Description
Référence : 32185
De Villeneuve B. – Le Livre d’Amour de l’Orient
1ère partie : Ananga-Ranga, traité hindou de l’amour conjugal
1921, format : 140×230, 260 pages, sans illustration[s].broché, couv. mauvais état, écornée, débroché, contre-collage (voir image), mais bon état intérieur
LES MAITRES DE L’AMOUR
Le Livre d’Amour de l’Orient
Première partie
Ananga-Ranga
TRAITÉ HINDOU DE L’AMOUR CONJUGAL
La fleur lascive orientale — Le Livre de volupté
INTRODUCTION ET NOTES PAR B. DE VILLENEUVE
Le traducteur du Livre de volupté (Bah Nameh) place au frontispice de son œuvre une parole du Livre sacre de l Orient (Sourate II, verset 23) : « Les femmes sont votre champ, allez à votre champ comme vous voudrez. » Et le commentaire sacré ajoute même : « Allez à votre champ comme vous voudrez, c’est-à-dire usez de vos femmes debout, assises, couchées sur le dos ou sur le ventre. »
Nombreuses sont les œuvres, dans la littérature orientile, qui sont l’amplification de cette simple leçon d’amour. Ce sont les plus remarquables, les plus significatives que nous nous proposons de présenter sous le titre général « Le Livre d’amour de l’Orient ». Elles se passent aisément de commentaires : leur netteté, la précision de leurs enseignements, le pittoresque de leurs tableaux suggestifs, tout cela risquerait d’être affaibli, voire même déformé, par d’inopportunes et d’anachroniques réflexions.
Il nous a paru cependant intéressant, pour replacer le lecteur dans la véritable atmosphère, de rechercher, parmi les éludes mêmes d’écrivains orientaux, quelques préliminaires renseignements sur les mœurs des peuples d’Orient en matière amoureuse.
Les Orientaux ne sont pas seulement sensuels, ils ont encore la préoccupation de la sensualité. Un chant populaire de la Géorgie célèbre la femme aimée en ces termes : « Aucune autant que toi n’était femme et ne savait caresser et renouveler comme toi la voluptueuse étreinte» Varier les plaisirs, renouveler les jouissances, éviter la monotonie, la satiété, c’est à quoi doit tendre tout homme, tout époux, de façon à pouvoir vivre avec sa femme « comme avec trente-deux femmes différentes ».
Quoi d’étonnant dès lors si des traités spéciaux ont été écrits et scientifiquement présentés sur ce sujet d’une importance vitale? On connaît bien un traité arabe sur l’ « Art d’avoir une belle verge »; et l’on cite bien la dissertation d’un grand voyageur, Ibn Batoutah, sur l’identité de l’anneau de Salomon et du vagin de l’impératrice de Crimée. Sans se perdre jamais en des subtilités aussi minutieuses, les maîtres de l’amour ont formulé leurs enseignements philosophiques et empiriques que ne trouble pas un instant la pensée de libertinage.
Chose curieuse, cette arrière-pensée, nous la trouverions plutôt chez les poètes, qui chantent que « la volupté des caresses est plus profonde que les mers » et que « l’amant dans les bras de sa bien-aimée plonge dans un océan de félicités » et que « les moments voluptueux, quoique très courts, renferment chacun toute l’éternité»,
C’est encore un poète, Fazil Bey, mort en 1125 de l’hégire, qui a célébré lyriquement les aptitudes amoureuses des femmes de divers pays orientaux.
Les Persanes connaissent les menues coquetteries et devinent bien tout ce qu’implorent leurs amoureux. « C’est surtout l’envie du zebb qui gonfle le cœur de la Persane. Elle s’occupe continuellement de son histoire. Si elle trouve un homme, elle le saisit avec les dents. »
La démarche des Égyptiennes est un don de Satan. Là- bas, les putains se tiennent sur les routes, à droite et à gauche. Quelle lasciveté! Quelles manières engageantes ! Quel désir de copulation! On les a pour un poul (la plus petite monnaie).
Dans sa promenade, l’Égyptienne captive un ou deux vaillants copulateurs. Ensuite elle se met à danser à l’arabe. Elle s’assied tour à tour sur les genoux de chacun. Elle a l’air d’une Vénus, et les genoux de ses amants sont les constellations de son zodiaque. Elle est la putain du monde.
Les filles d’Abyssinie sont jolies et sveltes. Elles sont vierges à chaque nuit : on n’ouvre point la perle de leur trésor. Leur histoire délicieuse est un bouton de rose rougissant : si elle s’entrouvre la nuit, elle se referme dans la journée. Un sage dit que la matrice de ces femmes est chaleureuse comme un four; et alors leur blessure se clôt naturellement par la seule force de cet incendie.
