Description
Référence : 32212
JUNGK Robert – Le futur a déjà commencé
Traduction de Henri Daussy
1953, format : x, 244 pages, 16 héliogravures illustration[s].broché, bon état
COLLECTION “EXPLORATION » dirigée par Ie Dr Raymond LATARJET
ROBERT JUNGK
LE FUTUR A DEJA COMMENCÉ
(DIE ZUKUNFT HAT SCHON BEGONNEN)
Traduction de Henri DAUSSY • Ouvrage orné de 16 héliogravures
PRÉFACE
Il est des hommes qui passent leurs loisirs au bord d’une rivière, non pas tant pour tirer des poissons hors de l’eau que pour participer à une scène naturelle et tranquille dont ils ne se lassent pas. Le murmure de l’eau fuyante et sans cesse renouvelée, les modulations de la lumière, les métamorphoses des insectes et le vol nuptial des éphémères, les caprices des99 Divers>Métiers,99 Divers>Médecine,99 Divers>Esotérisme poissons et des plantes, tout ce petit monde devenu familier assouvit doucement leur quête de bonheur. Une page du livre de la nature est ouverte devant eux, avec ses offrandes et ses énigmes; il n’est pas trop d’une vie pour savourer en paix des offrandes qu’on ne monnaie pas, et pour attacher sa curiosité à des énigmes dont la solution importe peu. De telles jouissances ne troublent pas cet équilibre des êtres et des choses que la nature a établi au fil des millénaires et qu’elle déplace au rythme de la gravitation des astres. Ces hommes, aujourd’hui singuliers, préfèrent s’éclairer leur vie durant avec une lampe à pétrole plutôt que de dénaturer leur rivière par un barrage.
Mais il faut des kilowatts.
Un peuple les refuserait-il pour conserver ses rivières telles qu’il les aime ? un voisin plus « réaliste » en une génération le coloniserait et viendrait lui-même construire. Notre peuple « sentimental », non seulement perdrait finalement ses rivières, mais également son indépendance. Alors il se résigne aux barrages.
Tout irait bien si la machine à laver standard et le programme collectif de télévision, fruits de la nouvelle usine, apportaient la même somme de bonheur profond que, naguère, les promenades solitaires et jalouses au bord de l eau. Mais en est-il ainsi ?
Dans tous les domaines, et par des causes bien connues, la lutte individuelle pour la vie prend la forme de compétitions si vives et si épuisantes qu’il n est plus loisible à quiconque de savourer sans danger ces fruits personnels lentement mûris, où l’essence humaine a trouvé, en tous temps et en tous lieux, le peut-être du bonheur. Celui qui s’attarde en de telles delectations risque l’élimination. Les loups malheureux dévorent les heureux moutons. Disparaître ou renoncer au bonheur ? Hester mouton ou se transformer en loup ? Voici le dilemme dramatique du siècle : l’homme, pour survivre, doit-H forger sciemment les armes de son malheur ?
Sur cette transformation, parfois consciente et comme délibérément choisie, règne une fatalité tragique. Si l’on me prouve que supprimer les grandes épidémies par les vaccins et sérums fomente la guerre de demain, hésiterai-je à me précipiter à la recherche de sérum antidiphtérique lorsque mon bébé, un soir, présentera des fausses membranes ? Sacrifier son enfant à une cause collective et lointaine, est-ce une attitude humaine ? Sinon, accusera-t-on l’homme ou la science ?
