Description
Référence : 32033
RÉMY – Comment meurt un Réseau
tome III
1947, format : 160×240, 194 pages, très nb portraits illustration[s].broché, bon état
AVERTISSEMENT AU LECTEUR
• Je suis entré dans ces deux livres : celui-ci et Vautre qui le suit, comme l’on pénètre dans une forêt obscure et profonde»
• La première cassure ressentie dans l’unité du réseau s’était produite au mois de juillet 1941 quand mon radio Bernard Anquetil, dit Lhermite, avait été arrêté» Nous savions qu’il avait été pris vivant, mais ce monde où il continuait d’exister nous était inconnu, fermé à nos yeux par les hauts murs des prisons» Puis vint son exécution… à partir du moment où nous sûmes qu’il était mort, il nous apparut qu’il était, bien mieux qu’avant, proche de nous.
• Ces prisons, où tant des nôtres furent bientôt jetés, parfois les uns après les autres, tantôt par grappes entières, nous apprîmes à en connaître les détours sans les avoir jamais vues. Nos camarades écrivaient sur leur linge, sur des feuilles de papier à cigarettes, sur des bouts de journaux, avec des mines de crayon soustraites à la fouille, avec des clous, des morceaux de verre, avec leurs ongles et quelquefois une épingle trempée dans leur sang. Nous savions, par bribes, ce qu’était leur vie arrachée à la nôtre. Puis, pour certains d’entre eux, ce fut la nuit. Morts ? déportés ? après les fusillades spectaculaires du printemps 1943 nous ne fûmes jamais plus très sûrs de leur destinée.
• Mais nous étions encore avec eux, du fait même que nous dépendions étroitement d’eux. Nous savions que notre liberté ne tenait qu’à un fil, le fil de leur silence. Eux savaient que nous continuions ce combat dont ils avaient partagé les hasards et dont ils payaient durement le prix. Ils se taisaient.
• Une fois que je me trouvai à Londres, la cassure se fit plus nette. La sécurité dont je jouissais, une sécurité incongrue, presque obscène, me séparait de mes camarades par son essence même. Toutefois le lien n’était pas brisé puisqu’il était entendu que je repartirais pour la France reprendre mon poste à la tête du réseau : ma dépendance à leur égard se trouvait simplement reportée à un avenir plus ou moins immédiat. Je continuais à faire partie de cette communauté fondée sur une absolue confiance réciproque, sur la nécessité d une loyauté totale comme la vie courante ne peut pas en présenter d’exemples.
• J’ai donc eu l’impression, en écrivant les épisodes de la vie de notre réseau qui se sont déroulés depuis le mois de janvier 1943 jusqu’à l’automne de cette même année, tandis que j étais constamment en puissance de départ, de n’avoir jamais cessé de participer à l’existence de ceux qui, par excellence, continuaient à être les miens.
• Mon départ, on le sait, se trouva remis de mois en mois jusqu’à ce que, me voyant soudainement offrir la possibilité de prendre l’avion de la « lune de septembre », je flanchai. Usant de mauvais prétextes, j’obtins un délai de grâce jusqu’à celle d’octobre. Un sûr instinct m’avertissait que je n’allais pas rentrer de cette mission. Je me soumettais à mon destin mais je lui demandais de me permettre, pendant quelques semaines encore, de m’emplir les yeux de la vue des visages qui m’étaient chers. Ce destin était inscrit dans la lune de septembre. Il passa… Mon avion ne devait plus, jamais, partir.
• Des documents que j’ai reçus tout récemment, et qui trouveront leur place dans ces deux livres, qui n’en font qu’un m’ont prouvé — contrairement à ce que j’avais pensé, et dit, jusqu’ici — que la catastrophe qui devait anéantir notre réseau trouvait ses origines dans une cause non pas interne, contre laquelle j’aurais pu lutter, mais extérieure, et contre quoi je ne pouvais rien. Ma présence en France n’y eût rien changé.
• Rien! sauf de me faire partager le sort commun à presque tous nos camarades, je veux parler de Varrestation, de la déportation et, pour nombre d’entre eux, de la mort.
