Description
Référence : 32200
Docteur Cabanès – Les Morts Mystérieuses de l’Histoire
Rois, reines et princes français – 11ème mille
1901, format : 135×185, 440 + 444 pages, 18 + 30 illustration[s].demi-reliure, bon état
Sans doute M. le professeur Lacassagne, qui a signé la préface du livre de M. le Dr C., a raison de se demander s’il est « indifférent de savoir que Louis XI avait des phobies, que Louis XIII était aboulique et Louis XV un hypocondriaque toujours ennuyé, sans cesse en quête de distractions nouvelles ». M. le Dr C. peut espérer d’avoir satisfait cette curiosité dans la nouvelle série d’études qu’il offre aujourd’hui au public, et qui comptera bientôt les Fous de l’Histoire et les Poisons dans l’Histoire. On connait la méthode du Dr C. Elle n’est point toujours parfaite, en dépit de l’appareil d’érudition dont elle s’enveloppe sagement ; à prouver le plus léger détail, M. le Dr C. emploie un nombre vraiment respectable de références qui ne sont pas toujours malheureusement du meilleur aloi, et il alourdit ses dissertations, où la terminologie technique n’est que déjà assez gênante pour le lecteur non spécialiste, par des rééditions de textes qui traînent un peu partout. Cela dit, nous devons reconnaître que, si, avec une louable probité, il reconnaît que Philippe Ier est mort « de causes inconnues », il apporte pour l’histoire si controversée de Louis XVII des appréciations, des textes et des faits nouveaux (p. 416 sqq.). Pour les autres rois de France qui ont, si l’on peut ainsi parler, défilé sous son scalpel, il donne bien peu de nouveau et de vraiment intéressant, et, par là, on peut se demander si ce livre, qui se lit, somme toute, avec agrément, peut rendre des services réels à l’historien. On savait déjà qu’Henri IV avait été assassiné par Ravaillac, et quelle a été l’action de ce fait sur l’évolution historique de la France au XVII- siècle : que nous importe maintenant qu’on ait tenté — et même qu’on y ait réussi — de mesurer la profondeur de sa plaie au poumon gauche ? Toutefois nous serions fâché que M. le Dr C. ne continuât de chercher avec la curiosité et les efforts que l’on sait la solution de tant de problèmes historico-médicaux qui l’intéressent : si l’histoire doit retirer de ses études un profit qui n’est pas énorme, il aura la satisfaction d’avoir pour- suivi, dans un domaine restreint, avec des moyens d’investigation délicats, un peu de vérité, — dont il n’a que l’ambition fort naturelle d’amplifier l’importance. – Georges BOURGIN.
Les Morts mystérieuses de l’Histoire
Nouvelle édition revue et corrigée ; ornée de 18 gravures ou portraits.
PREMIÈRE SÉRIE
ROIS, REINES ET PRINCES FRANÇAIS DE CHARLEMAGNE A LOUIS XIII
• PRÉFACE du Professeur LACASSAGNE (de Lyon)
PRÉFACE DE LA PREMIERE ÉDITION
J’ai passé une partie des vacances de Pâques à lire les bonnes feuilles des Morts mystérieuses de l’histoire. C’est une lecture édifiante, instructive et d’une haute portée philosophique.
La méditation qu’a fait naître cette lecture m’a montré une fois de plus l’importance de la médecine légale pour l’histoire. C’est en utilisant ses connaissances biologiques que le médecin légiste parvient à résoudre certains problèmes, dont les historiens seuls ne pouvaient trouver la solution. N’est-ce pas au médecin légiste qu’il appartient de préciser des faits de naissances précoces ou tardives, d’expliquer certains actes incohérents ou bizarres, mais toutefois caractéristiques de formes morbides déterminées ?
C’est encore notre rôle de discuter et de détruire d’absurdes légendes d’empoisonnement et d’arriver ainsi à réhabiliter différents personnages calomniés depuis des siècles. Nos connaissances de psycho- pathologie nous autorisent à comprendre et à exph quer quelques natures étranges qui sont restées comme des rébus historiques. Est-il indifférent de savoir que Louis XI avait des phobies, que Louis XIII était aboulique et Louis XV un hypocondriaque, toujours ennuyé, sans cesse enquête de distractions nouvelles ?
Les ouvrages de Littré, de Legué, de Funck- Brentano (avec la collaboration de Brouardel et de Paul Legendre), n’ont-ils pas mis au point, d’une façon décisive, le drame des poisons sous Louis XIV? MM. Pierre Clément, Jules Loiseleur, etc., avaient, il est vrai, laissé peu de choses à glaner à ceux qui sont venus après eux.
Que de mystères, de sombres tragédies, pendant le moyen âge, dans la venenosa Italia, au temps de la cantarella des Borgia, de laqua Toffana ou petite eau de Naples !
