Description
Référence : 30505
Montereau Guide – Montereau et ses environs
Guide touristique et commercial
1923, format : 140×220, 80 pages, nb ill. broché
Première Partie
LES FAITS ET LES PERSONNAGES
I. — Histoire générale.
Montereau remonte à une très haute antiquité. Sans parler des temps préhistoriques, qui ont laissé quelques traces sur le territoire de notre ville, celte dernière figure sous le nom de Coudait, en français Condé, c’est-à-dire lieu habité au confluent de deux cours d’eau, dans un itinéraire d’Antonin (fin du Ier siècle ou début du IIème) et dans la fameuse table théodosienne, dite de Peutinger (IVe siècle).La bourgade, à cette époque, était confinée dans l’étroite langue de terre sise entre la Seine et l’Yonne. C’est là que St-Séverin, mort à Chateau-Landon en 507, fonda un petit monastère (monasltriolum), sous le vocable de St-Maurice (1), en l’honneur de l’Abbaye St-Maurice d’Agaune, dont il avait été religieux, abbé même, disent quelques auteurs.
Cet évènement eut pour effet de substituer au nom gallo-romain de Coudait un autre nom tiré de monasltriolum et devenu, à la suite de transformations successives, le mot actuel Montereau. Quand, plus tard, la ville s’étendit sur la rive gauche de l’Yonne, le Montereau primitif devint un simple faubourg et garda le nom de St-Maurice.
En outre de quelques vies de Saints, où il est question du petit monastère, un document officiel (charte de Charlemagne relative à St-Germain-Laval, datée de 786 et conservée en original aux Archives Nationales) en fait aussi mention.
Bien qu’aucun texte ne relate expressément le fait, au IXe siècle les Normands passèrent à plusieurs reprises à Montereau : …
(1) Et non Saint-Martin, comme le disent beaucoup d’historiens, confondant sans doute avec cette petite communauté le prieuré de Saint-Martin, sise tout à côté.
LES FAITS ET LES PERSONNAGES
I. — Histoire générale.
Montereau remonte à une très haute antiquité. Sans parler des temps préhistoriques, qui ont laissé quelques traces sur le territoire de notre ville, celte dernière figure sous le nom de Coudait, en français Condé, c’est-à-dire lieu habité au confluent de deux cours d’eau, dans un itinéraire d’Antonin (fin du Ier siècle ou début du IIème) et dans la fameuse table théodosienne, dite de Peutinger (IVe siècle).La bourgade, à cette époque, était confinée dans l’étroite langue de terre sise entre la Seine et l’Yonne. C’est là que St-Séverin, mort à Chateau-Landon en 507, fonda un petit monastère (monasltriolum), sous le vocable de St-Maurice (1), en l’honneur de l’Abbaye St-Maurice d’Agaune, dont il avait été religieux, abbé même, disent quelques auteurs.
Cet évènement eut pour effet de substituer au nom gallo-romain de Coudait un autre nom tiré de monasltriolum et devenu, à la suite de transformations successives, le mot actuel Montereau. Quand, plus tard, la ville s’étendit sur la rive gauche de l’Yonne, le Montereau primitif devint un simple faubourg et garda le nom de St-Maurice.
En outre de quelques vies de Saints, où il est question du petit monastère, un document officiel (charte de Charlemagne relative à St-Germain-Laval, datée de 786 et conservée en original aux Archives Nationales) en fait aussi mention.
Bien qu’aucun texte ne relate expressément le fait, au IXe siècle les Normands passèrent à plusieurs reprises à Montereau : …
(1) Et non Saint-Martin, comme le disent beaucoup d’historiens, confondant sans doute avec cette petite communauté le prieuré de Saint-Martin, sise tout à côté.
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