Les femmes du Hidjaz gardent leur pudeur et leur honneur intacts; il n’y a pas de putains dans ce pays. Mais elles se tatouent en bleu. La plus élégante se fait tatouer un lapin sur le ventre et un lévrier sur la nuque : le lapin se réfugie dans son histoire et le lévrier court après. • Les femmes de Halep ont beau visage. Il .y a tant de putains dans Halep qu’elles suffiraient à remplir le monde. Tous les quartiers de Halep regorgent de putains…
TABLE DES MATIÈRES
Introduction • ANANGA-RANGA • Avant-propos • Préface de l’édition anglaise • Introduction
Chapitre premier.
Section première. — Des quatre ordres de la femme . . . • Section II. — Particularités personnelles des quatre classes • Section III. — Jours où la jouissance est plus grande pour les quatre classes • Section IV. — Des heures qui procurent le plus haut degré de jouissance
Chapitre II.
— Des différents sièges de la passion chez les femmes
Chapitre III.
— Des différentes sortes d’hommes et de femmes.
Section première. — Hommes • II. — Femmes • III. — Du congrès • Section IV. — Des autres distinctions mineures dans le congrès
Chapitre IV.
— Description des qualités générales, caractéristiques, tempéraments, etc., des femmes
Chapitre V.
— Caractéristiques des femmes des différents pays
Chapitre VI.
— Des médecines utiles, Prayopas (applications externes), prescriptions, recettes, remèdes, cosmétiques, charmes, magie, onguents et sorts
Chapitre VII.
— Traitant du Vashikarana
Chapitre VIII.
— Des différents signes chez les hommes et les femmes
Chapitre IX.
— Des jouissances externes
Chapitre X.
— Des jouissances internes et de leurs differentes formes »
LA FLEUR LASCIVE ORIENTALE
Histoire d’une dame du Caire et ses quatre galants • Les libres amours du carnaval • La servante du bachelier • La princesse Amany • Facéties persanes • Le chanteur • Khablis, le méchant homme • La femme, le page et l’écuyer • Les trois souhaits • La princesse invincible • La veuve • L’inexorable courtisane • Le jeune homme qui ne connaît pas son sexe • La rencontre • Les désirs sont-ils plus violents chez l’homme que chez la femme ? • Aventure de voleurs • La marchande embarrassée • L’arc tendu • Le mémorial inutile . • Le mari confiant • La chaude veuve . . , ,
Le Livre d’Amour de l’Orient
Première partie
Ananga-Ranga
TRAITÉ HINDOU DE L’AMOUR CONJUGAL
La fleur lascive orientale — Le Livre de volupté
INTRODUCTION ET NOTES PAR B. DE VILLENEUVE
Le traducteur du Livre de volupté (Bah Nameh) place au frontispice de son œuvre une parole du Livre sacre de l Orient (Sourate II, verset 23) : « Les femmes sont votre champ, allez à votre champ comme vous voudrez. » Et le commentaire sacré ajoute même : « Allez à votre champ comme vous voudrez, c’est-à-dire usez de vos femmes debout, assises, couchées sur le dos ou sur le ventre. »
Nombreuses sont les œuvres, dans la littérature orientile, qui sont l’amplification de cette simple leçon d’amour. Ce sont les plus remarquables, les plus significatives que nous nous proposons de présenter sous le titre général « Le Livre d’amour de l’Orient ». Elles se passent aisément de commentaires : leur netteté, la précision de leurs enseignements, le pittoresque de leurs tableaux suggestifs, tout cela risquerait d’être affaibli, voire même déformé, par d’inopportunes et d’anachroniques réflexions.
Il nous a paru cependant intéressant, pour replacer le lecteur dans la véritable atmosphère, de rechercher, parmi les éludes mêmes d’écrivains orientaux, quelques préliminaires renseignements sur les mœurs des peuples d’Orient en matière amoureuse.
Les Orientaux ne sont pas seulement sensuels, ils ont encore la préoccupation de la sensualité. Un chant populaire de la Géorgie célèbre la femme aimée en ces termes : « Aucune autant que toi n’était femme et ne savait caresser et renouveler comme toi la voluptueuse étreinte» Varier les plaisirs, renouveler les jouissances, éviter la monotonie, la satiété, c’est à quoi doit tendre tout homme, tout époux, de façon à pouvoir vivre avec sa femme « comme avec trente-deux femmes différentes ».
