Description
Référence : 32157
NEUDIN Joëlle & Gérard – 1984 – Cartes Postales de collection –
Argus international des Cartes Postales
1984, format : 145×210, 542 pages, très nb. illustration[s].broché, bon état
CARTES POSTALES DE COLLECTION
Joëlle Neudin, professeur de lettres et Gérard Neudin, ancien élève de l’École Polytechnique
ÉDITORIAL
Chers amis cartophiles,
voici déjà la dixième édition de votre guide annuel. N’est-il pas naturel de profiter des anniversaires pour effectuer à la fois un bilan et une réflexion sur l’avenir? Conformons-nous donc à cette tradition avec d’autant plus de bonheur que nous n’avons guère à écrire que des choses agréables!
Depuis 1975, pour la Cartophilie comme pour nos guides, le succès a dépassé les espérances les plus optimistes. La Cartophilie, dont beaucoup ont craint qu’il ne s’agisse que d’un feu de paille, est maintenant solidement ancrée dans la conscience collective. Elle occupe la seconde place parmi les collections populaires et ne cesse d’organiser et de conforter ses jeunes structures: clubs, associations d’experts et de négociants, revues, foires et expositions régulières, réseau de ventes aux enchères ou sur catalogues, etc.). Et si Paris reste la capitale de cette collection nouvelle, on peut dire que la contagion cartophile a déjà gagné une trentaine d’autres nations sur tous les continents. On compte, cette année, environ 600 clubs à travers le monde, plus de 50000 adhérents à ces associations et peut-être deux millions de collectionneurs isolés. En France seule, les estimations portent sur 200 clubs, 18000 adhérents et 250000 « ramasse-cartes ».
Pour ce qui concerne nos guides, ils ont traversé avec bonheur la crise économique et sont parvenus à déjouer bien des embûches. Nous avons limité leur tirage aux alentours de 14000 chaque saison de manière à maintenir une certaine rareté mais surtout parce que nous ne pouvons pas financer la tenue de stocks ou la perte d’invendus. Nous travaillons à compte d’auteurs, sans retombée publicitaire pour un négoce. Les livres régionaux (4 ont été publiés) deviennent, à leur tour, recherchés. Nous avions plusieurs objectifs: réaliser chaque année un « général » vraiment nouveau (contrairement aux catalogues de timbres ou de monnaies pour lesquels les nouveautés ne représentent guère qu’un vingtième du volume); assurer à ces livres une valeur réelle (afin que leurs acquéreurs puissent considérer avoir effectué un mini-placement) ; aider à la sécurisation d’une collection vraiment fougueuse (en tempérant les variations de cotes, en multipliant les « classements » divers); faciliter l’apparition de structures (en acceptant de la publicité, en donnant des listes d’adresses ou de références, etc.); donner de la carte postale une vision globale et non amputée (en poursuivant jusqu’aux cartes modernes, en insistant sur les créations, en s’intéressant à tous les pays du monde). Ces cinq objectifs principaux seront poursuivis dans la décennie à venir.
Nous n’avons pas choisi la cartophilie par hasard. Comme beaucoup d’autres collectionneurs, nous lui avons trouvé des qualités humaines exceptionnelles qui méritaient qu’on leur consacrât une partie importante de ses propres loisirs. Si la »collectionnite » relève, bien souvent, du domaine des névroses, la cartophilie peut-être considérée comme un sorte de cure en ce qu’elle développe la liberté et l’autonomie de chacun. C’est, en effet, une collection libre et variée. Les désirs les plus profonds prennent forme d’images, des messages interdits peuvent surgir tout à coup. Chacun y trompe son sur-moi ou la censure d’un régime autoritaire. Et comme tous les domaines de la connaissance sont atteints de manière beaucoup moins superficielle qu’on ne le croit en général, la cartophilie appartient à un humanisme universel. Elle favorise tous les dialogues, aussi bien avec des gens très éloignés qu’avec son propre entourage quelquefois étranger.
Elle permet enfin l’épanouissement, et non l’enfermement, d’un grand nombre de collectionneurs, devenus soudain artistes, organisateurs de salons, administreurs de clubs, voire éditeurs de leurs propres cartes. Le prix à payer n’est pas cher (800F pour un millier de cartes) et c’est sans doute parce qu’elle est le t »moignage de la création spontanée du plus grand nombre que la carte postale est devenue un phénomène sociologique.