La science ! Jadis, exercice ésotérique de l’esprit, science noble, respectable et bienfaisante, elle a, depuis cinquante ans, abandonné les caves et les greniers pour descendre dans la rue. Elle a envahi les salons, elle s’est mêlée à la foule; aujourd’hui elle fonde des villes-champignons, elle influence toutes les formes d’activité, voire de pensée. De quelles responsabilités ne la charge-t-on déjà ! Pourtant, point n’est besoin de l’accuser de vice originel pour expliquer des méfaits trop tard entrevus par carence d’imagination et d’adaptabilité. Il faudrait une immense sagesse collective pour canaliser en des chemins bienfaisants et salubres ce savoir et ces moyens d’action insoupçonnés qui s’accumulent par réaction en chaîne, sans laisser le répit nécessaire à leur assimilation. Dans cent cinquante ans peut-être, de dures leçons jetteront les bases d’une compréhension à la mesure des pouvoirs acquis. Mais dans cette attente, la sagesse individuelle ne pourra rien contre la science universelle, tant que la somme d’individus raisonnables fera des collectivités déraisonnables et hostiles, prêtes à mettre la science à profit pour se nuire mutuellement. Nous entrons dans la phase des contradictions et des déséquilibres artificiels contre lesquels la nature tend à réagir avec une ampleur qui rappelle à l’homme la dimension qu’il occupe sur la scène cosmique. Déverse-t-on un insecticide sur une contrée ? Une fois cisaillée cette maille de la chaîne biologique naturelle, les mailles suivantes disparaissent tour à tour, jusqu’aux êtres supérieurs, comme un nerf dégénère de proche en proche une fois qu’on l’a sectionné. Défriche-t-on trop brutalement la forêt vierge ? Toute vie disparaît d’un sol prolifique, sous la brûlure d’un soleil jusqu’alors ignoré. Se propose-t-on de répandre l’énergie nucléaire ? Déjà de lourdes menaces génétiques se dressent devant l’avenir de l’espèce humaine.
Nulle part plus qu’aux Etats-Unis ces contradictions et ces déséquilibres ne se manifestent avec plus d’évidence. Une Américaine disait : « Si nos classes étaient données sur un fond sonore discret de Bach et de Beethoven, la prochaine génération produirait trois Bach et trois Beethoven. » Ainsi, tout devient possible; on met en équations résolubles la lumière et la colère, le champ électrique et l’amour, le hasard et l’intuition, et l’on décide finalement que Sibelius est un grand musicien parce que la Finlande paya ses dettes. Cette jeune et étonnante confiance dans le savoir, qu’aucun doute, qu’aucune ironie désabusée ne tempèrent, met en mouvement d’immenses aptitudes à découvrir et à produire, lesquelles à leur tour, par des réactions en chaîne, enfoncent des exigences imprévues au sein de couches de plus en plus profondes de la population.
Alors le vieux et tenace individualisme libéral se prend à composer avec un jeune collectivisme anonyme, en la plus surprenante cohabitation. Nulle part au monde, la médecine de l’âme éternelle et les techniques du cerveau électronique ne sont enseignées si proches les unes des autres avec des ferveurs égales. Nulle part, la modeste maison du pasteur, avec ses fenêtres aux rideaux clairs, et le building conditionné de la fabrique, avec ses murs aveugles, ne se dressent ainsi face à face. Enfin, nulle part ces contrastes ne se sont établis, aussi rapidement. C’est donc aux Etals-Unis que Robert Jungle devait emprunter les éléments de son livre.
Ce livre met en lumière le nouvel impérialisme de la science et de ses applications. Comme les éléments en sont puisés à l’industrie et à la science des Etats-Unis, et comme l’auteur — à juste titre penseront la plupart des Européens ■— dresse contre cet impérialisme de violents réquisitoires, l’ouvrage apparaît souvent à première vue comme un pamphlet antiaméricain. Mais qu’on ne s’y méprenne ! Cet appétit démesuré de connaître et d’utiliser celte offensive dirigée vers la conquête des profondeurs, de l’espace interplanétaire, des secrets de la matière, des détours les plus subtils de la conscience, cette avidité du pouvoir qu’apporte chaque découverte, ne sont pas le fait d’une nation, mais de l’homme. Le sceptique ni l’ironiste ne lui échapperont. La facture d’une pile atomique et les contraintes auxquelles ses servants se trouvent assujettis sont les mêmes à Oak Ridge dans le Tennessee, à Chalk River au Canada, à Harwell en Angleterre, et à Saclay en France.
Si le spectacle est plus démonstratif outre-Atlantique, c’est que l’évolution s’y déroule plus vile. Le présent, là-bas, c’est notre proche futur à nous, ce futur qui a déjà commencé, et qu’il serait dangereux, quels que puissent être notre réprobation, nos regrets et notre révolte profonde, de méconnaître.
Raymond Latarjet.
