Description
Référence : 32203
GROLLEAU P. – Le Siège de Paris 1870 – 1871
Souvenir de campagne d’un soldat du 136e Régiment
1903, format : 120×185, 220 pages, sans illustration[s].broché, bon état
SOUVENIRS DE CAMPAGNE d’un SOLDAT DU 136e RÉGIMENT DE LIGNE
LE SIÈGE DE PARIS – 1870-1871
PAR F. GBOLLEAU
A LA MÉMOIRE DES OFFICIERS ET SOLDATS DU 136e RÉGIMENT DE LIGNE TOMBÉS A L’ENNEMI PENDANT LE SIEGE DE PARIS
PREFACE
Ces souvenirs, dédiés à la mémoire et consacrés à la glorification des braves officiers et soldats du 136° régiment de ligne tombés à l’ennemi pendant la guerre 1870-71, ne sont que le récit d’un soldat.
En relatant les événements de cette sombre épopée, les souffrances de ses camarades, le narrateur n’a en vue que de faire connaître l’existence pénible et le dévouement obscur trop vite oubliés des modestes combattants de l’année terrible. Il pense faire œuvre de bon Français en écrivant ces lignes réellement vécues. Envers les partis politiques dont les fautes sont communes, il ne veut faire preuve d’aucune partialité. Il espère que, dans la future guerre contre l’Allemagne, les Français sauront faire taire les politiciens et, sous la conduite de leurs vaillants et honorés chefs, lever avec confiance les yeux sur l’image sacrée de la Patrie, placée au-dessus de tout.
Devant le Sénat romain, Caton ne se lassait pas de crier : « Dclenda Carthago! » Hélas! dans nos Assemblées une voix de patriote ne s’élèvera- t-elle donc jamais pour crier : « L’Alsace-Lorraine est toujours prisonnière! Il faut qu’elle nous soit rendue ! » Rome se souvenait, la France oublie ou sommeille.
Mais si ce cri n’est jamais proféré par les élus de la nation, que cependant notre souvenir reste indestructible, que notre espoir ne se lasse point.
Pensons chaque jour aux provinces spoliées, arrachées à la France comme un morceau de chair vive, plaie dont saigne encore au flanc la patrie mutilée.
Aimons toujours ardemment nos frères séparés de nous. Ils ont beaucoup souffert pour nous et par nous ; sans se plaindre jamais, sans se décourager, ils songent au passé et regardent vers l’avenir !
Honorons nos morts de cette année terrible, mais pensons aussi à les venger. Que les jeunes générations soient prêtes pour la revanche !
Un homme d’Etat, patriote cependant, a pu dire, en parlant de l’Alsace-Lorraine : « Pensons-y toujours, mais n’en parlons jamais. » Parole peut-être juste quand la France était sous le talon de la botte prussienne, parole à jeter à l’oubli maintenant.
La nouvelle génération, grâce au silence qui s’est fait, à l’oubli qui règne du haut en bas, songe à peine à nos désastres de la guerre allemande. Elle doit être avertie, cependant, de l’immense péril qui nous menace toujours. Elle doit entendre la voix d’outre-tombe de ceux dont le sang a coulé pour la patrie ; elle doit vivre pour la vengeance, elle doit écraser de son mépris les malsaines élucubrations, les vagues et idiotes promesses des sans-patrie.
Pourquoi dans nos écoles, sur nos cartes, l’Alsace-Lorraine ne figurerait-elle pas teinte en rouge ?
Pourquoi ne pas donner à nos enfants les virils enseignements qui leur permettront un jour d’effacer cette tache sanglante ?
Les fils des vaincus de 1870-71 peuvent et doivent regarder hardiment dans les yeux les vainqueurs de leurs pères.
A bas l’oubli, l’indifférence !
Et souvenons-nous !
TABLE DES MATIÈRES
— QUELQUES MOTS SUR LA DECLARATION DE GUERRE ET SUR L’ÉTAT MORAL DE LA FRANCE EN 1870
— ALBI. — RETOUR A PARIS
— RUEIL
— AUTEUIL. — CASERNE NAPOLÉON
— COURBEVOIE
— COMBAT DE LA MALMAISON
— LE 36e DE MARCHE DEVIENT 136me DE LIGNE
— PREMIÈRE BATAILLE DE LA MARNE. — BRY-SUR-MARNE ET VILLIERS
— DEUXIÈME BATAILLE DE LA MARNE. — CHAMPIGNY – VILLIERS
— CANTONNEMENT DE NOGENT. — RECONSTITUTION DE L’ARMÉE
— COMBAT DU BOURGET
— CANTONNEMENT DE NOISY-LE-SEC. — LES TRANCHÉES
— CANTONNEMENT DE NOISY-LE-SEC. — BOMBARDEMENT d’AVRON ET DES FORTS DE L’EST. — CANTONNEMENT DE BAGNOLET
LE SIÈGE DE PARIS – 1870-1871
PAR F. GBOLLEAU
A LA MÉMOIRE DES OFFICIERS ET SOLDATS DU 136e RÉGIMENT DE LIGNE TOMBÉS A L’ENNEMI PENDANT LE SIEGE DE PARIS
PREFACE
Ces souvenirs, dédiés à la mémoire et consacrés à la glorification des braves officiers et soldats du 136° régiment de ligne tombés à l’ennemi pendant la guerre 1870-71, ne sont que le récit d’un soldat.
