Description
Référence : 32319
Madame A. DUPIN – La France illustrée par ses Femmes
1833, format : 105×170, 374 pages, 4 illustration[s].relié, légère usure dans les pliures de la reliure, bon état intérieur
LA FRANCE ILLUSTRÉE PAR SES FEMMES.
CLÉMENCE ISAURE.
Il existait à Toulouse une institution littéraire célèbre sous le nom de Collège du gai savoir, ou l’on enseignait les Lois d’amour, appelées aussi Fleurs du gai savoir. L’an 1323 , les sept poètes, chefs de l’institution , envoyèrent une lettre circulaire aux poètes de la Langue d’Oc, pour les inviter à une fête littéraire fixée au 3 mai 1324. Une violette d’or fin devait être le prix du meilleur poème. Au jour indiqué, les poètes se présentèrent et lurent en présence des juges ou Mainteneurs du gai savoir 3 le fruit des veilles et des inspirations d’une année. Antoine Vidal l’emporta sur tous ses rivaux.
Cette solennité se renouvela tous les ans, grâce à la munificence des Capitouls ou magistrats de Toulouse, qui, dans la suite, ajoutèrent à la violette d’or une eglantine et un souci d’argent. Une mesure de guerre commanda la destruction du palais et du jardin des sept juges, et transféra provisoirement leurs séances au Capitole. Le temps refroidit l’exaltation des docteurs du gai savoir. L’institution allait périr : au 15e siècle, une muse toulousaine, Clémence Isaure , lui rendit un nouvel éclat, et fut admise au nombre des Mainteneurs du gai savoir. Heureux celui qui recevait la fleur de sa main !
Elle mourut après avoir légué des sommes considérables pour la fête annuelle qui prit le nom gracieux de Jeux floraux. Le Collège de la gaie science fut appelé Académie des Jeux floraux; et les docteurs s’intitulèrent dès lors Maîtres ès-Jeux floraux.
La fête du 3 mai s’ouvrait de la manière la plus touchante et la plus solennelle. La religion . l’humanité et la reconnaissance la consacraient à l’envi. On s’y préparait par des exercices pieux; les infortunés recevaient de l’argent, les roses pleuraient à pleines mains sur le tombeau de la fondatrice et son éloge était prononcé au pied de sa statue en marbre blanc.
Des changemens ont été introduits dans les prix. L’ode, poésie éclatante et sublime, reçoit une amaranthe d’or ; le meilleur poème, de soixante vers au moins, obtient une violette d’argent; l’élégie, l’idylle ou l’églogue, un souci d’argent; une pièce d’éloquence , une églantine d’argent ; et un sonnet en l’honneur de la vierge voit le lis d’argent récompenser l’enthousiasme de la piété.
Madame Dufrenoy a triomphé aux jeux floraux. La poésie suave, élégante et mélancolique de Madame Amable Tastu a mérité le même hommage.
CLOTILDE DE SURVILLE ,
MARGUERITE-ÉLÉONORE CLOTILDE DE VALLON,
NÉE. l’an 1405 DANS LE BAS-VIVARAIS.
La lune brille au ciel entourée des soleils de la nuit. Ses rayons se glissent mystérieux et argentés à travers le feuillage des arbres et le buisson en fleurs. Ils peuplent la campagne d’ombres fantastiques ; ils tremblotent, ils dansent sur l’herbe.
Un doux rayon de l’astre magique a pénétré entre les intervalles de la somptueuse draperie qui décore les vitraux en ogives d’un antique château situé sur la rive où l’Ardèche roule ses belles ondes. Il luit pâle et silencieux dans la chambre de Clotilde.
Clotilde de Surville a renvoyé ses Damoiselles , et débarrassée de ses pompeux mais écrasans atours, elle rêve à son jeune époux Bérenger. il a volé au camp de Charles VII pour lui aider à conquérir son trône. Oh ! si le fer des Anglais allait l’atteindre,…. Et sa tête décolorée s’incline…. Ou bien siles séductions de Bedfort égaraient tant de loyauté Elle écoute retient son haleine…. puis elle marche doucement, doucement d’un pas léger de fée…. elle s’approche du berceau où repose son fils, le fils de Bérenger, écarte les voiles qui le dérobent à sa tendresse inquiète et le contemple dans une muette et solitaire extase. Il dort son sommeil est doux comme le sommeil des anges. «Vents, taisez-vous!…» La jeune mère joint les mains, adresse au ciel une muette prière, dépose un frais baiser sur le front insoucieux de l’enfant …
TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES.
Clémence Isaure
Clotilde de Surville
Jeanne-d’Arc
Jeanne Hachette
Louise Labé
Mademoiselle de Scudéri
Madame de Sévigné
Madame de la Fayette
Madame de Maintenon
Madame Deshoulières
Mademoiselle de la Charce
Madame de Lambert
Mademoiselle Chéron
Madame Dacier
Madame de Staal
Madame de Graffigny.
Madame du Deffant
Mademoiselle de l’Espinasse.
Madame de Tencin
Madame Geoffrin
Madame du Châtelet
Madame du Boccage
Mesdames filles de Louis XV
Madame d’Epinay
Aladame Riccoboni
Charlotte Corday d’Armans
Madame de Lavergne
Mademoiselle Delleglace
Madame Grimoard
Mademoiselle de Bois-Bérenger
Madame de Mouchy
Mademoiselle Cazolle
Mademoiselle de Sombreuil
Madame Rolland
Madame Elisabeth de France
Madame Campan
Joséphine, Impératrice des Français
Madame de Genlis
Madame Cottin
Madame de Staël-Holstein
Madame Huber
Madame Dufrénoy
Madame Guizot
Madame de Lavallette
Madame de Boufllers
CLÉMENCE ISAURE.