• En hésitant à. partir sans délai, je m’étais retranché d’un monde où U ny avait pas de place pour ceux qui demandaient à réfléchir ou qui, même s ils acceptaient immédiatement d’y entrer, demandaient qu on leur accordât un court répit avant de passer à l’action.
• « Un autre de ses disciples lui dit : Seigneur, permettez-moi auparavant d’aller ensevelir mon père. »
• « Mais Jésus lui dit : Suivez-moi, et laissez les morts ensevelir les morts ».
• La dure loi du réseau était de la même trempe que la dure loi du Christ, et tout aussi nécessaire. Pour la première fois, j’y avais failli ; le réseau me rejetait hors de lui-même. Plus jamais je n’ai pu le rejoindre.
• • TABLE DES MATIÈRES
Chapitre I.
• Vaines tentatives de Renée et à’Olaf pour faire évader Jacot de Fresnes. Arrestation & Olaf et de Blanchette le 19 août 1943. Justification de Renée •
Chapitre II.
• Où l’on reparle du Docteur André Chauvenet, perdu de vue dans ces “Mémoires” depuis le mois de janvier 1942. Son activité secrète, ses relations avec un groupe de patriotes de Bordeaux. Suicide héroïque du Professeur Jean Auriac, dont tous les camarades seront fusillés au Camp de Souges ou bien exécutés à Cologne. Arrestation du Docteur Chauvenet qui tient tête au sinistre Commissaire Poinsot. Chauvenet amène à la C. N. D. le groupe constitué à Angers par Maurice Tardat. Nouvelle arrestation de Chauvenet. Arrestation de ses amis de Thouars, dont Richetta, Raymond Chessé, l’abbé Chaurat et Maurice Geslin qui sont exécutés à Cologne. Arrestation de Maurice Tardat, de Berry, de Castel, de Czeszyk et d’autres camarades d’Angers. Pittoresque arrestation manquée d’Albert Faucheux •
Chapitre III.
• La détention de René Bourdon, dit VArchitecte. Il est interrogé par Kramms. Encore Capri. Bourdon fait en cellule la connaissance de notre ami André Cholet, dit Lenfant. Il est déporté à Sachsenhausen •
Chapitre IV.
• La détention de Paul Mollet, dit Bernard. Il retrouve à Fresnes notre ami Maurice Poge, dit Godin, de Saint-Brieuc. Celui-ci est déporté. Bernard part lui-même pour l’Allemagne quelques jours après Godin. Il fait, au Camp de Natzweiler, la connaissance du S.S. Hauptsturm Josef Kramer •
CHAPITRE V
• Comment s’est formé le groupe de la C. N. D. au Mans. Les Dekobras, Schupo, Poulet et Poussin. Leur chef Gaumont et son adjoint Lys. Brottier, Le Docteur et Mme Leuillieux. Grivel, d’Alençon. Chapelle, un juif héroïque. La lettre de Poulet. La tempête s’annonce à l’ouest •
CHAPITRE VI
• Naissance et développement de la Résistance aux P.T.T. Pruvost, Jourdan, Horvais, Debaumarché, Emma ; M. et Mme Drouin ; merveilleuse organisation mise clandestinement à notre disposition par les postiers ; où l’on fait la connaissance du Colonel Wackenheim….. •
CHAPITRE VII
• Histoire du cheminot Lucien Curaté •
CHAPITRE VIII
• Cavalier et le groupe de Bayonne. Renaissance du groupe de Bordeaux après la trahison de Capri. Tourville et Cavalier se mettent au travail. Contact avec Vautour et Aramis. Aurillac, Roger et Ferdinand Lespinasse. Apparition de Delignac. Arrestation de Vautour, á’ Hirondelle, de M. et Mme Damiens, de M. Coquilleau, de Roger et Ferdinand Lespinasse et de beaucoup d’autres. La main de Capri. Arrestation de Lamartine, il échappe miraculeusement à la torture qui lui est promise. Arrestation de Lorec et de Soubiran. Départs en déportation •
CHAPITRE IX
