Description
Référence : 32394
WULLUS-RUDIGER J.A. – La Belgique et la Crise européenne
1914 – 1945 – Tome I
1944, format : 140×220, 521 pages, illustration[s] : sans, broché, tout état,
Première édition – HORS COMMERCE
Destinée aux Gouvernements, Ambassades et Légations, Universités, Ecoles Militaires et Bibliothèques Nationales
AVIS AU LECTEUR
Fin 1940, à Villeneuve-sur-Lot, mon livre La Défense de la Belgique en 1940 paraissait en édition privée, « destinée aux Chancelleries, Universités, Ecoles Militaires et Bibliothèques Nationales ». Il avait été imprimé sans tenir compte des dispositions de la censure du Gouvernement de Vichy.A la suite d’interventions bienveillantes d’autorités militaires françaises, sa publication fut autorisée pourvu que le volume ne fût pas mis dans le commerce.
J’espérais pouvoir faire éditer le tome I du present ouvrage dans les mêmes conditions, en 1943. De là, son titre : La Belgique et la Crise Européenne 1914-1943.
Le tome II, relatant les événements à partir de fin juin 1940 jusqu’à la victoire des Nations-Unies, devait paraitre dès que les opérations militaires le permettraient.
L’occupation de la zone méridionale de la France par les Allemands. en novembre 1942, empêcha la publication du tome I en 1943, d’autant plus que, recherché par la Gestapo, je dus vivre caché du début de 1943 jusqu’en août 1944.
Une grande partie du tome I fut imprimée clandestinement, sous l’occupation allemande, par l’Imprimerie du Progrès, à Villeneuve-sur-Lot. Vu le caractère du livre et la personnalité de son auteur, le papier fut fourni par la Délégation en zone Sud du Comité d’Organisalion des Industries, Arts et Commerces du Livre sans consultation des censures française et allemande.
La rédaction de La Belgique et la Crise Européenne 1914-1944 (tomes I et II) n’a pas été influencée par les circonstances, qu’il s’agisse de la menace que l’Allemagne faisait peser sur la Belgique, des crimes commis par ses armées dans mon pays et ailleurs, de l’angoisse constante dans laquelle je vécus pendant de mois ou de la défaite du IIIe Reich. Je n’ai cessé de tendre à l’objectivité, condition essentielle de la science historique : seule la vérité résiste à l’épreuve de l’examen, de la contradiction et du temps. J. WULLUS-RUDIGER. Villeneuve-sur-Lot, septembre 1943.
NOTE SUR L’AUTEUR
La valeur d’un Sémoignage dépend, en premier lieu, de la qualité morale du témoin. Voici quelques précisions sur l’auteur de « La Belgique et la Crise Européenne 1914-1943 ».
Docteur en philologie germanique, spécialiste de l’histoire de la Belgique contemporaine, J.-A. Wullus-Rudiger est professeur à l’Institut Supérieur de Commerce de Gand et à l’ Athénée Royal de Bruxelles. Titulaire de la Croix du Feu, chevalier de l’Ordre de Léopold II avec palme, il fut l’objet de la citation suivante lors de l’octroi de la Croix de Guerre 1914-1918 avec palme : « Pour sa vaillante conduite au feu lors de la défense de la position fortifiée de Namur,. au cours de laquelle il se présenta pour remplir des missions difficiles et dangereuses.
Grièvement blessé et fait prisonnier, il n’en continua pas moins en Allemagne, à rendre les plus signalés services à son pays el à ses camarades privés de soins. »
Il fut nommé chevalier de l’Ordre de la Couronne de Belgique et chevalier de l’Ordre de Léopold pour services rendus (au lendemain de la guerre 1914-1918) avec le plus grand dévouement et avec un désintéressement absolu ; il n’a pas hésité à exposer sa liberté et sa vie
Commandeur de l’Ordre de la Couronne d’Italie pour son altitude patriotique pendant et depuis la guerre 1914-1918 » , il fut nommé chevalier de la Légion d’ Honneur sur la proposition de l’Etat-Major Général de l’Armée française. Après la publication de son livre La Belgique et l’Equilibre Européen (1), dont la valeur scientifique fut appréciée à l’étranger autant qu’en Belgique, l’auteur traça les grandes lignes d’un ouvrage intitulé Pour la Belgique et ses Alliés : Confession 1914-1935.
Le célèbre historien belge Henri Pirenne, recteur de l’Université de Gand, lui écrivit à ce sujet : « J’achève de lire votre Confession dans des sentiments où l’admiration pour tant d’habileté et de courage va de pair avec la sympathie pour vos souffrances. Je connaissais votre dévouement absolu à la cause de la Belgique. Combien la réalité dépasse encore ce que j’en savais ! Et pourtant vous ne dites pas tout…
Merci de m’avoir procuré cette lecture si réconfortante. C’est la préface héroïque du grand ouvrage que vous allez nous donner… »
Dans cette dernière phrase, Henri Pirenne faisait allusion à ia Belgique, enjeu de la guerre 1914-1918 et à L’Epreuva belge 1914-1918, deux volumes qui constituent la suite de La Belgique et l’Equilibre Européen. L’auteur en remit la publication, comme celle de sa Confession, dans l’espoir de favoriser dans son pays un apaisement des que- relles linguistiques et un rapprochement avec l’Allemagne.
