Description
Référence : 32135
BOURGUIGNON Jean – Mémoires de Marchand valet de l’Empereur
L’Ile d’Elbe – Les Cents Jours
1952, format : 150×230, 276 pages, 9 pl. ht; illustration[s].demi-reliure, bon état
PRÉFACE •
MARCHAND
• Premier valet de chambre de l’Empereur
• et l’un des trois exécuteurs du testament de Napoléon.
• Si modeste qu’ait été d’abord la situation de Marchand auprès de Napoléon et durant le douloureux exil, son dévouement à l’Empereur demeure incomparable. Ses services, suivant le mot du grand proscrit lui-même, ont été « ceux d’un ami ».
• Louis – Joseph – Narcisse Marchand naquit à Paris le 28 mars 1791 (1). Sa mère, née Marie-Marguerite Broquet, était devenue la première des trois berceuses du Roi de Rome. Elle avait toute la confiance de la « Gouvernante des Enfants de France », Mme de Montesquiou. C’est elle qui se trouvait désignée de préférence pour emmailloter l’enfant impérial le faire manger et veiller la nuit, assise auprès de son lit ’Elle était vêtue comme les femmes de chambre véritables de l’Impératrice, celles que Napoléon appelait lui-même les femmes noires, parce qu’elles portaient toujours un tablier de soie noire, tandis qu’il désignait les « filles de garde-robe » sous le terme de femmes blanches, parce qu’elles portaient un tablier blanc. Des trois filles de garde-robe, l’une, Henriette Marchand, était précisément la fille de la première berceuse, et la sœur du fidèle Marchand des années d’exil.
• Grâce à l’appui de sa mère et surtout de Mme de Montesquieu, Louis Marchand entra en 1811 dans la Maison impériale comme garçon d’appartement. Nous savons même que c’est à la prière de la gouvernante qu’il reçut de l’Empereur en 1812 la somme de 4 300 francs pour acheter un remplaçant au titre militaire.
La famille Marchand est de bonne, de vieille race française. Son berceau, comme celui de ses diverses ramifications, se situe dans la Beauce, l’ancien pays gaulois des Carnutes, parmi les rares et fraîches vallées qui sillonnent le plateau découvert où règne en été l’opulence proverbiale des moissons. Un canton de l’Eure-et-Loir, le canton de Maintenon, groupe les communes rurales, où se retrouve toute l’ascendance du compagnon d’exil de l’Empereur : d’abord Hanches, dans un vallon riant de la Drouette ; puis, plus à l’est, près de Gallardon, Ymeray et Montlouet, dans la vallée charmante de la Voise.
• Détails curieux à noter. Euphrasie, une petite fille d’Anne- Brigitte Marchand, qui était la tante du futur comte Marchand, avait épousé Jean-Baptiste Painlevé, le grand-père de Paul Painlevé, le grand savant et homme d’État, dont les restes reposent au Panthéon. D’autre part Mme Paul Painevé, née Petit de Villeneuve, avait une tante qui était arrière-nièce, par les Broquet, de la mère de Louis Marchand. • (1) Acte de naissance de Louis Marchand.
• « Paroisse Saint-Sulpice de Paris. — Le vingt-huit du mois de mars mil sept cent quatre-vingt-onze, a été baptisé Louis-Joseph-Narcisse né d’aujourd’hui, fils de Charles-Joseph Marchand, bourgeois, et de Marie-Marguerite Broquet, son épouse, demeurant rue Saint-Placide ; le parrain : Nicolas-Louis Marchand, bourgeois, oncle paternel de l’enfant ; la marraine : Marguerite-Élisabeth-Narcisse Broquet, épouse de Claude Dessayeux, marchand de vins, le père présent et ont signé. — Signés : Marchand, Broquet, Marchand et Aragonnés. Pour extrait conforme : Paris, le 23 décembre 1867. »
• [Archives de la Seine, reconstitution communiquée par M. F. de Vaux de Folletier, archiviste en chef de la Seine.) •
TABLE DES MATIÈRES
• PRÉFACE, par Jean Bourguignon •
PREMIÈRE PARTIE
• LES DÉBUTS DE MARCHAND AU SERVICE DE L’EMPEREUR
• Du voyage de Hollande (1811) à l’installation à l’ile d’Elbe (mai 1814). • Introduction de l’auteur
• Chapitre premier. — Entrée au service de l’Empereur. Voyage de Hollande et de Dresde. — Campagne de Russie et conspiration de Mallet. — Campagne de Saxe en 1813 • Chapitre II. — Campagne de France 1814. — Abdication et traité de Fontainebleau. — Départ de l’Empereur pour l’île d’Elbe. — Mon voyage à Paris, Rambouillet, Porto-Ferrajo •
DEUXIÈME PARTIE
• MARCHAND, premier valet de chambre de l’empereur • Du séjour à l’ile d’Elbe (juin 1814) aux Cent-Jours (juin 1815).