TABLE DES ILLUSTRATIONS
1. Un appareil Sabre Thunderjet à réaction survolant la « Vallée de la Mort » (Californie). {Magnum Photo)
2. — Bombardier stratosphérique vu à travers le cockpit d’un autre appareil de l’escadrille. {Photo Science et Avenir)
3. — La centrifugeuse. Sa rotation ultra-rapide soumet l’organisme des élèves-pilotes à une épreuve torturante. {Collection de l’auteur)
4. — Cette fusée Glenn Martin Viking de 5 tonnes 1/2 a atteint l’altitude de 240 km. dans le désert de Las Cruces (Nouveau-Mexique). {Pïioto usis)
5. — Los Alamos, cité atomique des U.S.A. Citadelle ultra- secrète, elle est bâtie sur un plateau désertique entouré de profonds ravins {Photo A. Leydenfrost).
6-7. — « La visite de cette salle ne livre encore qu’un faible aperçu des merveilles dont l’âge atomique dotera l’humanité. » {Magnum Photo)
8. — Le costume de travail à Los Alamos : un scaphandre hermétique antiradiations. {Wide World Photo)
9. — Quel est le minimum vital pour un pommier ? {Photo USIS
10. — Parcs à bestiaux de Kansas City (Missouri). (Photo usis)
11. — Scaphandre en amiante dans une raffinerie de pétrole aux U.S.A. (Photo esso)
12. — Cet appareil renseigne un cerveau électronique sur le comportement d’une fusée au cours de sa trajectoire. En quelques minutes, le cerveau artificiel transforme ces données en formules mathématiques d’un calcul compliqué qui exigerait de l’homme un temps considérable. (Collection de l’auteur)
13. — Une cordée de laveurs de vitres. (Photo Agence intercontinentale)
14-15. — New York la nuit. Au centre l’Empire State Building. Dans le ciel 5 lunes artificielles font regretter la vraie. (Photo Agence Intercontinentale)
16. — Un spécialiste examine le graphique de réaction émotionnelle d’un lecteur de magazines. (Collection de l’auteur)
TABLE DES MATIERES
Préface . • I. Un empire sans frontières • IL La conquête de l’espace • III. L’emprise sur l’atome • IV. L’emprise sur la nature • V. L’emprise sur l’homme • VI. L’emprise sur le futur • Table des illustrations
ROBERT JUNGK
LE FUTUR A DEJA COMMENCÉ
(DIE ZUKUNFT HAT SCHON BEGONNEN)
Traduction de Henri DAUSSY • Ouvrage orné de 16 héliogravures
PRÉFACE
Il est des hommes qui passent leurs loisirs au bord d’une rivière, non pas tant pour tirer des poissons hors de l’eau que pour participer à une scène naturelle et tranquille dont ils ne se lassent pas. Le murmure de l’eau fuyante et sans cesse renouvelée, les modulations de la lumière, les métamorphoses des insectes et le vol nuptial des éphémères, les caprices des99 Divers>Métiers,99 Divers>Médecine,99 Divers>Esotérisme poissons et des plantes, tout ce petit monde devenu familier assouvit doucement leur quête de bonheur. Une page du livre de la nature est ouverte devant eux, avec ses offrandes et ses énigmes; il n’est pas trop d’une vie pour savourer en paix des offrandes qu’on ne monnaie pas, et pour attacher sa curiosité à des énigmes dont la solution importe peu. De telles jouissances ne troublent pas cet équilibre des êtres et des choses que la nature a établi au fil des millénaires et qu’elle déplace au rythme de la gravitation des astres. Ces hommes, aujourd’hui singuliers, préfèrent s’éclairer leur vie durant avec une lampe à pétrole plutôt que de dénaturer leur rivière par un barrage.
Mais il faut des kilowatts.
Un peuple les refuserait-il pour conserver ses rivières telles qu’il les aime ? un voisin plus « réaliste » en une génération le coloniserait et viendrait lui-même construire. Notre peuple « sentimental », non seulement perdrait finalement ses rivières, mais également son indépendance. Alors il se résigne aux barrages.
Tout irait bien si la machine à laver standard et le programme collectif de télévision, fruits de la nouvelle usine, apportaient la même somme de bonheur profond que, naguère, les promenades solitaires et jalouses au bord de l eau. Mais en est-il ainsi ?