Le poison a toujours été l’arme des lâches, instrument facilement manié par la femme. Plus près de nous, n a-t-on pas dit que Cimarosa avait été empoisonné par ordre d’une reine ? La légende n’a été détruite que par la publication d’un rapport médical, montrant que 1 illustre musicien avait succombé à des accidents hépatiques.
Les médecins — c’est un autre de leurs privilèges, je pourrais dire une autre de leurs supériorités peuvent encore, il nous semble, expliquer et faire comprendre le « vertige du pouvoir ». Napoléon disait : « J’ai couché dans le lit des rois et j’y ai pris une maladie terrible. » Cette maladie, nous la connaissons ; c’est la césarite, mélange de phobies variées, d’instinct destructeur excité et jamais satisfait.
Ne sont-ce pas les médecins qui enseignent que, dans les mariages princiers, les unions entre parents favorisent l’extinction des dynasties par dégénéres- cence, ainsi qu’il a été indiqué dans l’article Consanguinité du Dictionnaire de Dechambre et plus amplement dans l’ouvrage du docteur Cabanes?
Le docteur Cabanes suit, mais en l’élargissant singulièrement, la voie dans laquelle s’étaient engagés DESGENETTES, BRACHET, Dubois (d’Amiens), Rollet, Charcot, Jacoby, Corlieu, Chereau. Mais ces médecins érudits n’avaient précisé que quelques faits ou jeté des clartés sur des sujets jusque-là inexpliqués, comme l’ont montré ailleurs des historiens de profession, tels que Sainte-Beuve et Michelet, Taine et Renan.
Ce qui a distingué surtout cette intervention médicale dans le domaine de l’histoire, c’est une prudence excessive, une méthode sévère, n’avançant une théorie que basée sur un fait indiscutable, certain, ne cherchant pas la vérité absolue, mais un relatif suffisant pour permettre d’expliquer ou d’entrevoir. Ces médecins se sont conduits comme les experts devant la justice : ils ont rapporté, en leur honneur et conscience.
Les historiens sont semblables aux aveugles ou infirmes qui, de leur lit ou dans leur fauteuil, grace au théâtrophone, entendent un drame ou un opéra. Les voix des acteurs, la musique, le bruit de la salle et des coulisses arrivent en même temps à leurs oreilles. Il y a quelques éclaircies, parfois des auditions distinctes, souvent du brouhaha, des sons, des bruits. Mais où sont les décors, les costumes, le jeu des acteurs, leurs attitudes et leurs gestes, le mouvement scénique ?
Si l’art peut faire revivre le milieu, le médecin seul renseigne sur la psychologie morbide des personnages et fait comprendre les actes ou les mouvements qui en résultent.
Le philosophe et l’historien racontent les événements dont ils expliquent l’évolution. Ils montrent la part qui revient aux chefs d État ou aux hommes émancipateurs de la pensée, recherchant ainsi l’influence de la force ou de l’esprit. Les essais d explication, les ébauches de théories, pour classer les faits ou les personnes, sont utiles, mais la méthode n’est pas toujours juste.
Le tort est de s’imaginer les hommes comme des pions sur l’échiquier.
TABLE DES CHAPITRES – tome 1
Louis XIII • Anne d’Autriche • Marie-Thérèse d’Autriche • Louis XIV • Philippe d’ORLÉANS, frère de Louis XIV • Le Duc d’ORLÉANS, Régent de France • La Descendance de Louis XIV • Louis XV . • La Descendance de Louis XV • Les Fils de Louis XVI : A) Le Premier Dauphin B) Louis XVII • Napoléon I » • Louis XVIII • Charles X • Louis-Philippe • Napoléon III
TABLE DES GRAVURES
— Louis XIII, par Simon Guillain • — La mort de Louis XIII • — Anne d’Autriche jeune, par F. Porbus • — Anne d’Autriche, à l’époque de sa mort • — Le Grand Dauphin • — Bulletin, manuscrit, de la dernière maladie de Louis XV • — Bulletin, imprimé, de la dernière maladie de Louis XV • — Le Dauphin, père de Louis XVI • — Leduc de Bourgogne, frère aîné de Louis XVI. • — La duchesse d’Angoulême • — Mme Poitrine, nourrice du premier Dauphin, fils de Marie-Antoinette • — Louis-Charles de France Dauphin • — Louis-Charles de France (1700) • — Louis XVII • — Le Docteur Desault • — Le Docteur Doublet • — Le Docteur Jeanroy • — Le Docteur Lassus • — Le Docteur Dumangin • — La prison du Temple • — Le Docteur Pelletan • — Façade de la chapelle du cimetière Sainte-Marguerite • — Intérieur du cellier dans lequel furent examinés les restes du squelette exhumé en 1894
Les Morts mystérieuses de l’Histoire – Tome 2
Nouvelle édition revue, corrigée et augmentée; ornée de 30 gravures ou portraits.