Il existait à Toulouse une institution littéraire célèbre sous le nom de Collège du gai savoir, ou l’on enseignait les Lois d’amour, appelées aussi Fleurs du gai savoir. L’an 1323 , les sept poètes, chefs de l’institution , envoyèrent une lettre circulaire aux poètes de la Langue d’Oc, pour les inviter à une fête littéraire fixée au 3 mai 1324. Une violette d’or fin devait être le prix du meilleur poème. Au jour indiqué, les poètes se présentèrent et lurent en présence des juges ou Mainteneurs du gai savoir 3 le fruit des veilles et des inspirations d’une année. Antoine Vidal l’emporta sur tous ses rivaux.
Cette solennité se renouvela tous les ans, grâce à la munificence des Capitouls ou magistrats de Toulouse, qui, dans la suite, ajoutèrent à la violette d’or une eglantine et un souci d’argent. Une mesure de guerre commanda la destruction du palais et du jardin des sept juges, et transféra provisoirement leurs séances au Capitole. Le temps refroidit l’exaltation des docteurs du gai savoir. L’institution allait périr : au 15e siècle, une muse toulousaine, Clémence Isaure , lui rendit un nouvel éclat, et fut admise au nombre des Mainteneurs du gai savoir. Heureux celui qui recevait la fleur de sa main !
Elle mourut après avoir légué des sommes considérables pour la fête annuelle qui prit le nom gracieux de Jeux floraux. Le Collège de la gaie science fut appelé Académie des Jeux floraux; et les docteurs s’intitulèrent dès lors Maîtres ès-Jeux floraux.
La fête du 3 mai s’ouvrait de la manière la plus touchante et la plus solennelle. La religion . l’humanité et la reconnaissance la consacraient à l’envi. On s’y préparait par des exercices pieux; les infortunés recevaient de l’argent, les roses pleuraient à pleines mains sur le tombeau de la fondatrice et son éloge était prononcé au pied de sa statue en marbre blanc.
Des changemens ont été introduits dans les prix. L’ode, poésie éclatante et sublime, reçoit une amaranthe d’or ; le meilleur poème, de soixante vers au moins, obtient une violette d’argent; l’élégie, l’idylle ou l’églogue, un souci d’argent; une pièce d’éloquence , une églantine d’argent ; et un sonnet en l’honneur de la vierge voit le lis d’argent récompenser l’enthousiasme de la piété.
Madame Dufrenoy a triomphé aux jeux floraux. La poésie suave, élégante et mélancolique de Madame Amable Tastu a mérité le même hommage.
CLOTILDE DE SURVILLE ,
MARGUERITE-ÉLÉONORE CLOTILDE DE VALLON,
NÉE. l’an 1405 DANS LE BAS-VIVARAIS.
La lune brille au ciel entourée des soleils de la nuit. Ses rayons se glissent mystérieux et argentés à travers le feuillage des arbres et le buisson en fleurs. Ils peuplent la campagne d’ombres fantastiques ; ils tremblotent, ils dansent sur l’herbe.
Un doux rayon de l’astre magique a pénétré entre les intervalles de la somptueuse draperie qui décore les vitraux en ogives d’un antique château situé sur la rive où l’Ardèche roule ses belles ondes. Il luit pâle et silencieux dans la chambre de Clotilde.
Clotilde de Surville a renvoyé ses Damoiselles , et débarrassée de ses pompeux mais écrasans atours, elle rêve à son jeune époux Bérenger. il a volé au camp de Charles VII pour lui aider à conquérir son trône. Oh ! si le fer des Anglais allait l’atteindre,…. Et sa tête décolorée s’incline…. Ou bien siles séductions de Bedfort égaraient tant de loyauté Elle écoute retient son haleine…. puis elle marche doucement, doucement d’un pas léger de fée…. elle s’approche du berceau où repose son fils, le fils de Bérenger, écarte les voiles qui le dérobent à sa tendresse inquiète et le contemple dans une muette et solitaire extase. Il dort son sommeil est doux comme le sommeil des anges. «Vents, taisez-vous!…» La jeune mère joint les mains, adresse au ciel une muette prière, dépose un frais baiser sur le front insoucieux de l’enfant …
TABLE GÉNÉRALE DES MATIÈRES.
Clémence Isaure
Clotilde de Surville
Jeanne-d’Arc
Jeanne Hachette
Louise Labé
Mademoiselle de Scudéri
Madame de Sévigné
Madame de la Fayette
Madame de Maintenon
Madame Deshoulières
Mademoiselle de la Charce
Madame de Lambert
Mademoiselle Chéron
Madame Dacier
Madame de Staal
Madame de Graffigny.
Madame du Deffant
Mademoiselle de l’Espinasse.
Madame de Tencin
Madame Geoffrin
Madame du Châtelet
Madame du Boccage
Mesdames filles de Louis XV
Madame d’Epinay
Aladame Riccoboni
Charlotte Corday d’Armans
Madame de Lavergne
Mademoiselle Delleglace
Madame Grimoard
Mademoiselle de Bois-Bérenger
Madame de Mouchy
Mademoiselle Cazolle
Mademoiselle de Sombreuil
Madame Rolland
Madame Elisabeth de France
Madame Campan
Joséphine, Impératrice des Français
Madame de Genlis
Madame Cottin
Madame de Staël-Holstein
Madame Huber
Madame Dufrénoy
Madame Guizot
Madame de Lavallette
Madame de Boufllers





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