Description
Référence : 32202
– Documents Histoire Dictature de Louis Napolèon Bonaparte
2 décembre 1851 – 29 mars 1852
, format : 190×240, 164 pages, sans illustration[s].cartonné, bon état
Documents pour servir à l’Histoire de la Dictature de Louis Napolèon Bonaparte
Dossier créé à partir de coupure de journaux
Les deux dictatures. — Malgré le calme à peu près universel des esprits, malgré l’indifférence profonde des populations pour la politique, malgré l’horreur de l’agriculture, de l’industrie, du commerce, de toutes les familles honnêtes , de tous les individus sensés, pour des bouleversements nouveaux, il ne s’est jamais autant brassé de conspirations, autant préparé de coups demain qu’en ce moment, dans les régions élevées de la société, et parmi les chefs des anciens partis. Les ambitieux, les factieux, ne veulent pas que l’ordre se rétablisse, que le travail se rassure, que les affaires se relèvent, si la société, sauvée et raffermie, doit échapper à leurs plans de domination et d’exploitation. Ils se résignent à voir encore les rues de Paris dépavées, les étrangers en fuite, les boutiques fermées, l’émeute chantant le Ça ira ! les populations épouvantées par les prédications des clubs ; ils se résignent à tout, excepté à voir périr leur importance.
Nous avons déjà échappé par miracle à plus d’une de ces révolutions de serre-chaude, préparées dans trois ou quatre salons politiques, délibérées dans des bureaux de journal, nouées dans les couloirs parlementaire: les miracles sont rares, et il serait téméraire d’y compter. La France peut se réveiller demain, après-demain, tous les jours, au bruit formidable d’un écroulement universel; il faut au moins, si elle périt sous des ruines, qu’elle sache qui les prépare et d’où elles viennent. Nous ne dirons rien qui ne se dise tout haut dans le monde politique, et nous ne sommes pas tenus à plus de discrétion que les conspirateurs…
Dossier créé à partir de coupure de journaux
Les deux dictatures. — Malgré le calme à peu près universel des esprits, malgré l’indifférence profonde des populations pour la politique, malgré l’horreur de l’agriculture, de l’industrie, du commerce, de toutes les familles honnêtes , de tous les individus sensés, pour des bouleversements nouveaux, il ne s’est jamais autant brassé de conspirations, autant préparé de coups demain qu’en ce moment, dans les régions élevées de la société, et parmi les chefs des anciens partis. Les ambitieux, les factieux, ne veulent pas que l’ordre se rétablisse, que le travail se rassure, que les affaires se relèvent, si la société, sauvée et raffermie, doit échapper à leurs plans de domination et d’exploitation. Ils se résignent à voir encore les rues de Paris dépavées, les étrangers en fuite, les boutiques fermées, l’émeute chantant le Ça ira ! les populations épouvantées par les prédications des clubs ; ils se résignent à tout, excepté à voir périr leur importance.
Nous avons déjà échappé par miracle à plus d’une de ces révolutions de serre-chaude, préparées dans trois ou quatre salons politiques, délibérées dans des bureaux de journal, nouées dans les couloirs parlementaire: les miracles sont rares, et il serait téméraire d’y compter. La France peut se réveiller demain, après-demain, tous les jours, au bruit formidable d’un écroulement universel; il faut au moins, si elle périt sous des ruines, qu’elle sache qui les prépare et d’où elles viennent. Nous ne dirons rien qui ne se dise tout haut dans le monde politique, et nous ne sommes pas tenus à plus de discrétion que les conspirateurs…





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