Description
Référence : 32192
de Gaigneron Ludovic – Vers la connaissance interdite
(Controverses au seuil du Métaphysique)
1935, format : 140×215, 368 pages, sans illustration[s].broché, couv. avec légère déchirure (voir image), tranche de dos avec un manque, bon état intérieur
PRÉFACE A René GUENON.
Comment ai-je risqué cette étude après les Vôtres ?
Pourquoi votre nom n’y parait-il jamais ; alors que chacun de mes arguments se réfère à la Sagesse immémoriale que vous avez traduite, en vise la plus exacte application ?
Dès qu’il s’agit de substance métaphysique, de cette armature immuable du Réel, dont l’Humain ne discerne que fragments, ombres et mirages, la plus fréquente méprise consiste à oublier que « l’Esprit souffle où il veut ». Or, s’il souffle l’harmonie nécessaire entre son Verbe et le nôtre, c’est qu’il veut — grâce aux possibles qu’il développe avec l’être — la maturité corrélative de l’individu qui exprime et du milieu qui reçoit son message.
Lorsque vous révélâtes à l’Occident le « Temple enseveli » d’une Vérité trop antique pour notre jeunesse, trop mêlée au sol des aïeux pour que les descendants, esclaves d’un devenir incertain, pussent en soupçonner les assises éternelles, c’est que son heure et la vôtre étaient venues.
Vous deviez faire ce que vous avez fait. Il fallait, sans craindre le vertige d’un gouffre que vous illuminiez en profondeur, proclamer incompatibles Science et Connaissance, assujettir sans ménagement le relatif à l’absolu, ruiner l’arbitrage sensible et dénoncer à ses propres dépositaires l’occulte portée d’une Lettre morte aux symboles qui la font impérissable.
Vous avez su poser ces paradoxes, les relier aux principes transcendants que vous dévoiliez, tour à tour, avec cette grave sérénité, permise à la seule certitude. — L’Universel vous élut, au sein de nos ténèbres, éclaireur de sa voie délaissée. Il fit de vous le miroir idéal, le légataire incorruptible d’une Tradition que se transmettent, au cours des âges, les continents et les races, suivant des lois de procession cyclique comparables à l’alternance diurne et nocturne, aux phases lunaires, au rythme annuel des saisons.
Armée de pied en cap, la Minerve d’Orient, jailli du front des « délivrés », vous dicta les préceptes rigides qui nous l’imposent en bloc : statue scintillante et divine, muet témoin de notre déroute finale.
Mais la faillite de nos pensées, de nos théories, des sciences qu’elles comportent, la « crise du monde moderne», trop évidente aux yeux de cette sagesse, pouvait-elle s’affirmer aux nôtres sans débat ? — Evolution, progrès, conquêtes de l’élan vital et scientifique ne résultent-ils point d’une « profanation » collective du « sacré », d’une « laïcisation » totale des esprits et des cœurs ?… Voici l’essentielle réalité devenue accident, fissure réparable. Même envisagée sous le signe d’un libéralisme indulgent, elle n’affecte plus, pour nous, que les dehors d’un « laissé pour compte » provisoire de ce que nos expériences pourraient ravir, demain, à l’irrationnel. — Certes, avez- vous prouvé que la connaissance métaphysique n’a pas besoin de nous pour ramener à l’Un l’illusion où nous sommes. Elle demeure, alors que nous passons. Et votre témoignage, fièrement dépouillé de tout prosélytisme, nous la montre s’isolant au sein de ses lois propres, jusqu’au jour où les nôtres, convaincues d’infirmité, abdiqueront leur sens « démocratique » pour s’annexer, selon leur rang très humble, à l’ordre nécessaire de la hiérarchie céleste.
Il n’en demeure pas moins que ces affirmations, posées a priori, avec l’ampleur impérieuse d’une « touche divines, spécifient le seul point de vue du « brahman », la prérogative de la caste sacrée, dévolue à la contemplation… Certes, on ne transige pas avec le vrai, qui ne s’invente ni ne s’atténue. Mais comment nous acclimater à pareille altitude ? La pure tradition, transmise par vos soins, ne saurait s’entendre qu’au prix d’une faveur singulière, d’une « qualification » intellectuelle éliminant tout risque de compromis ou d’alliage. Un messager de l’absolu se doit à l’absolu sans défaillance. Il vous fallait, par conséquent, renoncer à notre sphère relative, où s’égare l’illusion cosmique parmi les ombres portées de l’état humain. Votre rôle se bornait à traduire, en termes individuels, des principes universels. Et ceux-ci ne tolèrent ni les discussions, ni les sanctions dévolues aux concepts de chose, de rapport ou de lieu, émanés du sensible. — Dès lors, quelle fut, quelle devait être votre attitude ? La plus rebutante pour la libre-pensée, la plus décevante pour l’orthodoxie religieuse ! — Fort d’une autorité infaillible, vous deviez exclure toute controverse, au nom d’une connaissance immédiate, où l’identité reconquise du sujet et de l’objet se dérobe à l’expérimentation du savant, au système du philosophe, à la dogmatique du prêtre.
