, Lénine emprunte le programme agraire des socialistes-révolutionnaires. 126. Amoralisme des bolchéviks dans la suppression de leurs adversaires politiques. 127. La terreur bolchévique. 128. Le parti communiste russe, parti d’expérimentation sociale permanente. 131. Les bolchéviks se comparent à Pierre le Grand.
CHAPITRE IV – STRUCTURE POLITIQUE ET ÉCONOMIQUE DE L’U. R. R. S
Le régime soviétique s’est révélé plus solide que ne l’avaient supposé ses amis et ses ennemis. 133. La constitution soviétique n’a qu’une valeur de pure forme. 134. La Fédération des Républiques nationales indépendantes. 135. Les Républiques de l’Union. 135. Les Républiques autonomes. 137. Provhices, districts, rayons et soviets villageois nationaux autonomes. 137. Les affaires communes de l’Union ou « panunionistes » et « la gestion indépendante des affaires locales ». 137. La structure fédérale de l’U. R. S. S. et des Républiques de l’Union d’après la Constitution du 5 décembre 1936. 140. Principes fondamentaux de la structure de l’État soviétique avant la réforme constitutionnelle de 1936. 140. Les organes suprêmes de l’U. R. S. S. d’après la Constitution de 1936. 142. Le Conseil des commissaires du peuple de l’Union dans la Constitution de 1936. 144. Le pouvoir législatif dans la Constitution de 1936. 144. L’autonomie locale. 145. La « Tchéka » et les institutions qui lui ont succédé. 147. La justice. 149. De la démocratie à la bureaucratie. 154. La Constitution non écrite. 154. La doctrine d’État officielle. 155. L’organisation du parti communiste. 155. Les organes exécutifs du Parti. 156. « Le chef ». 157. Le système de l’administration unipersonnelle. 158. Les masses du Parti. 158. Subordination de l’appareil de l’État à celui du Parti. 160. Remplacement du système soviétique par une démocratie de façade. 162. Le parti communiste, organe direct du pouvoir, dans la nouvelle constitution. 163. » Les droits et les devoirs fondamentaux des citoyens » d’après la Constitution de 1936. 164. La véritable nature de la Constitution stalinienne. 169. Les fonctions économiques de l’État en U. R. S. S. 172. Les organismes économiques supérieurs. 172. L’administration de l’industrie en U. R. S. S. 173. L’administration du commerce. 175. L’administration des transports. 175. Le droit de propriété en U. R. S. S. 176. Le pouvoir soviétique et l’agriculture. 178. L’économie collective. « Le kolkhose ». 178. Les plus récentes modifications du statut kolkhosien. 179. Le nature étatique de l’économie des kolkhoses. 180. L’économie soviétique, a Le sovkhose ». 180. Les vestiges d’agriculture individuelle.
CHAPITRE V – LE DICTATEUR ET SON POUVOIR
La dictature de Lénine. 182. Les impulsions de Lénine. 183. La terreur fut une des bases de la dictature de Lénine. 183. Simplicité d’allure de Lénine. 184. Aspect extérieur de la dictature de Staline. 185. Glorification officielle de Staline. 186. Absence de mesure dan : la glorification de Staline. 188. Staline, «source de toute la vie soviétique ». 189. Staline. « technicien génial ». 189 Staline, « savant, philosophe et écrivain ». 191. Ton général de la glorification de Staline. 191 Staline est « au-dessus des autres chefs ». 192. Découronne- ment progressif de Lénine. 193. La publicité de Staline résumée en chiffres. 193. La propagande tend à humaniser l’image de Staline. 194. « L’enthousiasme du peuple » à l’occasion de la Constitution stalinienne. 195 Glorification de Staline par le Komintern. 196 La phraséologie officielle dénature les sentiments du peuple. 197. Différence entre la dictature de Lénine et celle de Staline. 199 Premiers succès de Staline. 202. Staline, ombre de Lénine. 204 Staline, secrétaire général du Parti. 205 Staline au quatorzième Congrès du Parti. 207. Exécution du « bloc d’opposition »et de «l’opposition de droite» par Staline. 210. Consolidation définitive du pouvoir de Staline. 218. Staline renforce son pouvoir par la collectivisation des campagnes. 218. Staline dépend de son mécanisme administratif. 220. La classe dominante en U. R. S. S. 220. Les troupes de destination spéciale et l’armée « ouvrière et paysanne ». 224. Fissures dans l’édifice soviétique. 227. Le pouvoir personnel de Staline et la Constitution du 5 décembre 1936.
