Description
Référence : 32179
VERDIER Marc – L’Eglise Saint-Mathurin de Larchant
1969, format : 145×210, 142 pages, nb en n&b illustration[s].cartonné, bon état
MONUMENTS HISTORIQUES DE SEINE-ET-MARNE No 3
Marc VERDIER
L’EGLISE SAINT-MATHURIN DE LARCHANT
Préface de Mgr Georges ROMAIN, Vicaire Général du diocèse de Meaux. Ancien Président national des directeurs de Pèlerinages
Illustrations de Gabriel FOURNIER
Publié avec le concours du Comité départemental du Tourisme
AMIS DES MONUMENTS ET DES SITES DE SEINE-et-MARNE
PREFACE
Présenter une préface digne du très beau et très complet volume que consacre à Larchant et à son église Monsieur Marc Verdier, est une entreprise pleine de risque. Mais ai-je le droit de m’y dérober ?
Notre auteur, depuis sa prime jeunesse, a passé ses week-ends et ses vacances à quelques kilomètres de là, et il ne fut sans cloute pas de jour où il ne descendit du plateau vers la vallée, découvrant, dès la Ferme du Chapitre, les maisons du village, groupées autour de l’église mutilée par les siècles.
J’ai vécu les meilleures années de ma vie de prêtre à l’ombre de l’impressionnante tour de Larchant ; plus que cela, j’ai vécu, pour ainsi dire, durant tout ce temps, à l’intérieur même de cette tour ravagée, à l’intérieur de l’église et de ses mines ; avec les deux prêtres qui desservaient avec moi les douze villages qui l’entouraient et qui constituaient la Communauté Sacerdotale de Larchant, nous ne formions, avec cette église, en toute réalité, qu’un seul cœur et qu’une seule âme. Elle était l’objet continuel de nos pensées. Nous y référions sans cesse nos efforts, et c’est par rapport à elle que s’effectuait notre ministère de tous les jours.
Pour nous, dédiée à celui qui apporta la Foi chrétienne à cette région, elle était à la fois la marque tangible de la vie chrétienne intense, qui, sous l’impulsion de ses pasteurs et de ses pèlerins, s’était installée jadis, et pendant des siècles, dans cette partie du Gâtinais, la marque aussi tangible, hélas ! par ses ruines, de la déchristianisation qui, peu à peu, et, semblait-il, d’une manière définitive, avait gagné l’ensemble de cette région. Mais, pour des âmes de jeunes, que nous étions à ce moment-là, les ruines ne pouvaient avoir qu’un temps, et, au-delà des verrières ouvertes, des voûtes disparues, des toitures écroulées, nous apercevions déjà à travers les belles et importantes restaurations d’un architecte des Beaux-Arts, amoureux de Larchant, Monsieur Bray, la guérison des âmes, la Foi à nouveau inspiratrice d’une vie religieuse profonde.
Pourquoi, d’ailleurs, n’aurait-il pas pu en être ainsi, au fur et à mesure que se tourneraient vers ce but les pensées et les désirs des missionnaires et que pourraient s’amplifier leurs efforts ?
C’était l’objet, en particuliert de nos conversations constantes, avec celui qui était l’âme de la Communauté, et que toute la région vénérait et aimait, Monsieur l’abbé Bard, dont le dévouement, la gentillesse, la simplicité et le sourire avaient conquis tous les cœurs.
Ne voyions-nous pas déjà toutes les paroisses de notre secteur, et, d’une manière plus large, pourrait-on dire, du doyenné, retrouver le chemin de Larchant, dans les fêtes magnifiques, qui, chaque année, le Lundi de la Pentecôte, marquaient le souvenir du Saint, qui, le premier, sur la terre du Gâtinais, quelle que soit la date de sa venue, avait fait connaître le nom du Sauveur et y avait créé la première Communauté chrétienne, saint Mathurin ?
Dans ces rassemblements, les participants avaient la joie de voir, ce qui, évidemment, leur avait échappé depuis au moins des dizaines d’années, le vrai visage de l’Eglise, bienveillante et accueillante, source de vie et de progrès.La gentillesse de nos Evêques, toujours là pour les présider, avec une attention délicate pour tous, et, en particulier en 1938, la bienveillance extrême du Cardinal Baudrillart, et, en 1939, la bonté souriante du Cardinal Verdier, n’avaient pas manqué de toucher les esprits et les cœurs.