• Chapitre III. — Organisation de la Maison de l’Empereur. — Détails de sa vie publique. — De sa vie privée. — Son service. — Sa santé
• Chapitre IV. — Constructions de l’Empereur à Porto-Ferrajo. — L’ermitage de Marciana. — Achat de San-Martino. — Mort de l’impératrice Joséphine. — Arrivée de Madame Mère. — De Mme Walewska, de sa sœur, de son frère et de son fils. — De la princesse Pauline. — Cour de l’île d’Elbe. — Pêche au thon
• CHAPITRE V. — Mécontentement général en France. — Mesures de défense. — Le petit chevrier. — Échouement de l’Inconstant. • Menaces de confinement à Sainte-Hélène ou Sainte-Lucie. — Nouvelles de Vienne par Cipriani. — Jour de l’an 1815. — Tracasseries à Vienne. — Détails sur le divorce avec l’impératrice Joséphine
• Chapitre VI. — Nouvelles de France. — Résolution de l’Empereur. — Préparatifs de l’expédition. — Envoi de M. Colonna au roi de Naples. — Embarquement et départ
• Chapitre VII. — Traversée. — Débarquement au golfe Juan. — Marche sur Grenoble. — Rencontre de troupes royales. — Occupation de Grenoble
• Chapitre VIII. — Marche sur Lyon. — Sur Mâcon. — Chalon, Autun et Auxerre. — Fontainebleau. — Arrivée à Paris. — Réflexions et conclusion des deux premières parties •
TROISIÈME PARTIE
• LES CENT-JOURS
• Ma position aux Tuileries. — Conversation de l’Empereur avec le prince archichancelier et le duc de Bassano. — Formation du ministère. — Revue du 22 mars. — Bataillon de l’île d’Elbe
MARCHAND
• Premier valet de chambre de l’Empereur
• et l’un des trois exécuteurs du testament de Napoléon.
• Si modeste qu’ait été d’abord la situation de Marchand auprès de Napoléon et durant le douloureux exil, son dévouement à l’Empereur demeure incomparable. Ses services, suivant le mot du grand proscrit lui-même, ont été « ceux d’un ami ».
• Louis – Joseph – Narcisse Marchand naquit à Paris le 28 mars 1791 (1). Sa mère, née Marie-Marguerite Broquet, était devenue la première des trois berceuses du Roi de Rome. Elle avait toute la confiance de la « Gouvernante des Enfants de France », Mme de Montesquiou. C’est elle qui se trouvait désignée de préférence pour emmailloter l’enfant impérial le faire manger et veiller la nuit, assise auprès de son lit ’Elle était vêtue comme les femmes de chambre véritables de l’Impératrice, celles que Napoléon appelait lui-même les femmes noires, parce qu’elles portaient toujours un tablier de soie noire, tandis qu’il désignait les « filles de garde-robe » sous le terme de femmes blanches, parce qu’elles portaient un tablier blanc. Des trois filles de garde-robe, l’une, Henriette Marchand, était précisément la fille de la première berceuse, et la sœur du fidèle Marchand des années d’exil.
• Grâce à l’appui de sa mère et surtout de Mme de Montesquieu, Louis Marchand entra en 1811 dans la Maison impériale comme garçon d’appartement. Nous savons même que c’est à la prière de la gouvernante qu’il reçut de l’Empereur en 1812 la somme de 4 300 francs pour acheter un remplaçant au titre militaire.
La famille Marchand est de bonne, de vieille race française. Son berceau, comme celui de ses diverses ramifications, se situe dans la Beauce, l’ancien pays gaulois des Carnutes, parmi les rares et fraîches vallées qui sillonnent le plateau découvert où règne en été l’opulence proverbiale des moissons. Un canton de l’Eure-et-Loir, le canton de Maintenon, groupe les communes rurales, où se retrouve toute l’ascendance du compagnon d’exil de l’Empereur : d’abord Hanches, dans un vallon riant de la Drouette ; puis, plus à l’est, près de Gallardon, Ymeray et Montlouet, dans la vallée charmante de la Voise.
