Description
Référence : 32287
RIOALS Jules – Cité de Carcassonne : l’Ame des Pierres
auteur de l’Ame Terrienne
1920, format : 170×250, 144 pages, nb dessins et un plan dépiant du château avec ses 53 tours illustration[s].broché, bon état, manque deux pages en fin d’ouvrage
Manque deux pages en fin d’ouvrage dans le chapitre « Epilogue » (en l’état)
AVANT-PROPOS
Chaque monument ravagé par le temps a eu sa jeunesse radieuse comme toutes les jeunesses. Majestueux dans leur vétusté, hautains ou branlants, formidables témoins des époques dont rien n’égalera les rudesses, les souffrances et peut-être aussi la brutale grandeur, ils assistent, ces monuments, à l’évolution d’un monde dont les origines se perdent à leur pied.
Gardons-les ces ancêtres, visitons-les, glorifions-les d’un élan filial. Notre époque fiévreuse, assoiffée de mouvement, aura du mal à laisser après elle des géants à leur taille et une histoire aussi fortement retracée par les pierres, ces lettres géantes du livre du Passé.
Le Passé, fait de tout ce qui n’est plus ; qui se dresse, cruel, fatal et implacable, qui marche derrière les Cités comme derrière les hommes, ombre que rien ne peut chasser, véritable spectre qui devient plus vivant à mesure qu’on croit s’éloigner de lui.
La vie, si intense, si animée qu’elle soit, des villes et des humains, retourne vers lui à mesure quelle s’écoule emportant avec elle, sans s’en pouvoir jamais affranchir, les souvenirs d’antan, comme ces eaux limpides qui reflètent malgré elles les arbres de leurs rives et les nuages du ciel.
La Cité de Carcassonne fut; c’est sa vie d’autrefois qu’il faut réédifier au point de vue matériel par les affirmations paraissant le plus conforme à l’âge de ce qu’on observe, à l’époque, aux méthodes et à la raison; au point de vue immatériel, c’est-à-dire quant à l’existence, à la vibration de cette même Cité, par la sensation que doit donner à qui pense, à qui sonde la matière pour en dégager l’âme, la connaissance ou la divination de l’histoire vivante de ces temps disparus.
Ces pierres, choses mortes en apparence, doivent s’animer et revivre sous la suggestion de la pensée qui va vers elles.
Que serait cet ensemble et surtout qu’en serait le détail s’il n’y avait à y relever que d’impassibles leçons d’architecture militaire ? Qu à étudier et discuter la forme des moellons? Que seraient ces tours si elles n’étaient que ce quelles paraissent, l’ornement froid et muet de la tombe où dort tout un passé tragique ?
Cest ce passé, grossesse douloureuse et tourmentée d’un monde enfantant l’avenir, qui doit soulever la dalle qui le recouvre et déchirer son suaire dans un effort de résurrection.
SOMMAIRE
Dame Carcas, Wolskes, Rome, Wisigoths, Maures, Francs, Architecture militaire, Enceinte wisigothe et féodale (440 à 1209), Meurtrières er hourds, Enceinte de Saint Louis (1240 à 1270), fortifications de Philippe le Hardi (1270 à 1285), La tour de l’Evêque et tour de la Justice, les églises, Basilique des Saints-Nazaire et Celse, Roger de Trencavel, Les Fêtes et les troubadours, Le suzerain, Le châteaun Les souterrains, Le Siège 1209, La trahison, Epilogue.
AVANT-PROPOS
Chaque monument ravagé par le temps a eu sa jeunesse radieuse comme toutes les jeunesses. Majestueux dans leur vétusté, hautains ou branlants, formidables témoins des époques dont rien n’égalera les rudesses, les souffrances et peut-être aussi la brutale grandeur, ils assistent, ces monuments, à l’évolution d’un monde dont les origines se perdent à leur pied.
Gardons-les ces ancêtres, visitons-les, glorifions-les d’un élan filial. Notre époque fiévreuse, assoiffée de mouvement, aura du mal à laisser après elle des géants à leur taille et une histoire aussi fortement retracée par les pierres, ces lettres géantes du livre du Passé.
Le Passé, fait de tout ce qui n’est plus ; qui se dresse, cruel, fatal et implacable, qui marche derrière les Cités comme derrière les hommes, ombre que rien ne peut chasser, véritable spectre qui devient plus vivant à mesure qu’on croit s’éloigner de lui.
La vie, si intense, si animée qu’elle soit, des villes et des humains, retourne vers lui à mesure quelle s’écoule emportant avec elle, sans s’en pouvoir jamais affranchir, les souvenirs d’antan, comme ces eaux limpides qui reflètent malgré elles les arbres de leurs rives et les nuages du ciel.
La Cité de Carcassonne fut; c’est sa vie d’autrefois qu’il faut réédifier au point de vue matériel par les affirmations paraissant le plus conforme à l’âge de ce qu’on observe, à l’époque, aux méthodes et à la raison; au point de vue immatériel, c’est-à-dire quant à l’existence, à la vibration de cette même Cité, par la sensation que doit donner à qui pense, à qui sonde la matière pour en dégager l’âme, la connaissance ou la divination de l’histoire vivante de ces temps disparus.
Ces pierres, choses mortes en apparence, doivent s’animer et revivre sous la suggestion de la pensée qui va vers elles.
Que serait cet ensemble et surtout qu’en serait le détail s’il n’y avait à y relever que d’impassibles leçons d’architecture militaire ? Qu à étudier et discuter la forme des moellons? Que seraient ces tours si elles n’étaient que ce quelles paraissent, l’ornement froid et muet de la tombe où dort tout un passé tragique ?
Cest ce passé, grossesse douloureuse et tourmentée d’un monde enfantant l’avenir, qui doit soulever la dalle qui le recouvre et déchirer son suaire dans un effort de résurrection.
SOMMAIRE
Dame Carcas, Wolskes, Rome, Wisigoths, Maures, Francs, Architecture militaire, Enceinte wisigothe et féodale (440 à 1209), Meurtrières er hourds, Enceinte de Saint Louis (1240 à 1270), fortifications de Philippe le Hardi (1270 à 1285), La tour de l’Evêque et tour de la Justice, les églises, Basilique des Saints-Nazaire et Celse, Roger de Trencavel, Les Fêtes et les troubadours, Le suzerain, Le châteaun Les souterrains, Le Siège 1209, La trahison, Epilogue.




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