CHAPITRE VI – EN MARCHE VERS LE SOCIALISME
Lénine revient de ses illusions. 230 Débâcle de l’industrie en 1920. 232. Projets industriels de Lénine. 232. Bilan de l’industrialisation à la fin de 1933. Le Plan quinquennal. 233. Développement de l’industrie lourde. 234. L’électrification. 237. Construction de machines. 237. Accélération des « rythmes » de l’industrialisation. 239. Renoncement à la superindustrialisation. 241. Le second Plan quinquennal. 242. Appréciation officielle des résultats du Plan quinquennal. 242. Valeur réelle des succès soviétiques. Les richesses naturelles de l’U. R. S. S. 243. Réalisations soviétiques et conquêtes économiques de la Russie d’avant la révolution. 245. Quelques traits particuliers du développement économique de l’U. R. S. S. 246. L’industrie de l’U. R. S. S. comparée à celle de l’Europe et de l’Amérique. 248. Force de la pression gouvernementale à l’époque du premier Plan quinquennal. 249. Aide technique de l’Europe et de l’Amérique. 250. Coût de l’industrialisation. 250. Où s’est-on procuré les moyens financiers pour l’industrialisation?. 252. Exportation intensifiée de matières premières et d’articles de consommation. 252. Refus d’importer des articles de consommation. 252. A la recherche de devises. 254. L’accumulation accélérée de capital. 254. Dépenses intérieures au profit de l’industrialisation. 256. L’inflation. 258. L’industrie et les campagnes, 260. Les campagnes avant la collectivisation. 260. La collectivisation des campagnes. Les « kol- khoses» 261. Les victimes de la collectivisation. 263. Perte du cheptel. 266. Conséquence de la ruine de l’élevage. 267. Comment a été faite la collectivisation des campagnes. 270. Le kolkhose, fournisseur principal des ressources gouvernementales. 272. Ce que le gouvernement prend aux paysans par l’intermédiaire des kolkhoses. 273. La pratique des kolkhoses et l’idéologie marxiste. 276. La vie intérieure des kolkhoses. 276. Gains du paysan kol- khosien. 278. Le « jour-travail » et la répartition des produits. 278 Résultats effectifs du premier Plan quinquennal. 280. Les buts du Plan quinquennal selon les conceptions de Staline. 281. Le Plan quinquennal de Staline et le Plan quinquennal initial. 282. Inexécution du plan en ce qui concerne l’industrie légère et celle de l’alimentation. 283. Dépassement du Plan en ce qui concerne l’industrie lourde. 284. L’industrialisation et les armements. 285. Le niveau de la technique industrielle. 286. Absence de devis pour les travaux. 288. La manie du gigantesque. 289. Procédés précapitalistes du gouvernement soviétique. 291. Renonciation contrainte aux rythmes antérieurs. 292. Du culte de la mécanique au souci de l’être humain. 293. Nouveaux discours de Staline.
CHAPITRE VII – LES RÉSULTATS DE L’EXPÉRIENCE BOLCHEVIQUE
Les oscillations de l’économie soviétique et le Plan quinquennal de Staline. 297. Aperçu gé. éral du recul de Staline. 298. Les « parcelles d’exploitation individuelle » et le nouveau statut des kolkoses. 299. Glissements psychologiques. 302. Le fidèle attachement du pouvoir des Soviets à la collectivisation de l’agriculture. 306. L’économie nationale épuisée sous le fardeau des nouveaux plans industriels. 307. Accroissement incessant du budget. 307. Montée des impôts indirects. 311. L’impôt sur le chiffre d’affaires dans les budgets de 1936 et 1937. 311. La taxation indirecte des campagnes. Sa technique. 312. L’impôt sur le chiffre d’affaires et les produits industriels. 315. Les impôts et les emprunts obligatoires. 316. Revenus des émissions de signes monétaires. 317. Le problème de la rentabilité de l’industrie soviétique. 319. La qualité de l’indus- trie soviétique. 324. En quoi consiste la nouveauté de la politique économique actuelle de Staline. 325. Renoncement à « l’égalitarisme ». 325. Mesures pour augmenter l’intensité du travail. 326. Le mouvement « stakhanoviste ». 327. Le système monétaire des Soviets. Les chutes du rouble. L’inflation. 330. L’extraction de l’or. 331. La balance commerciale. 332. La chute persistante de la capacité d’achat du rouble-tchervonéts. 336. Les prix de détail des articles de grande consommation. 338. Corrélation entre les prix desprélèvements, les prix normalisés et les prix commerciaux. 339. La réforme des prix en 1935.339. La liquidation du Torgsin. 345. Dévaluation du rouble-tchervonést. 346. Le problème de la stabilisation du rouble-tchervonéts. 347. Les salaires sous les variations successives de la « ligne » bolchévique. 348. Les privilèges de l’ouvrier soviétique. 353. Les assurances sociales en U. R. S. S. 356. La situation de l’ouvrier soviétique comparée à celle de l’ouvrier étranger. 360. Le niveau d’existence de la masse ouvrière en U. R. S. S. 365. Le niveau d’existence du paysan kolkhosien. 367. Le cheptel. 372. Le surpeuplement des campagnes. 373. L’insuffisance du ravitaillement en articles industriels. 375. Les chiffres industriels du dernier temps. 383. Principales déductions économiques. 387. Les réalisations des Soviets dans le domaine de l’industrie lourde. 388. Les chemins de fer. 390. Conclusion.