DEUXIÈME SÉRIE
ROIS, REINES ET PRINCES FRANÇAIS DE LOUIS XIII A NAPOLÉON III
Le Dauphin François. • Henri II. . • François II • Charles X • Henri III • Henri IV • Marie de Médicis
TABLE DES GRAVURES ET PORTRAITS
— Charlemagne et Pépin le Bref • — Charles le Chauve • — Saint Louis • — Philippe le Bel, ses quatre enfants et Ch. de Valois. • — Philippe VI, de Valois, présidant une séance de la Cour des Pairs • — Charles V • — Charles VII • — Louis XI • — Charles VIII • — Louis XII, Anne de Bretagne cl Claude de France • — Anne de Bretagne • — François 1er • — La mort de Henri II • — Charles IX • — Henri III • — Marie de Médicis • — Mort de Marie de Médicis à Cologne • — Médaille de la Société d’études pour la question Louis XVII • — Naundorff sur son lit de mort. • — Bulletin de la maladie du roi Louis XVIII • — Charles X • — Louis-Philippe I » • — Signature autographe du chirurgien anglais Henry Thompson • — Calcul de Napoléon III
Les Morts mystérieuses de l’Histoire
Nouvelle édition revue et corrigée ; ornée de 18 gravures ou portraits.
PREMIÈRE SÉRIE
ROIS, REINES ET PRINCES FRANÇAIS DE CHARLEMAGNE A LOUIS XIII
• PRÉFACE du Professeur LACASSAGNE (de Lyon)
PRÉFACE DE LA PREMIERE ÉDITION
J’ai passé une partie des vacances de Pâques à lire les bonnes feuilles des Morts mystérieuses de l’histoire. C’est une lecture édifiante, instructive et d’une haute portée philosophique.
La méditation qu’a fait naître cette lecture m’a montré une fois de plus l’importance de la médecine légale pour l’histoire. C’est en utilisant ses connaissances biologiques que le médecin légiste parvient à résoudre certains problèmes, dont les historiens seuls ne pouvaient trouver la solution. N’est-ce pas au médecin légiste qu’il appartient de préciser des faits de naissances précoces ou tardives, d’expliquer certains actes incohérents ou bizarres, mais toutefois caractéristiques de formes morbides déterminées ?
C’est encore notre rôle de discuter et de détruire d’absurdes légendes d’empoisonnement et d’arriver ainsi à réhabiliter différents personnages calomniés depuis des siècles. Nos connaissances de psycho- pathologie nous autorisent à comprendre et à exph quer quelques natures étranges qui sont restées comme des rébus historiques. Est-il indifférent de savoir que Louis XI avait des phobies, que Louis XIII était aboulique et Louis XV un hypocondriaque, toujours ennuyé, sans cesse enquête de distractions nouvelles ?
Les ouvrages de Littré, de Legué, de Funck- Brentano (avec la collaboration de Brouardel et de Paul Legendre), n’ont-ils pas mis au point, d’une façon décisive, le drame des poisons sous Louis XIV? MM. Pierre Clément, Jules Loiseleur, etc., avaient, il est vrai, laissé peu de choses à glaner à ceux qui sont venus après eux.
Que de mystères, de sombres tragédies, pendant le moyen âge, dans la venenosa Italia, au temps de la cantarella des Borgia, de laqua Toffana ou petite eau de Naples !
Le poison a toujours été l’arme des lâches, instrument facilement manié par la femme. Plus près de nous, n a-t-on pas dit que Cimarosa avait été empoisonné par ordre d’une reine ? La légende n’a été détruite que par la publication d’un rapport médical, montrant que 1 illustre musicien avait succombé à des accidents hépatiques.
Les médecins — c’est un autre de leurs privilèges, je pourrais dire une autre de leurs supériorités peuvent encore, il nous semble, expliquer et faire comprendre le « vertige du pouvoir ». Napoléon disait : « J’ai couché dans le lit des rois et j’y ai pris une maladie terrible. » Cette maladie, nous la connaissons ; c’est la césarite, mélange de phobies variées, d’instinct destructeur excité et jamais satisfait.
Ne sont-ce pas les médecins qui enseignent que, dans les mariages princiers, les unions entre parents favorisent l’extinction des dynasties par dégénéres- cence, ainsi qu’il a été indiqué dans l’article Consanguinité du Dictionnaire de Dechambre et plus amplement dans l’ouvrage du docteur Cabanes?