En relatant les événements de cette sombre épopée, les souffrances de ses camarades, le narrateur n’a en vue que de faire connaître l’existence pénible et le dévouement obscur trop vite oubliés des modestes combattants de l’année terrible. Il pense faire œuvre de bon Français en écrivant ces lignes réellement vécues. Envers les partis politiques dont les fautes sont communes, il ne veut faire preuve d’aucune partialité. Il espère que, dans la future guerre contre l’Allemagne, les Français sauront faire taire les politiciens et, sous la conduite de leurs vaillants et honorés chefs, lever avec confiance les yeux sur l’image sacrée de la Patrie, placée au-dessus de tout.
Devant le Sénat romain, Caton ne se lassait pas de crier : « Dclenda Carthago! » Hélas! dans nos Assemblées une voix de patriote ne s’élèvera- t-elle donc jamais pour crier : « L’Alsace-Lorraine est toujours prisonnière! Il faut qu’elle nous soit rendue ! » Rome se souvenait, la France oublie ou sommeille.
Mais si ce cri n’est jamais proféré par les élus de la nation, que cependant notre souvenir reste indestructible, que notre espoir ne se lasse point.
Pensons chaque jour aux provinces spoliées, arrachées à la France comme un morceau de chair vive, plaie dont saigne encore au flanc la patrie mutilée.
Aimons toujours ardemment nos frères séparés de nous. Ils ont beaucoup souffert pour nous et par nous ; sans se plaindre jamais, sans se décourager, ils songent au passé et regardent vers l’avenir !
Honorons nos morts de cette année terrible, mais pensons aussi à les venger. Que les jeunes générations soient prêtes pour la revanche !
Un homme d’Etat, patriote cependant, a pu dire, en parlant de l’Alsace-Lorraine : « Pensons-y toujours, mais n’en parlons jamais. » Parole peut-être juste quand la France était sous le talon de la botte prussienne, parole à jeter à l’oubli maintenant.
La nouvelle génération, grâce au silence qui s’est fait, à l’oubli qui règne du haut en bas, songe à peine à nos désastres de la guerre allemande. Elle doit être avertie, cependant, de l’immense péril qui nous menace toujours. Elle doit entendre la voix d’outre-tombe de ceux dont le sang a coulé pour la patrie ; elle doit vivre pour la vengeance, elle doit écraser de son mépris les malsaines élucubrations, les vagues et idiotes promesses des sans-patrie.
Pourquoi dans nos écoles, sur nos cartes, l’Alsace-Lorraine ne figurerait-elle pas teinte en rouge ?
Pourquoi ne pas donner à nos enfants les virils enseignements qui leur permettront un jour d’effacer cette tache sanglante ?
Les fils des vaincus de 1870-71 peuvent et doivent regarder hardiment dans les yeux les vainqueurs de leurs pères.
A bas l’oubli, l’indifférence !
Et souvenons-nous !
TABLE DES MATIÈRES
— QUELQUES MOTS SUR LA DECLARATION DE GUERRE ET SUR L’ÉTAT MORAL DE LA FRANCE EN 1870
— ALBI. — RETOUR A PARIS
— RUEIL
— AUTEUIL. — CASERNE NAPOLÉON
— COURBEVOIE
— COMBAT DE LA MALMAISON
— LE 36e DE MARCHE DEVIENT 136me DE LIGNE
— PREMIÈRE BATAILLE DE LA MARNE. — BRY-SUR-MARNE ET VILLIERS
— DEUXIÈME BATAILLE DE LA MARNE. — CHAMPIGNY – VILLIERS
— CANTONNEMENT DE NOGENT. — RECONSTITUTION DE L’ARMÉE
— COMBAT DU BOURGET
— CANTONNEMENT DE NOISY-LE-SEC. — LES TRANCHÉES
— CANTONNEMENT DE NOISY-LE-SEC. — BOMBARDEMENT d’AVRON ET DES FORTS DE L’EST. — CANTONNEMENT DE BAGNOLET



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