Considérée en soi, la vérité surhumaine exigeait cet isolement voulu, que maintenait votre stricte fidélité à ses préceptes. Selon l’ordre éternel, l’Esprit devait d’abord s’exprimer en toute plénitude au déclin du chaos où nous sommes ; émettre son verbe, avant même que sa Lumière nous fût permise. Néanmoins, exposée par vous suivant sa filiation traditionnelle, taillée dans la rigueur adamantine de ses symboles, la Sagesse ne comportait-elle pas pour nous quelque désespérance ?
TABLE DES MATIÈRES
CHAPITRE PREMIER
Le Connaître et l’Être
Objections sensibles à Tordre métaphysique, 1. — 11 convient de dire le métaphysique, 2. — Henri Massis et la Défense de l’Occident, 3. — Légende du Graal, 4. — Anomalie du monde moderne, 5. — Dégénérescences doctrinales, 7. — Le « poison » métaphysique, 9. — Science et connaissance, 10. — Gains et pertes du progrès, 13. —- Adaequalio ret et intellectus, 15. :— L’aperception directe d’un phénomène : exemple concret et analyse, 16. —Acheminement vers l’identité contemplative entre sujet et objet, 18. — La pensée intuitive d’Edouard Le Roy, 20. — La Doctrine Traditionnelle n’est pas matière à croyance, mais à réalisation métaphysique, 22. — A défaut de réalisation, le recours au témoignage s’impose, 23. — La contemplation métaphysique semble dévolue à l’Orient, comme la conquête matérielle à l’Occident, 24. — Critique de l’intuitionisme dynamique d’Edouard Le Roy, 25. — Le métaphysique ne relève point du sensible, 27. — L’intuition absolue de la matière selon M. Le Roy, 28. — Sa métaphysique n’est pas le métaphysique, 29. — Origine subconsciente des intuitions sensibles, 31. — Recours à la mystique, 33. — Ed. Le Roy subit le joug commun de la religion et de la science, 35. — La dialectique, parfois divinatrice, de M. Julien Benda vise à borner l’Inflni avec du fini, 36. — Attitude expectative et sage de M. Emile Meyerson,
CHAPITRE II
Une Toar de Babel
Julien Benda et l’infini mathématique, 39. — La notion d’inflni dans le temps. 40. — Le transflni cantorien par rapport à la durée, 42. — Dieu ne constitue pas la limite de l’espace et du nombre, 43. — L’univers est indéfini, 44. — L’infinitude contradictoire par abstraction numérique, 45. — Paralogismes euclidiens et atomiques, 46. — Le géocentrisme, de M. Benda, 48. — « Frontière du monde » n’implique pas indétermination, 50. — La métamorphose qualitative, 51. — Genèse psychique de la matière, 52. — Coïncidence entre la nature et l’esprit selon MM. E. Meyerson et A. Childe, 53. — Le mythe de la Chute, 55. — L’Infini, liberté d’être, suppose le Non-Etre, 56. — L’état divin est-il assimilable à l’ensemble des possibles universels ?, 57. — Une irréciprocité absolue de Dieu et du monde élimine le panthéisme, 58. — La science aboutit au concept de Non- dualité, 59. —- Le dualisme esprit-matière est illusoire, 60. — L’inférence mathématique aboutit à 1’ « état subtil », 61. — Le nombre, indice quantitatif, se refuse à la métamorphose qualitative, 62. — L’évolution ne suppose ni miracle, ni progrès, ni victoire sur l’Infini, 64. — L’enchaînement des causes et des effets facteur des apparences, 66. — Tout n’existe qu’en Dieu, 68. — La « Tour de Babel » scientifique, 69. — La « révolte » cosmique selon M. Benda, 71. — Dilemme de la création ex nihilo, 72. — Notion humaine des infinis relatifs, 73. — Non-Etre et Néant, 74. — L’Absolu aux deux bouts de la chaîne causale,
CHAPITRE III
Eadem sunt omnia semper
M. Emile Meyerson et la philosophie des sciences, 79. — La variation dans le temps, 81. — Les états multiples de l’être, 82. — Le principe supérieur d’unité, 83. — Avec Identité et Réalité, Meyerson pose le dilemme du dualisme naturel, 84. — Ataraxie de la science à l’égard du métaphysique, 85. — Antithèse de la permanence et du changement, 86. — Bornes de la philosophie et critique de l’atomisme, 87. — Origines hétérodoxes du mécanisme, 88. — Les sources subconscientes du savoir humain, 89. — L’intuition pure se distingue de l’intui- lion bergsonienne, 91. — L’Homme Universel constitue le développement intégral des possibilités individuelles, 93. — M. Henri Piéron et le « moi » conscient, 94. -— Au sommet du complexe mental siège la conscience, 96. — Extension illégitime du cosmique à l’universel, 98. —- M. Meyerson conclut au fondement irrationnel de l’atomisme, 99. — Exemple de réalisme métaphysique, 100. — Altàsha, éther substantiel lumineux, facteur de l’étendue, 101. —Analyse du concept «matière», 102. — Le triple mode de conscience, 104. — Le divin n’est perméable qu’au renoncement, 106. — Notre image de l’homme est à réformer, 107. — Vaincre l’illusion subjective, c’est surmonter l’illusion naturaliste, 108. — L’embryologie spatiale reflète le développement du Point métaphysique, 109. — Origine surhumaine et nature intemporelle de la Tradition, 111. — Maya selon là Pânchadaschi, 112.
