Description
Référence : 32408
SADOUL Jacques – Naissance de l’URSS
De la nuit féodale à l’aube socialiste – Tome I
1946, format : 145×210, 429 pages, illustration[s] : sans, broché, couv. avec déchirure, un manque au dos et pliure, bon état intérieur
NAISSANCE DE LA NUIT FÉODALE
A L’AUBE SOCIALISTE
L’ U. R. S. S. est le plus grand pays du monde.
L’U. R. S. S. est le pays du monde qui possède les plus grandes richesses naturelles.
L’U. R. S. S. est dans le monde le seul Etat socialiste et par conséquent le seul pays où ait disparu l’exploitation de l’homme par l’homme.
L’U. R. S. S. est dans le monde le seul Etat socialiste et par conséquent le seul pays dont la richesse augmente avec la plus étonnante régularité et la plus foudroyante rapidité.
L’U. R. S. S. est dans le monde le seul Etat socialiste et par conséquent le seul pays dont les habitants soient à l’abri des crises économiques et du chômage, les possibilités de consommation de la population s’y élevant suivant le même rythme que les possibilités de production de l’économie nationale.
L’U. R. S. S. est dans le monde le seul Etat socialiste et c’est pourquoi dans le délai incroyablement bref d’un quart de siècle, ce régime a pu faire du citoyen soviétique — le plus asservi, le plus misérable et le plus ignorant des hommes jusqu’en 1917 — l’être le plus libre, le pionnier le plus ardent de la civilisation, tandis que l’immense empire russe — colosse aux pieds d’argile jusqu’en 1917 — devenait, dans le même laps de temps, une des deux nations les plus avancées et les plus puissantes de l’univers.
L’U. R. S. S. est dans le monde le seul Etat socialiste et par conséquent le seul qui accorde, non plus seulement en paroles, mais en fait, l’égalité absolue des droits à tous les peuples, et à tous les individus le composant.
C’est pourquoi il n’existe aucune autre fédération de peuples, aucun autre Etat collectif, aucun autre Etat multinational dont les éléments soient aussi fraternellement et aussi indissolublement unis que le sont les peuples rassemblés dans les onze Républiques formant l’Union des Républiques Soviétiques Socialistes.
Voilà quelques-unes des affirmations que nous entendons répéter chaque jour par les amis de l’U.R.S.S. Non pas seulement par les communistes, mais aussi par un nombre sans cesse croissant de socialistes, de démocrates, d’hommes et de femmes appartenant à toutes les tendances politiques, à toutes les confessions, à toutes les classes.
Dans quelle mesure ces déclarations sont-elles exactes ?
Telle est la question que l’homme de la rue se pose dans tous les pays.En ces années tragiques et décisives, l’humanité épouvantée hésite à la croisée des chemins. Elle doit choisir son destin. C’est pour chacun des habitants de notre planète une question de vie ou de mort.
L’homme se résignera-t-il à suivre encore le capitalisme en déclin, dépassé par l’histoire, qui dans les trente dernières années — après avoir condamné au chômage, à la misère et au servage des centaines de millions de travailleurs — déchaîna sur le monde deux; guerres atroces, fit massacrer sur les champs de bataille et à l’arrière des dizaines de millions des nôtres, plongea dans l’angoisse et la pauvreté la moitié du genre humain et laisse aujourd’hui une Europe exsangue, ruinée, un ancien et un nouveau continent dont les maîtres paraissent être, à certains moments, plus divisés, plus hostiles et plus prêts que jamais à s’entre- déchirer ?
Va-t-il, au contraire, s’engager résolument dans la voie nouvelle ouverte par la République Socialiste des Soviets, dans la voie de la véritable liberté, de la véritable égalité, de la véritable fraternité ?
Depuis la fin de la seconde guerre mondiale les peuples les plus évolués auxquels la question a été posée paraissent avoir choisi la seconde voie, celle de la démocratie et du socialisme.
A en juger par les résultats des consultations électorales les plus récentes, c’est dans la voie du socialisme que désirent entrer notamment les. peuples d’Angleterre et de France, comme les peuples de l’Europe Centrale les plus jeunes et les plus solides.
Les hommes tiennent compte des faits. En ces huit dernières années les faits se sont accumulés, riches d’enseignements, réduisant à néant les calomnies qui, pendant un quart de siècle, avaient été répandues contre la République des Soviets par ses ennemis de l’intérieur et de l’extérieur.Sur l’homme soviétique et sur le régime soviétique, la guerre a projeté des clartés nouvelles.
Elle a contraint au silence, jusqu’à la victoire tout au moins, les professionnels de l’anticommunisme et de l’antisoviétisme, tous ces maîtres et serviteurs des trusts qui se trouvent être en même temps, bien entendu, les ennemis mortels du socialisme et de la démocratie.La redoutable épreuve que fut pour les régimes sociaux des nations belligérantes la seconde guerre mondiale a-t-elle démontré que le regime soviétique est à la fois le plus moderne et le plus juste de tous ? Beaucoup l’affirment.
En tout cas les informations recueillies sur l’expérience soviétique ont accru considérablement le nombre de ceux qui souhaitent et exigent l’établisse- ment progressif, dans tous les pays, d’un régime socialiste, seul capable désormais, à leur avis, d’assurer à l’humanité la sécurité, le bien-être et la paix.
Nous disons l’établissement « d’un » régime socialiste et non pas « du » régime socialiste, chaque peuple devant évidemment construire un régime socialiste à sa mesure et à son goût.
Le socialisme est essentiellement économique. Il consiste essentiellement dans la reprise par la collectivité des grands moyens de production et d’échange que se sont appropriés quelques poignées de puissants capitalistes au mépris de l’intérêt général, aux dépens des masses laborieuses dont le travail crée pourtant à peu près seul la richesse sociale.
Une fois réalisée la révolution économique, après la socialisation des grands moyens de production et d’échange, chaque peuple demeure libre de construire sur la base du nouveau mode de production et de répartition établi par la collectivisation des trusts, une superstructure politique et sociale adaptée à son idéal et à ses besoins.
Pour être viable, cette superstructure politique et sociale doit nécessairement tenir compte du degré de civilisation de chaque peuple, de la mentalité particulière que lui ont composée les conditions économiques, politiques et historiques au milieu desquelles, a travers les siècles, il s’est développé.
La présentation de faits, de témoignages et de documents, dignes de confiance, rassemblés dans cette élémentaire histoire de l’U. R. S. S., histoire économique, politique et sociale, — précédée par un bref rappel, indispensable selon nous, des événements qui se sont déroulés depuis les origines de la Russie…

Avis
Il n’y a pas encore d’avis.