Description
Référence : 32188
David-Neel Alexandra – Le Bouddhisme – Ses doctrines et ses méthodes
1947, format : 120×190, 257 pages, sans illustration[s].broché, couv. légères tâches, bon état intérieur
INTRODUCTION
Les études orientalistes sont-elles d’actualité?
Est-il raisonnable, à notre époque, d’accorder notre attention aux théories professées par nos lointains devanciers dans ce monde, alors que tant de problèmes pressants la sollicitent? — Certains en douteront, jugeant que, remettre en lumière les doctrines des anciens philosophes de l’Inde ou de la Chine, est perdre un temps précieux ou, tout au moins, s’attarder à un travail de dilettante, dénué d’intérêt pratique. Je me permettrai d’envisager la question différemment.
Quand la faillite menace une société commerciale, il est de règle de procéder à un inventaire minutieux de ses ressources afin de se servir d’elles pour conjurer la catastrophe redoutée. Une conduite analogue n’est-elle pas susceptible de donner des résultats également profitables sur un autre terrain et la situation actuelle du monde ne justifie-t-elle pas un inventaire du capital d’idées dont l’humanité est propriétaire?
Chaque philosophie, chaque religion qui a surgi dans le monde constitue, de par les applications dans l’ordre matériel qu’elle a suscitées, une expérience que nous pouvons mettre à profit, soit pour éviter les erreurs dans lesquelles nos prédécesseurs sont tombés et les conséquences funestes qui s’en sont suivies, soit pour tirer, des enseignements qui leur ont été donnés, des fruits qui leur ont échappé.
Il n’est point question de demander des directives précises à des maîtres ayant vécu il y a des siècles et dans des milieux très différents du nôtre. Chercher à les copier n’aboutirait qu’à créer des caricatures grotesques. Tout au contraire, rappeler certains préceptes fondamentaux, certaines disciplines mentales préconisées par ces maîtres, peut être profitable. Le contraste existant entre nos opinions habituelles et celles exprimées par des philosophes appartenant à d’autres temps et à d’autres pays que les nôtres, doit nous aider à mieux discerner ce qu’il y a de bon à conserver et à fortifier dans notre bagage d’idées et de principes et ce qu’il convient d’en rejeter. C’est là, il semble, un but excellent en lui-même et, alors même que l’étude, popularisée, des philosophies issues de l’Inde et de la Chine ne nous conduirait pas plus loin, ses services seraient, déjà, très estimables.
Le présent livre est le produit d’une collaboration continuée pendant un grand nombre d’années, au cours desquelles l’assistance du Lama Yongden m’a été précieuse, notamment pour recueillir des documents concernant le bouddhisme tibétain et pour procéder à des enquêtes dans les monastères du Tibet.
Le bref exposé que nous avons fait des théories et des méthodes du bouddhisme, est, naturellement, fort loin de comprendre la totalité de celles-ci. L’immense littérature bouddhique qui, en plus de très nombreux ouvrages canoniques, comprend des milliers de commentaires et de traités philosophiques dus à des auteurs chinois, tibétains, japonais, et non classés dans les collections canoniques, ne peut pas être résumée en un volume de moins de trois cents pages. Mon collaborateur et moi n’avons eu pour but que de renseigner les lecteurs sur les particularités essentielles, ou les plus saillantes, des théories bouddhiques et des méthodes de culture mentale qui en découlent. Familiarisés avec celles-ci, ils seront capables, si le sujet les intéresse, d’étudier, avec fruit, les ouvrages beaucoup plus techniques que d’érudits orientalistes ont consacrés à l’examen, séparé, de différentes doctrines du bouddhisme ou à certaines phases de son développement philosophique.
Alexandra David-Neel.
TABLE DES MATIÈRES
Introduction • I. — Le Bouddha • II. — Les bases de la doctrine bouddhique • III. — La souffrance et la suppression de la souffrance. • IV. — Les origines interdépendantes • V. — Le sentier aux huit embranchements • VI. — Le karman • VII. — Le nirvâna
APPENDICES
Les études orientalistes sont-elles d’actualité?