CHAPITRE IV
La subordination nécessaire
La Nature envisagée par le savant, le philosophe et le métaphysicien, 113. -— Science profane et science sacrée, 114. —- La pensée ne peut qu’abolir incomplètement, l’illusion sensible, 116. — Aspect mathématique du problème, 117. —: Minkowski et la notion de l’univers, 118. — Brisure du lien traditionnel sous la Renaissance, 119, — La science bien comprise demeure encore fidèle à des préjugés sous-jacents, 120. — Subordination nécessaire de la science au méthaphysique, 122. — Sir James Jeans et la «réalité non mécanique», 123. — Les mythes scientises, ou le pouvoir magique des mots, 124. — La révolution cyclique s’oppose à l’évolution créatrice généralisée, 126. — L’être et le connaître, faces d’une réalité unique, 127. — L’intuition contemplative préfigure celle du mathématicien, 128. — L’abus des dimensions euclidiennes, suivant Jeans, 129. :—: Le préjugé du progrès, fondement de «l’homme primitif», 130. — Le préjugé historique d’espace-temps, 132. — La loi des cycles et les déluges, 133. —r L’élan vital et la « société ouverte » de M. Bergson, 135. — Les rénovations morales de la mystique bergsonienne se refusent à la «transformation» contemplative, 136. — Caractère empirique de l’élan vital, 137. — Il suppose évolution et progrès, 138. — M. Lévy-Bruhl et la « mentalité primitive », 139. — Mentalité disparate du civilisé et du primitif, 140. — Gaucherie de l’instrument rationnel, 142. — Accord de MM.. Bergson et Lévy-Bruhl, 144. — Fétichisme du progrès, 145. — L’homme primordial, 147. — Extensions irrecevables dans l’espace et dans le temps, 148. — Le système des castes, 150. — Les quatre âges de l’humanité, 151. — Préjugés hostiles à l’influence spirituelle, 153. — L’idéal est toujours frustré, 154. — Il n’est d’autre espoir que la connaissance métaphysique, 156. — Usurpations successives des castes européennes, 157. — Le salut selon le Tao-Te-King, 158. — Notre civilisation supplée à l’autorité spirituelle par une série de mots-fétiches, 159. — Problème de la Franc-Maçonnerie, 160. — M. Marquès- Rivière et le « secret » initiatique, 161. — Filiation lointaine des Loges, 163. — Quelques vestiges sacrés pourraient subsister virtuellement au sein de la Maçonnerie, 164. — Phénomènes subconscients en Europe et en Asie, 166.
CHAPITRE V
Pour le lien Sacré
L’influence spirituelle et la relativité, 169. — Un lien causal transcendant se substitue aux lois de probabilité, 171. Rôle de l’intelligence suivant M. Bergson, 172. — Mécanisme de la « modification » et de la « transformation», 174. L’intelligence bergsonienne affectée au concept de chose, 175. — Espace et durée réels, 176. — L’espace rationnel n’est pas plus inflni que le temps, 177. — Le « point » exclu de la condition spatiale, 178. — Rôle des géométries non euclidiennes, 180. — Positions antagonistes de Bergson et d’Einstein définies par M. André George, 182. — L’intelligence sensible s’efforce à rebours de l’identité, 183. — M. Bergson et les mathématiciens, 184. — La « conscience inétendue» et le paradoxe d’Einstein, 186. — Conscience et « espace physiologique », 187. •— Dimensions irréductibles à l’ordre spatial, 188. — Le Symbolisme du Tissage, selon M. Jeans, 189. — Développement métaphysique de ce symbole, 190. — Seul le Non-Etre comporte l’Infini véritable, 192. — Méditation substantielle de Fo-Hi d’après M. Sakurazawa, 193. — La lice du tissage universel identifiée à Ishwara. 194. — Intellect pur et intelligence bergsonienne, 196. — La relativité renoue un élément de chaîne rompu, 198. ■— Le nombre ne vaut que comme pierre d’attente, 200. — La nature se confond avec le point mathématique, 201: — L’intelligence sensible, modalité euclidienne de l’Intellect Universel, 203. — Quand le visage d’une vérité nous parle, 204. — La concentration exige l’immobilité, 206. — Chaîne et trame cosmiques figurant un damier bicolore, 207. — Carrés noirs de la trame conçus isolément, 208. ■— Illusion du réel et irréalité de l’illusoire, 210. — Chute et Transformation, 211. — Le monde des formes symbolisé par la trame noire, 213. -—- L’état paradisiaque, 214. — L’Union Suprême, 216. — L’identité ne s’accomplit que par « l’âme vivante. », 217. :—■ Erreurs du « régionalisme cosmique », 218. — Rides et courbures d’espace, 220. — Paradoxes spatiaux, 221. — La « Phantasia » des idéalistes, 223. — Le Cylindre Hélicoïde du Taôisme, 224. ■— Concept de matière, 225. — Discontinuité du continu, 226. — Tracé métaphysique du Cylindre, 227. — Cette genèse transcendante d’accord avec la théorie relativiste de l’Abbé Lemaître, 229. —Application du « tétragramme » de Wenwang, 23’0. — Aperçu synthétique