Le docteur Cabanes suit, mais en l’élargissant singulièrement, la voie dans laquelle s’étaient engagés DESGENETTES, BRACHET, Dubois (d’Amiens), Rollet, Charcot, Jacoby, Corlieu, Chereau. Mais ces médecins érudits n’avaient précisé que quelques faits ou jeté des clartés sur des sujets jusque-là inexpliqués, comme l’ont montré ailleurs des historiens de profession, tels que Sainte-Beuve et Michelet, Taine et Renan.
Ce qui a distingué surtout cette intervention médicale dans le domaine de l’histoire, c’est une prudence excessive, une méthode sévère, n’avançant une théorie que basée sur un fait indiscutable, certain, ne cherchant pas la vérité absolue, mais un relatif suffisant pour permettre d’expliquer ou d’entrevoir. Ces médecins se sont conduits comme les experts devant la justice : ils ont rapporté, en leur honneur et conscience.
Les historiens sont semblables aux aveugles ou infirmes qui, de leur lit ou dans leur fauteuil, grace au théâtrophone, entendent un drame ou un opéra. Les voix des acteurs, la musique, le bruit de la salle et des coulisses arrivent en même temps à leurs oreilles. Il y a quelques éclaircies, parfois des auditions distinctes, souvent du brouhaha, des sons, des bruits. Mais où sont les décors, les costumes, le jeu des acteurs, leurs attitudes et leurs gestes, le mouvement scénique ?
Si l’art peut faire revivre le milieu, le médecin seul renseigne sur la psychologie morbide des personnages et fait comprendre les actes ou les mouvements qui en résultent.
Le philosophe et l’historien racontent les événements dont ils expliquent l’évolution. Ils montrent la part qui revient aux chefs d État ou aux hommes émancipateurs de la pensée, recherchant ainsi l’influence de la force ou de l’esprit. Les essais d explication, les ébauches de théories, pour classer les faits ou les personnes, sont utiles, mais la méthode n’est pas toujours juste.
Le tort est de s’imaginer les hommes comme des pions sur l’échiquier.
TABLE DES CHAPITRES – tome 1
Louis XIII • Anne d’Autriche • Marie-Thérèse d’Autriche • Louis XIV • Philippe d’ORLÉANS, frère de Louis XIV • Le Duc d’ORLÉANS, Régent de France • La Descendance de Louis XIV • Louis XV . • La Descendance de Louis XV • Les Fils de Louis XVI : A) Le Premier Dauphin B) Louis XVII • Napoléon I » • Louis XVIII • Charles X • Louis-Philippe • Napoléon III
TABLE DES GRAVURES
— Louis XIII, par Simon Guillain • — La mort de Louis XIII • — Anne d’Autriche jeune, par F. Porbus • — Anne d’Autriche, à l’époque de sa mort • — Le Grand Dauphin • — Bulletin, manuscrit, de la dernière maladie de Louis XV • — Bulletin, imprimé, de la dernière maladie de Louis XV • — Le Dauphin, père de Louis XVI • — Leduc de Bourgogne, frère aîné de Louis XVI. • — La duchesse d’Angoulême • — Mme Poitrine, nourrice du premier Dauphin, fils de Marie-Antoinette • — Louis-Charles de France Dauphin • — Louis-Charles de France (1700) • — Louis XVII • — Le Docteur Desault • — Le Docteur Doublet • — Le Docteur Jeanroy • — Le Docteur Lassus • — Le Docteur Dumangin • — La prison du Temple • — Le Docteur Pelletan • — Façade de la chapelle du cimetière Sainte-Marguerite • — Intérieur du cellier dans lequel furent examinés les restes du squelette exhumé en 1894
Les Morts mystérieuses de l’Histoire – Tome 2
Nouvelle édition revue, corrigée et augmentée; ornée de 30 gravures ou portraits.
DEUXIÈME SÉRIE
ROIS, REINES ET PRINCES FRANÇAIS DE LOUIS XIII A NAPOLÉON III
Le Dauphin François. • Henri II. . • François II • Charles X • Henri III • Henri IV • Marie de Médicis
TABLE DES GRAVURES ET PORTRAITS
— Charlemagne et Pépin le Bref • — Charles le Chauve • — Saint Louis • — Philippe le Bel, ses quatre enfants et Ch. de Valois. • — Philippe VI, de Valois, présidant une séance de la Cour des Pairs • — Charles V • — Charles VII • — Louis XI • — Charles VIII • — Louis XII, Anne de Bretagne cl Claude de France • — Anne de Bretagne • — François 1er • — La mort de Henri II • — Charles IX • — Henri III • — Marie de Médicis • — Mort de Marie de Médicis à Cologne • — Médaille de la Société d’études pour la question Louis XVII • — Naundorff sur son lit de mort. • — Bulletin de la maladie du roi Louis XVIII • — Charles X • — Louis-Philippe I » • — Signature autographe du chirurgien anglais Henry Thompson • — Calcul de Napoléon III





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