Est-il raisonnable, à notre époque, d’accorder notre attention aux théories professées par nos lointains devanciers dans ce monde, alors que tant de problèmes pressants la sollicitent? — Certains en douteront, jugeant que, remettre en lumière les doctrines des anciens philosophes de l’Inde ou de la Chine, est perdre un temps précieux ou, tout au moins, s’attarder à un travail de dilettante, dénué d’intérêt pratique. Je me permettrai d’envisager la question différemment.
Quand la faillite menace une société commerciale, il est de règle de procéder à un inventaire minutieux de ses ressources afin de se servir d’elles pour conjurer la catastrophe redoutée. Une conduite analogue n’est-elle pas susceptible de donner des résultats également profitables sur un autre terrain et la situation actuelle du monde ne justifie-t-elle pas un inventaire du capital d’idées dont l’humanité est propriétaire?
Chaque philosophie, chaque religion qui a surgi dans le monde constitue, de par les applications dans l’ordre matériel qu’elle a suscitées, une expérience que nous pouvons mettre à profit, soit pour éviter les erreurs dans lesquelles nos prédécesseurs sont tombés et les conséquences funestes qui s’en sont suivies, soit pour tirer, des enseignements qui leur ont été donnés, des fruits qui leur ont échappé.
Il n’est point question de demander des directives précises à des maîtres ayant vécu il y a des siècles et dans des milieux très différents du nôtre. Chercher à les copier n’aboutirait qu’à créer des caricatures grotesques. Tout au contraire, rappeler certains préceptes fondamentaux, certaines disciplines mentales préconisées par ces maîtres, peut être profitable. Le contraste existant entre nos opinions habituelles et celles exprimées par des philosophes appartenant à d’autres temps et à d’autres pays que les nôtres, doit nous aider à mieux discerner ce qu’il y a de bon à conserver et à fortifier dans notre bagage d’idées et de principes et ce qu’il convient d’en rejeter. C’est là, il semble, un but excellent en lui-même et, alors même que l’étude, popularisée, des philosophies issues de l’Inde et de la Chine ne nous conduirait pas plus loin, ses services seraient, déjà, très estimables.
Le présent livre est le produit d’une collaboration continuée pendant un grand nombre d’années, au cours desquelles l’assistance du Lama Yongden m’a été précieuse, notamment pour recueillir des documents concernant le bouddhisme tibétain et pour procéder à des enquêtes dans les monastères du Tibet.
Le bref exposé que nous avons fait des théories et des méthodes du bouddhisme, est, naturellement, fort loin de comprendre la totalité de celles-ci. L’immense littérature bouddhique qui, en plus de très nombreux ouvrages canoniques, comprend des milliers de commentaires et de traités philosophiques dus à des auteurs chinois, tibétains, japonais, et non classés dans les collections canoniques, ne peut pas être résumée en un volume de moins de trois cents pages. Mon collaborateur et moi n’avons eu pour but que de renseigner les lecteurs sur les particularités essentielles, ou les plus saillantes, des théories bouddhiques et des méthodes de culture mentale qui en découlent. Familiarisés avec celles-ci, ils seront capables, si le sujet les intéresse, d’étudier, avec fruit, les ouvrages beaucoup plus techniques que d’érudits orientalistes ont consacrés à l’examen, séparé, de différentes doctrines du bouddhisme ou à certaines phases de son développement philosophique.
Alexandra David-Neel.
TABLE DES MATIÈRES
Introduction • I. — Le Bouddha • II. — Les bases de la doctrine bouddhique • III. — La souffrance et la suppression de la souffrance. • IV. — Les origines interdépendantes • V. — Le sentier aux huit embranchements • VI. — Le karman • VII. — Le nirvâna
APPENDICES



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