Dans tous les domaines, et par des causes bien connues, la lutte individuelle pour la vie prend la forme de compétitions si vives et si épuisantes qu’il n est plus loisible à quiconque de savourer sans danger ces fruits personnels lentement mûris, où l’essence humaine a trouvé, en tous temps et en tous lieux, le peut-être du bonheur. Celui qui s’attarde en de telles delectations risque l’élimination. Les loups malheureux dévorent les heureux moutons. Disparaître ou renoncer au bonheur ? Hester mouton ou se transformer en loup ? Voici le dilemme dramatique du siècle : l’homme, pour survivre, doit-H forger sciemment les armes de son malheur ?
Sur cette transformation, parfois consciente et comme délibérément choisie, règne une fatalité tragique. Si l’on me prouve que supprimer les grandes épidémies par les vaccins et sérums fomente la guerre de demain, hésiterai-je à me précipiter à la recherche de sérum antidiphtérique lorsque mon bébé, un soir, présentera des fausses membranes ? Sacrifier son enfant à une cause collective et lointaine, est-ce une attitude humaine ? Sinon, accusera-t-on l’homme ou la science ?
La science ! Jadis, exercice ésotérique de l’esprit, science noble, respectable et bienfaisante, elle a, depuis cinquante ans, abandonné les caves et les greniers pour descendre dans la rue. Elle a envahi les salons, elle s’est mêlée à la foule; aujourd’hui elle fonde des villes-champignons, elle influence toutes les formes d’activité, voire de pensée. De quelles responsabilités ne la charge-t-on déjà ! Pourtant, point n’est besoin de l’accuser de vice originel pour expliquer des méfaits trop tard entrevus par carence d’imagination et d’adaptabilité. Il faudrait une immense sagesse collective pour canaliser en des chemins bienfaisants et salubres ce savoir et ces moyens d’action insoupçonnés qui s’accumulent par réaction en chaîne, sans laisser le répit nécessaire à leur assimilation. Dans cent cinquante ans peut-être, de dures leçons jetteront les bases d’une compréhension à la mesure des pouvoirs acquis. Mais dans cette attente, la sagesse individuelle ne pourra rien contre la science universelle, tant que la somme d’individus raisonnables fera des collectivités déraisonnables et hostiles, prêtes à mettre la science à profit pour se nuire mutuellement. Nous entrons dans la phase des contradictions et des déséquilibres artificiels contre lesquels la nature tend à réagir avec une ampleur qui rappelle à l’homme la dimension qu’il occupe sur la scène cosmique. Déverse-t-on un insecticide sur une contrée ? Une fois cisaillée cette maille de la chaîne biologique naturelle, les mailles suivantes disparaissent tour à tour, jusqu’aux êtres supérieurs, comme un nerf dégénère de proche en proche une fois qu’on l’a sectionné. Défriche-t-on trop brutalement la forêt vierge ? Toute vie disparaît d’un sol prolifique, sous la brûlure d’un soleil jusqu’alors ignoré. Se propose-t-on de répandre l’énergie nucléaire ? Déjà de lourdes menaces génétiques se dressent devant l’avenir de l’espèce humaine.
Nulle part plus qu’aux Etats-Unis ces contradictions et ces déséquilibres ne se manifestent avec plus d’évidence. Une Américaine disait : « Si nos classes étaient données sur un fond sonore discret de Bach et de Beethoven, la prochaine génération produirait trois Bach et trois Beethoven. » Ainsi, tout devient possible; on met en équations résolubles la lumière et la colère, le champ électrique et l’amour, le hasard et l’intuition, et l’on décide finalement que Sibelius est un grand musicien parce que la Finlande paya ses dettes. Cette jeune et étonnante confiance dans le savoir, qu’aucun doute, qu’aucune ironie désabusée ne tempèrent, met en mouvement d’immenses aptitudes à découvrir et à produire, lesquelles à leur tour, par des réactions en chaîne, enfoncent des exigences imprévues au sein de couches de plus en plus profondes de la population.
