Description
Référence : 32038
JAFFRÉ Yves-Frédéric – Les derniers propos de Pierre LAVAL
recueilli par son avocat
1953, format : 130×200, 320 pages, sans illustration[s].broché, bon état
YVES-FRÉDÉRIC JAFFRÉ
• LES DERNIERS PROPOS DE PIERRE LAVAL
• RECUEILLIS PAR SON AVOCAT
• II a eu la mort violente de tous les apôtres de la non-violence. • (Pandit Nehru commentant la mort de Gandhi. Février 1948.)
• Pierre Laval n’était pas Napoléon. Je ne suis pas son Las Cases. • Mais, que cela plaise ou non, Pierre Laval est un homme de l’Histoire, et plus profondément encore d’un moment de l’Histoire de France douloureux et équivoque. • En relisant ces pages avant leur publication définitive, quatre ans après les avoir écrites, j’ai le sentiment d’une imperfection. Où est-elle?
• Non certes dans les propos de Pierre Laval que j’ai rapportés fidèlement. Mais je sais que l’on attend du témoin placé devant un drame comme celui de Pierre Laval condamné et mis à mort, une interprétation et une synthèse de tout ce qui est de par la nature même du témoignage, fragmentaire.
• Si je n’offre aux lecteurs de ce livre, ni commentaires, ni synthèse, c’est avant tout par pudeur et par scrupule. J’ai mon opinion sur les actes et la politique de Pierre Laval. Mais à aucun moment ce livre ne me donne l’occasion de l’exprimer. Je crois que dans ces pages Pierre Laval se suffit à lui-même.
• Pourtant un sentiment de gêne subsiste qui n’est pas fonction du caractère inévitablement décousu de mon témoignage : si Pierre Laval avait choisi une autre attitude que celle du silence à la suite de la tournure scandaleuse prise par son procès, ce dernier aurait-il pu être pour les Français une leçon et un avertissement? Dans le climat singulièrement fiévreux et haineux de 1945, il eût été bien difficile, sinon impossible de rendre à ces débats le caractère et la haute tenue qu’ils méritaient. Donc j’affirme aujourd’hui encore que l’accusé et ses défenseurs ne pouvaient agir autrement qu’ils l’ont fait. Mais en avouant ma gêne, je ne rends que plus dramatique et plus odieuse la tragédie judiciaire dont Pierre Laval fut la victime, et nous ses avocats les témoins impuissants.
• Certains lecteurs seront peut-être déçus de ne point trouver ici, résumées, les théories politiques de Pierre Laval. C’est que cet homme d’Etat était ennemi de tout Système. Son esprit réaliste ne voulait tenir compte que des événements et des hommes, et en toutes circonstances, se montrer empirique.
• Et si au début de ces lignes, j’ai refusé le parallèle écrasant avec Napoléon, je n’hésite pas, en rendant publics les propos que me tenait Pierre Laval dans sa prison, à le comparer au seul homme de notre Histoire, comme lui discuté, comme lui souvent détesté, mais comme lui aussi, homme de circonstances dramatiques pour la France : le duc de Talleyrand.
• Y.-F. J. • Janvier 1953. • •
TABLE DES MATIERES
• Chapitre I. — Comment je devins un «témoin».. — II. — Premier contact _ III. _ La cellule de Pierre Laval IV. — «J’ai des biens au soleil» V.— Histoires chateldonnaises et autres.. _ VI. — «Je suis républicain» • — Vil. — Ses deux «haines» • — VIH.— «Je suis un paysan» — IX. — Le «Mémoire» de Pierre Laval…. — X.— «Le vrai crime» — XI. — Portraits d’Allemands — XII.— «Les hommes en casquettes et les hommes en jaquettes» • I — XIII.— « Montoire? ça aurait pu être un • poids de moins sur nos épaules… ». • — XIV. — « Il se plaignait que je lui fumais • dans le nez…» • — XV. — « Vous voulez savoir comment j’ai • collaboré? » • I — XVI. — Si j’avais cru fermement à la victoire de l’Allemagne • — XVII. — Il n’y a pas besoin d’instruction pour vous • — XVIII. — J’ai voulu, moi, toute la lumière…. • — XIX. — M. Mornet me doit pourtant une fière chandelle • — XX. — Ça les gênerait trop qu’on entre dans le détail des choses • I — XXL — Ne récusez personne — XXII. — J’aime mieux me taire • — XXIII. — Je ne me suis jamais senti aussi grand. • I — XXIV. — Les m’ont toujours porté malheur. • XXV. — Je leur montrerai comment meurt un Président du Conseil • XXVI. — J’adresse mon dernier salut à la France que j’ai servie
• LES DERNIERS PROPOS DE PIERRE LAVAL
• RECUEILLIS PAR SON AVOCAT
• II a eu la mort violente de tous les apôtres de la non-violence. • (Pandit Nehru commentant la mort de Gandhi. Février 1948.)