Les cérémonies sonorisées dans tout le village, ou même tadiodiffusées, permettaient à ceux qui ne pouvaient, ou ne voulaient pas entrer dans l’église, de suivre tout ce qui s’y faisait et tout ce qui s’y disait.
Une âme régionale s’était créée peu à peu, et se cristallisait autour de la vieille basilique. Malheureusement, la guerre de 1939 interrompit cet élan…
Les prêtres qui se succédèrent depuis à la Communauté reprirent, dès qu’ils le purent, le mouvement en avant ; leurs efforts ont été admirables, et ce sont des pages qu’il faudrait consacrer à leur zèle intelligent et persévérant. Leur plus beau titre à notre reconnaissance est qu’ils furent efficaces et que nous en voyons maintenant les fruits.
On nous dit qu’à l’heure actuelle, sur ces terres jadis profondément païennes, commence à apparaître ce qu’on considère comme la fleur la plus authentique du Christianisme actuel, l’apostolat du rural par le rural, l’Action Catholique, et que parmi les communautés vivantes qui se rassemblent çà et là, chaque dimanche, celle qui se groupe dans le chœur de Larchant est particulièrement nombreuse et fervente.
La Jeunesse à son tour s’anime, elle tient, chaque année, sous les chapiteaux mutilés et les verrières tragiquement ouvertes de la nef de Larchant, de pittoresques et fécondes assises…
C’est le moment où parachevant et dominant l’œuvre de ceux que nous avions coutume de reconnaître comme les historiens de Larchant, Monsieur Eugène Thoison et Monsieur l’abbé Trouet, Monsieur Marc Verdier, dans un livre qui nous apparaît comme définitif, ressuscite le merveilleux passé de Larchant.
A l’heure d’un tel témoignage, souhaitons que nombreux soient ceux, qui, attirés par ces ruines grandioses, où s’est joué le génie de tant d’artistes animés par leur Foi, s’y retrouvent Pèlerins, pour y méditer le message toujours actuel de celui qui le premier, vint témoigner, ici, du Christ vivant et ressuscité.
Mgr Georges ROMAIN, ancien supérieur de la Communauté sacerdotale de Larchant.
Marc VERDIER
L’EGLISE SAINT-MATHURIN DE LARCHANT
Préface de Mgr Georges ROMAIN, Vicaire Général du diocèse de Meaux. Ancien Président national des directeurs de Pèlerinages
Illustrations de Gabriel FOURNIER
Publié avec le concours du Comité départemental du Tourisme
AMIS DES MONUMENTS ET DES SITES DE SEINE-et-MARNE
PREFACE
Présenter une préface digne du très beau et très complet volume que consacre à Larchant et à son église Monsieur Marc Verdier, est une entreprise pleine de risque. Mais ai-je le droit de m’y dérober ?
Notre auteur, depuis sa prime jeunesse, a passé ses week-ends et ses vacances à quelques kilomètres de là, et il ne fut sans cloute pas de jour où il ne descendit du plateau vers la vallée, découvrant, dès la Ferme du Chapitre, les maisons du village, groupées autour de l’église mutilée par les siècles.
J’ai vécu les meilleures années de ma vie de prêtre à l’ombre de l’impressionnante tour de Larchant ; plus que cela, j’ai vécu, pour ainsi dire, durant tout ce temps, à l’intérieur même de cette tour ravagée, à l’intérieur de l’église et de ses mines ; avec les deux prêtres qui desservaient avec moi les douze villages qui l’entouraient et qui constituaient la Communauté Sacerdotale de Larchant, nous ne formions, avec cette église, en toute réalité, qu’un seul cœur et qu’une seule âme. Elle était l’objet continuel de nos pensées. Nous y référions sans cesse nos efforts, et c’est par rapport à elle que s’effectuait notre ministère de tous les jours.
