Description
Référence : 32285
Devoluy et Borel – Au Gai Royaume de l’Azur
1924, format : 180×225, 156 pages, très nb héliogravures sépia illustration[s].broché, bon état
un des 500 exemplaires numérotés
Pierre DEVOLUY & Pierre BOREL
AU Gai Royaume de l’Azur
Du lentisque des Maures au jasmin de Grasse
Le littoral et ses villes de rêve — Nice capitale de l’Azur
La montagne fleurie et le jardin des neigesvPréface de M. MAURICE MÆTERLINCK
Ouvrage orné de 180 héliogravures
PREFACE
MON PAYS DE PRÉDILECTION
Je ne redirai pas, après tant d’autres, les beautés sans nombre de la « Côte d’Azur ». Quand on a quelque peu voyagé, on est bien obligé de reconnaître que le département des Alpes-Maritimes tout entier est l’un des coins les plus féeriques de notre planète; les fantastiques mais inhabitables régions tropicales, naturellement exceptées. Et le grand miracle, c’est que ce miraculeux paradis ne se trouve qu’à quelque douze heures de chemin de fer de Paris. L’Américain de New-York, pour atteindre un climat à peu près égal à celui de Nice, de Cannes ou de Menton, est obligé de rouler, sans autre arrêt que les dix minutes périodiquement nécessaires aux changements de machine, durant cinq jours et six nuits. Il n’est pas étonnant qu’après une telle épreuve, il rejoigne enfin le printemps et le soleil sur les bords du Pacifique. Mais si ce printemps et ce soleil d’hiver valent ceux de notre Méditerranée, il s’en faut de beaucoup que l’immense Californie, dont la superficie est presque égale à celle de toute la France, nous offre la dixième partie des beautés et des merveilles que la bienveillante nature, dans une sorte de généreuse folie, s’est plu à entasser sur les quatre cent mille hectares que comptent les Alpes-Maritimes. A dire toute la vérité, hormis ses admirables vergers d’orangers, dont les arbres taillés en pyramides, sont couverts, des pieds à la tête, d’énormes fruits d’or et d’ailleurs sans saveur, hormis quelques « Bungalows » des environs de Los Angelès, d’Holiwood, de Santa Barbara, et des prodigieuses forêts sous-marines de Santa-Catalina, on n’y rencontre rien qui, s’il s’y trouvait brusquement transporté, retiendrait l’attention du moins blasé de nos hivernants. La campagne est à peine ondulée, rase et presque sans arbre, car l’Américain n’aime pas beaucoup l’arbre, très peu de fleurs, pas de villages, pas de fermes, pas de torrents pas de sous-bois, pas de gorges ombreuses, et surtout, pas de souvenirs du passé; rien que d’innombrables poteaux télégraphiques, les squelettes de fer de milliers de puits à pétrole, de hautes cheminées d’usine, et des baraquements provisoires comme si toute la campagne n’était qu’une banlieue industrielle indéfiniment prolongée. Et pourtant, c’est ce qu’on appelle le paradis de l’Amérique.Les trois mois que j’ai passés là-bas, mieux que vingt années de séjour au milieu d’elles, m’ont ouvert les yeux sur les splendeurs…
TABLE DES MATIERES
Préface • L’Empire du Soleil • Les Maures • L’Estérel • Cannes • Antibes • Grasse • Nice • Monaco • Menton • Arrière-Pays
Pierre DEVOLUY & Pierre BOREL
AU Gai Royaume de l’Azur
Du lentisque des Maures au jasmin de Grasse
Le littoral et ses villes de rêve — Nice capitale de l’Azur
La montagne fleurie et le jardin des neigesvPréface de M. MAURICE MÆTERLINCK
Ouvrage orné de 180 héliogravures
PREFACE
MON PAYS DE PRÉDILECTION
Je ne redirai pas, après tant d’autres, les beautés sans nombre de la « Côte d’Azur ». Quand on a quelque peu voyagé, on est bien obligé de reconnaître que le département des Alpes-Maritimes tout entier est l’un des coins les plus féeriques de notre planète; les fantastiques mais inhabitables régions tropicales, naturellement exceptées. Et le grand miracle, c’est que ce miraculeux paradis ne se trouve qu’à quelque douze heures de chemin de fer de Paris. L’Américain de New-York, pour atteindre un climat à peu près égal à celui de Nice, de Cannes ou de Menton, est obligé de rouler, sans autre arrêt que les dix minutes périodiquement nécessaires aux changements de machine, durant cinq jours et six nuits. Il n’est pas étonnant qu’après une telle épreuve, il rejoigne enfin le printemps et le soleil sur les bords du Pacifique. Mais si ce printemps et ce soleil d’hiver valent ceux de notre Méditerranée, il s’en faut de beaucoup que l’immense Californie, dont la superficie est presque égale à celle de toute la France, nous offre la dixième partie des beautés et des merveilles que la bienveillante nature, dans une sorte de généreuse folie, s’est plu à entasser sur les quatre cent mille hectares que comptent les Alpes-Maritimes. A dire toute la vérité, hormis ses admirables vergers d’orangers, dont les arbres taillés en pyramides, sont couverts, des pieds à la tête, d’énormes fruits d’or et d’ailleurs sans saveur, hormis quelques « Bungalows » des environs de Los Angelès, d’Holiwood, de Santa Barbara, et des prodigieuses forêts sous-marines de Santa-Catalina, on n’y rencontre rien qui, s’il s’y trouvait brusquement transporté, retiendrait l’attention du moins blasé de nos hivernants. La campagne est à peine ondulée, rase et presque sans arbre, car l’Américain n’aime pas beaucoup l’arbre, très peu de fleurs, pas de villages, pas de fermes, pas de torrents pas de sous-bois, pas de gorges ombreuses, et surtout, pas de souvenirs du passé; rien que d’innombrables poteaux télégraphiques, les squelettes de fer de milliers de puits à pétrole, de hautes cheminées d’usine, et des baraquements provisoires comme si toute la campagne n’était qu’une banlieue industrielle indéfiniment prolongée. Et pourtant, c’est ce qu’on appelle le paradis de l’Amérique.Les trois mois que j’ai passés là-bas, mieux que vingt années de séjour au milieu d’elles, m’ont ouvert les yeux sur les splendeurs…
TABLE DES MATIERES
Préface • L’Empire du Soleil • Les Maures • L’Estérel • Cannes • Antibes • Grasse • Nice • Monaco • Menton • Arrière-Pays




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