Alors le vieux et tenace individualisme libéral se prend à composer avec un jeune collectivisme anonyme, en la plus surprenante cohabitation. Nulle part au monde, la médecine de l’âme éternelle et les techniques du cerveau électronique ne sont enseignées si proches les unes des autres avec des ferveurs égales. Nulle part, la modeste maison du pasteur, avec ses fenêtres aux rideaux clairs, et le building conditionné de la fabrique, avec ses murs aveugles, ne se dressent ainsi face à face. Enfin, nulle part ces contrastes ne se sont établis, aussi rapidement. C’est donc aux Etals-Unis que Robert Jungle devait emprunter les éléments de son livre.
Ce livre met en lumière le nouvel impérialisme de la science et de ses applications. Comme les éléments en sont puisés à l’industrie et à la science des Etats-Unis, et comme l’auteur — à juste titre penseront la plupart des Européens ■— dresse contre cet impérialisme de violents réquisitoires, l’ouvrage apparaît souvent à première vue comme un pamphlet antiaméricain. Mais qu’on ne s’y méprenne ! Cet appétit démesuré de connaître et d’utiliser celte offensive dirigée vers la conquête des profondeurs, de l’espace interplanétaire, des secrets de la matière, des détours les plus subtils de la conscience, cette avidité du pouvoir qu’apporte chaque découverte, ne sont pas le fait d’une nation, mais de l’homme. Le sceptique ni l’ironiste ne lui échapperont. La facture d’une pile atomique et les contraintes auxquelles ses servants se trouvent assujettis sont les mêmes à Oak Ridge dans le Tennessee, à Chalk River au Canada, à Harwell en Angleterre, et à Saclay en France.
Si le spectacle est plus démonstratif outre-Atlantique, c’est que l’évolution s’y déroule plus vile. Le présent, là-bas, c’est notre proche futur à nous, ce futur qui a déjà commencé, et qu’il serait dangereux, quels que puissent être notre réprobation, nos regrets et notre révolte profonde, de méconnaître.
Raymond Latarjet.
TABLE DES ILLUSTRATIONS
1. Un appareil Sabre Thunderjet à réaction survolant la « Vallée de la Mort » (Californie). {Magnum Photo)
2. — Bombardier stratosphérique vu à travers le cockpit d’un autre appareil de l’escadrille. {Photo Science et Avenir)
3. — La centrifugeuse. Sa rotation ultra-rapide soumet l’organisme des élèves-pilotes à une épreuve torturante. {Collection de l’auteur)
4. — Cette fusée Glenn Martin Viking de 5 tonnes 1/2 a atteint l’altitude de 240 km. dans le désert de Las Cruces (Nouveau-Mexique). {Pïioto usis)
5. — Los Alamos, cité atomique des U.S.A. Citadelle ultra- secrète, elle est bâtie sur un plateau désertique entouré de profonds ravins {Photo A. Leydenfrost).
6-7. — « La visite de cette salle ne livre encore qu’un faible aperçu des merveilles dont l’âge atomique dotera l’humanité. » {Magnum Photo)
8. — Le costume de travail à Los Alamos : un scaphandre hermétique antiradiations. {Wide World Photo)
9. — Quel est le minimum vital pour un pommier ? {Photo USIS
10. — Parcs à bestiaux de Kansas City (Missouri). (Photo usis)
11. — Scaphandre en amiante dans une raffinerie de pétrole aux U.S.A. (Photo esso)
12. — Cet appareil renseigne un cerveau électronique sur le comportement d’une fusée au cours de sa trajectoire. En quelques minutes, le cerveau artificiel transforme ces données en formules mathématiques d’un calcul compliqué qui exigerait de l’homme un temps considérable. (Collection de l’auteur)
13. — Une cordée de laveurs de vitres. (Photo Agence intercontinentale)
14-15. — New York la nuit. Au centre l’Empire State Building. Dans le ciel 5 lunes artificielles font regretter la vraie. (Photo Agence Intercontinentale)
16. — Un spécialiste examine le graphique de réaction émotionnelle d’un lecteur de magazines. (Collection de l’auteur)
TABLE DES MATIERES
Préface . • I. Un empire sans frontières • IL La conquête de l’espace • III. L’emprise sur l’atome • IV. L’emprise sur la nature • V. L’emprise sur l’homme • VI. L’emprise sur le futur • Table des illustrations



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