• Détails curieux à noter. Euphrasie, une petite fille d’Anne- Brigitte Marchand, qui était la tante du futur comte Marchand, avait épousé Jean-Baptiste Painlevé, le grand-père de Paul Painlevé, le grand savant et homme d’État, dont les restes reposent au Panthéon. D’autre part Mme Paul Painevé, née Petit de Villeneuve, avait une tante qui était arrière-nièce, par les Broquet, de la mère de Louis Marchand. • (1) Acte de naissance de Louis Marchand.
• « Paroisse Saint-Sulpice de Paris. — Le vingt-huit du mois de mars mil sept cent quatre-vingt-onze, a été baptisé Louis-Joseph-Narcisse né d’aujourd’hui, fils de Charles-Joseph Marchand, bourgeois, et de Marie-Marguerite Broquet, son épouse, demeurant rue Saint-Placide ; le parrain : Nicolas-Louis Marchand, bourgeois, oncle paternel de l’enfant ; la marraine : Marguerite-Élisabeth-Narcisse Broquet, épouse de Claude Dessayeux, marchand de vins, le père présent et ont signé. — Signés : Marchand, Broquet, Marchand et Aragonnés. Pour extrait conforme : Paris, le 23 décembre 1867. »
• [Archives de la Seine, reconstitution communiquée par M. F. de Vaux de Folletier, archiviste en chef de la Seine.) •
TABLE DES MATIÈRES
• PRÉFACE, par Jean Bourguignon •
PREMIÈRE PARTIE
• LES DÉBUTS DE MARCHAND AU SERVICE DE L’EMPEREUR
• Du voyage de Hollande (1811) à l’installation à l’ile d’Elbe (mai 1814). • Introduction de l’auteur
• Chapitre premier. — Entrée au service de l’Empereur. Voyage de Hollande et de Dresde. — Campagne de Russie et conspiration de Mallet. — Campagne de Saxe en 1813 • Chapitre II. — Campagne de France 1814. — Abdication et traité de Fontainebleau. — Départ de l’Empereur pour l’île d’Elbe. — Mon voyage à Paris, Rambouillet, Porto-Ferrajo •
DEUXIÈME PARTIE
• MARCHAND, premier valet de chambre de l’empereur • Du séjour à l’ile d’Elbe (juin 1814) aux Cent-Jours (juin 1815).
• Chapitre III. — Organisation de la Maison de l’Empereur. — Détails de sa vie publique. — De sa vie privée. — Son service. — Sa santé
• Chapitre IV. — Constructions de l’Empereur à Porto-Ferrajo. — L’ermitage de Marciana. — Achat de San-Martino. — Mort de l’impératrice Joséphine. — Arrivée de Madame Mère. — De Mme Walewska, de sa sœur, de son frère et de son fils. — De la princesse Pauline. — Cour de l’île d’Elbe. — Pêche au thon
• CHAPITRE V. — Mécontentement général en France. — Mesures de défense. — Le petit chevrier. — Échouement de l’Inconstant. • Menaces de confinement à Sainte-Hélène ou Sainte-Lucie. — Nouvelles de Vienne par Cipriani. — Jour de l’an 1815. — Tracasseries à Vienne. — Détails sur le divorce avec l’impératrice Joséphine
• Chapitre VI. — Nouvelles de France. — Résolution de l’Empereur. — Préparatifs de l’expédition. — Envoi de M. Colonna au roi de Naples. — Embarquement et départ
• Chapitre VII. — Traversée. — Débarquement au golfe Juan. — Marche sur Grenoble. — Rencontre de troupes royales. — Occupation de Grenoble
• Chapitre VIII. — Marche sur Lyon. — Sur Mâcon. — Chalon, Autun et Auxerre. — Fontainebleau. — Arrivée à Paris. — Réflexions et conclusion des deux premières parties •
TROISIÈME PARTIE
• LES CENT-JOURS
• Ma position aux Tuileries. — Conversation de l’Empereur avec le prince archichancelier et le duc de Bassano. — Formation du ministère. — Revue du 22 mars. — Bataillon de l’île d’Elbe




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