Description
Référence : 32036
RÉMY – …Mais le temple est bâti
Tome VI – Suite des « Mémoires d’un agent secret »
1950, format : 165×240, 250 pages, 30 illustration[s].broché, couv. piqure, bon état intérieur
REMY
• Mais le Temple est Bâti
• SUITE DES MEMOIRES D’UN AGENT SECRET
INTRODUCTION
• Vers la fin de l’année 1945, le prince Wilhelm de Suède exprima au gouvernement français le désir de rendre visite aux plages normandes qui avaient vu le débarquement du mois de juin 1944. J’eus l’ honneur d’être désigné pour lui servir de guide.
• Rien ne pouvait me faire plus plaisir. Je savais le rôle qu’avait joué la Suède auprès d’Himmler au moment où s’écroulait le IIIe Reich. Beaucoup de nos déportées, condamnées à la chambre à gaz, ou sur le point de mourir d’épuisement, devaient la vie à l’intervention généreuse de ce noble pays où la France n’a cessé de compter tant d’amitiés si sûres. Le hasard avait fait que le prince Wilhelm lui-même avait recueilli dans sa maison une de mes sœurs, arrêtée à ma place au printemps de l’année 1942, alors qu’elle avait dix-huit ans, et qui arrivait de Ravensbrück. Le moyen m’était donc offert d’exprimer à notre hôte ma reconnaissance.
• Notre voyage se poursuivit jusqu’en Bretagne et se termina à Lorient, que l’ennemi avait occupé jusqu’à l’heure où l’Allemagne s’était vu contrainte de signer sa capitulation sans conditions entre les mains des plénipotentiaires alliés, à Reims, ville du sacre, le jour de la Sainte-Jeanne d’Arc. Après avoir exploré les dédales de la base sous-marine, gigantesque forteresse qui paraissait sortie tout droit des Niebelungen, et dont le béton avait résisté aux plus fortes bombes de l’aviation alliée, nous allions repartir quand le prince posa sa main sur mon bras.
• Lorient n’était plus qu’un vaste champ de ruines, dont je n’avais vu jusqu’ici l’équivalent qu’à Saint-Malo et à Brest. L’étendue de la destruction était telle qu’on ne pouvait imaginer qu’une nouvelle ville sortirait jamais de cette désolation. Partout, des pans de maisons se dressaient tragiquement vers le ciel, prêts à s’effondrer à tout instant. Cependant, leur maigre baluchon à la main, des petits groupes d’hommes •
• Mais le Temple est Bâti
• SUITE DES MEMOIRES D’UN AGENT SECRET
INTRODUCTION
• Vers la fin de l’année 1945, le prince Wilhelm de Suède exprima au gouvernement français le désir de rendre visite aux plages normandes qui avaient vu le débarquement du mois de juin 1944. J’eus l’ honneur d’être désigné pour lui servir de guide.
• Rien ne pouvait me faire plus plaisir. Je savais le rôle qu’avait joué la Suède auprès d’Himmler au moment où s’écroulait le IIIe Reich. Beaucoup de nos déportées, condamnées à la chambre à gaz, ou sur le point de mourir d’épuisement, devaient la vie à l’intervention généreuse de ce noble pays où la France n’a cessé de compter tant d’amitiés si sûres. Le hasard avait fait que le prince Wilhelm lui-même avait recueilli dans sa maison une de mes sœurs, arrêtée à ma place au printemps de l’année 1942, alors qu’elle avait dix-huit ans, et qui arrivait de Ravensbrück. Le moyen m’était donc offert d’exprimer à notre hôte ma reconnaissance.
• Notre voyage se poursuivit jusqu’en Bretagne et se termina à Lorient, que l’ennemi avait occupé jusqu’à l’heure où l’Allemagne s’était vu contrainte de signer sa capitulation sans conditions entre les mains des plénipotentiaires alliés, à Reims, ville du sacre, le jour de la Sainte-Jeanne d’Arc. Après avoir exploré les dédales de la base sous-marine, gigantesque forteresse qui paraissait sortie tout droit des Niebelungen, et dont le béton avait résisté aux plus fortes bombes de l’aviation alliée, nous allions repartir quand le prince posa sa main sur mon bras.
• Lorient n’était plus qu’un vaste champ de ruines, dont je n’avais vu jusqu’ici l’équivalent qu’à Saint-Malo et à Brest. L’étendue de la destruction était telle qu’on ne pouvait imaginer qu’une nouvelle ville sortirait jamais de cette désolation. Partout, des pans de maisons se dressaient tragiquement vers le ciel, prêts à s’effondrer à tout instant. Cependant, leur maigre baluchon à la main, des petits groupes d’hommes •




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