Description
Référence : 32398
DE BRISSAC De – NORD KAPP, La Norvège
La Norvège vue par un Français
1967, format : 135×210, 277 pages, illustration[s] : sans, broché, bon état
Un historien qui sait conter, doublé d’un voyageur qui sait voir. Cet essai sur une nation Scandinave, la Norvège, monarchie sociale de quatre millions d’âmes, possédant la troisième flotte marchande du monde, au territoire entaillé de fjords, s’allongeant jusqu’au Cap Nord — le « Nord Kapp » — cet essai passionnera tous ceux qui, portant curiosité à l’étranger, voudront mieux connaître un pays singulier, voisin, ami, et priser son passé, son présent, sa présence.
PREFACE
A qui débarque en pays nouveau, les impressions parviennent en désordre. On remarquera la couleur des taxis avant la beauté de la cathédrale et la langue des menus avant l’histoire de la cité. On ne classera qu’au retour, pour la conversation, une conférence, un article, un livre, ou simplement pour l’album de photos ou le film en huit millimètres. Ainsi font les sages.
Je ne suis point sage, n’ayant rien tenté pour mettre ordre à l’imprévu de mes impressions de Norvège. D’un personnage de Bernanos : « Qu’est-ce que cela fait ? Tout est foi. » Ici tout est curiosité et le voyageur libre de ses sentiments, sautant d’un lieu et d’un siècle à l’autre, rêvera sur tout ce qui éveillera son rêve au royaume du roi Olav.
A côté des barques vikings, voici le Kon-Tiki ; sur les unes, nous découvrirons l’Amérique avant Colomb, sur l’autre nous prouverons que les insulaires du Pacifique sont venus du Pérou sur des radeaux primitifs sous voile carrée. A Troldhaugen, chez Grieg, nous entendrons le fantôme du maître au clavier de son Steinway intact dans son salon intact. Partons au Pôle Sud avec Amundsen et au Pôle Nord avec Nansen. Comme celui-ci, sur la banquise, nous vivrons huit mois de rôti d’ours et d’huile de foie de phoque, et à ce régime engraisserons de dix kilos.
Narvik, un nom à résonance. Pendant l’occupation de la France, je vis deux officiers allemands très affairés en lisant Iéna, station de métro entre Alma et Trocadéro et dont le nom, pour les Parisiens, n’a plus aucun pouvoir d’émotion. Narvik est redevenu ce qu’il était, un port minéralier jadis ignoré de tous, mais qui, aujourd’hui, reste gravé sur le tragique bas-relief de la dernière guerre. Rjukan? (Prononcez Rioukane?) Un bourg industriel où se livra la « Bataille de l’Eau Bourde » ; deux films nous ont informé de ce haut fait de la Résistance norvégienne et je rappelle dans ces pages cette moderne saga.
Nord Kapp, c’est, en norvégien, le Cap Nord. Allons-y par le chemin des écoliers, par mer, en cabotant au long de la côte dentelée. Au retour, Bergen et la Hanse nous accueilleront dans les vieilles maisons de Bryggen. Des fjords ? Nous en verrons, nous les parcourerons, nous les admirerons, gigantesques « rivières enchantées » uniques au monde. Et puis à Oslo, nous flânerons ; à Oslo et dans ses environs qui sont vastes. Holmenkollen nous parlera skis et Bygdöy drakkars. Ma nonchalance m’a incité, au terme de cet ouvrage, à transcrire mon « bloc-notes », formule commode mise à la mode par un grand écrivain : le bloc-notes, « fourre-tout » où tout l’on fourre.
La Norvège ! Les uns m’ont dit : « Pourquoi choisir ce pays de glace, de brume et de neige? » D’autres : « Vous avez bien fait ; on a peu écrit sur la Norvège. » Blâmé par ceux-là, loué par ceux-ci… Figaro me tend la réponse.
TABLE DES MATIERES
AVANT-PROPOS • KON- • EDOUARD GRIEG • FRAM • IBSEN • NARVIK • RJUKAN • NORD KAPP • BERGEN • AMUNDSEN • OSLO • BLOC-NOTES • BIBLIOGRAPHIE

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