Description
Référence : 32160
NEUDIN Joëlle & Gérard – Lyonnais – Beaujolais-Bresse-Forez
Tome 3 – La France retrouvée grâce aux Cartes Postales
1982, format : 155×220, 192 pages, très nb. illustration[s].broché, bon état
LYONNAIS -01-42-69
CARTES POSTALES DE COLLECTION
Joëlle Neudin, professeur de lettres et Gérard Neudin, ancien élève de l’École Polytechnique
PRÉSENTATION
• DOUZE VOLUMES POUR DES RETROUVAILLES :
Voici le troisième d’un ensemble de quinze volumes qui proposent aux cartophiles et aux amoureux des régions, sur plusieurs années, des retrouvailles avec la France populaire. Cette expression peut, de prime abord, apparaître bien ambitieuse, mais a-t-on souvent l’occasion de présenter les régions de notre pays sous un jour vraiment nouveau par l’intermédiaire d’un support, la carte postale, aussi longtemps méprisé? Ces volumes auraient aimé se dérouler comme des promenades, s’attarder sur l’image des choses et des gens, traîner un peu. Ils n’en ont malheureusement pas le pouvoir. Ils doivent au contraire jouer modestement du soc et de la charrue, inlassablement n’offrir qu’un modeste travail d’inventaire préparatoire. Ce sont eux qui fouillent le sol et retournent les champs. D’autres viendront après profiter de la récolte. Des couples d’amoureux s’ébattront dans leurs gerbes. Avant d’étudier plus profondément la culture populaire, il faut disposer d’un outil. Et si cet ensemble, réalisé comme une œuvre d’artisans, servait un jour de référence, d’instrument de travail pour les historiens, géographes, sociologues, partisans d’une nouvelle culture réconciliatrice parce que populaire, alors seraient dépassées nos meilleures espérances.
L’inventaire que nous proposons n’est pas exhaustif. Rien n’étant plus ennuyeux que des listes de cartes postales cotées. Mais pour chaque commune, nous choisissons, au fur et à mesure des informations, les cartes les plus significatives, surtout en matière culturelle ou thématique.
Il s’agit bien, ainsi que l’affirme le titre, de retrouvailles. A la fois d’un objet, la carte postale, et d’un certain regard sur le quotidien. Jusqu’à ces dernières années, l’objet et le regard populaire étaient également méprisés. Ne disait-on pas « médiocre comme un cliché de carte postale »? Ne remplissait-on pas livres et gazettes de la seule approche du monde qu’en ont les gens fortunés ou savants? La carte postale est entrée dans les musées en même temps que l’intérêt se portait sur les scènes d’artisanat, sur les portraits de petites gens, sur les documents de la vie quotidienne. Et ces deux retrouvailles ne restèrent pas longtemps étrangères l’une à l’autre. Les cartophiles se réunirent bientôt en associations, éditèrent des livres – souvent les premiers concernant telle ou telle ville – organisèrent des expositions qui drainèrent beaucoup de monde. Devant les panneaux de cartes postales, combien reconnurent leurs grands-parents, s’étonnèrent des changements intervenus dans leur village, regrettèrent l’abandon de fêtes coutumières?
Mais attention, il ne faudrait pas se méprendre sur la démarche cartophile. Le mot retrouvailles ne signifie pas seulement redécouverte, mais aussi renaissance. Si les cartes postales montrent mieux que d’autres documents certaines richesses passées, elles n’en continuent pas moins d’accompagner la vie de tous les jours. Et les collectionneurs ne font, en réalité, qu’y puiser une meilleure confiance dans leurs racines profondes. Au moment où tout s’accélère, où l’éphémère l’emporte en apparence sur le durable, où la liberté se restreint, n’est-il pas vital non seulement de retrouver sous ses semelles un peu de glaise de son terroir, mais aussi de savoir reconnaître les composantes permanentes de la vie quotidienne au milieu de ce tourbillon?
Les cotations qui figurent dans ce guide ont été établies en opérant des moyennes nationales pendant l’été 1980. Il convient donc de les actualiser chaque saison au moyen de notre annuaire général et de tenir compte de la poussée de l’intérêt régionaliste qui conduit des amateurs locaux à offrir davantage pour une carte qui leur manque que n’importe quel collectionneur éloigné. On ne s’étonnera donc point d’assister, en particulier pour les pièces exceptionnelles, à des surenchères souvent affectives.