• Un groupe de patriotes en Eure-et-Loir au moment de la défaite de juin 1940. Le “Père Tranquille” Michel Cloche et son ami Raymond Hélix. Emissions radio, les F. T. P. et les maquis. Intervention de William Marigault et d’un mystérieux parachutiste. Arrestations, effroyables tortures d’Hélix, dit Hélium. L’inspecteur principal de la Gestapo Roehm. Exécution de 31 patriotes au Mont-Valérien. Quelques réflexions désabusées •
CHAPITRE X
• La sonnette d’alarme chez notre camarade Verrière, dit Lecomte. Comment un officier français ne se laisse pas faire par les Fridolins •
CHAPITRE XI
• Ma mère, mes sœurs, mon frère Philippe à Compiègne. Les magnifiques figures de M110 Talet et de Mme Tillion •
CHAPITRE XII
• Situation tragique de Pierre et Geneviève Tillier, dits Rocher et Véronique après l’échec de leur tentative de départ sur Lysander, près de Maintenon. Une opération de liaison maritime, qui reçoit le pseudonyme de UDENISE », est organisée pour leur enlèvement, comme pour celui d’autres camarades également menacés par la Gestapo. Vu le nombre des passagers, c’est le langoustier « Papillon des Vagues », alias « Narval II”, qui est choisi par Alex pour rencontrer, au large des Glénans, le chalutier anglais. Toutes nos opérations maritimes, sans exception, se sont toujours traduites par un succès depuis mon départ sur « Les Deux-Anges”, en juin 1942. Or l’opération « DENISE” ne cesse de se heurter aux pires difficultés : mer déchaînée, grave avarie au chalutier allié, qui entraînent un échange de télégrammes aigres-doux entre Alex et Londres. Après plusieurs tentatives infructueuses, qui se sont traduites pour les malheureux passagers par les affres de longues attentes sur une mer démontée, presque sans vivres, l’opération va être tentée à nouveau sous le nom de « CUNÉ- GONDE » quand éclate la catastrophe qui anéantira le réseau. • Hommage à Rocher et à sa femme Véronique…. : • Répertoire des noms et des pseudonymes du Vol. I • Table des illustrations
• Je suis entré dans ces deux livres : celui-ci et Vautre qui le suit, comme l’on pénètre dans une forêt obscure et profonde»
• La première cassure ressentie dans l’unité du réseau s’était produite au mois de juillet 1941 quand mon radio Bernard Anquetil, dit Lhermite, avait été arrêté» Nous savions qu’il avait été pris vivant, mais ce monde où il continuait d’exister nous était inconnu, fermé à nos yeux par les hauts murs des prisons» Puis vint son exécution… à partir du moment où nous sûmes qu’il était mort, il nous apparut qu’il était, bien mieux qu’avant, proche de nous.
• Ces prisons, où tant des nôtres furent bientôt jetés, parfois les uns après les autres, tantôt par grappes entières, nous apprîmes à en connaître les détours sans les avoir jamais vues. Nos camarades écrivaient sur leur linge, sur des feuilles de papier à cigarettes, sur des bouts de journaux, avec des mines de crayon soustraites à la fouille, avec des clous, des morceaux de verre, avec leurs ongles et quelquefois une épingle trempée dans leur sang. Nous savions, par bribes, ce qu’était leur vie arrachée à la nôtre. Puis, pour certains d’entre eux, ce fut la nuit. Morts ? déportés ? après les fusillades spectaculaires du printemps 1943 nous ne fûmes jamais plus très sûrs de leur destinée.
• Mais nous étions encore avec eux, du fait même que nous dépendions étroitement d’eux. Nous savions que notre liberté ne tenait qu’à un fil, le fil de leur silence. Eux savaient que nous continuions ce combat dont ils avaient partagé les hasards et dont ils payaient durement le prix. Ils se taisaient.