Pour nous, dédiée à celui qui apporta la Foi chrétienne à cette région, elle était à la fois la marque tangible de la vie chrétienne intense, qui, sous l’impulsion de ses pasteurs et de ses pèlerins, s’était installée jadis, et pendant des siècles, dans cette partie du Gâtinais, la marque aussi tangible, hélas ! par ses ruines, de la déchristianisation qui, peu à peu, et, semblait-il, d’une manière définitive, avait gagné l’ensemble de cette région. Mais, pour des âmes de jeunes, que nous étions à ce moment-là, les ruines ne pouvaient avoir qu’un temps, et, au-delà des verrières ouvertes, des voûtes disparues, des toitures écroulées, nous apercevions déjà à travers les belles et importantes restaurations d’un architecte des Beaux-Arts, amoureux de Larchant, Monsieur Bray, la guérison des âmes, la Foi à nouveau inspiratrice d’une vie religieuse profonde.
Pourquoi, d’ailleurs, n’aurait-il pas pu en être ainsi, au fur et à mesure que se tourneraient vers ce but les pensées et les désirs des missionnaires et que pourraient s’amplifier leurs efforts ?
C’était l’objet, en particuliert de nos conversations constantes, avec celui qui était l’âme de la Communauté, et que toute la région vénérait et aimait, Monsieur l’abbé Bard, dont le dévouement, la gentillesse, la simplicité et le sourire avaient conquis tous les cœurs.
Ne voyions-nous pas déjà toutes les paroisses de notre secteur, et, d’une manière plus large, pourrait-on dire, du doyenné, retrouver le chemin de Larchant, dans les fêtes magnifiques, qui, chaque année, le Lundi de la Pentecôte, marquaient le souvenir du Saint, qui, le premier, sur la terre du Gâtinais, quelle que soit la date de sa venue, avait fait connaître le nom du Sauveur et y avait créé la première Communauté chrétienne, saint Mathurin ?
Dans ces rassemblements, les participants avaient la joie de voir, ce qui, évidemment, leur avait échappé depuis au moins des dizaines d’années, le vrai visage de l’Eglise, bienveillante et accueillante, source de vie et de progrès.La gentillesse de nos Evêques, toujours là pour les présider, avec une attention délicate pour tous, et, en particulier en 1938, la bienveillance extrême du Cardinal Baudrillart, et, en 1939, la bonté souriante du Cardinal Verdier, n’avaient pas manqué de toucher les esprits et les cœurs.
Les cérémonies sonorisées dans tout le village, ou même tadiodiffusées, permettaient à ceux qui ne pouvaient, ou ne voulaient pas entrer dans l’église, de suivre tout ce qui s’y faisait et tout ce qui s’y disait.
Une âme régionale s’était créée peu à peu, et se cristallisait autour de la vieille basilique. Malheureusement, la guerre de 1939 interrompit cet élan…
Les prêtres qui se succédèrent depuis à la Communauté reprirent, dès qu’ils le purent, le mouvement en avant ; leurs efforts ont été admirables, et ce sont des pages qu’il faudrait consacrer à leur zèle intelligent et persévérant. Leur plus beau titre à notre reconnaissance est qu’ils furent efficaces et que nous en voyons maintenant les fruits.
On nous dit qu’à l’heure actuelle, sur ces terres jadis profondément païennes, commence à apparaître ce qu’on considère comme la fleur la plus authentique du Christianisme actuel, l’apostolat du rural par le rural, l’Action Catholique, et que parmi les communautés vivantes qui se rassemblent çà et là, chaque dimanche, celle qui se groupe dans le chœur de Larchant est particulièrement nombreuse et fervente.
La Jeunesse à son tour s’anime, elle tient, chaque année, sous les chapiteaux mutilés et les verrières tragiquement ouvertes de la nef de Larchant, de pittoresques et fécondes assises…
C’est le moment où parachevant et dominant l’œuvre de ceux que nous avions coutume de reconnaître comme les historiens de Larchant, Monsieur Eugène Thoison et Monsieur l’abbé Trouet, Monsieur Marc Verdier, dans un livre qui nous apparaît comme définitif, ressuscite le merveilleux passé de Larchant.
A l’heure d’un tel témoignage, souhaitons que nombreux soient ceux, qui, attirés par ces ruines grandioses, où s’est joué le génie de tant d’artistes animés par leur Foi, s’y retrouvent Pèlerins, pour y méditer le message toujours actuel de celui qui le premier, vint témoigner, ici, du Christ vivant et ressuscité.
Mgr Georges ROMAIN, ancien supérieur de la Communauté sacerdotale de Larchant.



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