CARTES POSTALES DE COLLECTION
Joëlle Neudin, professeur de lettres et Gérard Neudin, ancien élève de l’École Polytechnique
PRÉSENTATION
• DOUZE VOLUMES POUR DES RETROUVAILLES :
Voici le troisième d’un ensemble de quinze volumes qui proposent aux cartophiles et aux amoureux des régions, sur plusieurs années, des retrouvailles avec la France populaire. Cette expression peut, de prime abord, apparaître bien ambitieuse, mais a-t-on souvent l’occasion de présenter les régions de notre pays sous un jour vraiment nouveau par l’intermédiaire d’un support, la carte postale, aussi longtemps méprisé? Ces volumes auraient aimé se dérouler comme des promenades, s’attarder sur l’image des choses et des gens, traîner un peu. Ils n’en ont malheureusement pas le pouvoir. Ils doivent au contraire jouer modestement du soc et de la charrue, inlassablement n’offrir qu’un modeste travail d’inventaire préparatoire. Ce sont eux qui fouillent le sol et retournent les champs. D’autres viendront après profiter de la récolte. Des couples d’amoureux s’ébattront dans leurs gerbes. Avant d’étudier plus profondément la culture populaire, il faut disposer d’un outil. Et si cet ensemble, réalisé comme une œuvre d’artisans, servait un jour de référence, d’instrument de travail pour les historiens, géographes, sociologues, partisans d’une nouvelle culture réconciliatrice parce que populaire, alors seraient dépassées nos meilleures espérances.
L’inventaire que nous proposons n’est pas exhaustif. Rien n’étant plus ennuyeux que des listes de cartes postales cotées. Mais pour chaque commune, nous choisissons, au fur et à mesure des informations, les cartes les plus significatives, surtout en matière culturelle ou thématique.
Il s’agit bien, ainsi que l’affirme le titre, de retrouvailles. A la fois d’un objet, la carte postale, et d’un certain regard sur le quotidien. Jusqu’à ces dernières années, l’objet et le regard populaire étaient également méprisés. Ne disait-on pas « médiocre comme un cliché de carte postale »? Ne remplissait-on pas livres et gazettes de la seule approche du monde qu’en ont les gens fortunés ou savants? La carte postale est entrée dans les musées en même temps que l’intérêt se portait sur les scènes d’artisanat, sur les portraits de petites gens, sur les documents de la vie quotidienne. Et ces deux retrouvailles ne restèrent pas longtemps étrangères l’une à l’autre. Les cartophiles se réunirent bientôt en associations, éditèrent des livres – souvent les premiers concernant telle ou telle ville – organisèrent des expositions qui drainèrent beaucoup de monde. Devant les panneaux de cartes postales, combien reconnurent leurs grands-parents, s’étonnèrent des changements intervenus dans leur village, regrettèrent l’abandon de fêtes coutumières?
Mais attention, il ne faudrait pas se méprendre sur la démarche cartophile. Le mot retrouvailles ne signifie pas seulement redécouverte, mais aussi renaissance. Si les cartes postales montrent mieux que d’autres documents certaines richesses passées, elles n’en continuent pas moins d’accompagner la vie de tous les jours. Et les collectionneurs ne font, en réalité, qu’y puiser une meilleure confiance dans leurs racines profondes. Au moment où tout s’accélère, où l’éphémère l’emporte en apparence sur le durable, où la liberté se restreint, n’est-il pas vital non seulement de retrouver sous ses semelles un peu de glaise de son terroir, mais aussi de savoir reconnaître les composantes permanentes de la vie quotidienne au milieu de ce tourbillon?
Les cotations qui figurent dans ce guide ont été établies en opérant des moyennes nationales pendant l’été 1980. Il convient donc de les actualiser chaque saison au moyen de notre annuaire général et de tenir compte de la poussée de l’intérêt régionaliste qui conduit des amateurs locaux à offrir davantage pour une carte qui leur manque que n’importe quel collectionneur éloigné. On ne s’étonnera donc point d’assister, en particulier pour les pièces exceptionnelles, à des surenchères souvent affectives.







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