• Pierre Laval n’était pas Napoléon. Je ne suis pas son Las Cases. • Mais, que cela plaise ou non, Pierre Laval est un homme de l’Histoire, et plus profondément encore d’un moment de l’Histoire de France douloureux et équivoque. • En relisant ces pages avant leur publication définitive, quatre ans après les avoir écrites, j’ai le sentiment d’une imperfection. Où est-elle?
• Non certes dans les propos de Pierre Laval que j’ai rapportés fidèlement. Mais je sais que l’on attend du témoin placé devant un drame comme celui de Pierre Laval condamné et mis à mort, une interprétation et une synthèse de tout ce qui est de par la nature même du témoignage, fragmentaire.
• Si je n’offre aux lecteurs de ce livre, ni commentaires, ni synthèse, c’est avant tout par pudeur et par scrupule. J’ai mon opinion sur les actes et la politique de Pierre Laval. Mais à aucun moment ce livre ne me donne l’occasion de l’exprimer. Je crois que dans ces pages Pierre Laval se suffit à lui-même.
• Pourtant un sentiment de gêne subsiste qui n’est pas fonction du caractère inévitablement décousu de mon témoignage : si Pierre Laval avait choisi une autre attitude que celle du silence à la suite de la tournure scandaleuse prise par son procès, ce dernier aurait-il pu être pour les Français une leçon et un avertissement? Dans le climat singulièrement fiévreux et haineux de 1945, il eût été bien difficile, sinon impossible de rendre à ces débats le caractère et la haute tenue qu’ils méritaient. Donc j’affirme aujourd’hui encore que l’accusé et ses défenseurs ne pouvaient agir autrement qu’ils l’ont fait. Mais en avouant ma gêne, je ne rends que plus dramatique et plus odieuse la tragédie judiciaire dont Pierre Laval fut la victime, et nous ses avocats les témoins impuissants.
• Certains lecteurs seront peut-être déçus de ne point trouver ici, résumées, les théories politiques de Pierre Laval. C’est que cet homme d’Etat était ennemi de tout Système. Son esprit réaliste ne voulait tenir compte que des événements et des hommes, et en toutes circonstances, se montrer empirique.
• Et si au début de ces lignes, j’ai refusé le parallèle écrasant avec Napoléon, je n’hésite pas, en rendant publics les propos que me tenait Pierre Laval dans sa prison, à le comparer au seul homme de notre Histoire, comme lui discuté, comme lui souvent détesté, mais comme lui aussi, homme de circonstances dramatiques pour la France : le duc de Talleyrand.
• Y.-F. J. • Janvier 1953. • •
TABLE DES MATIERES
• Chapitre I. — Comment je devins un «témoin».. — II. — Premier contact _ III. _ La cellule de Pierre Laval IV. — «J’ai des biens au soleil» V.— Histoires chateldonnaises et autres.. _ VI. — «Je suis républicain» • — Vil. — Ses deux «haines» • — VIH.— «Je suis un paysan» — IX. — Le «Mémoire» de Pierre Laval…. — X.— «Le vrai crime» — XI. — Portraits d’Allemands — XII.— «Les hommes en casquettes et les hommes en jaquettes» • I — XIII.— « Montoire? ça aurait pu être un • poids de moins sur nos épaules… ». • — XIV. — « Il se plaignait que je lui fumais • dans le nez…» • — XV. — « Vous voulez savoir comment j’ai • collaboré? » • I — XVI. — Si j’avais cru fermement à la victoire de l’Allemagne • — XVII. — Il n’y a pas besoin d’instruction pour vous • — XVIII. — J’ai voulu, moi, toute la lumière…. • — XIX. — M. Mornet me doit pourtant une fière chandelle • — XX. — Ça les gênerait trop qu’on entre dans le détail des choses • I — XXL — Ne récusez personne — XXII. — J’aime mieux me taire • — XXIII. — Je ne me suis jamais senti aussi grand. • I — XXIV. — Les m’ont toujours porté malheur. • XXV. — Je leur montrerai comment meurt un Président du Conseil • XXVI. — J’adresse mon dernier salut à la France que j’ai servie



Avis
Il n’y a pas encore d’avis.