du cosmos suivant M. Jeans, 232. — Le trajet circulaire des rayons lumineux, 233. — La constante cosmique d’Einstein et le rayon Hs de l’espace vide, 234. — Recours à 1 infinitésimal, 236. — L’intervalle immesurable, 237. Le dualisme cosmique irréductible en termes d’espace, 240. — Genèse ponctuelle du Toa-Te-King : LA VOIE A PRODUIT UN, 2.43. — UN A PRODUIT DEUX, 242. — DEUX A PRODUIT TROIS, 243. — Nâda, indice sonore de l’étendue cosmique, 244. — TROIS A PRODUIT LES DIX MILLE ETRES, 245. — Nâda, élément invariable de distance, 247. Genèse du Grain d’Energie originel, 249. — Le Rayon Céleste, le rayon ra et le rayon lls symbolisent la Triple Manifestation, 250. — La constante h de Planck, 251. — Nâda, PORTE PAR OU PASSE L’INNUMERABILITE DES ETRES, 253. — Caractères mathématiques de la Granule Originelle, 254. — Le 1 d’Einstein mouvement « quantifié » de T espace-temps, 256. Toutes les ondes dérivées sont multiples de l’Unité d’Onde Originelle, 257. — La démarche relativiste d’Einstein, de Sicer et l’Abbé Lemaître, 259. — Nâda, parcelle indifférenciée d’Akâsha, élément éthéré, sonore et lumineux, 261. — Intervention de l’Air, élément du toucher et du Feu, élément de visibilité, 262. — La trame corpusculaire doit croiser la chaîne ondulatoire, 263. — Jeans, Eddington et le Big- Veda se rencontrent à décrire d’expansion cosmique, 264. — Résumé de la genèse spatiale, 266. — La « masse diffuse » d’Eddington, 268. — L’état cosmique provient d’une onde sonore, mais non d’une 1 ossibilité spatiale, 269. — Le rôle substantiel d’Akâsha, 270. — Multiples dimensions et cadre d’espace-temps, 271. — Ce n’est pas l’atome, mais l’intervalle {Nâda’) qui préfigure l’étendue, 272. —: La Granule marque l’oscillation entre l’ubiquité spirituelle et la pulsation matérielle, 273. — Le spectacle du Cosmos cinématographie de l’Onde-Granule primitive, 275. •— Principe du « moindre intervalle », 277. —- Quantité équivaut à rapport, 278. — Nature sonore et lumineuse des ondes, 270. — Effacement cosmique et universel, 281. — L’enchaînement des symbolismes envisagés ne livre qu’un aspect de la manifestation,
CHAPITRE VI
De la Connaissance Interdite
• Le problème de la connaissance contemplative, 285. — Dogmatisme et. scepticisme scientifiques, 286. — Position délicate du métaphysicien, 288. — Définition orthodoxe du mysticisme Catholique, 289. — Est-elle applicable au «mysticisme complet » de M. Bergson ? 290. — Elan vital et mysticisme, 292. — Hétérodoxie de principe chez M. Bergson, 293. — L’élan vital le ramène à la thèse dogmatique, 295. — La réalisation de Jean de la Croix, 297. —■ Le point de vue Oriental, 298. La haute mystique musulmane, 299. — La contemplation suivant M Bergson, 300. — Gomment connaître Allah, selon Mohylddin ibn Arabi, 303. —- La « Bhakti » serait-elle un élément de conciliation ?, 304. :— Divergences de 1 Orient contemplatif et de l’Occident mystique, 306. — Position doctrinale du Christ, 307. — Son existence individuelle, 309. — Mysticisme et amour Divin, 311. — Valeur de la réalisation mystique, 313. —. Nature exacte de la Bhakti, 314. — Ramakrishna et le saint Curé d’Ars, 315. —- Tendances universalistes de Ramakrishna, 317. — Intransigeance nécessaire de Rome à l’égard des utopies individualistes, 319. — Propos contradictoires des grands contemplatifs, 320. — Marthe et Marie, 321. — I ‘Eglise et l’autorité spirituelle, 322. — Restrictions doctrinales du Catholicisme, 323. — Effort pathétique de Vivekananda, 325. — Son détachement final et ses aveux, 327. — Le secret de l’Eglise primitive suivant l’Aréopagite, 328. — Obstacles à une refonte doctrinale du Catholicisme, 329. — La ressource Relativiste, 330. — L’état subtil fondement d’une « physiologie sacrée », 332. —• Objet du Layayoga 335. — Stances de Tilopa, 337. — Différences entre Yogisme et Mysticisme, 339, — Support matériel du yoga, 342. —: Le haut mysticisme correspond aux phases inférieures de la réalisation contemplative, 344. — Interdiction de la Connaissance, 346. — Autorité du Vedanta, 348. — Kundalini-Shakti instrument de chute et de rédemption, 350. — Déplacement de points de vue, 352. — La méditation orientale, 354. — Science et Religion méconnaissent le passé, 356. — Mécanisme subtil de l’agrégat humain, 358. — L’illusion divine chez le mystique, 360. — Métamorphose transcendante de l’initié, 362. — Caractères spécifiques de l’initiation, 363. — Valeurs sacramentelles et pouvoirs initiaques, 364. — Sommets de la contemplation, 365. — La connaissance se dérobe à toute propagande, 367. — Esotérisme des esprits d’exception aux Indes, suivant M. Formichi, 368. — La Connaissance doit demeurer interdite, 369.
