Description
Référence : 32130
CATHELINEAU Général – Le Corps Cathalineau pendant la Guerre 1870-1871
1871, format : 120×185, 411+364 pages, sans illustration[s].broché, couv. et dos usés, un dos détaché, tâches dans quelques pages (voir image)
Le CORPS CATHELINEAU PENDANT LA GUERRE (1870-1871)
• PAR Le général CATHELINEAU •
PREMIÈRE PARTIE
• Formation du corps. — Aux avants-postes. — Moque-Baril. — Orléans. — Sa forêt. — Chambon. — Ingranne. — Batilly. — A Paris! — Rappel a Ingranne. — Retraite. — 400 kilometres en huit jours. — Bourbaki à Bourges. — Départ pour l’Ouest.
• 2ème édition •
DEUXIÈME PARTIE
• L.e Mans. — Vibraye. — Montmirail. — Montfort. — Fatines. — La Guerche. — Formation de l’armee de Bretagne — Défense de la Mayenne. — Armistice. — Licenciement. •
LE CORPS CATHELINEAU -1-
• Ce fut à Paris que j’appris les désastres de Sedan; depuis la déclaration de guerre, je voyais tout en noir. L’enthousiasme exagéré de nos troupes me faisait mal; je déplorais l’entraînement des populations. L’avenir me semblait gros d’événements et je les voyais si tristes que mes amis ne pouvaient s’empêcher deine dire à chaque instant : « En vérité, on dirait que vous êtes Prussien. » • Vendéen par le sang et par l’esprit, je me laisse difficilement entraîner. Je voyais une grande faute commise, je connaissais les forces de nos ennemis, je ne pouvais croire à la victoire.
• Aussitôt que j’appris la capitulation de Sedan, j’écrivis au ministre de la guerre pour lui offrir et, faut-il le dire, dans bien des villes, on recevait mieux l’ennemi que notre propre armée.
• L’hiver était rude, on marchait dans la neige, on s’y battait, on y dormait ; le soldat souffrait avec résignation tout ce qu’on peut souffrir; que lui manquait-il donc pour vaincre ? D’être exercé et d’être formé? non ! Nous avons assez d’hommes, nous en avons trop, disait-on ; mais nous n’avons pas de soldats. Ah ! si nous avions eu parmi eux assez de ces fiers soldats chrétiens que la mort trouve invincibles, nous eussions fait payer bien cher à l’ennemi son insolente audace. Était-il besoin d’hommes très-exercés pour le repousser, pour l’affamer au centre de notre pays ; avec notre exubérante vitalité, comment pouvions-nous accepter la mort et l’esclavage ?
• Oui, je comprends la folie criminelle de la déclaration de cette guerre, faite avant d’avoir formé une armée aussi nombreuse que capable; c’est une cause de nos malheurs , mais ce n’est pas la principale. • L’empire ébranlé cherchait des victoires, pour ressaisir l’autorité qu’on lui disputait; et les républicains qui l’avaient vaincu, avant la Prusse, en lui refusant des soldats, allaient continuer ce que Napoléon avait commencé et achever la ruine de notre malheureuse patrie.
• Pour régner et satisfaire leur ambition, pauvre France ! les uns et les autres t’avaient corrompue et endormie, voilà pourquoi ton sol est envahi.
• Qu’ils sont coupables, les hommes qui ont enlevé toute religion aux peuples; ils ne croient plus au triomphe, à la vie de l’âme, à son immortalité; ils ont perdu toute énergie !
• Matérialistes, ils ne cherchent que les jouissances de la terre; vous les leur avez promises, où sont elles? Avec la foi vous leur avez ravi tout sentiment d’honneur et de fierté, tout amour de la famille et de la patrie.
• Quand vous parlez des hommes d’autrefois, vous les appelez des esclaves; vous avez raison, esclaves de leur parole, de leur amour pour le pays, ils seraient mort cent fois, plutôt que de le trahir; pour eux mourir était une fête, c’était commencer à vivre. Mystérieuse croyance qui enfante les martyrs et les héros; avec elle Sedan et Metz pouvaient rappeler des défaites, mais sûrement la gloire du vaincu eût effacé celle du vainqueur.
• En vain réformera-t-on l’armée, en vain voudra-t-on la réglementer, la discipliner, on n’y réussira pas, si on ne revient aux principes qui font les grandes nations, à la foi qui enseigne sur la terre le respect de l’autorité, l’amour de la famille, et promet le châtiment au crime, à la vertu les plus larges récompenses. • •
LE CORPS CATHELINEAU -2-
• Je vous avais dit au revoir, mes chers volontaires, en terminant la première partie de notre campagne : je me hâte de revenir vers vous. Mais avant de vous rappeler toutes les souffrances, tous les ennuis du long voyage que nous allons entreprendre, laissez-moi vous dire la cause de nos désastres, vous indiquer le remède : que vos cœurs et vos âmes se retrempent dans la foi pour aimer et pour souffrir, mais souffrir avec énergie, aimer avec passion.
• Les Prussiens s’étendaient de l’Est à l’Ouest; on n’avait jamais vu une semblable invasion et jamais trouvé moins d’énergie pour la repousser.
