Description
Référence : 32156
NEUDIN Joëlle & Gérard – 1982 – Cartes Postales de collection –
Argus international des Cartes Postales
1982, format : 155×220, 550 pages, très nb. illustration[s].broché, Première et dernière pages tachées (voir image) par le scotch de la couv. (bon état intérieur)
CARTES POSTALES DE COLLECTION
Joëlle Neudin, professeur de lettres et Gérard Neudin, ancien élève de l’École Polytechnique
ÉDITORIAL
Chers amis cartophiles,
1. Voici votre huitième annuaire qui se veut, plus que jamais, un outil au service de tous ceux qui contribuent au succès de la Carte Postale : artistes, éditeurs, négociants, cercles ou chercheurs. Il vous propose ainsi un maximum d’informations, les plus objectives possible, pour un minimum de prix. A la fois sur le noyau permanent de la cartophilie (grandes séries, documents exceptionnels, rubriques thématiques, etc.) et sur l’actualité de la saison (adresses, nouveautés, découvertes, évolution des cours, etc.). C’est en raison de cette double préoccupation que ceux qui consultent l’ensemble des annuaires peuvent y suivre l’histoire récente de l’aventure cartophile, étudier la progression des connaissances, dégager les courants profonds au milieu de simples phénomènes de mode, constituer l’inventaire permanent des émissions contemporaines ou anciennes, admirer une iconographie incomparable. Le tout pour une dépense modique, surtout si l’on considère que le seul premier catalogue de 1975 se négocie aujourd’hui plus cher que le prix global d’achat, au fur et à mesure, de l’ensemble des huit annuaires!
2. Les objectifs de ce répertoire sont de trois ordres. Il vise d’abord à demeurer un organe permanent de liaison et d’information. Il répercute avec scrupule tous les renseignements qui nous parviennent : livres ou cartes reçus en service de presse avec référence des éditeurs et du prix; adresses des cercles, syndicats, groupements et négociants choisissant une publicité bon marché; résultats des ventes aux enchères ou à prix nets; manifestations signalées avant le 15 mai; cartolistes et photocopies envoyées par les lecteurs dans la mesure de la place disponible; cartes modernes reçues dans le cadre du concours, etc. Étant notre propre éditeur, indépendants de tout groupe de pression, nous prenons grand soin de rester des observateurs et informateurs au service de tous. Par chance les éditeurs, les négociants et les collectionneurs ont, dans leur très grande majorité, reconnu que la Carte Postale a besoin de cette sorte de bouée d’ancrage, et nous ne cherchons pas ailleurs les raisons de la durée de notre réussite.
L’annuaire vise ensuite à sécuriser un marché qui vient de connaître un septennat de vierges folles. Il multiplie les cotes indicatives qui sont toujours des points de départ à partir desquels peut s’engager une discussion.
En troisième plan, grâce à des milliers de correspondants, il poursuit une œuvre d’inventaire. Plutôt que d’espérer la perfection avant de publier jamais, nous opérons par dialogue, acceptant un seuil tolérable d’incertitudes, suscitant sans cesse les mises au point. C’est de cette manière que l’Histoire de la Carte Postale, naguère embourbée par des querelles stériles, a progressé très vite. C’est également ainsi, avec infiniment de patience, que s’établira l’inventaire des principales émissions du monde.
3. Parallèlement à l’annuaire sont édités des guides régionaux. Le premier (Normandie, Maine, Beauce) est paru en novembre 1980 et le second (Bretagne) sort en octobre 1981. Afin d’augmenter le nombre d’informations données, les départements traités dans le régional de l’année ne sont pas repris dans l’annuaire. Ils réapparaissent la saison suivante, pour des développements complémentaires.
4. Cette année, la Cartophilie française s’est fortement structurée. Après la ruée vers l’or cartophile qui n’avait pas attiré que des anges ou des enfants de chœur, voici qu’en France le marché s’assagit de bonne manière, et profite de ce répit pour organiser ses structures. Il s’est ainsi doté d’un syndicat professionnel, de revues bien distribuées, de guides, de cercles confirmés, de bourses ou foires périodiques, de ventes aux enchères régulières, d’académies, de prix littéraires, de concours, etc. On travaille activement dans la lutte contre les maquillages et les faux, dans la distinction souhaitable entre vendeurs occasionnels et négociants patentés, dans la protection contre le vol, etc.
5. En France, le nombre des cartophiles a dû croître d’environ 10 % pour atteindre 200 000. Ce taux de croissance ressort à la fois des inscriptions dans les cercles, de la vente des revues et de la diffusion de nos catalogues.
6.Les cours ont entrepris de corriger les anomalies passées. Si les très belles cartes régionales ont progressé d’environ 60 %, comme d’ailleurs les vedettes des grands thèmes ou les documents sur les petits villages, dans la masse des cartes seulement moyennes, les évolutions ont été plus sélectives. Avec la stagnation persistante des petits illustrateurs sans attache locale et des vues photographiques des grandes cités. Avec, et ce phénomène réjouit les spécialistes, un extraordinaire engouement pour tout ce que l’on peut ramasser sans bourse délier (prospectus, cartes de vacances, émissions publicitaires contemporaines, cartes dessinées par l’expéditeur). Enfin, paraît se lever l’armée de ceux qui désirent avant tout s’amuser avec la arte Postale. Le hasard veut que cette bouffée d’air pur coïncide avec l’approche des investisseurs au cœur froid, enfin rassurés sur la pérennité d’une collection étonnante.
