Description
Référence : 32161
CASTERA Christian – 1979 – Catalogue CASTERA – BD & Policiers
Bandes dessinées & Romans policiers pour collectionneurs
1979, format : 130×205, 200 pages, sans illustration[s].broché, bon état
Un des 1000ex numérotés
POURQUOI UN CATALOGUE
POURQUOI UNE COTATION ?
La bande dessinée, le roman policier sont deux genres littéraires qui se sont considérablement épanouis au cours de notre XXè siècle. Ils touchent un très large public et les ouvrages que l’on peut rattacher à ces deux catégories sont devenus innombrables. Précisons que nous adopterons pour la suite de notre travail, les commodités de langage suivantes :-nous désignerons par bande dessinée toute oeuvre associant conjointement texte et dessin, que ce soit sous la forme ancienne du dessin avec au-dessous quelques lignes de texte (tels par exemple les célèbres Pieds Nickelés de Forton), ou bien la bande dessinée moderne où le texte s’intègre au dessin notamment sous forme de bulles ; – nous désignerons par roman policier, non seulement les classiques romans à énigmes, mais aussi tous les noirs, suspense et autres ouvrages se rattachant plus ou moins au genre.
Bande dessinée et roman policier ont en commun d’avoir «bénéficié» d’ un certain mépris, la première parce qu’elle s’adressait surtout aux enfants, le second pour des raisons plus complexes mais qui tenaient en partie à l’intelligence supposée faible de ses lecteurs. Conséquences : – dans les mêmes journaux, dans les mêmes collections, le meilleur côtoyait souvent le pire puisqu’on mettait tout dans le même sac ; – beaucoup d’éditions à bon marché, de livres aussitôt jetés ou échangés après la lecture. La réhabilitation de ces deux genres est somme toute assez récente et, le snobisme aidant, ce qui fut ignoré ou détruit devient précieux aujourd’hui.
En établissant un catalogue et une cotation, nous visons plusieurs objectifs : – d’abord arrêter le massacre quand il n’est pas trop tard, c’est-à-dire montrer que ces illustrés, ces romans valent mieux que la poubelle à laquelle ils ont trop souvent été destinés : ils ont des lecteurs, des amateurs, des collectionneurs ; ensuite nous voulons aider ces derniers à s’y retrouver dans la masse des titres, des éditions, des rééditions, des albums, des collections reliées, etc… ; – enfin, nous essaierons de déterminer la valeur de ce dont nous parlons, ceci afin de guider les amateurs en les informant de ce qu’ils peuvent payer et en leur donnant une base pour leurs échanges éventuels. Nous attribuons donc une cote et il faut tout de suite définir ce que nous entendons par ce mot. Pour nous, «cote» sera synonyme de «juste prix», c’est-à-dire reflétant la valeur réelle d’un volume. Il faut donc nous démarquer de la pratique commerciale : le «bouquiniste» cherche à gagner sa vie et, par conséquent il ne peut acheter et vendre un ouvrage au même prix. En outre, il considère la situation de ses stocks, ses possibilités de réassort, la demande de sa clientèle. Nous ne prétendons pas dans le cadre de cet ouvrage régir le marché de l’occasion, mais fournir à l’amateur des éléments qui l’aideront à s’y reconnaître.
Nos cotes se veulent raisonnables, c’est-à-dire qu’il nous paraît dangereux, comme cela s’est fait dans d’autres domaines, de pratiquer une inflation de chiffres dont on : voit mal la limite. Et si ces cotes sont appelées à évoluer, elles ne doivent pas monter inconsidérément, ce qui aboutirait – à éloigner la cote de la réalité du marché (ventes ou achats à prix très inférieurs aux cotes), – à écarter de ce marché un grand nombre d’amateurs, – à constituer des collections qui deviendraient in-négociables si ce n’est à vil prix. En outre, ce qui nous intéresse, c’est ce qui existe, ce que l’on peut se procurer et cet intérêt orientera tous nos travaux. En effet, des volumes qui ont totalement disparu, ou dont on ne connaît que de très rarissimes exemplaires dans des collections particulières dont ils ne sortiront vraisemblablement jamais ne nous intéressent pas ; ils sont pour nous, toute proportion gardée, ce que sont la Joconde ou la Victoire de Sa- mothrace pour l’amateur d’objet d’art. Nous voulons rester au niveau populaire qui est celui de la littérature dont nous parlons.
