Description
Référence : 32126
AMBRIERE Francis – Les Grandes Vacances – 1939-1945
1946, format : 150×195, 424 pages, sans illustration[s].demi-reliure, bon état
DEDICACE
• J’ai vécu ce livre et m’y suis préparé longtemps avant de l’écrire, mais je n’en ai pas seul rassemblé la matière. Au hasard des sept stalags par où je suis passé en cinquante-six mois de captivité, tant de mes compagnons m’y ont aidé, soit par leur témoignage, soit par leur vigilance à préserver mes notes de l’inquisition allemande, que ces pages qui ne porteront que mon nom sont issues d’une véritable gestation collective.
• Pendant près de cinq ans, des hommes malheureux s’y sont attachés et les ont nourries du meilleur d’eux- mêmes. Rien que d’y penser, il leur semblait que leurs tribulations recevaient un sens et n’auraient pas été vainement souffertes, puisqu’un des leurs les publierait un jour dans leur vérité nue. Je puis dire que Les Grandes Vacances, alors. qu’elles étaient encore dans les limbes, ont pansé bien des plaies et soutenu bien des courages. Je le dis avec fierté, mais non sans tremblement, car voici l’heure de tenir la promesse implicite que supposaient tant de concours. En aurai-je été digne, et comment les anciens prisonniers prendront-ils ces images et ces réflexions dont ils ont fourni la substance ? Du moins, si j’ai trahi leur attente, qu’ils incriminent l’insuffisance de l’ouvrier, mais non sa foi.
• Si précieux me soit leur suffrage, j aí d ailleurs eu plus d’ambition que de leur servir de porte-parole. J’ai souhaité d’être leur peintre, et je n’ai pris conseil que de moi-même pour distribuer dans mon tableau les lumières et les ombres. Peut-être la franchise n’est-elle pas la forme la moins haute de la fidélité.
• Au seuil de cet ouvrage où j’ai, conté notre longue aventure, c’est vers vous tous que je me tourne, camarades : vers ceux que fai connus et ceux que j’aurais pu connaître, vers ceux qui m’épaulèrent dans ma tâche et ma vocation, vers vous surtout, ô gibier des prisons, frères d’exil polonais des camps disciplinaires de Raivaruska et de Kobjercyn.
• Dans ce qu’il.peut offrir de valable, ce livre est votre autant que mien.
• C’est pourquoi je vous le dédie, en souvenir de nos misères, de nos gaietés et de nos espérances. F. A.
• TABLE DES MATIERES
• PREMIÈRE PARTIE – LA GUERRE DES EUNUQUES •
DEUXIÈME PARTIE – LE TEMPS DE LA STUPEUR •
TROISIÈME PARTIE – l’équipe d’Oberwesel •
QUATRIÈME PARTIE – PLÈBE ET BOURGEOISIE DES CAMPS •
CINQUIÈME PARTIE – LES TRAVAUX ET LES JOURS •
SIXIÈME PARTIE – LES HOMMES DE LA ROUTE •
SEPTIÈME PARTIE – LES HOMMES DU REFUS •
HUITIÈME PARTIE – LE SÉJOUR DE KOBJERCYN •
NEUVIÈME PARTIE – FIN ET COMMENCEMENT •
APPENDICES
• J’ai vécu ce livre et m’y suis préparé longtemps avant de l’écrire, mais je n’en ai pas seul rassemblé la matière. Au hasard des sept stalags par où je suis passé en cinquante-six mois de captivité, tant de mes compagnons m’y ont aidé, soit par leur témoignage, soit par leur vigilance à préserver mes notes de l’inquisition allemande, que ces pages qui ne porteront que mon nom sont issues d’une véritable gestation collective.
• Pendant près de cinq ans, des hommes malheureux s’y sont attachés et les ont nourries du meilleur d’eux- mêmes. Rien que d’y penser, il leur semblait que leurs tribulations recevaient un sens et n’auraient pas été vainement souffertes, puisqu’un des leurs les publierait un jour dans leur vérité nue. Je puis dire que Les Grandes Vacances, alors. qu’elles étaient encore dans les limbes, ont pansé bien des plaies et soutenu bien des courages. Je le dis avec fierté, mais non sans tremblement, car voici l’heure de tenir la promesse implicite que supposaient tant de concours. En aurai-je été digne, et comment les anciens prisonniers prendront-ils ces images et ces réflexions dont ils ont fourni la substance ? Du moins, si j’ai trahi leur attente, qu’ils incriminent l’insuffisance de l’ouvrier, mais non sa foi.
• Si précieux me soit leur suffrage, j aí d ailleurs eu plus d’ambition que de leur servir de porte-parole. J’ai souhaité d’être leur peintre, et je n’ai pris conseil que de moi-même pour distribuer dans mon tableau les lumières et les ombres. Peut-être la franchise n’est-elle pas la forme la moins haute de la fidélité.
• Au seuil de cet ouvrage où j’ai, conté notre longue aventure, c’est vers vous tous que je me tourne, camarades : vers ceux que fai connus et ceux que j’aurais pu connaître, vers ceux qui m’épaulèrent dans ma tâche et ma vocation, vers vous surtout, ô gibier des prisons, frères d’exil polonais des camps disciplinaires de Raivaruska et de Kobjercyn.
• Dans ce qu’il.peut offrir de valable, ce livre est votre autant que mien.
• C’est pourquoi je vous le dédie, en souvenir de nos misères, de nos gaietés et de nos espérances. F. A.
• TABLE DES MATIERES
• PREMIÈRE PARTIE – LA GUERRE DES EUNUQUES •
DEUXIÈME PARTIE – LE TEMPS DE LA STUPEUR •
TROISIÈME PARTIE – l’équipe d’Oberwesel •
QUATRIÈME PARTIE – PLÈBE ET BOURGEOISIE DES CAMPS •
CINQUIÈME PARTIE – LES TRAVAUX ET LES JOURS •
SIXIÈME PARTIE – LES HOMMES DE LA ROUTE •
SEPTIÈME PARTIE – LES HOMMES DU REFUS •
HUITIÈME PARTIE – LE SÉJOUR DE KOBJERCYN •
NEUVIÈME PARTIE – FIN ET COMMENCEMENT •
APPENDICES




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