• Une fois que je me trouvai à Londres, la cassure se fit plus nette. La sécurité dont je jouissais, une sécurité incongrue, presque obscène, me séparait de mes camarades par son essence même. Toutefois le lien n’était pas brisé puisqu’il était entendu que je repartirais pour la France reprendre mon poste à la tête du réseau : ma dépendance à leur égard se trouvait simplement reportée à un avenir plus ou moins immédiat. Je continuais à faire partie de cette communauté fondée sur une absolue confiance réciproque, sur la nécessité d une loyauté totale comme la vie courante ne peut pas en présenter d’exemples.
• J’ai donc eu l’impression, en écrivant les épisodes de la vie de notre réseau qui se sont déroulés depuis le mois de janvier 1943 jusqu’à l’automne de cette même année, tandis que j étais constamment en puissance de départ, de n’avoir jamais cessé de participer à l’existence de ceux qui, par excellence, continuaient à être les miens.
• Mon départ, on le sait, se trouva remis de mois en mois jusqu’à ce que, me voyant soudainement offrir la possibilité de prendre l’avion de la « lune de septembre », je flanchai. Usant de mauvais prétextes, j’obtins un délai de grâce jusqu’à celle d’octobre. Un sûr instinct m’avertissait que je n’allais pas rentrer de cette mission. Je me soumettais à mon destin mais je lui demandais de me permettre, pendant quelques semaines encore, de m’emplir les yeux de la vue des visages qui m’étaient chers. Ce destin était inscrit dans la lune de septembre. Il passa… Mon avion ne devait plus, jamais, partir.
• Des documents que j’ai reçus tout récemment, et qui trouveront leur place dans ces deux livres, qui n’en font qu’un m’ont prouvé — contrairement à ce que j’avais pensé, et dit, jusqu’ici — que la catastrophe qui devait anéantir notre réseau trouvait ses origines dans une cause non pas interne, contre laquelle j’aurais pu lutter, mais extérieure, et contre quoi je ne pouvais rien. Ma présence en France n’y eût rien changé.
• Rien! sauf de me faire partager le sort commun à presque tous nos camarades, je veux parler de Varrestation, de la déportation et, pour nombre d’entre eux, de la mort.
• En hésitant à. partir sans délai, je m’étais retranché d’un monde où U ny avait pas de place pour ceux qui demandaient à réfléchir ou qui, même s ils acceptaient immédiatement d’y entrer, demandaient qu on leur accordât un court répit avant de passer à l’action.
• « Un autre de ses disciples lui dit : Seigneur, permettez-moi auparavant d’aller ensevelir mon père. »
• « Mais Jésus lui dit : Suivez-moi, et laissez les morts ensevelir les morts ».
• La dure loi du réseau était de la même trempe que la dure loi du Christ, et tout aussi nécessaire. Pour la première fois, j’y avais failli ; le réseau me rejetait hors de lui-même. Plus jamais je n’ai pu le rejoindre.
• • TABLE DES MATIÈRES
Chapitre I.
• Vaines tentatives de Renée et à’Olaf pour faire évader Jacot de Fresnes. Arrestation & Olaf et de Blanchette le 19 août 1943. Justification de Renée •
Chapitre II.
• Où l’on reparle du Docteur André Chauvenet, perdu de vue dans ces “Mémoires” depuis le mois de janvier 1942. Son activité secrète, ses relations avec un groupe de patriotes de Bordeaux. Suicide héroïque du Professeur Jean Auriac, dont tous les camarades seront fusillés au Camp de Souges ou bien exécutés à Cologne. Arrestation du Docteur Chauvenet qui tient tête au sinistre Commissaire Poinsot. Chauvenet amène à la C. N. D. le groupe constitué à Angers par Maurice Tardat. Nouvelle arrestation de Chauvenet. Arrestation de ses amis de Thouars, dont Richetta, Raymond Chessé, l’abbé Chaurat et Maurice Geslin qui sont exécutés à Cologne. Arrestation de Maurice Tardat, de Berry, de Castel, de Czeszyk et d’autres camarades d’Angers. Pittoresque arrestation manquée d’Albert Faucheux •
Chapitre III.
• La détention de René Bourdon, dit VArchitecte. Il est interrogé par Kramms. Encore Capri. Bourdon fait en cellule la connaissance de notre ami André Cholet, dit Lenfant. Il est déporté à Sachsenhausen •
Chapitre IV.