• Les habitants supportaient l’étranger chez eux. avec une apathie que je ne puis qualifier, le père, la mère logeait et nourrissait les meurtriers de ses enfants; Français et Allemands vivaient ensemble •
• PAR Le général CATHELINEAU •
PREMIÈRE PARTIE
• Formation du corps. — Aux avants-postes. — Moque-Baril. — Orléans. — Sa forêt. — Chambon. — Ingranne. — Batilly. — A Paris! — Rappel a Ingranne. — Retraite. — 400 kilometres en huit jours. — Bourbaki à Bourges. — Départ pour l’Ouest.
• 2ème édition •
DEUXIÈME PARTIE
• L.e Mans. — Vibraye. — Montmirail. — Montfort. — Fatines. — La Guerche. — Formation de l’armee de Bretagne — Défense de la Mayenne. — Armistice. — Licenciement. •
LE CORPS CATHELINEAU -1-
• Ce fut à Paris que j’appris les désastres de Sedan; depuis la déclaration de guerre, je voyais tout en noir. L’enthousiasme exagéré de nos troupes me faisait mal; je déplorais l’entraînement des populations. L’avenir me semblait gros d’événements et je les voyais si tristes que mes amis ne pouvaient s’empêcher deine dire à chaque instant : « En vérité, on dirait que vous êtes Prussien. » • Vendéen par le sang et par l’esprit, je me laisse difficilement entraîner. Je voyais une grande faute commise, je connaissais les forces de nos ennemis, je ne pouvais croire à la victoire.
• Aussitôt que j’appris la capitulation de Sedan, j’écrivis au ministre de la guerre pour lui offrir et, faut-il le dire, dans bien des villes, on recevait mieux l’ennemi que notre propre armée.
• L’hiver était rude, on marchait dans la neige, on s’y battait, on y dormait ; le soldat souffrait avec résignation tout ce qu’on peut souffrir; que lui manquait-il donc pour vaincre ? D’être exercé et d’être formé? non ! Nous avons assez d’hommes, nous en avons trop, disait-on ; mais nous n’avons pas de soldats. Ah ! si nous avions eu parmi eux assez de ces fiers soldats chrétiens que la mort trouve invincibles, nous eussions fait payer bien cher à l’ennemi son insolente audace. Était-il besoin d’hommes très-exercés pour le repousser, pour l’affamer au centre de notre pays ; avec notre exubérante vitalité, comment pouvions-nous accepter la mort et l’esclavage ?
• Oui, je comprends la folie criminelle de la déclaration de cette guerre, faite avant d’avoir formé une armée aussi nombreuse que capable; c’est une cause de nos malheurs , mais ce n’est pas la principale. • L’empire ébranlé cherchait des victoires, pour ressaisir l’autorité qu’on lui disputait; et les républicains qui l’avaient vaincu, avant la Prusse, en lui refusant des soldats, allaient continuer ce que Napoléon avait commencé et achever la ruine de notre malheureuse patrie.
• Pour régner et satisfaire leur ambition, pauvre France ! les uns et les autres t’avaient corrompue et endormie, voilà pourquoi ton sol est envahi.
• Qu’ils sont coupables, les hommes qui ont enlevé toute religion aux peuples; ils ne croient plus au triomphe, à la vie de l’âme, à son immortalité; ils ont perdu toute énergie !
• Matérialistes, ils ne cherchent que les jouissances de la terre; vous les leur avez promises, où sont elles? Avec la foi vous leur avez ravi tout sentiment d’honneur et de fierté, tout amour de la famille et de la patrie.
• Quand vous parlez des hommes d’autrefois, vous les appelez des esclaves; vous avez raison, esclaves de leur parole, de leur amour pour le pays, ils seraient mort cent fois, plutôt que de le trahir; pour eux mourir était une fête, c’était commencer à vivre. Mystérieuse croyance qui enfante les martyrs et les héros; avec elle Sedan et Metz pouvaient rappeler des défaites, mais sûrement la gloire du vaincu eût effacé celle du vainqueur.
• En vain réformera-t-on l’armée, en vain voudra-t-on la réglementer, la discipliner, on n’y réussira pas, si on ne revient aux principes qui font les grandes nations, à la foi qui enseigne sur la terre le respect de l’autorité, l’amour de la famille, et promet le châtiment au crime, à la vertu les plus larges récompenses. • •
LE CORPS CATHELINEAU -2-
• Je vous avais dit au revoir, mes chers volontaires, en terminant la première partie de notre campagne : je me hâte de revenir vers vous. Mais avant de vous rappeler toutes les souffrances, tous les ennuis du long voyage que nous allons entreprendre, laissez-moi vous dire la cause de nos désastres, vous indiquer le remède : que vos cœurs et vos âmes se retrempent dans la foi pour aimer et pour souffrir, mais souffrir avec énergie, aimer avec passion.
• Les Prussiens s’étendaient de l’Est à l’Ouest; on n’avait jamais vu une semblable invasion et jamais trouvé moins d’énergie pour la repousser.
• Les habitants supportaient l’étranger chez eux. avec une apathie que je ne puis qualifier, le père, la mère logeait et nourrissait les meurtriers de ses enfants; Français et Allemands vivaient ensemble •





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