En communiquant, en 1935, sa Confession à un historien militaire allemand réputé, homme de confiance de la Wilhelmstrasse, il lui écrivait : « Je n’ai et n’ai eu d’autres ennemis que ceux de la Belgique. Si, à l’avenir, l’Allemagne désire entretenir avec mon pays des rapports loyaux de bon voisinage, je serai’ le premier à prêcher la réconciliation. »
Même franchise dans ses rapports avec les autorités des pays amis. Elle explique la grande confiance que lui témoignèrent les autorités françaises, même aux jours les plus critiques. En janvier 1940, un diplomate britannique lui écrivait : « En soutenant loyalement la politique de votre Gouvernement, vous vous comportez en bon Belge. Mais vous êtes, en même temps, un ami loyal de l’Angleterre et de la France. » Non moins grande était la confiance que lui témoignait l’Etat-Major Général italien.
Vers la fin de 1936, un représentant autorisé de cet Etat-Major écrivait en substance à ses chefs . « Le professeur Wullus-Rudiger est désintéressé, objectif et loyal ; aucune considération d’intérêt ne lui fera porter un jugement qui ne soit celui de sa conscience. »
Tel est l’homme qui, mû par un idéal de vérité autant que par son patriotisme, présente aujourd’hui La Belgique et la Crise Européenne 1914-1943.
Ce livre complète sa Défense de la Belgique en 1940. Son exposé est basé sur des ouvrages qui font autorité, sur les archives diplomatiques publiées au lendemain de la guerre 1914-1918 et sur sa documentation personnelle. Les documents récents qu’il cite ou auxquels il se réfère sont d’une authenticité indis- cutable. Ses renseignements, il les tient des meilleures sources. Dans bien des cas, il fut témoin des faits qu’il re- late. Car dès le premier jour de la nouvelle invasion de son pays, il demanda à pouvoir reprendre du service dans l’Armée. La confiance du Ministre de la Défense Nationale lui permit d’exercer pendant la guerre de 1940 les fonctions d’agent de liaison auprès des autorités alliées. Villeneuve-sur-Lot, automne 1942.
Destinée aux Gouvernements, Ambassades et Légations, Universités, Ecoles Militaires et Bibliothèques Nationales
AVIS AU LECTEUR
Fin 1940, à Villeneuve-sur-Lot, mon livre La Défense de la Belgique en 1940 paraissait en édition privée, « destinée aux Chancelleries, Universités, Ecoles Militaires et Bibliothèques Nationales ». Il avait été imprimé sans tenir compte des dispositions de la censure du Gouvernement de Vichy.A la suite d’interventions bienveillantes d’autorités militaires françaises, sa publication fut autorisée pourvu que le volume ne fût pas mis dans le commerce.
J’espérais pouvoir faire éditer le tome I du present ouvrage dans les mêmes conditions, en 1943. De là, son titre : La Belgique et la Crise Européenne 1914-1943.
Le tome II, relatant les événements à partir de fin juin 1940 jusqu’à la victoire des Nations-Unies, devait paraitre dès que les opérations militaires le permettraient.
L’occupation de la zone méridionale de la France par les Allemands. en novembre 1942, empêcha la publication du tome I en 1943, d’autant plus que, recherché par la Gestapo, je dus vivre caché du début de 1943 jusqu’en août 1944.
Une grande partie du tome I fut imprimée clandestinement, sous l’occupation allemande, par l’Imprimerie du Progrès, à Villeneuve-sur-Lot. Vu le caractère du livre et la personnalité de son auteur, le papier fut fourni par la Délégation en zone Sud du Comité d’Organisalion des Industries, Arts et Commerces du Livre sans consultation des censures française et allemande.
La rédaction de La Belgique et la Crise Européenne 1914-1944 (tomes I et II) n’a pas été influencée par les circonstances, qu’il s’agisse de la menace que l’Allemagne faisait peser sur la Belgique, des crimes commis par ses armées dans mon pays et ailleurs, de l’angoisse constante dans laquelle je vécus pendant de mois ou de la défaite du IIIe Reich. Je n’ai cessé de tendre à l’objectivité, condition essentielle de la science historique : seule la vérité résiste à l’épreuve de l’examen, de la contradiction et du temps. J. WULLUS-RUDIGER. Villeneuve-sur-Lot, septembre 1943.
