Description
Référence : 32189
Descrepe Marius – Les secrets admirables du Grand Albert
suivi du Trésor des merveilleux secrets du Petit Albert
1926, format : 100×155, 190 pages, sans illustration[s].broché, bon état
LES SECRETS ADMIRABLES DU GRAND ALBERT
COMPRENANT SON TRAITÉ DES VERTUS DES HERBES DES PIERRES ET DES ANIMAUX AVEC SON TRAITÉ DES MERVEILLES DU MONDE
suiví du TRÉSOR DES MERVEILLEUX SECRETS DU PETIT ALBERT
Avec Préface et Annotations PAR MARIUS DECRESHE
PRÉFACE
Jusqu’à ces dernières années, deux classes d’hommes surtout se sont occupés des sciences occultes : les savants isolés qui, ayant épuisé la somme pourtant si vaste des connaissances humaines et se trouvant encore insatisfaits, ont cherché en ces philosophies décriées, mais peu connues, une base à leurs croyances ; et les ignorants que leur instinct pousse à la recherche du merveilleux.
En d’autres ouvrages, nous nous efforçons de démontrer que la science occulte ne diffère de la science universitaire que parce qu’elle étudie des phénomènes d’un ordre plus élevé, mais que les lois de la physique et de la chimie sont applicables aussi bien aux forces astrales qu’à la chaleur, à l’électricité ou à la lumière; que, par conséquent, les gens instruits peuvent, sans perdre leur temps, au contraire, travailler l’occultisme qui leur réserve certainement l’explication de bien des phénomènes jusqu’ici incompris. Avec le présent volume, nous entreprenons de rechercher ce que peuvent contenir de vrai les superstitions populaires, ce qu’elles ont de faux ou de mal interprété, en quoi elles peuvent être utiles, inutiles ou nuisibles.
Notre cadre ne comporte pas une discussion régulière de chacune des recettes contenues dans les nombreux grimoires qui, depuis l’invention de l’imprimerie, circulent dans le peuple des campagnes, surtout en France, où, semble-t-il, les traditions sont plus généralement répandues mais aussi plus altérées que dans les autres pays, notamment en Angleterre et en Allemagne. Il nous a paru plus intéressant de reproduire les principaux grimoires dont plusieurs sont devenus presque introuvables et coûtent, par conséquent, fort cher. Le Grand Albert et le Petit Albert sont certainement les plus connus. Nous les présentons aujourd’hui au public, réunis en un même volume et débarrassés d’un certain nombre de sottises qui y ont été rajoutées après coup.
On attribue communément ces deux ouvrages soit à Albert-le-Grand, soit à un compilateur qui les aurait fabriqués, vers le xv‘ siècle, d’après un manuscrit inédit d’AIbert-le-Grand et d’après les travaux d’auteurs plus modernes, tels que Paracelse, Cornélius Agrippa, etc. La première opinion n’est pas soutenable; en effet, Albert-le-Grand, célèbre théologien et alchimiste, qui donna son nom à la place Maubert (corruption de Maître-Albert), à Paris, mourut à Cologne en 1280; et, presque à chaque chapitre des deux grimoires en question, on invoque l’autorité de Paracelse qui vécut deux cents ans après Albert, ou bien l’on cite des faits ou des personnages également postérieurs au savant religieux. La seconde opinion n’est guère plus vraisemblable, car, si peu consciencieux qu’ait pu être l’auteur de la compilation supposée, il eût, vraisemblablement, conservé à son œuvre une certaine unité qui ne s’y remarque pas.
Ce qui paraît beaucoup plus probable, c’est que le Grand Albert comme le Petit Albert sont l’un et l’autre l’œuvre de beaucoup de personnes dont les découvertes auront été réunies sans ordre par quelque libraire peu instruit et peu scrupuleux qui dut faire paraître ces collections illogiques à Lyon, vers la fin du xvI siècle. C’est, en effet, une tradition fort utile dans la pratique que, lorsqu’on se livre à l’étude de l’occultisme, comme lorsqu’on fait de la chimie, on doit avoir un livre de laboratoire sur lequel on consigne toutes ses expériences avec leurs résultats.
Ce travail était fait autrefois avec beaucoup de soin e: d’exactitude, sinon avec beaucoup de science; et il n’était pas un sorcier, pas un souffleur qui ne possédât son livre de laboratoire, lequel faisait suite, le plus souvent, à ceux que lui avaient transmis son père et son grand-père. Le Grand Albert et le Petit Albert ne semblent pas devoir être autre chose qu’une suite d’extraits de livres de laboratoire, probablement achetés à vil prix par quelque colporteur; le Traité des vertus des Herbes, des Pierres et des Animaux fait exception, à cause de sa longueur qui indique plus qu’un extrait, et de l’unité de conception et de composition qu’on y trouve.