Comment ai-je risqué cette étude après les Vôtres ?
Pourquoi votre nom n’y parait-il jamais ; alors que chacun de mes arguments se réfère à la Sagesse immémoriale que vous avez traduite, en vise la plus exacte application ?
Dès qu’il s’agit de substance métaphysique, de cette armature immuable du Réel, dont l’Humain ne discerne que fragments, ombres et mirages, la plus fréquente méprise consiste à oublier que « l’Esprit souffle où il veut ». Or, s’il souffle l’harmonie nécessaire entre son Verbe et le nôtre, c’est qu’il veut — grâce aux possibles qu’il développe avec l’être — la maturité corrélative de l’individu qui exprime et du milieu qui reçoit son message.
Lorsque vous révélâtes à l’Occident le « Temple enseveli » d’une Vérité trop antique pour notre jeunesse, trop mêlée au sol des aïeux pour que les descendants, esclaves d’un devenir incertain, pussent en soupçonner les assises éternelles, c’est que son heure et la vôtre étaient venues.
Vous deviez faire ce que vous avez fait. Il fallait, sans craindre le vertige d’un gouffre que vous illuminiez en profondeur, proclamer incompatibles Science et Connaissance, assujettir sans ménagement le relatif à l’absolu, ruiner l’arbitrage sensible et dénoncer à ses propres dépositaires l’occulte portée d’une Lettre morte aux symboles qui la font impérissable.
Vous avez su poser ces paradoxes, les relier aux principes transcendants que vous dévoiliez, tour à tour, avec cette grave sérénité, permise à la seule certitude. — L’Universel vous élut, au sein de nos ténèbres, éclaireur de sa voie délaissée. Il fit de vous le miroir idéal, le légataire incorruptible d’une Tradition que se transmettent, au cours des âges, les continents et les races, suivant des lois de procession cyclique comparables à l’alternance diurne et nocturne, aux phases lunaires, au rythme annuel des saisons.
Armée de pied en cap, la Minerve d’Orient, jailli du front des « délivrés », vous dicta les préceptes rigides qui nous l’imposent en bloc : statue scintillante et divine, muet témoin de notre déroute finale.
Mais la faillite de nos pensées, de nos théories, des sciences qu’elles comportent, la « crise du monde moderne», trop évidente aux yeux de cette sagesse, pouvait-elle s’affirmer aux nôtres sans débat ? — Evolution, progrès, conquêtes de l’élan vital et scientifique ne résultent-ils point d’une « profanation » collective du « sacré », d’une « laïcisation » totale des esprits et des cœurs ?… Voici l’essentielle réalité devenue accident, fissure réparable. Même envisagée sous le signe d’un libéralisme indulgent, elle n’affecte plus, pour nous, que les dehors d’un « laissé pour compte » provisoire de ce que nos expériences pourraient ravir, demain, à l’irrationnel. — Certes, avez- vous prouvé que la connaissance métaphysique n’a pas besoin de nous pour ramener à l’Un l’illusion où nous sommes. Elle demeure, alors que nous passons. Et votre témoignage, fièrement dépouillé de tout prosélytisme, nous la montre s’isolant au sein de ses lois propres, jusqu’au jour où les nôtres, convaincues d’infirmité, abdiqueront leur sens « démocratique » pour s’annexer, selon leur rang très humble, à l’ordre nécessaire de la hiérarchie céleste.
Il n’en demeure pas moins que ces affirmations, posées a priori, avec l’ampleur impérieuse d’une « touche divines, spécifient le seul point de vue du « brahman », la prérogative de la caste sacrée, dévolue à la contemplation… Certes, on ne transige pas avec le vrai, qui ne s’invente ni ne s’atténue. Mais comment nous acclimater à pareille altitude ? La pure tradition, transmise par vos soins, ne saurait s’entendre qu’au prix d’une faveur singulière, d’une « qualification » intellectuelle éliminant tout risque de compromis ou d’alliage. Un messager de l’absolu se doit à l’absolu sans défaillance. Il vous fallait, par conséquent, renoncer à notre sphère relative, où s’égare l’illusion cosmique parmi les ombres portées de l’état humain. Votre rôle se bornait à traduire, en termes individuels, des principes universels. Et ceux-ci ne tolèrent ni les discussions, ni les sanctions dévolues aux concepts de chose, de rapport ou de lieu, émanés du sensible. — Dès lors, quelle fut, quelle devait être votre attitude ? La plus rebutante pour la libre-pensée, la plus décevante pour l’orthodoxie religieuse ! — Fort d’une autorité infaillible, vous deviez exclure toute controverse, au nom d’une connaissance immédiate, où l’identité reconquise du sujet et de l’objet se dérobe à l’expérimentation du savant, au système du philosophe, à la dogmatique du prêtre.
Considérée en soi, la vérité surhumaine exigeait cet isolement voulu, que maintenait votre stricte fidélité à ses préceptes. Selon l’ordre éternel, l’Esprit devait d’abord s’exprimer en toute plénitude au déclin du chaos où nous sommes ; émettre son verbe, avant même que sa Lumière nous fût permise. Néanmoins, exposée par vous suivant sa filiation traditionnelle, taillée dans la rigueur adamantine de ses symboles, la Sagesse ne comportait-elle pas pour nous quelque désespérance ?