En espérant rester longtemps avec vous,
Jöelle et Gérard Neudin
Joëlle Neudin, professeur de lettres et Gérard Neudin, ancien élève de l’École Polytechnique
ÉDITORIAL
Chers amis cartophiles,
voici déjà la dixième édition de votre guide annuel. N’est-il pas naturel de profiter des anniversaires pour effectuer à la fois un bilan et une réflexion sur l’avenir? Conformons-nous donc à cette tradition avec d’autant plus de bonheur que nous n’avons guère à écrire que des choses agréables!
Depuis 1975, pour la Cartophilie comme pour nos guides, le succès a dépassé les espérances les plus optimistes. La Cartophilie, dont beaucoup ont craint qu’il ne s’agisse que d’un feu de paille, est maintenant solidement ancrée dans la conscience collective. Elle occupe la seconde place parmi les collections populaires et ne cesse d’organiser et de conforter ses jeunes structures: clubs, associations d’experts et de négociants, revues, foires et expositions régulières, réseau de ventes aux enchères ou sur catalogues, etc.). Et si Paris reste la capitale de cette collection nouvelle, on peut dire que la contagion cartophile a déjà gagné une trentaine d’autres nations sur tous les continents. On compte, cette année, environ 600 clubs à travers le monde, plus de 50000 adhérents à ces associations et peut-être deux millions de collectionneurs isolés. En France seule, les estimations portent sur 200 clubs, 18000 adhérents et 250000 « ramasse-cartes ».
Pour ce qui concerne nos guides, ils ont traversé avec bonheur la crise économique et sont parvenus à déjouer bien des embûches. Nous avons limité leur tirage aux alentours de 14000 chaque saison de manière à maintenir une certaine rareté mais surtout parce que nous ne pouvons pas financer la tenue de stocks ou la perte d’invendus. Nous travaillons à compte d’auteurs, sans retombée publicitaire pour un négoce. Les livres régionaux (4 ont été publiés) deviennent, à leur tour, recherchés. Nous avions plusieurs objectifs: réaliser chaque année un « général » vraiment nouveau (contrairement aux catalogues de timbres ou de monnaies pour lesquels les nouveautés ne représentent guère qu’un vingtième du volume); assurer à ces livres une valeur réelle (afin que leurs acquéreurs puissent considérer avoir effectué un mini-placement) ; aider à la sécurisation d’une collection vraiment fougueuse (en tempérant les variations de cotes, en multipliant les « classements » divers); faciliter l’apparition de structures (en acceptant de la publicité, en donnant des listes d’adresses ou de références, etc.); donner de la carte postale une vision globale et non amputée (en poursuivant jusqu’aux cartes modernes, en insistant sur les créations, en s’intéressant à tous les pays du monde). Ces cinq objectifs principaux seront poursuivis dans la décennie à venir.
Nous n’avons pas choisi la cartophilie par hasard. Comme beaucoup d’autres collectionneurs, nous lui avons trouvé des qualités humaines exceptionnelles qui méritaient qu’on leur consacrât une partie importante de ses propres loisirs. Si la »collectionnite » relève, bien souvent, du domaine des névroses, la cartophilie peut-être considérée comme un sorte de cure en ce qu’elle développe la liberté et l’autonomie de chacun. C’est, en effet, une collection libre et variée. Les désirs les plus profonds prennent forme d’images, des messages interdits peuvent surgir tout à coup. Chacun y trompe son sur-moi ou la censure d’un régime autoritaire. Et comme tous les domaines de la connaissance sont atteints de manière beaucoup moins superficielle qu’on ne le croit en général, la cartophilie appartient à un humanisme universel. Elle favorise tous les dialogues, aussi bien avec des gens très éloignés qu’avec son propre entourage quelquefois étranger.
Elle permet enfin l’épanouissement, et non l’enfermement, d’un grand nombre de collectionneurs, devenus soudain artistes, organisateurs de salons, administreurs de clubs, voire éditeurs de leurs propres cartes. Le prix à payer n’est pas cher (800F pour un millier de cartes) et c’est sans doute parce qu’elle est le t »moignage de la création spontanée du plus grand nombre que la carte postale est devenue un phénomène sociologique.
En espérant rester longtemps avec vous,
Jöelle et Gérard Neudin




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