Pour le reste, on comprend facilement que, les auteurs des différentes recettes étant diversement instruits et intelligents, on doive y trouver un grand nombre de sottises et de saletés, même, mélangées à quelques remarques plus ou moins justes, à des procédés efficaces…
COMPRENANT SON TRAITÉ DES VERTUS DES HERBES DES PIERRES ET DES ANIMAUX AVEC SON TRAITÉ DES MERVEILLES DU MONDE
suiví du TRÉSOR DES MERVEILLEUX SECRETS DU PETIT ALBERT
Avec Préface et Annotations PAR MARIUS DECRESHE
PRÉFACE
Jusqu’à ces dernières années, deux classes d’hommes surtout se sont occupés des sciences occultes : les savants isolés qui, ayant épuisé la somme pourtant si vaste des connaissances humaines et se trouvant encore insatisfaits, ont cherché en ces philosophies décriées, mais peu connues, une base à leurs croyances ; et les ignorants que leur instinct pousse à la recherche du merveilleux.
En d’autres ouvrages, nous nous efforçons de démontrer que la science occulte ne diffère de la science universitaire que parce qu’elle étudie des phénomènes d’un ordre plus élevé, mais que les lois de la physique et de la chimie sont applicables aussi bien aux forces astrales qu’à la chaleur, à l’électricité ou à la lumière; que, par conséquent, les gens instruits peuvent, sans perdre leur temps, au contraire, travailler l’occultisme qui leur réserve certainement l’explication de bien des phénomènes jusqu’ici incompris. Avec le présent volume, nous entreprenons de rechercher ce que peuvent contenir de vrai les superstitions populaires, ce qu’elles ont de faux ou de mal interprété, en quoi elles peuvent être utiles, inutiles ou nuisibles.
Notre cadre ne comporte pas une discussion régulière de chacune des recettes contenues dans les nombreux grimoires qui, depuis l’invention de l’imprimerie, circulent dans le peuple des campagnes, surtout en France, où, semble-t-il, les traditions sont plus généralement répandues mais aussi plus altérées que dans les autres pays, notamment en Angleterre et en Allemagne. Il nous a paru plus intéressant de reproduire les principaux grimoires dont plusieurs sont devenus presque introuvables et coûtent, par conséquent, fort cher. Le Grand Albert et le Petit Albert sont certainement les plus connus. Nous les présentons aujourd’hui au public, réunis en un même volume et débarrassés d’un certain nombre de sottises qui y ont été rajoutées après coup.
On attribue communément ces deux ouvrages soit à Albert-le-Grand, soit à un compilateur qui les aurait fabriqués, vers le xv‘ siècle, d’après un manuscrit inédit d’AIbert-le-Grand et d’après les travaux d’auteurs plus modernes, tels que Paracelse, Cornélius Agrippa, etc. La première opinion n’est pas soutenable; en effet, Albert-le-Grand, célèbre théologien et alchimiste, qui donna son nom à la place Maubert (corruption de Maître-Albert), à Paris, mourut à Cologne en 1280; et, presque à chaque chapitre des deux grimoires en question, on invoque l’autorité de Paracelse qui vécut deux cents ans après Albert, ou bien l’on cite des faits ou des personnages également postérieurs au savant religieux. La seconde opinion n’est guère plus vraisemblable, car, si peu consciencieux qu’ait pu être l’auteur de la compilation supposée, il eût, vraisemblablement, conservé à son œuvre une certaine unité qui ne s’y remarque pas.
Ce qui paraît beaucoup plus probable, c’est que le Grand Albert comme le Petit Albert sont l’un et l’autre l’œuvre de beaucoup de personnes dont les découvertes auront été réunies sans ordre par quelque libraire peu instruit et peu scrupuleux qui dut faire paraître ces collections illogiques à Lyon, vers la fin du xvI siècle. C’est, en effet, une tradition fort utile dans la pratique que, lorsqu’on se livre à l’étude de l’occultisme, comme lorsqu’on fait de la chimie, on doit avoir un livre de laboratoire sur lequel on consigne toutes ses expériences avec leurs résultats.
Ce travail était fait autrefois avec beaucoup de soin e: d’exactitude, sinon avec beaucoup de science; et il n’était pas un sorcier, pas un souffleur qui ne possédât son livre de laboratoire, lequel faisait suite, le plus souvent, à ceux que lui avaient transmis son père et son grand-père. Le Grand Albert et le Petit Albert ne semblent pas devoir être autre chose qu’une suite d’extraits de livres de laboratoire, probablement achetés à vil prix par quelque colporteur; le Traité des vertus des Herbes, des Pierres et des Animaux fait exception, à cause de sa longueur qui indique plus qu’un extrait, et de l’unité de conception et de composition qu’on y trouve.
Pour le reste, on comprend facilement que, les auteurs des différentes recettes étant diversement instruits et intelligents, on doive y trouver un grand nombre de sottises et de saletés, même, mélangées à quelques remarques plus ou moins justes, à des procédés efficaces…




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