TABLE DES MATIÈRES
CHAPITRE PREMIER
Le Connaître et l’Être
Objections sensibles à Tordre métaphysique, 1. — 11 convient de dire le métaphysique, 2. — Henri Massis et la Défense de l’Occident, 3. — Légende du Graal, 4. — Anomalie du monde moderne, 5. — Dégénérescences doctrinales, 7. — Le « poison » métaphysique, 9. — Science et connaissance, 10. — Gains et pertes du progrès, 13. —- Adaequalio ret et intellectus, 15. :— L’aperception directe d’un phénomène : exemple concret et analyse, 16. —Acheminement vers l’identité contemplative entre sujet et objet, 18. — La pensée intuitive d’Edouard Le Roy, 20. — La Doctrine Traditionnelle n’est pas matière à croyance, mais à réalisation métaphysique, 22. — A défaut de réalisation, le recours au témoignage s’impose, 23. — La contemplation métaphysique semble dévolue à l’Orient, comme la conquête matérielle à l’Occident, 24. — Critique de l’intuitionisme dynamique d’Edouard Le Roy, 25. — Le métaphysique ne relève point du sensible, 27. — L’intuition absolue de la matière selon M. Le Roy, 28. — Sa métaphysique n’est pas le métaphysique, 29. — Origine subconsciente des intuitions sensibles, 31. — Recours à la mystique, 33. — Ed. Le Roy subit le joug commun de la religion et de la science, 35. — La dialectique, parfois divinatrice, de M. Julien Benda vise à borner l’Inflni avec du fini, 36. — Attitude expectative et sage de M. Emile Meyerson,
CHAPITRE II
Une Toar de Babel
Julien Benda et l’infini mathématique, 39. — La notion d’inflni dans le temps. 40. — Le transflni cantorien par rapport à la durée, 42. — Dieu ne constitue pas la limite de l’espace et du nombre, 43. — L’univers est indéfini, 44. — L’infinitude contradictoire par abstraction numérique, 45. — Paralogismes euclidiens et atomiques, 46. — Le géocentrisme, de M. Benda, 48. — « Frontière du monde » n’implique pas indétermination, 50. — La métamorphose qualitative, 51. — Genèse psychique de la matière, 52. — Coïncidence entre la nature et l’esprit selon MM. E. Meyerson et A. Childe, 53. — Le mythe de la Chute, 55. — L’Infini, liberté d’être, suppose le Non-Etre, 56. — L’état divin est-il assimilable à l’ensemble des possibles universels ?, 57. — Une irréciprocité absolue de Dieu et du monde élimine le panthéisme, 58. — La science aboutit au concept de Non- dualité, 59. —- Le dualisme esprit-matière est illusoire, 60. — L’inférence mathématique aboutit à 1’ « état subtil », 61. — Le nombre, indice quantitatif, se refuse à la métamorphose qualitative, 62. — L’évolution ne suppose ni miracle, ni progrès, ni victoire sur l’Infini, 64. — L’enchaînement des causes et des effets facteur des apparences, 66. — Tout n’existe qu’en Dieu, 68. — La « Tour de Babel » scientifique, 69. — La « révolte » cosmique selon M. Benda, 71. — Dilemme de la création ex nihilo, 72. — Notion humaine des infinis relatifs, 73. — Non-Etre et Néant, 74. — L’Absolu aux deux bouts de la chaîne causale,
CHAPITRE III
Eadem sunt omnia semper
M. Emile Meyerson et la philosophie des sciences, 79. — La variation dans le temps, 81. — Les états multiples de l’être, 82. — Le principe supérieur d’unité, 83. — Avec Identité et Réalité, Meyerson pose le dilemme du dualisme naturel, 84. — Ataraxie de la science à l’égard du métaphysique, 85. — Antithèse de la permanence et du changement, 86. — Bornes de la philosophie et critique de l’atomisme, 87. — Origines hétérodoxes du mécanisme, 88. — Les sources subconscientes du savoir humain, 89. — L’intuition pure se distingue de l’intui- lion bergsonienne, 91. — L’Homme Universel constitue le développement intégral des possibilités individuelles, 93. — M. Henri Piéron et le « moi » conscient, 94. -— Au sommet du complexe mental siège la conscience, 96. — Extension illégitime du cosmique à l’universel, 98. —- M. Meyerson conclut au fondement irrationnel de l’atomisme, 99. — Exemple de réalisme métaphysique, 100. — Altàsha, éther substantiel lumineux, facteur de l’étendue, 101. —Analyse du concept «matière», 102. — Le triple mode de conscience, 104. — Le divin n’est perméable qu’au renoncement, 106. — Notre image de l’homme est à réformer, 107. — Vaincre l’illusion subjective, c’est surmonter l’illusion naturaliste, 108. — L’embryologie spatiale reflète le développement du Point métaphysique, 109. — Origine surhumaine et nature intemporelle de la Tradition, 111. — Maya selon là Pânchadaschi, 112.