CHAPITRE VIII – LA VIE SPIRITUELLE EN U. R. S. S
La pensée, monopole d’État en U. R. S. S. 393. Attitude du pouvoir à l’égard de la religion. 393. Le problème de la religion dans les constitutions soviétiques. 394. L’article 13 du programme du parti communiste. 395. Dispositions prises par le gouvernement soviétique en 1917 et 1918 à l’égard de I Église. 395. Soutien accordé aux organisations religieuses hostiles à l’Église prédominante. 396. « L’Église vivante » et la grande masse de la population orthodoxe 397. Tentatives pour « légaliser » l’Église. 397. Nouvelle offensive du pouvoir contre l’Église. 398. Le « Plan quinquennal de l’athéisme ». 399. Adoucissement des formes de la lutte contre la religion. 399. La presse en U. R. S. S. 400. Le placard et l’affiche comme moyens de propagande gouvernementale. 401. Tradition de la littérature russe. 402. La littérature à l’époque de la N. E. P. 405. La lutte contre les tendances littéraires à l’époque de la N. E. P. 407. Les belles-lettres sous le Plan quinquennal de Staline. 408. Allègement de la subordination de la littérature aux besoins de la production industrielle. 409. Nouvelle attitude envers les classiques de la littérature. 411. Le théâtre en U. R. S. S. 411. Le ballet en U. R. S. S. 413. Le cinéma en U. R. S. S. 413. Peinture, sculpture architecture. 413. La musique. 414. Les sciences en U. R. S. S. 415. La récente réforme universitaire. 417. La pensée scientifique et l’obligation de l’idéologie marxiste. 417. L’école. 419. Premières réformes scolaires. 419. Période utopique de la politique scolaire des Soviets. 420. Bilan de la première période de la politique scolaire. 421. L’école pendant la période de la N. É. P. 422. Enseignement par la méthode des « complexes ». 423. Les progrès quantitatifs de l’école sous la N. E. P. 425. Qualité des écoles soviétiques sous la N. E. P. 426. Plan scolaire de 1927. 427. L’école au cours du Plan quinquennal de Staline. 427. Forte pression gouvernementale sur l’école. 428. Introduction de l’instruction primaire obligatoire. 429. Nouvelle baisse de la qualité. 430. L’école moyenne sous le Plan quinquennal stalinien. 431. Triste bilan de la politique scolaire des Soviets. 432. Les plus récentes tentatives du pouvoir soviétique pour relever la qualité de l’école. 432. Nouveaux plans d’enseignement « stabilisés ». 433. Abandon précipité des anciennes positions scolaires. 434. Erreur fondamentale de la politique scolaire des Soviets. 435. Conclusion.
CONCLUSIONLe point de vue soviétique officiel sur le régime de l’U. R. S. S. 437. La véritable nature de l’ordre soviétique. 440. L’expérience soviétique et les problèmes économiques mondiaux de notre temps. 444. L’expérience soviétique à la lumière de l’histoire de Russie. 445. Nouveau type de l’intellectuel russe. 448. Le royaume stalinien de la peur. 452. Le rapprochement des intellectuels et du peuple. 453. Premières lueurs dans le « royaume de la peur ». 454. L’affranchissement de la personne humaine et l’avenir de la Russie.
Appendice I : A. — Les élections du 12 décembre 1937 au Conseil Suprême de l’U. R. S. S
Appendice I : B. — La première session du Conseil Suprême (janvier 1938).
Appendice I : C. — Le procès du « Bloc des trotskistes de droite » de mars 1938 (Boukharine et consorts)
Appendice I : D. — Données complémentaires sur le rendement de l’acti-vité économique en 1937
Appendice I : E. — Considérations complémentaires sur les salaires réels
■ VOIR le SOMMAIRE ■


Avis
Il n’y a pas encore d’avis.