Quoi d’étonnant dès lors si des traités spéciaux ont été écrits et scientifiquement présentés sur ce sujet d’une importance vitale? On connaît bien un traité arabe sur l’ « Art d’avoir une belle verge »; et l’on cite bien la dissertation d’un grand voyageur, Ibn Batoutah, sur l’identité de l’anneau de Salomon et du vagin de l’impératrice de Crimée. Sans se perdre jamais en des subtilités aussi minutieuses, les maîtres de l’amour ont formulé leurs enseignements philosophiques et empiriques que ne trouble pas un instant la pensée de libertinage.
Chose curieuse, cette arrière-pensée, nous la trouverions plutôt chez les poètes, qui chantent que « la volupté des caresses est plus profonde que les mers » et que « l’amant dans les bras de sa bien-aimée plonge dans un océan de félicités » et que « les moments voluptueux, quoique très courts, renferment chacun toute l’éternité»,
C’est encore un poète, Fazil Bey, mort en 1125 de l’hégire, qui a célébré lyriquement les aptitudes amoureuses des femmes de divers pays orientaux.
Les Persanes connaissent les menues coquetteries et devinent bien tout ce qu’implorent leurs amoureux. « C’est surtout l’envie du zebb qui gonfle le cœur de la Persane. Elle s’occupe continuellement de son histoire. Si elle trouve un homme, elle le saisit avec les dents. »
La démarche des Égyptiennes est un don de Satan. Là- bas, les putains se tiennent sur les routes, à droite et à gauche. Quelle lasciveté! Quelles manières engageantes ! Quel désir de copulation! On les a pour un poul (la plus petite monnaie).
Dans sa promenade, l’Égyptienne captive un ou deux vaillants copulateurs. Ensuite elle se met à danser à l’arabe. Elle s’assied tour à tour sur les genoux de chacun. Elle a l’air d’une Vénus, et les genoux de ses amants sont les constellations de son zodiaque. Elle est la putain du monde.
Les filles d’Abyssinie sont jolies et sveltes. Elles sont vierges à chaque nuit : on n’ouvre point la perle de leur trésor. Leur histoire délicieuse est un bouton de rose rougissant : si elle s’entrouvre la nuit, elle se referme dans la journée. Un sage dit que la matrice de ces femmes est chaleureuse comme un four; et alors leur blessure se clôt naturellement par la seule force de cet incendie.
Les femmes du Hidjaz gardent leur pudeur et leur honneur intacts; il n’y a pas de putains dans ce pays. Mais elles se tatouent en bleu. La plus élégante se fait tatouer un lapin sur le ventre et un lévrier sur la nuque : le lapin se réfugie dans son histoire et le lévrier court après. • Les femmes de Halep ont beau visage. Il .y a tant de putains dans Halep qu’elles suffiraient à remplir le monde. Tous les quartiers de Halep regorgent de putains…
TABLE DES MATIÈRES
Introduction • ANANGA-RANGA • Avant-propos • Préface de l’édition anglaise • Introduction
Chapitre premier.
Section première. — Des quatre ordres de la femme . . . • Section II. — Particularités personnelles des quatre classes • Section III. — Jours où la jouissance est plus grande pour les quatre classes • Section IV. — Des heures qui procurent le plus haut degré de jouissance
Chapitre II.
— Des différents sièges de la passion chez les femmes
Chapitre III.
— Des différentes sortes d’hommes et de femmes.
Section première. — Hommes • II. — Femmes • III. — Du congrès • Section IV. — Des autres distinctions mineures dans le congrès
Chapitre IV.
— Description des qualités générales, caractéristiques, tempéraments, etc., des femmes
Chapitre V.
— Caractéristiques des femmes des différents pays
Chapitre VI.
— Des médecines utiles, Prayopas (applications externes), prescriptions, recettes, remèdes, cosmétiques, charmes, magie, onguents et sorts
Chapitre VII.
— Traitant du Vashikarana
Chapitre VIII.
— Des différents signes chez les hommes et les femmes
Chapitre IX.
— Des jouissances externes
Chapitre X.
— Des jouissances internes et de leurs differentes formes »
LA FLEUR LASCIVE ORIENTALE
Histoire d’une dame du Caire et ses quatre galants • Les libres amours du carnaval • La servante du bachelier • La princesse Amany • Facéties persanes • Le chanteur • Khablis, le méchant homme • La femme, le page et l’écuyer • Les trois souhaits • La princesse invincible • La veuve • L’inexorable courtisane • Le jeune homme qui ne connaît pas son sexe • La rencontre • Les désirs sont-ils plus violents chez l’homme que chez la femme ? • Aventure de voleurs • La marchande embarrassée • L’arc tendu • Le mémorial inutile . • Le mari confiant • La chaude veuve . . , ,




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