• La détention de Paul Mollet, dit Bernard. Il retrouve à Fresnes notre ami Maurice Poge, dit Godin, de Saint-Brieuc. Celui-ci est déporté. Bernard part lui-même pour l’Allemagne quelques jours après Godin. Il fait, au Camp de Natzweiler, la connaissance du S.S. Hauptsturm Josef Kramer •
CHAPITRE V
• Comment s’est formé le groupe de la C. N. D. au Mans. Les Dekobras, Schupo, Poulet et Poussin. Leur chef Gaumont et son adjoint Lys. Brottier, Le Docteur et Mme Leuillieux. Grivel, d’Alençon. Chapelle, un juif héroïque. La lettre de Poulet. La tempête s’annonce à l’ouest •
CHAPITRE VI
• Naissance et développement de la Résistance aux P.T.T. Pruvost, Jourdan, Horvais, Debaumarché, Emma ; M. et Mme Drouin ; merveilleuse organisation mise clandestinement à notre disposition par les postiers ; où l’on fait la connaissance du Colonel Wackenheim….. •
CHAPITRE VII
• Histoire du cheminot Lucien Curaté •
CHAPITRE VIII
• Cavalier et le groupe de Bayonne. Renaissance du groupe de Bordeaux après la trahison de Capri. Tourville et Cavalier se mettent au travail. Contact avec Vautour et Aramis. Aurillac, Roger et Ferdinand Lespinasse. Apparition de Delignac. Arrestation de Vautour, á’ Hirondelle, de M. et Mme Damiens, de M. Coquilleau, de Roger et Ferdinand Lespinasse et de beaucoup d’autres. La main de Capri. Arrestation de Lamartine, il échappe miraculeusement à la torture qui lui est promise. Arrestation de Lorec et de Soubiran. Départs en déportation •
CHAPITRE IX
• Un groupe de patriotes en Eure-et-Loir au moment de la défaite de juin 1940. Le “Père Tranquille” Michel Cloche et son ami Raymond Hélix. Emissions radio, les F. T. P. et les maquis. Intervention de William Marigault et d’un mystérieux parachutiste. Arrestations, effroyables tortures d’Hélix, dit Hélium. L’inspecteur principal de la Gestapo Roehm. Exécution de 31 patriotes au Mont-Valérien. Quelques réflexions désabusées •
CHAPITRE X
• La sonnette d’alarme chez notre camarade Verrière, dit Lecomte. Comment un officier français ne se laisse pas faire par les Fridolins •
CHAPITRE XI
• Ma mère, mes sœurs, mon frère Philippe à Compiègne. Les magnifiques figures de M110 Talet et de Mme Tillion •
CHAPITRE XII
• Situation tragique de Pierre et Geneviève Tillier, dits Rocher et Véronique après l’échec de leur tentative de départ sur Lysander, près de Maintenon. Une opération de liaison maritime, qui reçoit le pseudonyme de UDENISE », est organisée pour leur enlèvement, comme pour celui d’autres camarades également menacés par la Gestapo. Vu le nombre des passagers, c’est le langoustier « Papillon des Vagues », alias « Narval II”, qui est choisi par Alex pour rencontrer, au large des Glénans, le chalutier anglais. Toutes nos opérations maritimes, sans exception, se sont toujours traduites par un succès depuis mon départ sur « Les Deux-Anges”, en juin 1942. Or l’opération « DENISE” ne cesse de se heurter aux pires difficultés : mer déchaînée, grave avarie au chalutier allié, qui entraînent un échange de télégrammes aigres-doux entre Alex et Londres. Après plusieurs tentatives infructueuses, qui se sont traduites pour les malheureux passagers par les affres de longues attentes sur une mer démontée, presque sans vivres, l’opération va être tentée à nouveau sous le nom de « CUNÉ- GONDE » quand éclate la catastrophe qui anéantira le réseau. • Hommage à Rocher et à sa femme Véronique…. : • Répertoire des noms et des pseudonymes du Vol. I • Table des illustrations




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