Description
Référence : 32299
Giot P. R. – Menhirs et Dolmens de Bretagne
Images de Bretagne de Jos le Doaré
1957, format : 170×215, 36 pages, nb ht. en n&b. illustration[s].broché, bon état
MENHIRS ET DOLMENS
MONUMENTS MÉGALITHIQUES DE BRETAGNE
TEXTE DE P. R. GIOT, Maître de Recherches au C.N.R.S. Directeur de la quatrième circonscription des Antiquités préhistoriques
AVEC LA COLLABORATION DE J. L’HELGOUACH et J. BRIARD
MENHIRS ET DOLMENS
Sur le bord d’un petit chemin qui descend en serpentant, et par où depuis des millénaires les cultivateurs armoricains font passer leurs charrois, se détache, en avant d’un fossé, à mi-côte, une masse blanchâtre. On est surpris, en approchant, de reconnaître non un arbre réduit au tronc, mais une pierre dressée, énorme, arrondie et couverte de mousse d’un côté, déchiquetée et dissymétrique sur les autres faces. Deux fois haut comme un homme, ce bloc, symbole d’une stabilité millénaire, dresse fièrement vers le ciel une masse pesant une demi-douzaine de tonnes.
Perdu au fond des campagnes, ce rocher n’est certainement pas là comme suite aux maléfices de quelque groupement préoccupé d’aménagement touristique du territoire. Ce n’est pas non plus le fruit des rêves malsains d’un bourgeois romantique.
Un examen plus attentif montre que la base, enfoncée de quelques décimètres en terre, est calée par des pierrailles coincées à force. Le monolithe basculerait lentement, si l’on dérangeait ces pierres. Au fond du trou, on trouverait des tessons de poterie grossière, des éclats de silex, une hache en pierre polie peut-être, ou des fragments d’une meule à broyer le grain (simple dalle plate sur laquelle était roulé un galet).
LES MENHIRS
Cette pierre dressée n’est pas naturellement dans cette position, mais de par une intervention humaine. C’est un monument, aussi fruste qu’il paraisse au premier abord. Les quelques bribes archéologiques enterrées à son pied permettent de le situer dans la séquence des civilisations préhistoriques successives : les hommes qui l’ont mis debout cultivaient déjà les céréales, fabriquaient de la céramique cuite, polissaient les roches dures et tenaces, possédaient même de rares instruments de métal, mais ils éclataient encore…
MONUMENTS MÉGALITHIQUES DE BRETAGNE
TEXTE DE P. R. GIOT, Maître de Recherches au C.N.R.S. Directeur de la quatrième circonscription des Antiquités préhistoriques
AVEC LA COLLABORATION DE J. L’HELGOUACH et J. BRIARD
MENHIRS ET DOLMENS
Sur le bord d’un petit chemin qui descend en serpentant, et par où depuis des millénaires les cultivateurs armoricains font passer leurs charrois, se détache, en avant d’un fossé, à mi-côte, une masse blanchâtre. On est surpris, en approchant, de reconnaître non un arbre réduit au tronc, mais une pierre dressée, énorme, arrondie et couverte de mousse d’un côté, déchiquetée et dissymétrique sur les autres faces. Deux fois haut comme un homme, ce bloc, symbole d’une stabilité millénaire, dresse fièrement vers le ciel une masse pesant une demi-douzaine de tonnes.
Perdu au fond des campagnes, ce rocher n’est certainement pas là comme suite aux maléfices de quelque groupement préoccupé d’aménagement touristique du territoire. Ce n’est pas non plus le fruit des rêves malsains d’un bourgeois romantique.
Un examen plus attentif montre que la base, enfoncée de quelques décimètres en terre, est calée par des pierrailles coincées à force. Le monolithe basculerait lentement, si l’on dérangeait ces pierres. Au fond du trou, on trouverait des tessons de poterie grossière, des éclats de silex, une hache en pierre polie peut-être, ou des fragments d’une meule à broyer le grain (simple dalle plate sur laquelle était roulé un galet).
LES MENHIRS
Cette pierre dressée n’est pas naturellement dans cette position, mais de par une intervention humaine. C’est un monument, aussi fruste qu’il paraisse au premier abord. Les quelques bribes archéologiques enterrées à son pied permettent de le situer dans la séquence des civilisations préhistoriques successives : les hommes qui l’ont mis debout cultivaient déjà les céréales, fabriquaient de la céramique cuite, polissaient les roches dures et tenaces, possédaient même de rares instruments de métal, mais ils éclataient encore…




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