En espérant répondre dans ce répertoire au plus grand nombre des questions que vous vous posez sur la Carte Postale, très cordialement.
• Joëlle et Gérard Neudin
Joëlle Neudin, professeur de lettres et Gérard Neudin, ancien élève de l’École Polytechnique
ÉDITORIAL
Chers amis cartophiles,
1. Voici votre huitième annuaire qui se veut, plus que jamais, un outil au service de tous ceux qui contribuent au succès de la Carte Postale : artistes, éditeurs, négociants, cercles ou chercheurs. Il vous propose ainsi un maximum d’informations, les plus objectives possible, pour un minimum de prix. A la fois sur le noyau permanent de la cartophilie (grandes séries, documents exceptionnels, rubriques thématiques, etc.) et sur l’actualité de la saison (adresses, nouveautés, découvertes, évolution des cours, etc.). C’est en raison de cette double préoccupation que ceux qui consultent l’ensemble des annuaires peuvent y suivre l’histoire récente de l’aventure cartophile, étudier la progression des connaissances, dégager les courants profonds au milieu de simples phénomènes de mode, constituer l’inventaire permanent des émissions contemporaines ou anciennes, admirer une iconographie incomparable. Le tout pour une dépense modique, surtout si l’on considère que le seul premier catalogue de 1975 se négocie aujourd’hui plus cher que le prix global d’achat, au fur et à mesure, de l’ensemble des huit annuaires!
2. Les objectifs de ce répertoire sont de trois ordres. Il vise d’abord à demeurer un organe permanent de liaison et d’information. Il répercute avec scrupule tous les renseignements qui nous parviennent : livres ou cartes reçus en service de presse avec référence des éditeurs et du prix; adresses des cercles, syndicats, groupements et négociants choisissant une publicité bon marché; résultats des ventes aux enchères ou à prix nets; manifestations signalées avant le 15 mai; cartolistes et photocopies envoyées par les lecteurs dans la mesure de la place disponible; cartes modernes reçues dans le cadre du concours, etc. Étant notre propre éditeur, indépendants de tout groupe de pression, nous prenons grand soin de rester des observateurs et informateurs au service de tous. Par chance les éditeurs, les négociants et les collectionneurs ont, dans leur très grande majorité, reconnu que la Carte Postale a besoin de cette sorte de bouée d’ancrage, et nous ne cherchons pas ailleurs les raisons de la durée de notre réussite.
L’annuaire vise ensuite à sécuriser un marché qui vient de connaître un septennat de vierges folles. Il multiplie les cotes indicatives qui sont toujours des points de départ à partir desquels peut s’engager une discussion.
En troisième plan, grâce à des milliers de correspondants, il poursuit une œuvre d’inventaire. Plutôt que d’espérer la perfection avant de publier jamais, nous opérons par dialogue, acceptant un seuil tolérable d’incertitudes, suscitant sans cesse les mises au point. C’est de cette manière que l’Histoire de la Carte Postale, naguère embourbée par des querelles stériles, a progressé très vite. C’est également ainsi, avec infiniment de patience, que s’établira l’inventaire des principales émissions du monde.
3. Parallèlement à l’annuaire sont édités des guides régionaux. Le premier (Normandie, Maine, Beauce) est paru en novembre 1980 et le second (Bretagne) sort en octobre 1981. Afin d’augmenter le nombre d’informations données, les départements traités dans le régional de l’année ne sont pas repris dans l’annuaire. Ils réapparaissent la saison suivante, pour des développements complémentaires.
4. Cette année, la Cartophilie française s’est fortement structurée. Après la ruée vers l’or cartophile qui n’avait pas attiré que des anges ou des enfants de chœur, voici qu’en France le marché s’assagit de bonne manière, et profite de ce répit pour organiser ses structures. Il s’est ainsi doté d’un syndicat professionnel, de revues bien distribuées, de guides, de cercles confirmés, de bourses ou foires périodiques, de ventes aux enchères régulières, d’académies, de prix littéraires, de concours, etc. On travaille activement dans la lutte contre les maquillages et les faux, dans la distinction souhaitable entre vendeurs occasionnels et négociants patentés, dans la protection contre le vol, etc.
5. En France, le nombre des cartophiles a dû croître d’environ 10 % pour atteindre 200 000. Ce taux de croissance ressort à la fois des inscriptions dans les cercles, de la vente des revues et de la diffusion de nos catalogues.
6.Les cours ont entrepris de corriger les anomalies passées. Si les très belles cartes régionales ont progressé d’environ 60 %, comme d’ailleurs les vedettes des grands thèmes ou les documents sur les petits villages, dans la masse des cartes seulement moyennes, les évolutions ont été plus sélectives. Avec la stagnation persistante des petits illustrateurs sans attache locale et des vues photographiques des grandes cités. Avec, et ce phénomène réjouit les spécialistes, un extraordinaire engouement pour tout ce que l’on peut ramasser sans bourse délier (prospectus, cartes de vacances, émissions publicitaires contemporaines, cartes dessinées par l’expéditeur). Enfin, paraît se lever l’armée de ceux qui désirent avant tout s’amuser avec la arte Postale. Le hasard veut que cette bouffée d’air pur coïncide avec l’approche des investisseurs au cœur froid, enfin rassurés sur la pérennité d’une collection étonnante.
En espérant répondre dans ce répertoire au plus grand nombre des questions que vous vous posez sur la Carte Postale, très cordialement.
• Joëlle et Gérard Neudin




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