Ce catalogue est pour nous une première pierre. Il fallait commencer et la tâche était trop vaste pour nous permettre de réaliser d’un seul coup tout l’édifice. Aussi nous ne visons pas, loin de là, à être complet. On pourra discuter bien sûr le choix de ce début ; pourquoi avoir répertorié telle collection plutôt que telle autre ; peu nous importe de nous justifier dans ce domaine ; nous disons simplement que notre travail se poursuit et nous espérons être en mesure de vous présenter l’an prochain une deuxième édition plus complète que celle-ci.
Nous n’hésitons pas à faire appel pour cela à votre collaboration qui nous serait précieuse sur plusieurs points : – critique de l’ouvrage présent, en nous faisant part des erreurs ou imprécisions éventuelles que vous auriez pu relever (re disons le, nous ne prétendons pas à la perfection) ; – préparation de l’édition à venir, en nous éclairant sur ce que vous connaissez bien, en nous fournissant tout renseignement qui vous semble utile pour notre travail ; – soutien matériel en faisant connaître autour de vous notre catalogue et en commandant la deuxième édition (voir en fin de ce volume).
La présentation du présent ouvrage est modeste, conséquence logique de notre manque de moyens matériels ; selon la formule consacrée, nous ferons mieux la prochaine fois.
Christian CASTERA
TABLE DES CHAPITRES
Pourquoi un catalogue, pourquoi une cotation La détermination de la côte • Littérature dessinée • Notre cotation de la littérature dessinée • Le début du siècle (1904-1933) • Les éditions Gauthier-Languereau • La Société Parisienne d’Editions • L’âge d’or (1934-1944) • Les illustrés Paul Winkler • L’après-guerre (1945-1957) • Artima • Et maintenant . . . après 1958 • Littérature policière • Notre cotation de la littérature policière • Les pseudonymes • Mystère-magazine • Le Masque et la Librairie des Champs-Elysées Parmi des collections d’avant-guerre L’Empreinte … et sa descendance • Gallimard et la Série Noire • Editions Nicholson & Watson • Détective-club • Un mystère et les Presses de la Cité • Parmi des collections d’après-guerre A suivre … ?
POURQUOI UN CATALOGUE
POURQUOI UNE COTATION ?
La bande dessinée, le roman policier sont deux genres littéraires qui se sont considérablement épanouis au cours de notre XXè siècle. Ils touchent un très large public et les ouvrages que l’on peut rattacher à ces deux catégories sont devenus innombrables. Précisons que nous adopterons pour la suite de notre travail, les commodités de langage suivantes :-nous désignerons par bande dessinée toute oeuvre associant conjointement texte et dessin, que ce soit sous la forme ancienne du dessin avec au-dessous quelques lignes de texte (tels par exemple les célèbres Pieds Nickelés de Forton), ou bien la bande dessinée moderne où le texte s’intègre au dessin notamment sous forme de bulles ; – nous désignerons par roman policier, non seulement les classiques romans à énigmes, mais aussi tous les noirs, suspense et autres ouvrages se rattachant plus ou moins au genre.
Bande dessinée et roman policier ont en commun d’avoir «bénéficié» d’ un certain mépris, la première parce qu’elle s’adressait surtout aux enfants, le second pour des raisons plus complexes mais qui tenaient en partie à l’intelligence supposée faible de ses lecteurs. Conséquences : – dans les mêmes journaux, dans les mêmes collections, le meilleur côtoyait souvent le pire puisqu’on mettait tout dans le même sac ; – beaucoup d’éditions à bon marché, de livres aussitôt jetés ou échangés après la lecture. La réhabilitation de ces deux genres est somme toute assez récente et, le snobisme aidant, ce qui fut ignoré ou détruit devient précieux aujourd’hui.
