Description
Référence : 32337
SPENCER Herbert – Classification des Sciences
4ème édition
1888, format : 120×180, 172 pages, sans illustration[s].broché, ouvrage débroché, tranche de dos avec manque, bon état intérieur
CLASSIFICATION DES SCIENCES.
Dans un essai sur la « genèse de la science », publié pour la première fois en 1834, j’ai cherché à montrer que les sciences ne peuvent être rationnellement disposées dans un ordre sé- riaire. Dans cet opuscule, consacré en partie à la critique de la classification de Comte , j’ai prouvé que ni l’ordre de succession suivant lequel cet auteur dispose les sciences, ni tout autre ordre suivant lequel on peut les disposer, ne représentent, soit leur dépendance logique, soit leur dépendance historique. J’avais alors laissé de côté la question de savoir comment il serait possible de déterminer exactement les rapports des sciences entre elles ; aujourd’hui, c’est cette question même que je me propose d’examiner.Une véritable classification renferme, dans chaque classe, les objets qui ont entre eux plus de caractères communs que chacun d’entre eux n’en a avec tous les objets exclus de cette classe. En outre, les caractères qui sont communs aux objets groupés ensemble, et qui n’appartiennent pas à d’autres objets, ont plus d’importance que tous ceux qui peuvent appartenir à d’autres objets, c’est-à-dire enveloppent un plus grand nombre de caractères subordonnés. Ce sont là les deux faces d’une même définition; caries choses qui possèdent en commun le plus grand nombre d’attributs sont précisément celles qui possèdent en commun ces attributs essentiels dont les autres dépendent; et, réciproquement; la possession en commun des attributs essentiels implique la possession en commun du plus grand nombre d’attributs. Il suit de là que l’un ou l’autre caractère peut servir, suivant les. circonstances, et les besoins.
TABLE DES MATIÈRES.
Preface
I. Classification des sciences
II. Post-scriptum en réponse aux critiques
III. Pourquoi jeme sépare d’Auguste Comte
IV. Des lois en général
Dans un essai sur la « genèse de la science », publié pour la première fois en 1834, j’ai cherché à montrer que les sciences ne peuvent être rationnellement disposées dans un ordre sé- riaire. Dans cet opuscule, consacré en partie à la critique de la classification de Comte , j’ai prouvé que ni l’ordre de succession suivant lequel cet auteur dispose les sciences, ni tout autre ordre suivant lequel on peut les disposer, ne représentent, soit leur dépendance logique, soit leur dépendance historique. J’avais alors laissé de côté la question de savoir comment il serait possible de déterminer exactement les rapports des sciences entre elles ; aujourd’hui, c’est cette question même que je me propose d’examiner.Une véritable classification renferme, dans chaque classe, les objets qui ont entre eux plus de caractères communs que chacun d’entre eux n’en a avec tous les objets exclus de cette classe. En outre, les caractères qui sont communs aux objets groupés ensemble, et qui n’appartiennent pas à d’autres objets, ont plus d’importance que tous ceux qui peuvent appartenir à d’autres objets, c’est-à-dire enveloppent un plus grand nombre de caractères subordonnés. Ce sont là les deux faces d’une même définition; caries choses qui possèdent en commun le plus grand nombre d’attributs sont précisément celles qui possèdent en commun ces attributs essentiels dont les autres dépendent; et, réciproquement; la possession en commun des attributs essentiels implique la possession en commun du plus grand nombre d’attributs. Il suit de là que l’un ou l’autre caractère peut servir, suivant les. circonstances, et les besoins.
TABLE DES MATIÈRES.
Preface
I. Classification des sciences
II. Post-scriptum en réponse aux critiques
III. Pourquoi jeme sépare d’Auguste Comte
IV. Des lois en général


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