NOTE SUR L’AUTEUR
La valeur d’un Sémoignage dépend, en premier lieu, de la qualité morale du témoin. Voici quelques précisions sur l’auteur de « La Belgique et la Crise Européenne 1914-1943 ».
Docteur en philologie germanique, spécialiste de l’histoire de la Belgique contemporaine, J.-A. Wullus-Rudiger est professeur à l’Institut Supérieur de Commerce de Gand et à l’ Athénée Royal de Bruxelles. Titulaire de la Croix du Feu, chevalier de l’Ordre de Léopold II avec palme, il fut l’objet de la citation suivante lors de l’octroi de la Croix de Guerre 1914-1918 avec palme : « Pour sa vaillante conduite au feu lors de la défense de la position fortifiée de Namur,. au cours de laquelle il se présenta pour remplir des missions difficiles et dangereuses.
Grièvement blessé et fait prisonnier, il n’en continua pas moins en Allemagne, à rendre les plus signalés services à son pays el à ses camarades privés de soins. »
Il fut nommé chevalier de l’Ordre de la Couronne de Belgique et chevalier de l’Ordre de Léopold pour services rendus (au lendemain de la guerre 1914-1918) avec le plus grand dévouement et avec un désintéressement absolu ; il n’a pas hésité à exposer sa liberté et sa vie
Commandeur de l’Ordre de la Couronne d’Italie pour son altitude patriotique pendant et depuis la guerre 1914-1918 » , il fut nommé chevalier de la Légion d’ Honneur sur la proposition de l’Etat-Major Général de l’Armée française. Après la publication de son livre La Belgique et l’Equilibre Européen (1), dont la valeur scientifique fut appréciée à l’étranger autant qu’en Belgique, l’auteur traça les grandes lignes d’un ouvrage intitulé Pour la Belgique et ses Alliés : Confession 1914-1935.
Le célèbre historien belge Henri Pirenne, recteur de l’Université de Gand, lui écrivit à ce sujet : « J’achève de lire votre Confession dans des sentiments où l’admiration pour tant d’habileté et de courage va de pair avec la sympathie pour vos souffrances. Je connaissais votre dévouement absolu à la cause de la Belgique. Combien la réalité dépasse encore ce que j’en savais ! Et pourtant vous ne dites pas tout…
Merci de m’avoir procuré cette lecture si réconfortante. C’est la préface héroïque du grand ouvrage que vous allez nous donner… »
Dans cette dernière phrase, Henri Pirenne faisait allusion à ia Belgique, enjeu de la guerre 1914-1918 et à L’Epreuva belge 1914-1918, deux volumes qui constituent la suite de La Belgique et l’Equilibre Européen. L’auteur en remit la publication, comme celle de sa Confession, dans l’espoir de favoriser dans son pays un apaisement des que- relles linguistiques et un rapprochement avec l’Allemagne.
En communiquant, en 1935, sa Confession à un historien militaire allemand réputé, homme de confiance de la Wilhelmstrasse, il lui écrivait : « Je n’ai et n’ai eu d’autres ennemis que ceux de la Belgique. Si, à l’avenir, l’Allemagne désire entretenir avec mon pays des rapports loyaux de bon voisinage, je serai’ le premier à prêcher la réconciliation. »
Même franchise dans ses rapports avec les autorités des pays amis. Elle explique la grande confiance que lui témoignèrent les autorités françaises, même aux jours les plus critiques. En janvier 1940, un diplomate britannique lui écrivait : « En soutenant loyalement la politique de votre Gouvernement, vous vous comportez en bon Belge. Mais vous êtes, en même temps, un ami loyal de l’Angleterre et de la France. » Non moins grande était la confiance que lui témoignait l’Etat-Major Général italien.
Vers la fin de 1936, un représentant autorisé de cet Etat-Major écrivait en substance à ses chefs . « Le professeur Wullus-Rudiger est désintéressé, objectif et loyal ; aucune considération d’intérêt ne lui fera porter un jugement qui ne soit celui de sa conscience. »
Tel est l’homme qui, mû par un idéal de vérité autant que par son patriotisme, présente aujourd’hui La Belgique et la Crise Européenne 1914-1943.
Ce livre complète sa Défense de la Belgique en 1940. Son exposé est basé sur des ouvrages qui font autorité, sur les archives diplomatiques publiées au lendemain de la guerre 1914-1918 et sur sa documentation personnelle. Les documents récents qu’il cite ou auxquels il se réfère sont d’une authenticité indis- cutable. Ses renseignements, il les tient des meilleures sources. Dans bien des cas, il fut témoin des faits qu’il re- late. Car dès le premier jour de la nouvelle invasion de son pays, il demanda à pouvoir reprendre du service dans l’Armée. La confiance du Ministre de la Défense Nationale lui permit d’exercer pendant la guerre de 1940 les fonctions d’agent de liaison auprès des autorités alliées. Villeneuve-sur-Lot, automne 1942.
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