CHAPITRE IV
La subordination nécessaire
La Nature envisagée par le savant, le philosophe et le métaphysicien, 113. -— Science profane et science sacrée, 114. —- La pensée ne peut qu’abolir incomplètement, l’illusion sensible, 116. — Aspect mathématique du problème, 117. —: Minkowski et la notion de l’univers, 118. — Brisure du lien traditionnel sous la Renaissance, 119, — La science bien comprise demeure encore fidèle à des préjugés sous-jacents, 120. — Subordination nécessaire de la science au méthaphysique, 122. — Sir James Jeans et la «réalité non mécanique», 123. — Les mythes scientises, ou le pouvoir magique des mots, 124. — La révolution cyclique s’oppose à l’évolution créatrice généralisée, 126. — L’être et le connaître, faces d’une réalité unique, 127. — L’intuition contemplative préfigure celle du mathématicien, 128. — L’abus des dimensions euclidiennes, suivant Jeans, 129. :—: Le préjugé du progrès, fondement de «l’homme primitif», 130. — Le préjugé historique d’espace-temps, 132. — La loi des cycles et les déluges, 133. —r L’élan vital et la « société ouverte » de M. Bergson, 135. — Les rénovations morales de la mystique bergsonienne se refusent à la «transformation» contemplative, 136. — Caractère empirique de l’élan vital, 137. — Il suppose évolution et progrès, 138. — M. Lévy-Bruhl et la « mentalité primitive », 139. — Mentalité disparate du civilisé et du primitif, 140. — Gaucherie de l’instrument rationnel, 142. — Accord de MM.. Bergson et Lévy-Bruhl, 144. — Fétichisme du progrès, 145. — L’homme primordial, 147. — Extensions irrecevables dans l’espace et dans le temps, 148. — Le système des castes, 150. — Les quatre âges de l’humanité, 151. — Préjugés hostiles à l’influence spirituelle, 153. — L’idéal est toujours frustré, 154. — Il n’est d’autre espoir que la connaissance métaphysique, 156. — Usurpations successives des castes européennes, 157. — Le salut selon le Tao-Te-King, 158. — Notre civilisation supplée à l’autorité spirituelle par une série de mots-fétiches, 159. — Problème de la Franc-Maçonnerie, 160. — M. Marquès- Rivière et le « secret » initiatique, 161. — Filiation lointaine des Loges, 163. — Quelques vestiges sacrés pourraient subsister virtuellement au sein de la Maçonnerie, 164. — Phénomènes subconscients en Europe et en Asie, 166.
CHAPITRE V
Pour le lien Sacré
L’influence spirituelle et la relativité, 169. — Un lien causal transcendant se substitue aux lois de probabilité, 171. Rôle de l’intelligence suivant M. Bergson, 172. — Mécanisme de la « modification » et de la « transformation», 174. L’intelligence bergsonienne affectée au concept de chose, 175. — Espace et durée réels, 176. — L’espace rationnel n’est pas plus inflni que le temps, 177. — Le « point » exclu de la condition spatiale, 178. — Rôle des géométries non euclidiennes, 180. — Positions antagonistes de Bergson et d’Einstein définies par M. André George, 182. — L’intelligence sensible s’efforce à rebours de l’identité, 183. — M. Bergson et les mathématiciens, 184. — La « conscience inétendue» et le paradoxe d’Einstein, 186. — Conscience et « espace physiologique », 187. •— Dimensions irréductibles à l’ordre spatial, 188. — Le Symbolisme du Tissage, selon M. Jeans, 189. — Développement métaphysique de ce symbole, 190. — Seul le Non-Etre comporte l’Infini véritable, 192. — Méditation substantielle de Fo-Hi d’après M. Sakurazawa, 193. — La lice du tissage universel identifiée à Ishwara. 194. — Intellect pur et intelligence bergsonienne, 196. — La relativité renoue un élément de chaîne rompu, 198. ■— Le nombre ne vaut que comme pierre d’attente, 200. — La nature se confond avec le point mathématique, 201: — L’intelligence sensible, modalité euclidienne de l’Intellect Universel, 203. — Quand le visage d’une vérité nous parle, 204. — La concentration exige l’immobilité, 206. — Chaîne et trame cosmiques figurant un damier bicolore, 207. — Carrés noirs de la trame conçus isolément, 208. ■— Illusion du réel et irréalité de l’illusoire, 210. — Chute et Transformation, 211. — Le monde des formes symbolisé par la trame noire, 213. -—- L’état paradisiaque, 214. — L’Union Suprême, 216. — L’identité ne s’accomplit que par « l’âme vivante. », 217. :—■ Erreurs du « régionalisme cosmique », 218. — Rides et courbures d’espace, 220. — Paradoxes spatiaux, 221. — La « Phantasia » des idéalistes, 223. — Le Cylindre Hélicoïde du Taôisme, 224. ■— Concept de matière, 225. — Discontinuité du continu, 226. — Tracé métaphysique du Cylindre, 227. — Cette genèse transcendante d’accord avec la théorie relativiste de l’Abbé Lemaître, 229. —Application du « tétragramme » de Wenwang, 23’0. — Aperçu synthétique du cosmos suivant M. Jeans, 