En établissant un catalogue et une cotation, nous visons plusieurs objectifs : – d’abord arrêter le massacre quand il n’est pas trop tard, c’est-à-dire montrer que ces illustrés, ces romans valent mieux que la poubelle à laquelle ils ont trop souvent été destinés : ils ont des lecteurs, des amateurs, des collectionneurs ; ensuite nous voulons aider ces derniers à s’y retrouver dans la masse des titres, des éditions, des rééditions, des albums, des collections reliées, etc… ; – enfin, nous essaierons de déterminer la valeur de ce dont nous parlons, ceci afin de guider les amateurs en les informant de ce qu’ils peuvent payer et en leur donnant une base pour leurs échanges éventuels. Nous attribuons donc une cote et il faut tout de suite définir ce que nous entendons par ce mot. Pour nous, «cote» sera synonyme de «juste prix», c’est-à-dire reflétant la valeur réelle d’un volume. Il faut donc nous démarquer de la pratique commerciale : le «bouquiniste» cherche à gagner sa vie et, par conséquent il ne peut acheter et vendre un ouvrage au même prix. En outre, il considère la situation de ses stocks, ses possibilités de réassort, la demande de sa clientèle. Nous ne prétendons pas dans le cadre de cet ouvrage régir le marché de l’occasion, mais fournir à l’amateur des éléments qui l’aideront à s’y reconnaître.
Nos cotes se veulent raisonnables, c’est-à-dire qu’il nous paraît dangereux, comme cela s’est fait dans d’autres domaines, de pratiquer une inflation de chiffres dont on : voit mal la limite. Et si ces cotes sont appelées à évoluer, elles ne doivent pas monter inconsidérément, ce qui aboutirait – à éloigner la cote de la réalité du marché (ventes ou achats à prix très inférieurs aux cotes), – à écarter de ce marché un grand nombre d’amateurs, – à constituer des collections qui deviendraient in-négociables si ce n’est à vil prix. En outre, ce qui nous intéresse, c’est ce qui existe, ce que l’on peut se procurer et cet intérêt orientera tous nos travaux. En effet, des volumes qui ont totalement disparu, ou dont on ne connaît que de très rarissimes exemplaires dans des collections particulières dont ils ne sortiront vraisemblablement jamais ne nous intéressent pas ; ils sont pour nous, toute proportion gardée, ce que sont la Joconde ou la Victoire de Sa- mothrace pour l’amateur d’objet d’art. Nous voulons rester au niveau populaire qui est celui de la littérature dont nous parlons.
Ce catalogue est pour nous une première pierre. Il fallait commencer et la tâche était trop vaste pour nous permettre de réaliser d’un seul coup tout l’édifice. Aussi nous ne visons pas, loin de là, à être complet. On pourra discuter bien sûr le choix de ce début ; pourquoi avoir répertorié telle collection plutôt que telle autre ; peu nous importe de nous justifier dans ce domaine ; nous disons simplement que notre travail se poursuit et nous espérons être en mesure de vous présenter l’an prochain une deuxième édition plus complète que celle-ci.
Nous n’hésitons pas à faire appel pour cela à votre collaboration qui nous serait précieuse sur plusieurs points : – critique de l’ouvrage présent, en nous faisant part des erreurs ou imprécisions éventuelles que vous auriez pu relever (re disons le, nous ne prétendons pas à la perfection) ; – préparation de l’édition à venir, en nous éclairant sur ce que vous connaissez bien, en nous fournissant tout renseignement qui vous semble utile pour notre travail ; – soutien matériel en faisant connaître autour de vous notre catalogue et en commandant la deuxième édition (voir en fin de ce volume).
La présentation du présent ouvrage est modeste, conséquence logique de notre manque de moyens matériels ; selon la formule consacrée, nous ferons mieux la prochaine fois.
Christian CASTERA
TABLE DES CHAPITRES
Pourquoi un catalogue, pourquoi une cotation La détermination de la côte • Littérature dessinée • Notre cotation de la littérature dessinée • Le début du siècle (1904-1933) • Les éditions Gauthier-Languereau • La Société Parisienne d’Editions • L’âge d’or (1934-1944) • Les illustrés Paul Winkler • L’après-guerre (1945-1957) • Artima • Et maintenant . . . après 1958 • Littérature policière • Notre cotation de la littérature policière • Les pseudonymes • Mystère-magazine • Le Masque et la Librairie des Champs-Elysées Parmi des collections d’avant-guerre L’Empreinte … et sa descendance • Gallimard et la Série Noire • Editions Nicholson & Watson • Détective-club • Un mystère et les Presses de la Cité • Parmi des collections d’après-guerre A suivre … ?




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