232. — Le trajet circulaire des rayons lumineux, 233. — La constante cosmique d’Einstein et le rayon Hs de l’espace vide, 234. — Recours à 1 infinitésimal, 236. — L’intervalle immesurable, 237. Le dualisme cosmique irréductible en termes d’espace, 240. — Genèse ponctuelle du Toa-Te-King : LA VOIE A PRODUIT UN, 2.43. — UN A PRODUIT DEUX, 242. — DEUX A PRODUIT TROIS, 243. — Nâda, indice sonore de l’étendue cosmique, 244. — TROIS A PRODUIT LES DIX MILLE ETRES, 245. — Nâda, élément invariable de distance, 247. Genèse du Grain d’Energie originel, 249. — Le Rayon Céleste, le rayon ra et le rayon lls symbolisent la Triple Manifestation, 250. — La constante h de Planck, 251. — Nâda, PORTE PAR OU PASSE L’INNUMERABILITE DES ETRES, 253. — Caractères mathématiques de la Granule Originelle, 254. — Le 1 d’Einstein mouvement « quantifié » de T espace-temps, 256. Toutes les ondes dérivées sont multiples de l’Unité d’Onde Originelle, 257. — La démarche relativiste d’Einstein, de Sicer et l’Abbé Lemaître, 259. — Nâda, parcelle indifférenciée d’Akâsha, élément éthéré, sonore et lumineux, 261. — Intervention de l’Air, élément du toucher et du Feu, élément de visibilité, 262. — La trame corpusculaire doit croiser la chaîne ondulatoire, 263. — Jeans, Eddington et le Big- Veda se rencontrent à décrire d’expansion cosmique, 264. — Résumé de la genèse spatiale, 266. — La « masse diffuse » d’Eddington, 268. — L’état cosmique provient d’une onde sonore, mais non d’une 1 ossibilité spatiale, 269. — Le rôle substantiel d’Akâsha, 270. — Multiples dimensions et cadre d’espace-temps, 271. — Ce n’est pas l’atome, mais l’intervalle {Nâda’) qui préfigure l’étendue, 272. —: La Granule marque l’oscillation entre l’ubiquité spirituelle et la pulsation matérielle, 273. — Le spectacle du Cosmos cinématographie de l’Onde-Granule primitive, 275. •— Principe du « moindre intervalle », 277. —- Quantité équivaut à rapport, 278. — Nature sonore et lumineuse des ondes, 270. — Effacement cosmique et universel, 281. — L’enchaînement des symbolismes envisagés ne livre qu’un aspect de la manifestation,
CHAPITRE VI
De la Connaissance Interdite
• Le problème de la connaissance contemplative, 285. — Dogmatisme et. scepticisme scientifiques, 286. — Position délicate du métaphysicien, 288. — Définition orthodoxe du mysticisme Catholique, 289. — Est-elle applicable au «mysticisme complet » de M. Bergson ? 290. — Elan vital et mysticisme, 292. — Hétérodoxie de principe chez M. Bergson, 293. — L’élan vital le ramène à la thèse dogmatique, 295. — La réalisation de Jean de la Croix, 297. —■ Le point de vue Oriental, 298. La haute mystique musulmane, 299. — La contemplation suivant M Bergson, 300. — Gomment connaître Allah, selon Mohylddin ibn Arabi, 303. —- La « Bhakti » serait-elle un élément de conciliation ?, 304. :— Divergences de 1 Orient contemplatif et de l’Occident mystique, 306. — Position doctrinale du Christ, 307. — Son existence individuelle, 309. — Mysticisme et amour Divin, 311. — Valeur de la réalisation mystique, 313. —. Nature exacte de la Bhakti, 314. — Ramakrishna et le saint Curé d’Ars, 315. —- Tendances universalistes de Ramakrishna, 317. — Intransigeance nécessaire de Rome à l’égard des utopies individualistes, 319. — Propos contradictoires des grands contemplatifs, 320. — Marthe et Marie, 321. — I ‘Eglise et l’autorité spirituelle, 322. — Restrictions doctrinales du Catholicisme, 323. — Effort pathétique de Vivekananda, 325. — Son détachement final et ses aveux, 327. — Le secret de l’Eglise primitive suivant l’Aréopagite, 328. — Obstacles à une refonte doctrinale du Catholicisme, 329. — La ressource Relativiste, 330. — L’état subtil fondement d’une « physiologie sacrée », 332. —• Objet du Layayoga 335. — Stances de Tilopa, 337. — Différences entre Yogisme et Mysticisme, 339, — Support matériel du yoga, 342. —: Le haut mysticisme correspond aux phases inférieures de la réalisation contemplative, 344. — Interdiction de la Connaissance, 346. — Autorité du Vedanta, 348. — Kundalini-Shakti instrument de chute et de rédemption, 350. — Déplacement de points de vue, 352. — La méditation orientale, 354. — Science et Religion méconnaissent le passé, 356. — Mécanisme subtil de l’agrégat humain, 358. — L’illusion divine chez le mystique, 360. — Métamorphose transcendante de l’initié, 362. — Caractères spécifiques de l’initiation, 363. — Valeurs sacramentelles et pouvoirs initiaques, 364. — Sommets de la contemplation, 365. — La connaissance se dérobe à toute propagande, 367. — Esotérisme des esprits d’exception aux Indes, suivant M. Formichi, 368. — La Connaissance doit demeurer interdite, 369.




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